La giberne est un sac de cuir rigide porté en bandoulière par les soldats. C'est un accessoire indispensable puisqu’elle renferme les munitions et les outils nécessaires à l’entretien de leur arme.
C’est par une ordonnance de 1747 que le nom de demi-giberne est imposé.
« La demi-giberne doit être une poche en cuir de vache rouge ou noir, possédant un patron en bois pour 20 cartouches. La giberne ne diffère de la demi-giberne, que par la grandeur de la poche.
La suppression de la giberne est une des transformations résultant des campagnes d’Afrique.
Accessoire indispensable puisqu’elle renferme les munitions.
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Une giberne destinée à un officier de cavalerie légère caractérisée par sa couleur rouge particulièrement affectionnée par les hussards.
En 1837, le sabre-briquet reparaît et est muni du ceinturon qui fait enfin sa réapparition après une longue éclipse, puisqu’il n’existait plus sous l’Empire.
Sous l’Empire, bien que l’on n’utilise plus guère les grenades, l’appellation de grenadiers demeure pour désigner des soldats d’élite et de grande taille. Ils sont présents dans l’infanterie de ligne à raison d’une compagnie par bataillon.
Les soldats portaient ces outils ainsi qu’une bonne partie du fourniment en bandouiliére adaptée (le fourniment étant l’ensemble des objets de l’équipement du soldat). Charge à chaque soldat de les maintenir en bon état.
Chaque fantassin portait une gourde, qu’il se procurait lui-même ; un sergent par compagnie portait dans la sienne du vinaigre, qu’il distribuait aux hommes pour purifier l’eau.
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Chaque soldat devait posséder sur lui 50 cartouches.
Les cartouches : Chaque soldat devait posséder sur lui 50 cartouches.
Le logement : Rapidement, tentes et couvertures viennent à manquer tout comme les outils portatifs.
Nos jeunes soldats ont montré de la bonne volonté pour le combat ; mais ont, par ailleurs, très mal supporté les fatigues; des fusils, des sacs, des bidons, des marmites ont été jetés en grand nombre: il y a véritablement de la barbarie, je dirais presque un crime de lèse-nation, à les charger ainsi de huit jours* de vivres, 60 cartouches, chemises, souliers, marmites, etc.
Le fantassin est équipé d’un fusil à silex modèle 1777, modifié an IX. Une arme d’ 1,52m (sans sa baïonnette), de 4,6kg et d’un calibre de 17,5mm, projetant une balle sphérique en plomb de 23g.
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En faisant ainsi un soldat napoléonien pouvait tirer environ deux ou trois coups de feu à la minute.
Cette cadence est bien entendu variable selon l’entrainement, et l’état de stress du combattant.
Dans la mesure du possible on essaye d’effectuer un tir de salve, qui a un effet psychologique plus important.
Il est généralement inutile d’ouvrir le feu à plus de 200m, et vaut mieux attendre des distances beaucoup plus courtes pour une meilleure efficacité.
| Élément | Description |
|---|---|
| Giberne | Sac de cuir pour cartouches |
| Fusil | Fusil à silex modèle 1777 |
| Cartouches | 50 cartouches par soldat |
| Gourde | Pour l'eau, parfois avec vinaigre |
| Havresac | Sac pour effets personnels |
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