La graduation sens viseur est un élément crucial dans le domaine de l'optique et de l'armement, influençant directement la précision et l'efficacité des instruments de visée. Cet article explore en détail les nuances de cette caractéristique, en analysant son impact sur divers aspects techniques et pratiques.
La visée est un élément essentiel pour atteindre une cible avec précision. Comprendre comment la graduation du viseur influence la trajectoire du projectile est fondamental. Les tireurs d'élite, les militaires et les amateurs de tir sportif doivent maîtriser cet aspect pour optimiser leurs performances.
Le Lee-Enfield N°4 Mk1 (T) est un sujet relativement complexe pour lequel je voue un intérêt particulier. De plus, ces armes complètes ou incomplètes valent malheureusement des sommes d’argents importantes désormais et il y a beaucoup de fausses informations volontaires ou non les concernant. Aussi, je vais aller bien plus en détail sur le sujet.
La variante pour tireur d'élite du N°4 MkI, le MkI(T) retiens les leçons de la myriade de montages et d’optiques utilisés sur le SMLE. Un modèle unique standardisé, y compris avec les autres membres du Commonwealth est souhaité. Dès 1940, un montage amovible est conçu pour associer au N°4 l’optique N°32, initialement conçue pour le Bren. Les premiers exemplaires sont confiés aux troupes en février 1942.
Environ 28 900 MkI(T) seront produits le plus souvent sur une base de N°4 fabrications BSA, estimé à 85%, ce qui atteste d’une qualité de fabrication un tant soit peu supérieure aux autres fabricants. Le processus de conversions comprend une sélection d’exemplaires particulièrement performants en précision qui sont ensuite envoyés chez un prestataire chargé de la conversion. Holland&Holland réalisera environ 26 442 des MkI(T), 1 403 seront convertis par Enfield, 950 par Savage et 100 par BSA.
Lire aussi: Explications et conseils : ajuster un plomb
Un authentique N°4 MkI(T) se reconnait par les attributs suivants :
La crosse est ajustée à l’arme et le numéro de l’arme figure en avant du numéro de l’optique. Visible uniquement si la crosse est démontée, caché par le boitier sinon.
Les vis sont souvent pointées car la fixation se défaisait parfois avant d’atteindre 1 000 coups. Cette modification par pointage date de 1946 mais a été pratiquée sur la plupart des exemplaires.
Cependant, cette attache de bretelle doit être de fabrication Enfield et non Parker Hale sur un véritable MkI(T).
L'évolution des systèmes de visée a conduit à des améliorations significatives en termes de précision et de facilité d'utilisation. Les viseurs modernes, dotés de graduations sophistiquées, offrent des avantages considérables par rapport aux systèmes plus anciens.
Lire aussi: Symbolisme de la Fleur au Fusil
Le N°4 et ses variantes seront produits aux sites suivants :
A noter que la nomenclature passe des chiffres romains aux chiffres arabes en septembre 1944 durant la période de production du N°4. Notamment le N°4 Mk2 est bien la dénomination officiellement observée et non pas un raccourci.
En 1933, la nouvelle numérotation entre en vigueur simultanément avec l’adoption de la nouvelle variante du Lee-Enfield. Le SMLE devient Rifle N°1 et est désormais rendu obsolète par l’arrivée du N°4 MkI. Visuellement le N°4 est instantanément différenciable du N°1 au niveau de l’embouchoir et il n’y a quasiment aucune pièce interchangeable.
Si l’on considère le N°1 MkIII comme référence, le N°4 dans sa version initiale peut être décrit par les attributs suivants :
Deux tenons situés à environ 1cm en retrait de la bouche permette la fixation d’un nouveau modèle de baïonnette, là où celle du SMLE se fixait sur l’embouchoir. Rapidement dès Mai 1941 et pour faire face aux difficultés de lenteur de la production un canon à deux rayures est adopté, dit MkII. Long Branch et Stevens ont aussi équipé leur N°4 avec des canons 6 rayures.
Lire aussi: Tout Savoir sur le Tir à la Carabine à Plomb
L'examen des composants spécifiques et des marques distinctives permet d'identifier les modèles et les fabricants. Ces détails sont essentiels pour les collectionneurs et les experts en armement.
Afin d’accélérer la production il sera acté que les battants de bretelle et plaque de couches sont interchangeables entre N°1 MkIII et N°4 MkI. Plus intéressants, ce besoin d’équilibre entre la configuration adoptée, l’urgence du conflit et les difficultés de production vont mener à pas moins de 5 variations de la hausse et 3 variations du porte-guidon.
La hausse Mk1I dit « Singer » est un bel objet. Finement réglable via une molette, usinée dans la masse, avec une planchette d’œilleton quadrillée pour éviter les reflets, avec une échelle finement graduée. Elle est aussi très fastidieuse à produire et est un des premiers points de recherches d’optimisations.
Le viseur MkII est l’extrême opposé. Viseur pivotant non réglable. Deux œilletons, un avec petit orifice pour le tir de précision calibré à 600yds et un grand pour le tir de combat calibré à 300yds. Cette variation est assumée comme une mesure extrême et temporaire le temps de développer un modèle simplifié par rapport au MkI mais aux performances acceptables.
La hausse MkIII reprend les caractéristiques de la hausse MkI avec les exceptions suivantes : L’œilleton est monté sur glissière, l’échelle graduée est en tôle emboutie, la planchette d’œilleton reçoit un quadrillage moins profond. Adoption fin 1942. Un marquage « MkII » en haut de l’échelle graduée permet d’identifier ce modèle. La hausse MkII n’était pas marquée donc la hausse MkIII reçoit la dénomination « MkII », faisons simple…
La hausse MkIV est quasi identique à la MkIII avec simplement une amélioration du mécanisme de verrouillage de la planchette d’œilleton. Celle-ci est marqué « MkIII » en haut de l’échelle graduée.
On rencontre aussi des hausses marquées « CMk2 » et « CMk3 ». Celle-ci sont quasi identiques à la hausse MkIV, avec de très légères variations sur la planchette d’œilleton. Ce sont des productions exclusives à Long Branch d'où l'ajout du "C" signalant une production Canadienne.
Au final, nombre d’exemplaires récupérerons une hausse MkI par la suite une fois que leur production deviendra suffisante. Ainsi, les variantes MkII, MkIII, MkIV et C sont assez rares et tout particulièrement la rudimentaire MkII qui a été produit pendant quelques mois seulement.
Afin d’extraire la culasse il convient d’enfoncer ce bouton afin de le mettre hors de la trajectoire de la tête de culasse. Il s’avère que cette pièce a posé des problèmes d’approvisionnement et une solution alternative fut approuvé en juin 1942 puis employé à partir de 1946 exclusivement sur les productions nord-américaines de Long Branch et Savage.
L’idée est de se passer de l’usage du bouton. Il est supprimé et le rail de guidage de la tête de culasse est interrompu vers l’avant du boitier sur une longueur à peu prêt équivalente à la longueur de la tête de culasse.
Le démontage consiste à placer la tête de culasse au niveau de cette interruption et de la dissocier du rail de guidage. Cette modification induit un risque accru de démontage accidentel mais dispense de l’usage du bouton dont l’approvisionnement faisait défaut.
De 1941 à l’introduction du N°5 MkI en 1944 puis du N°4 Mk2 en 1949, ce sont 2 021 913 N°4 MkI qui sortiront des usines anglaises BSA, Maltby et Fazakerley. A cela s’ajoute les productions américaines, 1 236 000 pour Savage et 330 000 pour Long Branch. En prenant en compte les contrats pour l’étranger, ce ne sont pas moins de 4 170 000 N°4 MkI et MkI* qui seront produits ce qui explique leurs statut d’incontournable de l’armement réglementaire.
tags: #graduation #sens #viseur #wowq