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Les Brevets de Pilote et les Insignes

Les brevets de pilote (diplômes) ont été créés en 1911 et, miraculeusement, les registres d’attribution existent toujours, conservés au Service Historique de la Défense (SHD). Les insignes appelés « macarons » ont été créés et attribués à partir de fin 1916. Mais, ces insignes, comportant une numérotation différente, n’ont été remis qu’aux pilotes encore en activité. Ceux qui ne l’étaient plus (décès, radiations pour raisons diverses, etc.), n’en ont pas eu. De plus jusqu’au début des années vingt, ces insignes n’étaient que « prêtés » et devaient être rendus en cas de perte du statut de Pilote Navigant (PN).

Pour rajouter une couche à l’incohérence de la procédure, ces insignes rendus à l’autorité pouvaient et ont été réattribués à de nouveaux pilotes et certains plusieurs fois ! Il est évident que, pour gérer un tel capharnaüm, des registres d’attribution des insignes ont existé, mais, malheureusement, ils n’ont pas été retrouvés après la seconde guerre mondiale car probablement brulés. La Marine, confrontée au même problème, l’a réglé définitivement en 1926 en alignant les n° de brevets et ceux des insignes et c’est toujours le cas de nos jours.

Héroïsme et Citations

Voici quelques exemples de citations à l'ordre de l'armée, témoignant de la bravoure des aviateurs :

  • Citation n° 12 à l'ordre de l'aéronautique de la 3ème armée, en date du 9 septembre 1916 : "Pilote très courageux. A accompli de nombreuses missions souvent très périlleuses et par les plus mauvais temps. le 26 août 1916, parti par mauvais temps pour une reconnaissance urgente, pénétra à deux kilomètres à l'intérieur des lignes ennemies et à 50mètres d'altitude. N'a regagné le terrain qu'une fois sa mission accomplie et l'appareil atteint de plusieurs balles d'infanterie."
  • Citation n° 365 à l'ordre de la 1ère armée, en date du 22 février 1917 : "Pilote d'un sang-froid remarquable, d'une rare audace et d'une adresse de tout premier ordre. Le 26 janvier 1917, a pris part à une reconnaissance photographique à basse altitude au cours de laquelle son avion a été atteint de 171 éclats d'obus."
  • Citation n° 17 à l'ordre de l'armée, en date du 16 janvier 1917 : "Excellent observateur d 'artillerie devenu rapidement pilote d' escadrille. Commandant depuis un an la section d'avions mis à disposition de l' armée italienne .A rempli depuis un an en Orient de nombreuses missions de guerre au cours desquelles il a toujours fait preuve de sang froid, adresse et bravoure. A la tête d'un détachement d'aviation mis à la disposition d'une grande unité alliée a parfaitement réussi".
  • Citation n° 609 à l'ordre de l'armée, en date du du 20 juin 1918 : "Dès son arrivée à la tête de l' escadrille lui a imprimé un allant remarquable entrainant par son exemple pilotes et observateurs . Le …..au cours d'une mission sur les lignes , a attaqué par 8 avions de chasse, leur a fait tête et n'a abandonné la combat que lorsque son avion a pris feu par suite d'atteintes de balles incendiaires."
  • Citation n° 683 à l'ordre de l'armée, en date du 5 janvier 1919 : "Au cours de l'offensive des Flandres a obtenu des unités placées sous ses ordres un magnifique rendement grâce à son entrain et son autorité. A donné en outre maintes preuve de sa grande bravoure et a su développer au plus haut point chez son personnel navigant des escadrilles la notion élevée du devoir et du sacrifice".

Le Maréchal des Logis Marius Joseph Tirefort

Un exemple de mitrailleur décoré est celui du MdL Marius Joseph Tirefort :

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  • Né le 26 novembre 1893 à Bize (Aude).
  • Engagé volontaire le 26 décembre 1911.
  • Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur, le 22 juin 1915.
  • Brevet mitrailleur à l'école de tir aérien de Cazaux, le 30 juin 1916.
  • Mitrailleur de la RGA.
  • Mitrailleur de l'escadrille MF 29 du 13 août au 30 décembre 1916.
  • Mitrailleur du GDE du 30 décembre 1916 au 31 janvier 1917.
  • Mitrailleur de l'escadrille R 209 du 5 février au 11 mars 1917.
  • Blessé au cours d'un accident d'atterrissage, après un très dur combat pendant lequel le pilote a été grièvement blessé et l'observateur tué, le 11 mars 1917.
  • Citation n° 305 à l'ordre de la 3ème armée, en date du 30 avril 1917.
  • Mitrailleur de l'escadrille SPA 62 du 5 août 1917 au 15 août 1918.
  • Elève pilote de l'école d'aviation militaire d'Istres-Miramas, le 15 août 1918.
  • Brevet de pilote militaire n° 17.845 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 31 janvier 1919.

Citation n° 305 à l'ordre de la 3ème armée du MdL Marius Joseph Tirefort, mitrailleur à l'escadrille R 209, en date du 30 avril 1917 : "Mitrailleur remarquable, plein de courage et de sang-froid, le 11 mars 1917 au cours d'une reconnaissance lointaine, a soutenu contre un avion ennemi un dur combat au cours duquel l'observateur a été tué et le pilote grièvement blessé.

Le Commandant Tony Lucien Galloy

Officier de la Légion d'Honneur du Cdt Tony Lucien Galloy, en date du 2 février 1940 : "34 ans de services, 4 campagnes. A été blessé et cité.

Le Capitaine Charles Antoine Claudius Bernard Luguet

  • Né à Aix les Bains (Savoie), le 5 juin 1896.
  • Engagé volontaire pour la durée de la guerre, au titre du 2ème régiment d'artillerie de campagne, caserné à Grenoble (Isère), le 7 janvier 1915.
  • Passé à l'aéronautique militaire comme observateur.
  • Observateur de l'escadrille C 10 du 15 janvier au 30 juin 1916.
  • Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1916.
  • Citation n° 231 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 2 octobre 1916.
  • Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 8086 à l'ordre de l'armée, en date du 12 juin 1918.
  • Brevet de pilote militaire n° 18.325 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 16 février 1920.
  • Nommé Commandant, en date du 15 juin 1935.
  • Nommé Général de brigade aérienne, en date du 25 septembre 1943.

Le Capitaine Luguet a fait toute la grande guerre au service du 9e corps d'Armée. Elle était avec lui dans les secteurs difficiles,sur l'Yser, dans la Somme,dans l'Aisne, en Champagne,à VERDUN.

Les Groupes de Bombardement

Les hangars des deux escadrilles du 2/33,à Essey-les-Nancy,l'échelon roulant est parti a 10 heures,pour le terrain d'opérations. Les avions décollent ce matin ,au nombre de dix-sept: quatre Potez- 542,treize Potez- 637. Les mécaniciens d'équipement mettent en place l'appareil photo. (Sergent/chef: RUCH ET. Sergent: LECOUSTEY.) Le mécano vérifie une dernière fois le moteur gauche avant le départ. La mission a duré 2h 40, entre 400 et 5500. La FLAK et les projecteurs furent très actifs du coté de Coblence,Sarrebrück,Kaiserslauten.

En septembre 1939, les conditions d’engagement des LeO 45 ne correspondaient pas aux potentialités de l’appareil. Employés dans des missions de bombardement tactiques, les équipages, héroïques et sacrifiés, se voyaient prescrire d’attaquer à 500 mètres d’altitude, hauteur à laquelle les nombreuses pièces de Flak étaient particulièrement dangereuses.

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Formation et Entraînement

La R.A.F. était devenue un merveilleux outil de précision et d'éfficacité, grâce aux méthodes employées par le Training Command qui fonctionnait comme un véritable complexe industriel pour la formation et l'entraînement des équipages, dont la "production" était calquée sur celle du matériel. Les "pièces détachées" représentées par les pilotes, les navigateurs, les bombardiers, les radios, les mitrailleurs, les mécanicien, étaient "fabriquées", selon des normes rigoureuses dans des "usines spécialisées" adaptées à chaque emploi.

La chaîne débutait dans les A.F.U. (Advanced Flying Units = Écoles de préparation) ou les éléments étaient " usinés en grande série" avant d'être "assemblés" dans les O.T.U. (Opérational Training Units = Écoles de perfectionnement) qui pouvaient être comparés à des "ateliers de montage"; l'ensemble ainsi composé était ensuite "mis au point "dans les H.C.U. A tous les stades, notamment au dernier, était inculquée la notion de "crew coopération" cet esprit d'équipe si cher aux Anglais, dont chaque équipage devait être profondément pénétré avant d'être "stocké" sur les bases opérationnelles, en attendant d'être jeté dans la mêlée ou il y avait toujours des places à combler et des trous à boucher.

Anecdotes et Souvenirs

Voici quelques anecdotes et souvenirs de cette époque :

  • Georges Aouach, 2ème à partir de la gauche, prisonnier de guerre de 1940 à 1942 à Dulay Luft près de Sagan en Basse-Silesie prussienne. Georges nourrissant une biche lors d’un petit moment de détente aux abords d’un parc jouxtant le camp de prisonniers.
  • Le samedi 29 Mars 1942, n’attendant pas qu’on vienne le délivrer, avec un groupe d’une vingtaine d’officiers Georges s’évadait par un long tunnel creusé depuis la baraque 38, qui exigea plusieurs mois de travail.
  • Michel Bourreau termine la guerre avec 618 heures de vol et 100 missions à son actif.
  • Un chasseur s’écrase sur le tarmac de la base de Los Llamos, à Albacete,en Espagne, le 26 janvier 2015, à 15 h 16, tuant 11 aviateurs parmilesquels le pilote Gildas Tison.

Distinctions et Médailles

La Distinguished Flying Cross, ou DFC est une décoration britannique créée le 3 juin 1918 et attribuée "pour un ou des actes de vaillance, de courage ou de dévouement accomplis en vol au cours d'opérations actives contre l'ennemi". A l'origine, cette décoration était réservés aux officiers et aux adjudants (Warrant Officiers) de la Royale Air Force et des autres forces aériennes du Commonwealth, mais pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été décernée aux officiers des autres armes, ainsi qu'à un certain nombre d'étrangers.

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