Le mot est d'abord sorti de la bouche de Rudy Gobert, avant d'être repris par Terry Tarpey. Vexée par le coup sur la tête reçu contre l'Allemagne jeudi soir (63-76), l'équipe de France promet « la guerre » face à la Lituanie.
Loin des tranchées extérieures, où Evan Fournier doit sonner la révolte, la bataille décisive devrait se dérouler près du cercle, comme lors du Mondial 2019 (78-75). Rudy Gobert (2,16 m, 30 ans) et Vincent Poirier (2,13 m, 28 ans) auront un rôle pivot pour limiter l'impact des fers de lance baltes Domantas Sabonis (2,08 m, 26 ans) et Jonas Valanciunas (2,11 m, 30 ans). Soutenus par plusieurs milliers de compatriotes en tribunes, les deux intérieurs ont aussi à se faire pardonner après une sortie inaugurale décevante contre la Slovénie (défaite 85-92, 19 points cumulés à 8/20 au tir).
Si Sabonis et Valanciunas ont bien partagé un podium avec la médaille d'argent de l'Euro 2015 à Lille, le premier n'avait que 19 ans et s'était contenté de miettes. Depuis, les deux pivots ont connu trois échecs : les JO 2016 (quarts de finale), l'Euro 2017 (huitièmes) et le Mondial 2019 (9es). « Domantas joue pivot en NBA, ici il doit reprendre sa place d'ailier-fort. Mais je ne pense pas qu'en laisser un sur le banc soit la bonne option », résume Katys Maksvytis, le sélectionneur lituanien, attaché à son duo d'intérieurs.
Chez les Bleus, Rudy Gobert et Vincent Poirier ont été associés pour la première fois lors de la victoire contre Team USA (83-76) en ouverture des JO 2021. Les deux tours avaient alors dérouté le plan de jeu américain. Médaillées de bronze du Mondial 2019 puis vice-championnes olympiques, elles ont été revues par séquences cet été. « Mais contre l'Allemagne, on a fait deux fautes bêtes et ça a privé de cette option-là. En fin de match, on a vu que ça pouvait créer des opportunités pour Rudy », note Vincent Poirier.
Début décembre, le shooteur longue distance le plus adroit de la NBA n'était autre que Jonas Valanciunas, avec 51,7 % de réussite. Le pivot de New Orleans a quitté son petit nuage (36,1 % en fin de saison) mais onze ans après ses débuts outre-Atlantique, il a ajouté le tir primé à son arsenal offensif. « Si vous regardez nos matches, le coach ne nous laisse pas beaucoup nous écarter, on joue plutôt old school », sourit Sabonis, lui aussi capable de faire feu derrière l'arc.
Lire aussi: Tarifs paintball Île-de-France
Contre la Slovénie, les deux Lituaniens ont surtout été trouvés au poste bas où leur arsenal technique est plus étoffé que celui de Rudy Gobert et Vincent Poirier. Les deux pivots bleus brillent surtout en mouvement, à la conclusion de pick-and-rolls ou de jeu rapide.
Mur bleu contre marée verte. Ce sera le pari à l'intérieur pour Gobert et Poirier, dont la mission première sera de sécuriser le rebond. Le pays balte est loin d'être infaillible dans ce secteur malgré la présence de son duo intérieur. Invaincue en préparation, la Lituanie a concédé en moyenne 10,4 rebonds offensifs par match quand elle n'en a cueilli que 8,1. C'est l'une des faiblesses de l'équipe de Katys Maksvytis.
« Les Français sont physiques, je m'en souviens depuis les tournois juniors où j'avais coaché Jonas Valanciunas contre Rudy Gobert. Il y aura d'autres duels avec Poirier-Sabonis et Yabusele, mais le contrôle des airs sera une clé du match », reconnaît le sélectionneur lituanien. Le triple meilleur défenseur de l'année et meilleur rebondeur de la saison (14,7) en NBA et Poirier, ancien meilleur rebondeur de l'Euroligue (8,3 en 2019, avec Vitoria), dont le pouvoir de dissuasion est supérieur à leurs homologues, devront dominer ce secteur majeur.
Si Gobert et Poirier ne se sont pas montrés à leur avantage contre l'Allemagne (63-76), Sabonis et Valanciunas ont aussi souffert contre la Slovénie, dont le talon d'Achille est pourtant la densité du secteur intérieur. Les deux Baltes peinent à trouver la bonne alchimie et des espaces près du panier. Leur faiblesse défensive sur pick-and-roll devrait créer des ouvertures aux intérieurs des Bleus.
La France retrouve la Lituanie pour un match à quitte ou double, et dans la « peinture », près des arceaux, deux géants, Rudy Gobert (2,16 m) et Jonas Valanciunas (2,11 m), porteront chacun les espoirs d'une nation. Le premier pour assurer à la France un sésame pour les quarts de finale de la Coupe du monde et lui éviter un exploit obligatoire contre l'Australie, lundi ; le second pour offrir un sursis à des Baltes au bord de l'élimination.
Lire aussi: Explications et conseils : ajuster un plomb
Dans ce huitième de finale déguisé en match de groupes, la bataille pour le rebond sera une clé aussi importante que l'adresse entre ces deux titans dont l'histoire remonte à loin. « Ça va être un bon duel, entre deux gars de la même année que moi, 1992 », anticipe avec excitation Evan Fournier.
« Ils se côtoient depuis plus de dix ans. Valanciunas était la star de la génération dans le secteur intérieur. Maintenant, Rudy a pris le dessus, estime l'arrière d'Orlando. Il ne l'avouera jamais, mais je suis sûr qu'il y a un truc, que cette confrontation lui tient à coeur. Ils ont deux profils très différents. Ça sera une guerre, car Valanciunas est vraiment physique. Il posera problème. Mais j'ai confiance en Rudy. »
En NBA, le duel a souvent tourné à l'avantage du Lituanien (10-2). En sélection jeunes, Valanciunas avait surclassé des Bleuets (104-63) fort dépourvus et impuissants à l'Euro des moins de 18 ans (34 points, en 2010, seulement 6 pour Gobert). Chez les seniors, les deux ne se sont croisés qu'une fois. Le transfuge de Cholet avait arraché la médaille de bronze au Mondial 2014 (95-93), sans réussir à s'exprimer offensivement (4 points). Mais les deux fantasment toujours sur un premier sacre international.
Pour être prêt, Gobert, devenu une machine à contres, a sacrifié une bonne partie de son été pour étoffer encore sa musculature, et suivi un programme intensif spécifique à Los Angeles pour progresser au tir, avec le coach spécialisé en développement individuel de Limoges, Yacine Aouadi.
« Je suis chaud pour le match, peu importe qui est en face, bluffe le pivot. Je vois ça comme un challenge, c'est un très bon joueur, encore plus en sélection, la star depuis les moins de16 ans, une des forces de leur équipe. »
Lire aussi: Astuces pour charger un chargeur Airsoft
Le duo Sabonis-Valanciunas prend en moyenne 6 rebonds offensifs par match, ce qui demandera à Gobert une attention de chaque seconde, et un soutien sans faille de ses coéquipiers, tant du premier rideau - Ntilikina-Albicy - que des autres intérieurs - Poirier, Lessort, M'Baye -.
« Le scénario va donner une dose d'adrénaline supplémentaire, soulignait Vincent Collet. On devra retrouver notre identité défensive malgré le niveau supérieur d'un adversaire solide à tous les postes. Rudy sera essentiel, mais tout le monde devra mettre la pression sur leurs arrières, pour les emmener vers lui, là où il peut exceller. Notre équipe n'a encore rien prouvé. Elle doit écrire sa propre histoire. »
Gobert compte bien l'y aider.
Victorieuse de la Lituanie (78-75), l'équipe de France s'est évité une pénible rencontre de tous les périls lundi face à l'Australie (14h00). Qualifiée pour les quarts de finale dès son premier match du deuxième tour, un peu aidée par les Australiens qui avaient battu la République dominicaine juste avant (82-76), elle n'y jouera « que » la première place de son groupe, une perspective bien plus réjouissante. Mais elle ne s'est pas évité une belle frayeur pour avoir payé en deuxième mi-temps le prix de nombreuses fautes.
Ces coups de sifflet ont limité le temps de jeu des meneurs (Albicy, Ntilikina) et obligé Vincent Collet à utiliser Rudy Gobert avec précaution, déréglant son organisation. Cela a permis à la Lituanie de repasser devant (70-72, 2'45'' à jouer) alors qu'elle avait été dominée en première mi-temps et qu'elle a compté jusqu'à 17 points de retard dans la seconde (59-42, 25e).
La Lituanie, petit pays mais grand du basket, avait déjà connu un scénario similaire au premier tour face à l'Australie. Là aussi, elle n'avait pas réussi à conclure l'affaire, probablement parce que sa génération actuelle compte dans ses rangs plus de force et d'envie, à l'image du pivot Jonas Valanciunas (18 points), que de talent pur. C'est pour cela qu'elle est aujourd'hui éliminée.
À l'inverse, les Bleus ont pu compter sur la classe de Nando de Colo (21 points), qui a inscrit plusieurs paniers clés dans le money time, notamment le dernier en un-contre-un à quinze secondes du terme après que Rudy Gobert a empêché un lancer-franc lituanien de rentrer d'une manière peut-être illicite, semblant toucher le cercle.
« On savait que ça allait être notre premier vrai test face à une équipe bien organisée », a résumé sur Canal+ le sixième homme De Colo.
Auparavant, c'était Evan Fournier (24 points) qui avait tenu la baraque, permettant aux Bleus de réussir pour le troisième match de suite une excellente entame (20-8, 9e). Le même Fournier qui a écopé à la mène quand les Baltes revenaient au score. Mais c'est plus globalement en restant « ensemble » que les Bleus ont tenu, a apprécié Rudy Gobert.
« Ils ont tout essayé mais on n'a rien lâché. Pour moi ce sera un match clé en fin de compétition », ajoutait-il.
Les basketteurs français ont bénéficié d'une erreur d'arbitrage dans les dernières secondes de leur victoire contre la Lituanie 78 à 75, samedi à Nankin, qui les a qualifiés pour les quarts de finale, a reconnu dimanche la Fédération internationale (Fiba).
Alors qu'il restait 30 secondes et que la France menait d'un point (76-75), le pivot Rudy Gobert a « nettoyé » le cercle sur le second lancer franc de Jonas Valanciunas, mais il a touché l'arceau en même temps que le ballon, ce qui est interdit. Nando De Colo a marqué le dernier panier de la victoire sur l'action suivante.
La Fiba a admis dans un communiqué que les arbitres auraient dû siffler une « interférence et accorder un point à la Lituanie ». Le score du match n'a pas été remis en cause malgré une réclamation de l'équipe balte.
La Lituanie s’est inclinée de peu face à l’équipe de France lors du 2e tour de la Coupe du monde de basket (78-75). Une rencontre marquée par un arbitrage jugé favorable aux Bleus selon l’entraîneur lituanien Dainius Adomaitis.
L’équipe de France de basket s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde en venant à bout de la Lituanie (78-75). Une victoire étriquée pour les hommes de Vincent Collet face à des Lituaniens qui n’ont pas démérité.
« C’est une putain de blague. Les joueurs passent deux mois loin de leur famille, ils gagnent zéro dollar et ils tombent sur des gens (les arbitres) qui ne respectent pas le basket. En cause, le geste du Rudy Gobert pour chasser le ballon de l’arceau sur un lancer franc lituanien.
Vincent Collet n'a pas tardé à réagir sur la sortie médiatique de son homologue. « Je me souviens pas de ce dernier lancer, (...) Je me souviens par contre que, sur une pénétration de Nando ou Evan plus tôt dans le match, un Lituanien a touché l’arceau. »
Le geste de Rudy Gobert n'aura pas de conséquence sur le résultat du match. La FIBA a reconnu une erreur des arbitres sur le « nettoyage de cercle » de Rudy Gobert, dimanche face à la Lituanie (78-75). Le résultat reste inchangé, mais les arbitres sont suspendus.
Le staff lituanien avait déposé un recours auprès de la FIBA après le geste polémique de Rudy Gobert à la fin du match entre la France et la Lituanie (78-75). Le joueur avait « nettoyé » l'arceau, repoussant un lancer franc de Jonas Valanciunas à 76-75, qui aurait remis les deux équipes à égalité. La manoeuvre est illégale, mais la FIBA a rejeté le recours de la Lituanie.
« Après analyse vidéo du match entre la France et la Lituanie, joué le samedi 7 septembre, la FIBA a déterminé que lors du dernier lancer franc du joueur lituanien n°17 (Valanciunas), avec 30"8 secondes à jouer dans le quatrième quart-temps, le joueur français n°27 (Gobert) a touché le cercle alors que le ballon était en contact avec celui-ci », détaille le communiqué de presse.
« La bonne décision aurait dû être de siffler une interférence et un point aurait dû être accordé à la Lituanie. Les arbitres de ce match n'arbitreront plus lors de cette Coupe du monde 2019 ».
En Lituanie, la défaite des Verts face à la France est un scandale national.
Les Lituaniens n’acceptent pas tout particulièrement que Rudy Gobert ait « nettoyé » le cercle sur un lancer-franc de Jonas Valančiūnas à 30 secondes de la fin du match. S’il avait été accordé, la Lituanie aurait égalisé à 76. En regardant l’action à la vidéo, il est clair que le pivot des Bleus touche ce cercle avant de ressortir le ballon, ce qui est interdit.
« À quoi sert le système de vidéo ? », s’est emporté le coach Dainius Abromaitis lors de la conférence de presse. « Il n’y a pas besoin d’être intelligent, il suffit d’être honnête. Arrêtez le match, allez voir ce qu’il s’est passé à la vidéo. Ces gars-là passent tout l’été, deux mois sans leur famille, ils recoivent zéro dollar, zéro euro. J’ai le plus grand des respects pour eux, mais quelqu’un ne respecte pas le jeu. C’est une putain de blague ! »
L’ancien joueur du BCM Gravelines a ajouté:« Posez vos questions à la FIBA. Demandez-leur. Pourquoi me questionnez-vous sur l’arbitrage ? C’est le deuxième match d’affilée. Le premier face à l’Australie, c’était du rugby, et là dans le second, on ne pouvait même pas poser le moindre contact. C’est une blague à la con ! Ce n’est pas du basket, ce n’est pas un système ».
Les Lituaniens mettent en cause la désignation des arbitres et le fait que c’était le deuxième match consécutif où ils ont été arbitrés par des officiels d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale. Deux Portoricains et un Argentin ont sifflé lors du match contre les Australiens.
Aux médias baltes, Adomaitis a déclaré:« Un arbitre a lancé à l’un des joueurs pendant le match: « Je suis très heureux » d’être ici. C’est mon premier match de ce genre. » Vous plaisantez b ** d? C’est incompréhensible. Après cela, regardez le match. Oui, nous avons fait des erreurs, j’en ai fait, et les joueurs aussi, mais pas à ce sujet. Ils ne font pas leur travail. »
À la connaissance du site BasketNews.lt , une protestation officielle a été déposée auprès de la Fédération Internationale. Elle a été signée par le capitaine et le coach dans les délais légaux. La FIBA a 24 heures pour rendre sa décision mais les Lituaniens ne se font aucune illusion.
Selon les règles de la FIBA, les matches peuvent être rejoués pour des raisons techniques (panneaux défectueux, etc.), mais non à la suite d’une décision arbitrale. Le calendrier très serré de cette Coupe du monde rend de toutes façons impossible cette alternative.
Et puis, même s’ils ont raison sur ce cas précis, les Lituaniens ne peuvent oublier que d’autres décisions des trois arbitres ont été défavorables aux Français. D’ailleurs Vincent Collet le faisait remarquer estimant que Evan Fournier n’avait pas obtenu les lancers qu’il méritait, tout en bottant en touche à propos de l’action litigieuse de Rudy Gobert:« Les Lituaniens crient au scandale mais ils sont très mal placés pour cela. Je ne vais pas envenimer la situation, mais il faut regarder l’ensemble de la rencontre.
| Joueur | Points par match | Rebonds par match | Contres par match |
|---|---|---|---|
| Rudy Gobert | 15.9 | 12.9 | 2.3 |
tags: #gobert #équipe #lituanienne