Envie de participer ?
Bandeau

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, les manifestations ont été marquées par un nombre significatif de blessés graves. Ces blessures sont souvent attribuées aux grenades lacrymogènes instantanées et aux lanceurs de balles de défense (LBD), considérés comme la version moderne du Flash-Ball.

Recensement des Blessés et Décès

Depuis l’acte I, 78 victimes de violences policières ont saisi la police des polices. Le défenseur des droits précise de son côté avoir été saisi de 25 cas de blessés par LBD. Voici une liste chronologique, non exhaustive, des blessés graves que nous avons recensés. Nous avons indiqué pour chaque cas l’arme ayant, selon les déclarations ou témoignages, causé les blessures. À ces blessés nous avons ajouté le nom de Zineb R, octogénaire marseillaise décédée après avoir reçu une grenade lacrymogène en plein visage. Cette liste sera actualisée, précisée, et si besoin corrigée, selon les nouveaux éléments que nous recevrons.

  • 17 novembre 2018 à Quimper : Un jeune Quimpérois est victime d’un tir de lanceur de balle de défense en plein visage.
  • 19 novembre 2018 à La Réunion : Ritchie A. reçoit un projectile dans l’œil à Saint-Paul. Il est opéré en urgence, et perd son œil gauche.
  • 24 novembre 2018 à La Réunion : Cédric P, apprenti poseur de carrelage mais surtout connu comme le « cuisinier du rond-point » à La Possession, reçoit un tir de lanceur de balle de défense dans l’œil gauche.
  • 24 novembre 2018 à Marseille : Un homme reçoit un tir dans la tête au niveau du péage de la Ciotat, à côté de Marseille.
  • 24 novembre 2018 à Paris : Alors qu’il cherchait sa femme sur les Champs-Élysées, Jérôme reçoit un projectile dans l’œil.
  • 24 novembre 2018 à Paris : La photo d’un jeune homme brun aux cheveux longs, au front ensanglanté, est relayée parmi les victimes.
  • 24 novembre 2018 à Paris : La photo d’un homme âgé, au visage entouré de bandages sur les Champs-Élysées, est fortement partagée parmi les montages de victimes.
  • 24 novembre 2018 à Paris : Un jeune homme de 21 ans a la main partiellement arrachée par une grenade sur les Champs-Élysées.
  • 24 novembre 2018 à Paris : Patrick G, 59 ans, perd l’usage de son œil gauche après avoir reçu un projectile non identifié, rue Duphot.
  • 24 novembre 2018 à Paris : CheckNews rapporte le témoignage d’un homme de 29 ans, blessé à la main probablement par une grenade GLI-F4. « Ma main est partie en arrière avec le souffle. Elle n’était pas en sang, parce que ça l’a comme brûlée en même temps.
  • 24 novembre 2018 à Paris : Siegfried C, un Marnais de 33 ans, est victime de l’explosion d’une grenade dont des bouts se sont incrustés dans sa main gauche.
  • 24 novembre 2018 à Paris : À Libération, Antonio raconte avoir reçu une grenade GLI-F4 près des pieds : « Un gros morceau de grenade a traversé la chaussure et s’est fiché dans mon pied ».
  • 1er décembre 2018 à Paris : Alors que de nombreux médias cherchaient à identifier un homme tabassé par un groupe de policiers, près des Champs-Élysées et filmé par une vidéo amateur, la photo de Mehdi K, (21 ans), visage déformé, est apparue sur les réseaux sociaux.
  • 1er décembre 2018 à Toulouse : Gravement touché à l’oreille et au nez près de la gare Matabiau par un tir de LBD (selon ses amis), Benoît (28 ans) a été hospitalisé et placé en coma artificiel suite à la manifestation du 1er décembre.
  • 1er décembre 2018 à Avignon : Maxime I. est victime d’une double fracture de la mâchoire suite à un tir de lanceur de balle de défense.
  • 1er décembre 2018 à Bordeaux : Une vidéo montrant un homme âgé, la joue ouverte, suite à un tir de lanceur de balle de défense sur le Parvis des droits de l’homme à Bordeaux, a fortement circulé sur les réseaux sociaux. Il s’agit de Guy, un gilet jaune d’une soixantaine d’années.
  • 1er décembre 2018 à Calais : Touché par un projectile au visage, lors d’une manifestation à Calais, Christopher a subi une triple fracture.
  • 1er décembre 2018 à Paris : Après avoir appelé sa mère pour la rassurer, Franck reçoit un tir de balle de défense en plein œil.
  • 1er décembre 2018 à Paris : À Paris, Franck est victime d’un tir de lanceur de balle de défense en pleine face, laissant une plaie entre ses deux yeux.
  • 1er décembre 2018 à Paris : Venu défiler sur les Champs-Élysées, David, tailleur de pierre de 31 ans, est atteint à la mâchoire par un tir de lanceur de balles de défense.
  • 1er décembre 2018 à Paris : Le journaliste de Konbini, Hugo Clément a eu de la chance : alors qu’il se promenait en scooter dans les rues de Paris, il s’est arrêté pour prendre en photo les échauffourées entre gilets jaunes et policiers. Sa prise a été stoppée par un tir de lanceur de balle de défense contre son casque.
  • 1er décembre 2018 à Marseille : Zineb R, une octogénaire marseillaise, meurt lors d’une opération chirurgicale après avoir été blessée par une bombe lacrymogène reçue en pleine face le 1er décembre.
  • 1er décembre 2018 à Paris : Une grenade de désencerclement éclate au niveau des jambes de Christophe, laissant ainsi s’incruster de nombreux morceaux dans ses tibias.
  • 1er décembre 2018 à Tours : Selon son avocat, Ayhan, un technicien venu manifester avec ses collègues de Sanofi, « a eu le réflexe » de ramasser une grenade tombée près de lui, sur la place Jean Jaurès de Tours, « car il y avait des enfants autour ».
  • 1er décembre 2018 à Paris : Christophe L est projeté au sol, devant les caméras de LCI, par un canon à eau.
  • 3 décembre 2018 à Grenoble : Doriana, lycéenne de 16 ans, est grièvement touchée au visage par un tir de lanceur de balle de défense. Au Parisien, elle indique avoir « perdu deux dents et je risque d’en perdre d’autres. J’ai été opérée pendant quatre heures.
  • 6 décembre 2018 à Béziers : Lors d’une manifestation lycéenne, Jean-Philippe est victime d’un tir de lanceur de balle de défense.
  • 6 décembre 2018 à Lyon : Ramy, 15 ans reçoit une balle de défense, tirée par les forces de l’ordre en plein œil devant le lycée Jacques Brel de Vénissieux.
  • 8 décembre 2018 à Paris : Steven est blessé par des coups de matraques et de LBD sur les Champs-Élysées.
  • 8 décembre 2018 à Paris : Dans un reportage du Parisien à l’hôpital Bichat, un homme apparaît le visage toujours en sang, le nez éclaté.
  • 8 décembre 2018 à Dijon : Allant à l’encontre de l’autorisation de sa mère, Antonin (15 ans) s’est rendu à la manifestation des gilets jaunes.
  • 8 décembre 2018 à Paris : Antoine a été victime d’un tir de lanceur de balle de défense en pleine tête.
  • 8 décembre 2018 à Paris : Alexandre F.
  • 8 décembre 2018 à Paris : Le visage tuméfié de Thomas a fait le tour des réseaux sociaux, où plusieurs photos de lui peuvent laisser croire qu’il s’agit de blessés différents. Le Nîmois, monté manifester à Paris le 8 décembre, a été atteint en plein visage par un tir de LBD.
  • 8 décembre 2018 à Paris : Un ami raconte qu’Hannibal V. s’est retrouvé à la Pitié Salpêtrière suite à un tir de flashball en plein visage.
  • 8 décembre 2018 à Paris : Sur sa cagnotte de soutien, la bouche déchirée d’Eric fait peur à voir.
  • 8 décembre 2018 à Paris : Venue manifester depuis Amiens, Fiorina, étudiante de 20 ans finit à terre sur les Champs-Élysées, suite à un tir de lanceur de balle de défense. Elle est opérée à l’hôpital Cochin.
  • 8 décembre 2018 à Paris : Dans un reportage du Parisien à l’hôpital Bichat, un homme de 37 se fait recoudre sur 6 cm une plaie au tibia.
  • 15 décembre 2018 à Bordeaux : Le site Révolution Permanente, rapporte le témoignage de Fabien R., victime d’un tir de lanceur de balle de défense dans les parties génitales.
  • 15 décembre 2018 à Paris : La cagnotte de soutien à Vanessa, dont les images des blessures sont souvent relayées par les gilets jaunes, indique qu’elle a été victime d’un tir de lanceur de balle de défense « À bout portant », causant ainsi une « fracture du crâne avec hémorragie cérébrale, le cerveau et l’œil gauche sont abîmés également ». Contacté par CheckNews, elle indique que, contrairement à ce qui est indiqué par d’autres listes, son oeil n’est pas totalement perdu mais qu’elle ne pourra pas « revoir comme avant ». Son avocate s’occupe de déposer plainte.
  • 29 décembre 2018 à Montpellier : Victime d’un tir de LBD devant la préfecture de Montpellier, Laurent dit « Loulou » chez les gilets jaunes, est atteint au front.
  • 29 décembre 2018 à Toulouse : Après avoir pris un tir de LBD dans le Quartier du Fer à Cheval, selon plusieurs témoins cités par France3, Arthur, 24 ans a été conduit à l’hôpital Purpan.
  • 29 décembre 2018 à Montpellier : Les photos effrayantes des blessures de Geoffrey sont souvent relayées dans les groupes de Gilets Jaunes. L’homme à l’allure de Viking, déclare être « sorti de l’hôpital avec 8 points de sutures, un œil fermé mais avec la grande chance de l’avoir gardé !!
  • 29 décembre 2018 à Nantes : De nombreuses photos d’Adrien ont circulé en ligne, laissant parfois croire qu’il s’agit de personnes différentes.
  • 29 décembre 2018 à Nîmes : Gilles a diffusé des photos de son visage gonflé après avoir reçu des coups de matraques en fin de manifestation à Nîmes.
  • 5 janvier 2019 à La Rochelle : Robin estime avoir eu « beaucoup de chance » lors de la première manifestation des gilets jaunes de l’année 2019 à La Rochelle.
  • 5 janvier 2019 à Paris : Daniel est victime d’un tir de lanceur de balle de défense. Elle dit avoir été victime de : tir de lanceur de balle de défense dans la figure. L’examen a révélé les lésions suivantes : foyers de fracture du sinus maxillaire droit. Fracture zygomatique droite ; Fracture osseuse non déplacée du plancher orbitaire.
  • 5 janvier 2019 à Lyon : Alexandre s’est pris « par surprise un projectile des forces de l’ordre » en fin de manifestation à Lyon.
  • 12 janvier 2019 à Strasbourg : Lilian, un adolescent de 15 ans, a été blessé alors qu’il faisait du shopping. Selon le témoignage de sa mère à France 3, il a la mâchoire fracturée à cause d’un tir de flash-ball. Il doit être opéré à la mâchoire et à la tempe.
  • 12 janvier 2019 à Bordeaux : Olivier, un pompier venu manifester à Bordeaux, a été blessé au visage par des policiers qui le poursuivaient. Plusieurs vidéos, authentifiées par CheckNews, montrent la scène ainsi que ses blessures.
  • 12 janvier 2019 à Bordeaux : L’AFP a photographié un homme recevant « des soins médicaux après avoir été frappé et blessé à l’œil par le tir d’une arme à main non létale devant la cathédrale de Bordeaux ». Le collectif de photographe Macadam Press, qui l’a également photographié, l’a identifié comme étant Benjamin 23 ans. Selon leurs informations, il a perdu l’usage de son oeil droit.
  • 12 janvier 2019 à La Rochelle : Le photographe Xavier Léoty, en reportage pour le journal Sud Ouest, a eu la rotule fracturée suite à un tir de lanceur de balle de Défense. Il précise à Sud Ouest, qu’il ne portait pas de brassard presse, après avoir eu des ennuis avec certains manifestants lors d’une précédente manifestation.
  • 12 janvier 2019 à Paris : Un homme d’une cinquantaine d’année, en pull rouge et lunettes, est blessé à la tête vers 15 heures à Paris.
  • 12 janvier 2019 à Paris : Le journaliste de Konbini, Pierre Angelergues a été touché au poignet alors qu’il couvrait la manifestation à Paris. Sa blessure a nécessité une opération. Il précise à CheckNews que s’il a été blessé au poignet, le tir visait en réalité sa tête. « Mon poignet tenait le téléphone avec lequel je filmais [...] au niveau de ma tête.

Usage d'Armes et Maintien de l'Ordre

La préfecture de police de Paris confirme que « dans le cadre de la manifestation du 12 janvier, plusieurs services de la préfecture de police et plusieurs compagnies républicaines de sécurité (des CRS) étaient porteurs » de cette arme, un fusil d’assaut HK G36. Le service d’information et de communication de la police nationale (SICOP) confirme également que des CRS « ont à disposition des moyens de protection, dont le HK G36 fait partie ».

Selon Mediapart, Philippe Klayman, directeur central des unités de CRS, a donné l’ordre de déployer des policiers équipés de ce fusil le 12 janvier. Dans la police, les CRS, mais aussi la BRI (brigade de recherche et d’intervention), la BAC (brigade anticriminalité) et les CSI (compagnies de sécurisation et d’intervention) sont équipés de cette arme. D’après la Cour des comptes, 4.311 fusils d’assaut de ce type étaient détenus par ces diverses unités de la police et de la gendarmerie nationales au 1er janvier 2017. Cette augmentation est l’effet de plans mis en place après les attentats qui ont frappé la France en 2015.

Affaire Angelina : Enquête sur les Violences Policières à Marseille

Un fonctionnaire de police marseillais a été mis en examen du chef de non-assistance à personne en danger, indique ce vendredi 5 décembre le parquet de Marseille dans un communiqué, confirmant une information de Mediapart, précisant qu'un second fonctionnaire de police est également poursuivi des chefs de non-assistance à personne en danger et violences aggravées par trois circonstances.

Lire aussi: Cass. Civ. III, 30 janvier 2008

Acte 1 : Agressée en marge d'une manifestation des gilets jaunes, une jeune vendeuse de 19 ans sort du travail vers 18h30 le 8 décembre 2018. À l'angle de la rue Saint-Ferréol, elle est victime d'un tir de LBD dans la cuisse. Projetée au sol, elle est ensuite rouée de coups par un groupe de policiers, puis laissée au sol avec une hémorragie cérébrale et une fracture crânienne. Maria dénonce des violences gratuites, elle ne participait pas aux manifestations. L'affaire devient très médiatique avec la photo viralisée de la victime, le crâne partiellement rasé et couvert d’agrafes, qui témoigne de la violence des coups.

Acte 2 : Opérée à la tête, la jeune femme passe plusieurs semaines à l'hôpital. La Marseillaise porte plainte contre la police pour tentative d’homicide en avril 2019. Dans la foulée, le procureur de la République ouvre une enquête préliminaire pour "violences aggravées par personnes dépositaires de l’autorité publique, en réunion", des éléments laissant présumer que les violences impliquent des policiers. L'enquête est confiée à l'antenne marseillaise de l'Inspection Générale de la Police nationale (IGPN).

Acte 3 : Mais l'enquête de l'IGPN ne permet pas d'identifier les agresseurs. Les enregistrements radio du logiciel Acropol, qui capte les échanges entre policiers sur le terrain, ont été effacés, comme le préconise une directive de la direction générale de la police. Quant aux enregistrements des caméras de vidéosurveillance de la Ville, ils ont été "écrasés". La première information judiciaire s'achève par un non-lieu en décembre 2020. Quelques mois plus tard, la victime présente un nouveau témoin, le parquet de Marseille annonce rouvrir l'enquête pour violences volontaires aggravées, mais cette fois encore, la procédure débouche sur un non-lieu en janvier 2022.

Acte 4 : Le 7 juin 2023, les magistrats de la cour d'appel d'Aix-en-Provence ordonnent d’annuler l'ordonnance de non-lieu de janvier 2022, conformément aux réquisitions du parquet général. Quatre ans après les faits, l’information judiciaire ouverte pour violences volontaires aggravées et non-assistance à personne en danger reprend. Cette réouverture de l'enquête vise à récupérer les dossiers des 47 interpellations opérées ce 8 décembre 2018, dont 20 ont donné lieu à l'archivage d'images vidéo.

Acte 5 : Selon Médiapart, une étape décisive est franchie le 3 octobre 2025, avec l'identification et la mise en examen de six policiers pour non assistance à personne en danger. Ces agents, qui appartenaient au moment des faits au service interdépartemental de sécurisation des transports en commun (SISTC), ont tous été témoins des violences et ne sont intervenus ni pour les faire cesser, ni pour aider la victime.

Lire aussi: Boutiques et clubs d'airsoft dans le 78

Acte 6 : Dernier acte en date, dans un communiqué le vendredi 5 décembre 2025, le parquet de Marseille confirme la mise en examen d’un fonctionnaire de police du chef de non-assistance à personne en danger et son placement sous contrôle judiciaire, comme révélé par Mediapart. Il précise par ailleurs la mise en examen d’un second fonctionnaire de police des chefs de non-assistance à personne en danger et violences aggravées par trois circonstances (arme, réunion et par personne dépositaire de l'autorité publique).

Désinformation et Rumeurs

Il est important de noter que certaines informations circulant sur les réseaux sociaux concernant des décès liés aux manifestations des Gilets Jaunes se sont avérées fausses. Par exemple, l'histoire d'une femme nommée Coralie, prétendument décédée après avoir été touchée par un Flash-ball, a été démentie par le ministère des Affaires étrangères belge.

Décès et Violences Policières : Le Cas de Mustepha Ziani

Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné Xavier Crubezy, un policier, à 6 mois de prison avec sursis pour la mort de Mustepha Ziani. En 2010, Xavier Crubezy a tiré une cartouche de flash-ball dans le thorax de Mustepha Ziani, un tir effectué à moins de 5 mètres, alors que l’administration exige une distance minimale de 7 mètres, et qui sera responsable de la mort de Mustepha.

Rapport de l'IGPN et Statistiques

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a communiqué le 26 juin le nombre de blessés et de tués par l’action de la police nationale à l’occasion de la présentation de son rapport annuel d’activité. La police des polices fait état de 14 morts entre le 1er juillet 2017 et le 31 mai 2018 ainsi que d’une centaine de blessés.

L’IGPN recense aussi 394 usages d’arme à feu par les agents sur la période, soit une hausse de 54 % par rapport à 2017. L’IGPN explique l’augmentation de l’ouverture du feu par les policiers par une hausse de 10 % des refus d’obtempérer chez les personnes contrôlées.

Lire aussi: Polémiques autour des Flashballs : analyse

La police nationale a comptabilisé les blessés que ses actions ont provoqués lors du deuxième semestre de 2017. Elle dénombre une centaine de « blessés sérieux » ayant plus de huit jours d’interruption temporaire de travail (ITT). Les deux-tiers d’entre eux se sont vu délivrer des ITT comprises entre 10 et 29 jours.

Malgré sa très mauvaise réputation, le pistolet à impulsion électrique permet de faire baisser la pression et de sauver des vies », a voulu rassurer Marie-France Monéger-Guyomarc’h. Ces armes dites "non létales" ont pourtant ôté la vie à neuf personnes en France.

Tableau Récapitulatif des Décès Liés aux Forces de l'Ordre (2017-2018)

Type d'Intervention Nombre de Décès (Basta!) Nombre de Décès (IGPN)
Action de la Police Nationale 26 14
Action de la Gendarmerie 4 Non Disponible
Action de la Police Municipale 6 Non Disponible
Personnes Fuyant la Police 13 Non Disponible
Arme à feu par un Policier 15 Non Disponible

tags: #janvier #femme #morte #tir #flashball #enquête

Post popolari: