Gurbanguly Berdimuhamedow, l'ancien président autoritaire du Turkménistan, a cessé de se teindre les cheveux. C’est la première fois qu’on lui voit des cheveux gris sur la tête depuis son accession au pouvoir en 2006.
Gurbanguly Berdimuhamedow est apparu ce jeudi sans sa fameuse teinture noire intégrale à la Une du journal d’État Netralniy Turkmenistan. Les images de la télévision montrant le dirigeant de 61 ans, lors d’une rencontre avec le nouvel ambassadeur du Kazakhstan, ont confirmé cette tendance.
L’ancien dirigeant du pays, le fantasque président à vie Saparmourat Niazov, avait fait jaser en 1999 : il était apparu en public avec des cheveux auburn après avoir longtemps porté une crinière blanche semblable à celle du premier président russe, Boris Eltsine. Il avait justifié ce changement de style par sa consultation chez un docteur chinois qui devait soigner sa perte de cheveux après son opération du cœur, deux ans plus tôt.
Ce changement soudain de style avait créé la tendance, plusieurs ministres et ambassadeurs adoptant la même teinte de cheveux. L’actuel président turkmène est déjà revenu sur certaines des politiques de son prédécesseur, et a peu à peu mis en place son propre culte de la personnalité. Cette révolution capillaire marque-t-elle le début d’un vrai tournant ?
Lors d’une visite sur une base militaire, le président du Turkménistan, Gurbanguly Berdimuhamedow, a voulu prouver qu’il savait manier les armes à feu. La vidéo officielle a été détournée par un site de l’opposition et a suscité de nombreuses moqueries sur les réseaux sociaux. Voilà ce qui se passe quand on essaye de faire son Poutine !
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Gurbanguly Berdimuhamedow, le président du Turkménistan, est devenu la risée des réseaux sociaux après son inspection de l’armée de terre et de l’armée de l’air. Le dirigeant du pays d’Asie centrale, au pouvoir depuis 2006, a voulu prouver qu’il était un homme d’action.
« Une fois de plus, il montre qu’il a acquis la précision d’un tireur d’élite au fil des années », « une fois de plus, il prouve qu’il est en forme physiquement et qu’il a des compétences, il montre un bel exemple aux militaires », commente la voix off de la chaîne de télévision toujours très complaisante avec le chef de l’État.
Le « reportage » a fait beaucoup rire les opposants au président autoritaire. Le site d’opposition Les Chroniques du Turkménistan s’est emparé de la séquence et y a ajouté des bruitages comiques. La chaîne britannique BBC a traduit quelques-uns de ces commentaires.
« L’OTAN est terrifié, la Russie et Trump ont remplacé leurs forces aériennes et spatiales par des escouades à vélo, les talibans sont prêts à convertir au christianisme et la Chine produit des vélos blindés pour notre armée », ironise un lecteur des Chroniques du Turkménistan.
D’autres internautes en profitent pour fustiger le dirigeant de ce pays où les droits de l’homme sont régulièrement bafoués. Dans son dernier rapport, l’organisation Amnesty International dénonçait l’atteinte à la liberté d’expression, la torture en prison, les fortes inégalités…
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Wikipédia a, par ailleurs, été bloquée en novembre 2019 au Turkménistan. La biographie du président Gurbanguly Berdimuhamedow a été complétée par des câbles diplomatiques américains publiés par Wikileaks. Aujourd'hui la page indique le parcours de cet homme qui instaure un culte la personnalité et qui est considéré par plusieurs organismes indépendants comme un dictateur.
En mai dernier, le cofondateur de Wikipedia, Jimmy Wales, estimait qu'il voyait s'effriter son rêve d'un internet libre et global, sous les assauts des gouvernements aussi bien autoritaires que démocratiques. Il ne l'enterrait pas encore, même s'il trouvait bien peu de justifications à son "optimisme pathologique".
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