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Le Tarn-et-Garonne, situé dans la région Occitanie, offre un cadre exceptionnel pour les chasseurs. Niché au cœur du sud-ouest de la France, ce territoire présente une diversité de paysages propice à la pratique de la chasse, que ce soit en plaine, en forêt ou au bord des nombreux cours d’eau qui le traversent. Les vastes plaines agricoles du Tarn-et-Garonne abritent une faune variée, allant des petits gibiers tels que perdrix, faisans et lièvres aux grands ongulés comme les sangliers et les chevreuils. La richesse de la biodiversité dans le département garantit une belle expérience de chasse.

Cette diversité est à l’origine de 40 modes de chasse qui représentent un patrimoine culturel sans équivalent dans le monde ! Environ 90 espèces issues de la faune sauvage dont une soixantaine d’oiseaux sont chassables en France. C’est plus que dans d’autres pays européens.

Cette spécificité française s’explique par la diversité des 4 régions biogéographiques (atlantique, alpine, continentale et méditerranéenne) qui la compose, ce qui est plus que dans aucun autre pays européen, et la qualité de ses biotopes. En France, seules les espèces citées dans l’arrêté du 26 juin 1987, régulièrement amendé, peuvent être chassées.

Les espèces et les plans de chasse

Dans le département de Tarn-et-Garonne, le cerf, le chevreuil et le daim sont les trois espèces de grand gibier soumises à plan de chasse. Le plan de chasse détermine le nombre minimum et maximum d'animaux à prélever sur les territoires de chasse. Il tend à assurer le développement durable des populations de gibier et à préserver leurs habitats.

Conformément aux articles L. 425-8 et R. 425-2 du code de l'environnement, le représentant de l’Etat détermine le nombre minimal et le nombre maximal d'animaux à prélever annuellement dans l'ensemble du département pour chacune des espèces de grand gibier soumises à un plan de chasse.

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Suite aux comptages effectués en fin de saison cynégétique, les fourchettes de prélèvements pour la campagne 2023-2024 sont en légère augmentation par rapport à la saison passée.

Réglementation de la chasse

Voici quelques exemples de périodes et de modes de chasse autorisés pour certaines espèces :

  • Du 14/09/2025 au 28/02/2026, tir du renard, à balle, à flèche, ou à plombs.
  • Modes de chasse autorisés : A l'affût ou à l'approche, En battue sous la responsabilité du Président ou de son délégué.
  • A l’affût ou à l’approche : les chasseurs doivent être porteurs de la carte «tir d’été sanglier». En battue : sous la responsabilité du Président ou de son délégué. Durant cette période le tir du renard est autorisé à balle, ou à flèche.
  • A l’affût ou à l’approche : les chasseurs doivent être porteurs de la carte «tir d'été chevreuil», un bracelet chevreuil plan de chasse attribué au territoire devra être bouclé afin de pouvoir déplacer l'animal.
  • Modes de chasse autorisés : A l'affût ou à l'approche, les chasseurs doivent être porteurs d'un bracelet plan de chasse chevreuil. En battue sous la responsabilité du Président ou de son délégué.

Gestion et conservation

Les réserves naturelles et les zones de chasse régulées témoignent de l’engagement du département envers la préservation de la faune et de la flore locales.

Michel Weill annonçait le 21 avril au soir un projet d’envergure pour les chasseurs du Tarn-et-Garonne au cours de l’assemblée générale de la fédération départementale, sous la halle du marché-gare à Montauban. En plus de la subvention de fonctionnement classique à la fédération (47 500 € actuellement), le Département a donné une suite favorable au projet « sécurité à la chasse et traitement et valorisation de la venaison » avec une autorisation de programme de 606 000 € pour des équipements ayant trait à la sécurité à la chasse : miradors et signalétique, ainsi qu’un appui pour la gestion des déchets de venaison avec l’achat de congélateurs et bacs d’équarrissage. Aussi, l’aménagement de centres de collecte comprenant des chambres froides et des dispositifs d’assainissement.

Le Département soutient la chasse en Tarn-et-Garonne avec d’autres actions encore : par une association avec la Fédération lorsqu'il intervient, en particulier, dans la gestion des espaces naturels sensibles (ENS), par l’écoute des chasseurs sur la problématique des projets éoliens et des nuisances que ces infrastructures pourraient causer vis-à-vis de la migration de certaines espèces d’oiseaux.

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Pour sécuriser les battues, les associations de chasse peuvent profiter de l’opération « miradors » en bénéficiant d’une aide financière du conseil départemental. A ce jour 3 113 miradors ont été créés.

Sur le département, on compte 21 sites de collecte dans lesquels 120 tonnes de déchets de venaison ont été récupérées. Subventionnée par le Conseil départemental, l’opération a coûté l’an dernier 40 000 euros. Les déchets ont été transportés en Lot-et-Garonne pour être traités. Le Tarn-et-Garonne est un des rares départements français à avoir mis en place une telle collecte.

Focus sur certaines espèces

Le Sanglier

Un biotope favorable avec suffisamment de nourriture, une météo sèche sans brouillard évitant des sources de maladies… tout a été réuni pour que les sangliers se développent grandement. « Cet animal a su parfaitement s’adapter à l’urbanisation en trouvant des gîtes sur des zones très difficiles à chasser. L’espèce profite aussi de printemps plus doux et sec pour se reproduire plus tôt, explique Frédéric Lecapitaine, technicien supérieur de la fédération départementale de chasse.

Nous comptabilisons plus de 5 000 battues en 2022 ce qui a mobilisé près de 90 000 chasseurs. Notre activité a ainsi permis de limiter les dégâts sur les cultures. La fédération a dû indemniser les agriculteurs à hauteur de 100 000 euros l’an dernier, un montant similaire à celui de 2021. »

Quand on regarde de plus près la carte des battues au sanglier, on retrouve encore cette année en tête les communes qui longent la Garonne et celles du Causse : à Caylus 355 animaux ont été tués, 261 à Saint-Antonin, 208 à Moissac et 179 à Montech. Mais si l’on ramène les individus prélevés par rapport à la surface chassable, Montbartier arrive largement en tête.

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C’est d’ailleurs sur cette commune que la fédération départementale a réalisé une enquête pour mieux connaître cette espèce : 43 individus ont été capturés puis bagués et relâchés. « À ce jour nous en avons récupéré 21 lors de chasses. On s’aperçoit que l’animal est plutôt sédentaire et que sa croissance lors des premiers mois est très rapide, précise Frédéric Lecapitaine. Un sanglier grossit d’environ 4 kg/mois jusqu’à ses 3 ans. Ces premiers retours de l’étude tendent à prouver que l’espèce évolue dans un biotope qui lui est favorable et que son développement est rapide.

Le Cerf

Dans la famille des grands gibiers, le bilan 2022 laisse apparaître une augmentation des effectifs de cerfs avec 297 animaux prélevés surtout dans l’est du département. Les attributions de colliers seront en augmentation cette année passant à 382 avec des demandes sur des communes du Pays-de-serres en Quercy et en Lomagne.

Le Lièvre

Pour le petit gibier, le lièvre profite de conditions météo optimales pour se développer. Les mêmes comptages effectués après la période de chasse réalisés depuis plus de 20 ans sur 20 communes historiques indiquent des effectifs en nette hausse signant un record absolu à 2,37 individus au kilomètre (1,84 en 2021).

La Palombe

Au rayon des records, on retrouve la palombe où depuis la palombière témoin, 343 groupes ont été comptabilisés en 2022.

Gibiers d'eau

Canard colvert, pilet, siffleur, souchet, Sarcelle d'été et hiver, Barge rousse, Bécasseau maubèche, Chevalier aboyeur, arlequin, combattant, gambette, Courlis courlieu, Huîtrier pie, Pluvier doré et argenté.

De nombreuses espèces ont su profiter d’une météo particulièrement sèche et chaude en 2022 alors que certains gibiers d’eau sont en recul.

Tableau récapitulatif des prélèvements de sangliers par commune

Commune Nombre d'animaux tués
Caylus 355
Saint-Antonin 261
Moissac 208
Montech 179

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