Le fusil mitrailleur, une arme emblématique, a marqué l'histoire militaire à travers divers conflits. Son utilisation et son impact varient considérablement selon le contexte historique et géographique.
La Première Guerre mondiale a vu l'émergence du fusil mitrailleur comme une arme clé. Les tranchées étaient parfois à 6 ou 8 mètres de distance. Cette guerre est une guerre de taupes. Le fusil devient arme de second plan ; il est remplacé par la grenade à main, la grenade à fusil et le fusil mitrailleur.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les groupes de résistance ont utilisé des fusils mitrailleurs pour mener des actions de guérilla contre l'occupant. Depuis le mois de juin 1944, conduits par leur chef Pierre Maujean, les résistants du secteur de Tavaux multiplient les sabotages afin de perturber les mouvements de troupes allemandes vers la Normandie.
Dans la nuit du 26 au 27 août, la Résistance axonaise reçoit un parachutage au Val Saint-Pierre, près de Tavaux. Dans l’après-midi du 27 août, les 12 containers contenant notamment 28 pistolets-mitrailleurs Sten, 6 fusils-mitrailleurs Bren, 36 fusils, 8 400 cartouches pour les Sten et 11 400 cartouches pour les Bren sont répartis entre le secteur de Tavaux et le secteur de Saint-Erme.
Le 30 août dans la matinée, ces armes sont nettoyées et rendues opérationnelles par Pierre Maujean et ses hommes, qui sont désormais impatients de les utiliser. Près du café de la place, la dizaine de résistants sous la conduite de Pierre Maujean croise cependant la route d’un groupe de soldats SS, et un échange de tirs a lieu.
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Le 31 août 1944 vers 13h15, secondés par un blindé américain, entre 150 et 300 résistants F.F.I. arrivent à Pontséricourt et échangent des coups de feu avec des soldats allemands durant un grande partie de la journée, un groupe de soldats épaulés par des chars Tigre tenant encore l’ouest du village autour du château et de l’église.
Si aujourd’hui les combattants FTP-MOI sont auréolés d’un grand prestige, la 35e Brigade à Toulouse, Carmagnole à Lyon, Liberté à Grenoble, Marat à Marseille, Manouchian à Paris… leur combat a été plongé dans l’oubli pendant 40 ans. Ils ont pourtant été le fer de lance de la résistance armée.
Et c’est en juin 1942, avant même l’occupation de la zone sud, que tous les groupes armés des diverses sections de la M.O.I. furent regroupés dans les F.T.P.-M.O.I. . Sous le commandement de l’état-major général F.T.P. F, Avec des commandements interrégionaux et régionaux comprenant à tous les échelons : un Commandant militaire, un Commandant politique (Commissaire aux effectifs) et un Commandant technique.
Les activités des F.T.P-M.O.I furent variées et soutenues : sabotages ferroviaires {voies ferrées, dépôts SNCF, déraillements … }, attaques des troupes d’occupation {Fort de Montessuy, tramway ligne 24, cinéma Royal. .. }, sabotages industriels (usines Bronze-avia, Grammon, Berliet .. . ), exécution de collaborateurs {Président Faure-Pinguely}.
Un exemple d’organisation des combattants lors d’une attaque: 1 groupe = 9 hommes, 1 équipe = 3 hommes, 1 détachement = 3 groupes = 27 hommes (effectif d’une mission de grande ampleur).
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L'armée belge comptait officiellement 200000 hommes, comprenant 120 bataillons d'infanterie, une division de cavalerie, 78 batteries de 75, 36 batteries d'obusiers et de canons de 100, 6 batteries à cheval, 40 compagnies de mitrailleuses et une classe de milices. Elle disposait de 37600 chevaux, de 2600 voitures, de 15oo automobiles.
Une partie de cette armée avait des fusils d'ancien modèle. Les approvisionnements de cartouches étaient d'une insuffisance notoire. Malheureusement, elle restait par trop inférieure à l'artillerie allemande, comme calibre et comme portée.
Il existe de nombreux mythes véhiculés par le cinéma concernant les armes à feu. Personne ne se retrouve jamais à court de munitions dans un film d’action.
De deux, tirer sur réservoir de voiture rempli d’essence ne le fait pas exploser. En réalité même une munition de calibre 0.50 conçue pour les mitrailleuses lourdes (du genre « balle pour sangliers ») n’a pas la puissance pour faire valdinguer un corps humain. L’effet d’une balle qui perfore de la chair humaine ressemble plus à celui un piercing.
Horatio Herbert Kitchener est l’un des plus grands officiers de l'Empire britannique : c'est un « field marshal », un maréchal, soit le plus haut titre de l'armée de terre. Il s'illustra dans la guerre contre les mahdistes, au Soudan, puis dans la guerre des Boers, en Afrique du Sud.
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Cette réussite a été facilitée par l'usage d'une nouvelle invention (1884) : la mitrailleuse à tir automatique Maxim. Mais les Boers résistent ; Kitchener applique donc la politique de la terre brûlée, une tactique héritée de la guerre des Gaules consistant à tout brûler sur son passage pour décourager l'ennemi. Parallèlement, il met en place des camps de concentration à l'aide de fils de fer barbelés (une invention américaine de 1874 et destinée aux éleveurs du Middle West).
| Arme | Utilisation | Contexte |
|---|---|---|
| Fusil Mitrailleur Sten | Parachutages, Résistance | Seconde Guerre Mondiale |
| Fusil Mitrailleur Bren | Parachutages, Résistance | Seconde Guerre Mondiale |
| Mitrailleuse Maxim | Offensive | Guerre contre les Mahdistes |
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