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Dans le monde des arts martiaux et de la culture japonaise, certains termes peuvent avoir une signification profonde et complexe. L'un de ces termes est "Hajime", qui peut être associé à la vente d'armes et à la philosophie qui sous-tend leur utilisation.

Shonen et Seinen : Contextes Culturels

Il est important de situer le contexte culturel dans lequel ce terme est utilisé. Les shonen sont des séries de mangas et d'anime japonais destinées à un public masculin adolescent. Ce terme signifie littéralement "garçon" ou "jeune homme" en japonais. Ils se concentrent généralement sur des héros jeunes et courageux qui se battent contre des méchants puissants afin de surmonter des défis difficiles pour atteindre leurs objectifs.

Les seinen sont quant à eux destinés pour une cible masculin adulte, le terme signifie littéralement "jeune homme" en japonais. Ce sont généralement des séries qui sont plus sombres, plus complexes et plus réalistes que les serie shonen. Ils couvrent une variété de genres, y compris la science-fiction, le drame, la comédie, le thriller et le suspense. La principale différence entre les shonens et les seinens est le public visé. Le deuxième type est destiné à un public plus mature que le premier. En outre, les shonens ont tendance à être plus stéréotypés en termes de caractérisation des personnages, avec des héros jeunes et courageux et des méchants impitoyables.

Le Sabre : Un Symbole et un Outil

Un sabre est une arme. Un objet de métal tranchant destiné à tuer. "Détruire l'ennemi", disait Musashi, est la seule fonction pratique d'un sabre, et il ne doit être sorti du fourreau que pour cette unique raison. De même qu'il écrit, dans le Livre du Feu du Gorin No Sho (Traité des Cinq Roues), qu'en combat ce but à atteindre doit être la seule préoccupation du guerrier maniant le sabre.

Pourtant Musashi est autant guerrier que philosophe, autant penseur qu'homme d'action. Que se cache-t-il derrière des propos qui nous semblent si étrangers, si barbares, même ? Que s'est-il passé pour qu'aujourd'hui encore des dizaines de millions de pratiquants à travers le monde suivent la Voie du Sabre? Pas de criminels parmi eux. Pas d'agités du bocal. Pas de psychopathes. La population des dojos a de nombreux défauts, comme toutes les populations, mais pas ceux-là.

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Ce qui s'est passé est fort simple. Le sabre est né dans la tourmente d'un Japon Féodal en guerre permanente, et a traversé les âges comme arme de champ de bataille et comme arme de protection personnelle. Mais la lance et la hallebarde, puis la révolution de l'arme à feu, l'ont évincé des champs de bataille comme arme principale, et la pacification interne du Japon en a bientôt éliminé l'usage en tant qu'arme de self défense. Soyons honnête, qui penserait à un sabre en tant qu'arme valable aujourd'hui ? Quel que soit le terrain d'utilisation possible, il n'est, en tant qu'arme, que la relique d'un passé révolu. Ceux qui voient les Arts Martiaux comme un moyen de faire du self-défense doivent préférer au Kendo les Arts de pied et de main, bien plus efficaces et faciles de déploiement en situation à risque (mis à part au Japon on voit peu de bokkens (sabres en bois d'entraînement) hors des dojos ou des demeures des particuliers en possédant.

Sublimation de l'Arme

Parce qu'à l'orée du 17e siècle l'arme à feu a révolutionné les champs de bataille du Japon, et que cent ans plus tard le sabre n'avait plus lieu d'être considéré comme une arme. Et puisque les Samurais, où ceux désirant poursuivre la voie spirituelle qui était la leur, le Bushido, voyaient en leur sabre le symbole de leur âme, ils lui ont trouvé un nouvel emploi proche de cette idée, et éloigné de la guerre, son origine. Par une sublimation d'une rare amplitude, d'outil destiné à tuer son semblable, le sabre est devenu instrument de perpétuation d'un idéal, et d'accomplissement personnel au travers de celui-ci.

La technique a suivi l'objet: de Kenjutsu, l'art de manier le sabre pour se battre de façon effective sur un champ de bataille ou dans la rue, est né Kendo, la Voie du Sabre, l'art de comprendre une part de soi et du monde au travers d'un accomplissement personnel unissant esprit, corps, âme, autres, et environnement. Si les gestes sont les mêmes, ou peu s'en faut, l'énergie et la détermination identique, sous peine de pratiquer une danse avec un outil particulier, c'est l'Objet qui a changé. Aujourd'hui le sabre ne coupe plus que du vide. Mais par la compréhension de ce qu'il fait, et ressent, le praticien s'unit avec le monde.

La Voie du Sabre : Se Connaître

Le passage de l'un à l'autre des modes de pensée n'est ni évident, ni même parfaitement défini conceptuellement. Mais l'analyse qu'on peut en faire fournit quelques clefs intéressantes pour comprendre ce petit miracle. Musashi fait une conclusion en deux temps de son merveilleux ouvrage, le Gorin No Sho. Alors qu'il encourage le disciple à comprendre "l'Esprit de la chose même", expression peu interprétable qui nécessite la lecture du livre pour la saisir, il conclut le dernier livre, celui du Ciel, par "Vous êtes l'esprit de la chose même!". Curieuse façon de commencer une analyse que de prendre la conclusion d'une autre, d'une valeur incomparablement supérieure, mais ce choix n'a qu'un seul but: illustrer le premier mouvement de la Voie du Sabre: se connaître.

Cette injonction de Musashi est l'équivalent japonais du célébrissime "Connais-toi toi-même" de la Grèce antique, preuve s'il en est de la sagesse universelle de la plupart des préceptes des Arts Martiaux. Le corps est souvent, dans nos sphères et nos sociétés intellectuellement avancées, le parent pauvre du triptyque constituant un individu: Corps, Ame, et Esprit. Cela vaut bien sur pour mon cas personnel, mais beaucoup moins depuis que j'ai découvert ce dont je traite aujourd'hui. Si la motivation qui m'a poussée à aborder les arts martiaux était spirituelle dès le départ, le besoin se situait au niveau du corps.

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Kendo et Iaido : Disciplines Complémentaires

Et si l'armure amortit les coups et évite les contusions graves, les frappes subies n'ont rien d'agréable. En cela le Iaido, l'art complémentaire du Kendo, qui se pratique avec une arme en métal avec fourreau, sous forme de katas dans le vide, est encore plus dépouillé, spirituel, et non violent. Mais on ne peut apprendre ce dernier sans le Kendo, sinon on risque de sombrer dans la danse et l'autosatisfaction vide de rigueur... et donc ne rien apprendre. Le corps est donc le premier véhicule de l'art, et celui qui se développe en premier.

Le Kendo ne façonne pas un corps d'athlète. Le kendo travaille à l'intérieur de soi, principalement au niveau de la ceinture abdominale et des jambes, qui font 80 % du travail physique des exercices. Il n'affine pas, il ne fait pas les épaules carrées, il ne transforme pas un bureaucrate en surfeur, j'en suis la preuve vivante. Le Kendo ne muscle pas les bras non plus: la force dans les épaules et dans les bras est l'ennemie du praticien débutant: il faut laisser filer le sabre, pas en tordre le manche comme une serpillière. La force des bras rigidifie le corps et diminue l'amplitude des mouvements. La seule force qui anime le sabre doit venir du ventre. Et la force annexe qui dirige vient des jambes, qui sont déjà suffisamment fortes chez un individu normal.

Respiration et Posture : Fondamentaux

L'apport au corps est d'une autre nature: il réside dans l'apprentissage de deux fondamentaux, utiles dans la vie de tous les jours: la posture, et la respiration. Sur ces deux thèmes on peut écrire un livre, certains l'ont fait et sont bien meilleurs que moi pour les décrire. La Respiration donne l'endurance, le calme, la concentration, et une grande partie de la force. Comme pour chanter, comme pour tout effort un tant soit peu éduqué, on respire avec le bas des poumons et le ventre en Kendo. Une respiration abdominale lente et profonde, rythmée sur l'action, est la base de l'endurance. On ne s'essouffle pas. On ne s'excite pas non plus. On ne se distrait pas.

Comme le "Hisse!" des dockers ou le cri de certains joueurs de tennis au service, le Kendo enseigne la force par l'expiration lente et contrôlée, et les inspirations courtes qui viennent naturellement quand on inspire bien, en poussant sur le diaphragme. On expire pour bouger, pour couper, pour recevoir une coupe (ça fait beaucoup moins mal !), on inspire sur un temps mort. C'est le premier apport du sabre: apprendre à respirer. Et c'est le premier gain au niveau spirituel: en respirant de façon intelligente et appropriée, on discipline un instinct extrêmement profond, vital, et on fait un grand pas vers le Contrôle de Soi.

La Posture est aussi importante que la respiration, et elle lui est intimement liée: on ne respire bien que lorsqu'on est en bonne posture, et si on se force à bien respirer sa posture s'améliore. L'essence de cette posture est simplissime: il faut asseoir le haut du torse en bon équilibre sur le creux du dos au niveau des reins. Clef de voûte du corps humain, la 5e vertèbre lombaire, la seule dont les surfaces portantes ne soient pas du tout parallèles, mais en coin, est au centre de la posture. Le hakama, le pantalon d'exercice, et jupe culotte traditionnelle du samurai, la symbolise par un trapèze de tissu renforcé au creux du dos. Bien placer son dos par rapport à cette vertèbre est la clef de toute posture équilibrée.

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Une posture équilibrée rend le corps disponible, relaxé, prêt à changer de trajectoire sans effort. Une posture équilibrée permet une démarche rapide à grandes enjambées et peu fatigante. Une posture juste place bien le crâne par rapport au buste et libère les muscles du cou: les yeux sont mieux placés, le cerveau mieux irrigué, le coeur moins en peine. Deuxième jambe sur laquelle s'appuie la discipline et le Contrôle, la posture est aussi source de l'éveil des sens, la Perception, la Vigilance, le Réflexe. Seule une bonne posture et une bonne respiration garantissent les bienfaits plus spirituels de la voie du sabre. Posture et Respiration mènent aussi à la sensation et à l'expression du Ki, l'énergie spirituelle, tout à fait physique et perceptible, mais qui est très mystique, dans le sens où elle est presque indescriptible de façon rationnelle.

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