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Les brevets de pilote (diplômes) ont été créés en 1911 et, miraculeusement, les registres d’attribution existent toujours, conservés au Service Historique de la Défense (SHD). Les insignes appelés « macarons » ont été créés et attribués à partir de fin 1916. Mais, ces insignes, comportant une numérotation différente, n’ont été remis qu’aux pilotes encore en activité. Ceux qui ne l’étaient plus (décès, radiations pour raisons diverses, etc.), n’en ont pas eu. De plus jusqu’au début des années vingt, ces insignes n’étaient que « prêtés » et devaient être rendus en cas de perte du statut de Pilote Navigant (PN).
Pour rajouter une couche à l’incohérence de la procédure, ces insignes rendus à l’autorité pouvaient et ont été réattribués à de nouveaux pilotes et certains plusieurs fois ! Il est évident que, pour gérer un tel capharnaüm, des registres d’attribution des insignes ont existé, mais, malheureusement, ils n’ont pas été retrouvés après la seconde guerre mondiale car probablement brulés. La Marine, confrontée au même problème, l’a réglé définitivement en 1926 en alignant les n° de brevets et ceux des insignes et c’est toujours le cas de nos jours.
Voici quelques exemples de citations à l'ordre de l'armée, témoignant de la bravoure des aviateurs :
Un exemple de mitrailleur décoré est celui du MdL Marius Joseph Tirefort :
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Citation n° 305 à l'ordre de la 3ème armée du MdL Marius Joseph Tirefort, mitrailleur à l'escadrille R 209, en date du 30 avril 1917 : "Mitrailleur remarquable, plein de courage et de sang-froid, le 11 mars 1917 au cours d'une reconnaissance lointaine, a soutenu contre un avion ennemi un dur combat au cours duquel l'observateur a été tué et le pilote grièvement blessé.
Officier de la Légion d'Honneur du Cdt Tony Lucien Galloy, en date du 2 février 1940 : "34 ans de services, 4 campagnes. A été blessé et cité.
Le Capitaine Luguet a fait toute la grande guerre au service du 9e corps d'Armée. Elle était avec lui dans les secteurs difficiles,sur l'Yser, dans la Somme,dans l'Aisne, en Champagne,à VERDUN.
Les hangars des deux escadrilles du 2/33,à Essey-les-Nancy,l'échelon roulant est parti a 10 heures,pour le terrain d'opérations. Les avions décollent ce matin ,au nombre de dix-sept: quatre Potez- 542,treize Potez- 637. Les mécaniciens d'équipement mettent en place l'appareil photo. (Sergent/chef: RUCH ET. Sergent: LECOUSTEY.) Le mécano vérifie une dernière fois le moteur gauche avant le départ. La mission a duré 2h 40, entre 400 et 5500. La FLAK et les projecteurs furent très actifs du coté de Coblence,Sarrebrück,Kaiserslauten.
En septembre 1939, les conditions d’engagement des LeO 45 ne correspondaient pas aux potentialités de l’appareil. Employés dans des missions de bombardement tactiques, les équipages, héroïques et sacrifiés, se voyaient prescrire d’attaquer à 500 mètres d’altitude, hauteur à laquelle les nombreuses pièces de Flak étaient particulièrement dangereuses.
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La R.A.F. était devenue un merveilleux outil de précision et d'éfficacité, grâce aux méthodes employées par le Training Command qui fonctionnait comme un véritable complexe industriel pour la formation et l'entraînement des équipages, dont la "production" était calquée sur celle du matériel. Les "pièces détachées" représentées par les pilotes, les navigateurs, les bombardiers, les radios, les mitrailleurs, les mécanicien, étaient "fabriquées", selon des normes rigoureuses dans des "usines spécialisées" adaptées à chaque emploi.
La chaîne débutait dans les A.F.U. (Advanced Flying Units = Écoles de préparation) ou les éléments étaient " usinés en grande série" avant d'être "assemblés" dans les O.T.U. (Opérational Training Units = Écoles de perfectionnement) qui pouvaient être comparés à des "ateliers de montage"; l'ensemble ainsi composé était ensuite "mis au point "dans les H.C.U. A tous les stades, notamment au dernier, était inculquée la notion de "crew coopération" cet esprit d'équipe si cher aux Anglais, dont chaque équipage devait être profondément pénétré avant d'être "stocké" sur les bases opérationnelles, en attendant d'être jeté dans la mêlée ou il y avait toujours des places à combler et des trous à boucher.
Voici quelques anecdotes et souvenirs de cette époque :
La Distinguished Flying Cross, ou DFC est une décoration britannique créée le 3 juin 1918 et attribuée "pour un ou des actes de vaillance, de courage ou de dévouement accomplis en vol au cours d'opérations actives contre l'ennemi". A l'origine, cette décoration était réservés aux officiers et aux adjudants (Warrant Officiers) de la Royale Air Force et des autres forces aériennes du Commonwealth, mais pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été décernée aux officiers des autres armes, ainsi qu'à un certain nombre d'étrangers.
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