La mythologie grecque est riche d'une foule de récits où se mêlent de nombreux dieux, héros, monstres. La "synthèse" de tous ces récits est ce que l'on désigne comme la mythologie grecque.
Si le mont Olympe est une des montagnes les plus hautes de toute la Grèce, c’est aussi le lieu où demeurent les dieux et déesses grecques : ces divinités de l'Olympe. Ces divinités sont invoquées autant pour comprendre la vie comme la mort, pour s’entourer de toute la bienveillance pour son commerce ou dans une relation amoureuse ou pour finir vainqueur au terme d’une bataille.
Zeus est incontestablement le représentant de tous les dieux grecs, le premier des divinités de l'Olympe que l'on peut généralement citer. Fils de Cronos et de Rhéa, il est marié à sa sœur Héra. Roi de l’Olympe, il est l’enfant des Titans Rhéa et Chronos. C’est aussi le frère de Poséidon, de Hadès, de Déméter, d’Hestia et… d’Héra, qui est devenue sa femme par la suite. Zeus est connu pour être l’un des 3 grands maitres de l’univers avec ses frères Hadès et Poséidon. Chacun règne sur une sphère du monde : Zeus sur la terre et le ciel, Poséidon sur les mers et océans et Hadès sur les mondes souterrains ou les Enfers.
Zeus est « l’enfant qui a survécu » - pas le petit sorcier à lunettes auquel vous pensez ! - au terrible appétit de son père Chronos qui dévora tous ses enfants sauf lui. Il fut dès lors élevé dans le plus grand secret jusqu’au jour où il se confronta à son père et, à l’aide d’une ruse, il fit vomir son père qui recracha ses frères et sœurs. Zeus s’est ensuite battu contre les Titans avec l’aide des Cyclopes, et de ses frères et sœurs. Il devint alors le chef de l’Olympe. Les attributs de Zeus sont : la foudre ou l’éclair, un chêne, un aigle, un trône, un taureau. Il représente le ciel, le tonnerre, les éclairs.
Marié à Héra, il ne brille pas par sa fidélité. est la femme et la sœur de Zeus. C'est aussi la sœur de Déméter, d'Hadès, de Poséidon et d'Hestia. Elle est la protectrice de la femme et la déesse du mariage, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couche.
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Déesse de l’amour, de la séduction, du plaisir et de la fertilité, Aphrodite est née du sexe d’Ouranos, lequel a été émasculé par son fils Chronos.
Fille de Zeus et de Métis, Athéna vit le jour d’une étrange manière. Zeus ayant appris que sa fille souhaiterait le détrôner un jour, il dévora Métis enceinte. Mais eut une indigestion et un terrible mal de tête.
Fils de Zeus et de Maia, la fille du Titan Atlas, Hermès est le dieu qui a su très tôt faire preuve de capacités incroyables dans les domaines du vol et de la ruse. Messager des dieux, il est aussi le protecteur des voyageurs, des voleurs, des commerçants et des troupeaux (en référence avec l’histoire du troupeau de bœufs d’Apollon). C’est aussi le dieu qui conduit les âmes aux Enfers.
Fils de Zeus et d’Héra, Arès est le dieu de la guerre sauvage contrairement à Athéna (déesse de la guerre stratégique).
Frère de Zeus qui règne sur les Enfers, Hadès n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait penser, un "méchant" des divinités de l'Olympe. Il a pour femme Perséphone (fille de Déméter et de Zeus). Connu pour son chien à trois têtes, le Cerbère, qui garde les Enfers et pour avoir capturé Héraclès (Hercule) lors des 12 Travaux, Hadès est celui qui juge les âmes.
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Ces 12 dieux et déesses grecques représentent les 12 divinités les plus connues du Mont Olympe mais elles ne sont pas les seules, loin de là.
Le système polythéiste des grecs est un ensemble rigoureux de classification de pouvoirs et de puissances très étroitement inséré dans le fonctionnement des cités. Le panthéon est constitué non pas de dieux juxtaposés mais d'un ensemble structuré à l'intérieur duquel chaque dieu se définit par ses relations aux autres.
Au IVe siècle av. J.-C., les dieux ne sont plus représentés comme tout puissants : ils s'humanisent.
La statue originale porte des traces de peinture notamment sur la chevelure avec des traces de peinture rouge. La scène montre ici un moment de repos pendant le voyage qui conduit Hermès avec Dionysos enfant à Nysa. Le voyage est long ; Hermès fait donc une halte et se repose en jouant avec l'enfant. C'est cette histoire que ce groupe évoque. Hermès est un des dieux les plus importants du panthéon grec. Fils de Zeus, c'est le dieu de la médiation, c'est le dieu rusé, le " dieu-passeur ", le " dieu-guide ". Il est associé ici à son frère Dionysos, le dieu qui efface les frontières, assume et incarne les contraires et brouille les catégories.
Le dieu est représenté debout, nu, jeune et imberbe. Il est appuyé sur un tronc d'arbre sur lequel grimpe un lézard. Il est saisi dans une position complexe : fortement hanché, son buste bascule vers la gauche, le bras gauche étant levé. La tête est caractérisée par une coiffure apprêtée, composée de mèches ondulées sur les tempes. Le visage fin est incliné en direction du support. Le regard est rêveur, flottant. L'Apollon de Praxitèle est ici figuré comme un très jeune adolescent au corps efféminé et dans une pose souple et nonchalante, très éloignée de la représentation de l'Apollon de Cassel par exemple.
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Ce relief représentant une scène de banquet avec Dionysos est sans doute un monument votif ou un relief funéraire avec héroïsation du défunt. A gauche, Dionysos, jeune dieu imberbe semble ivre ; il est soutenu par un petit satyre identifié par sa longue queue de cheval au bas du dos. Dionysos porte une courte tunique recouverte d'une peau de panthère ; il tient un bâton enrubanné se terminant par une pomme de pin : le thyrse. Ce relief est donc un écho de la grande statuaire. Il montre aussi les attributs traditionnels de Dionysos : la peau de panthère symbole de son caractère sauvage, le vin et l'échanson, le satyre mi homme mi animal qui évoque le thiase (le cortège de satyres accompagnant Dionysos), le thyrse.
Aphrodite est représentée nue, sa tête se tourne et s'incline vers la gauche. Son visage, un ovale plein, est encadré de mèches de cheveux ondulés réunis en chignon à l'arrière du crâne. Sa main droite est placée au niveau du sexe tandis que sa main gauche semble soulever l'étoffe qu'elle commence à ramener sur le corps et au pied de laquelle se trouve un petit vase, peut-être un pot à onguents. Elle offre une silhouette hanchée aux lignes sinueuses, aux hanches larges et aux seins généreux. On ne sait si elle se prépare au bain ou si elle est surprise au bain. L'Aphrodite de Cnide était avec le Zeus d'Olympie la statue la plus connue de l'Antiquité ainsi que l'attestent les nombreuses copies romaines.
D'une grandeur naturelle (1,65 m), Artémis est représentée debout, la jambe droite portant le poids du corps tandis que la gauche, libre, est en retrait, le talon soulevé. Le tronc d'arbre situé à l'arrière assure la stabilité de la statue. La déesse est vêtue d'un chiton court et fin et d'un manteau aux plis épais qu'elle s'apprête à attacher sur son épaule droite. Sa tête est tournée et inclinée vers son épaule droite tandis que la gauche est en partie dénudée. Le visage au profil délicat est petit avec un grand front ; les yeux au regard lointain donnent à la déesse une attitude de " distante amabilité qui le dispute à l'indifférence " (Alain Pasquier, Praxitèle, Catalogue 2007 de l'exposition). La coiffure est composée de mèches épaisses peignées en arrière et assemblées en chignon.
La description de scènes liées à la mythologie sur les vases peints s’étend principalement du début du VIIe à la fin du IVe siècle av. J.-C., soit pendant la période archaïque et classique ; elle constitue une source de documentation et de connaissance précieuse sur la façon dont les Grecs interprétaient leurs mythes et leur littérature au cours des siècles. Les vases peints sont en quelque sorte l’une des plus riches sources de description des mythes et légendes de la Grèce antique. Certains vases sont les derniers témoins de mythes dont les références littéraires ont disparu depuis.
Les vases peints en Grèce continentale se sont exportés dans tout le bassin méditerranéen jusqu’aux bords de la mer Noire. Les Étrusques les considéraient comme des objets apotropaïques. Les Athéniens au VIe siècle av. J.-C. récompensaient les gagnants des compétitions athlétiques et musicales lors des grandes fêtes panathénaïques en leur offrant une amphore remplie de la meilleure huile d’olive.
Pendant quatre siècles la mythologie a été diffusée par ce « media », de génération en génération, de famille en famille, de cité en cité, aux quatre coins du monde hellénique. Les Grecs étaient attachés à leurs mythes : ils étaient la pierre angulaire de leur éducation et de leur culture, ils se reconnaissaient à travers eux au-delà de leurs conflits, différences et territoires.
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