La question des armes à feu, en particulier en ce qui concerne les enfants, est un sujet complexe qui nécessite une approche nuancée et une sensibilisation accrue.
Canson Infinity est partenaire de l’exposition “Guns” du photographe Laurent Elie Badessi du 8 au 30 novembre 2019 à la Factory Polka. Après sa série ‘American Dream, This is not a dream’ (2006) visant à dénoncer la perception épurée des médias sur la guerre en Irak, le photographe Laurent Elie Badessi s’intéresse à nouveau à la société américaine avec le projet ‘Age of Innocence’, réalisé de 2016 à 2019.
Dans un pays où les armes à feu font partie intégrante d’une tradition bien ancrée et où le port de ces armes constitue un droit constitutionnel sacré, une part conséquente d’adolescents et d’enfants ont accès à ces pistolets et fusils, et les utilisent. Dans le but de mettre en lumière ce rapport ambivalent de la jeunesse américaine avec les armes, Laurent Elie Badessi fait le choix de photographier des enfants avec un pistolet ou fusil à la main, qu’ils aient l’habitude ou non de manipuler les armes à feu.
Confronté au monde des armes dès les années 90 alors qu’il s’installait au Texas, Laurent Elie Badessi retient davantage le côté rassurant que constituent les armes à feu pour ceux qui en possèdent, ces derniers insistant par ailleurs sur l’importance vitale d’apprendre à manipuler l’arme correctement et avec précaution. Quelle que soit notre opinion sur le sujet, l’artiste défend la priorité de construire un environnement paisible et sain.
Au moyen de l’art photographique, l’artiste nous raconte une histoire, celle de cette jeunesse américaine, et nous en formule le récit de manière plus explicite à travers une même question qui leur est posée simultanément : « What do you like about guns ? », « Qu’est-ce qui te plaît dans les armes à feu ? »… Entre plaisir et esthétique, sécurité et protection, leurs réponses - que nous pouvons lire en-dessous de chaque tirage - sont diverses et nous permettent d’appréhender davantage cette véritable culture des armes qui est aujourd’hui devenue une part indissociable de l’histoire des Etats-Unis.
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Un autre exemple frappant est celui de l’artiste américain WhIsBe, qui a ouvert un magasin pour enfants très spécial à New York, dans le quartier de Chelsea à Manhattan. De petits gilets pare-balles y sont suspendus à des porte-manteaux et des boîtes à lunch “de défense” ornent les murs. Cette exposition, intitulée “Back to School Shopping”, vise à alerter sur le besoin de lutter contre les fusillades dans les écoles américaines.
La question des pistolets en plastique, notamment à Lille et ailleurs en France, est un sujet complexe qui touche à la fois à la sécurité publique, à la réglementation des jouets et à l'éducation civique. La prolifération de ces objets, en particulier chez les mineurs, soulève des préoccupations légitimes quant à leur utilisation potentielle pour l'intimidation et à la confusion possible avec de véritables armes à feu.
En France, la distinction entre une arme et un jouet est clairement définie par la loi. Selon l'article 1er du décret n° 2013-700 du 30 juillet 2013, les objets ayant l'apparence d'une arme à feu qui propulsent des billes en plastique avec une puissance inférieure ou égale à 2 joules ne sont pas considérés comme des armes au sens de la réglementation. Cependant, le décret n° 99-240 du 24 mars 1999 encadre leur commercialisation, notamment lorsque leur puissance est supérieure à 0,08 joule, en raison des risques d'accidents qu'ils peuvent engendrer. Ce même décret interdit formellement la vente, la distribution gratuite ou la mise à disposition gratuite de ces objets aux mineurs, quelle que soit la forme de la transaction.
Conscients des risques de confusion et des méprises que peut susciter l'usage de ces objets, les préfets disposent de la possibilité d'interdire, par arrêté préfectoral, le port et le transport de pistolets en plastique dans les lieux publics. Cette prérogative, qui relève de leurs pouvoirs de police générale (article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales), leur permet d'adapter la réglementation aux circonstances locales.
L'article 132-75 du Code pénal est clair : une arme factice peut être assimilée à une arme par destination. Cela signifie que si un pistolet en plastique est utilisé pour menacer, intimider ou commettre un acte de violence, il sera considéré comme une arme à part entière aux yeux de la loi. En cas de menace avec une arme factice, les peines peuvent aller jusqu'à six mois de prison et 7 500 euros d'amende.
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La présence de pistolets en plastique dans les écoles et les collèges est une source d'inquiétude. Face à ce problème, de nombreux établissements scolaires ont choisi d'inscrire dans leur règlement intérieur une clause interdisant le port de pistolets en plastique, sous peine de confiscation.
Il est important de noter que les textes existants (circulaire n° 91-124 du 6 juin 1991 pour le premier degré et décret n° 85-924 du 30 août 1985 modifié pour le second degré) permettent déjà aux règlements intérieurs d'interdire et de sanctionner l'introduction d'objets dangereux, y compris les armes factices.
Les répliques Denix sont des reproductions à l’échelle 1:1 d’armes historiques célèbres, conçues en alliage métallique (zamak), bois véritable ou ABS selon les modèles. Ces répliques présentent plusieurs avantages :
Ces répliques peuvent être utilisées dans différents contextes :
Les faux pistolets sont des jouets très populaires, mais leur utilisation doit être encadrée, notamment pour éviter toute confusion avec de véritables armes à feu. C'est pourquoi, aux États-Unis, une réglementation fédérale impose que chaque pistolet jouet soit muni d'un embout rouge vif d'au moins 6 cm, fixé à l'extrémité du canon. Cette mesure permet de distinguer immédiatement un jouet d'une arme réelle.
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L'airsoft est un jeu de simulation tactique qui se pratique avec des répliques d'armes à feu propulsant des billes en plastique. Les répliques utilisées pour l'airsoft sont soumises à une réglementation spécifique, notamment en ce qui concerne leur puissance (inférieure à 2 joules) et leur commercialisation (interdite aux mineurs).
Les pistolets en plastique, qu'il s'agisse de simples jouets ou de répliques plus réalistes, peuvent causer des blessures, notamment aux yeux. Il est crucial de sensibiliser les enfants et les adultes aux risques potentiels et de promouvoir une utilisation responsable de ces objets.
De plus, il est essentiel de lutter contre le harcèlement et les violences numériques, qui peuvent prendre diverses formes, telles que le cyberharcèlement, le harcèlement scolaire, le revenge porn, le chantage à la webcam, l’usurpation d’identité, les violences à caractère sexiste ou sexuel, et l’exposition à des contenus violents. Des plateformes comme 17cyber.gouv.fr permettent aux victimes de comprendre rapidement à quel type de menace elles sont confrontées et de recevoir des conseils personnalisés.
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