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Les frégates sont apparues au XVIe siècle, pendant l’âge d’or des galions. Entre le XVIe siècle et le XIXe siècle, les frégates évoluèrent en navires de guerre de taille moyenne avec un pont d’artillerie portant des pièces de calibre moyen (24 livres) et des affûts sur le pont supérieur.

Elles étaient plus rapides et manœuvrables que les vaisseaux de ligne tout en gardant une grande autonomie, un grand rayon d’action et des capacités militaires importantes. Les frégates furent à cette époque les vaisseaux les plus actifs, elles étaient constamment maintenues opérationnelles, contrairement aux grands navires de ligne qui eux étaient souvent désarmés et maintenus dans les ports, en temps de paix, car le coût de leur entretien était prohibitif.

En temps de guerre, elles effectuaient des missions de reconnaissance (rôle d’aviso) ou de liaison (véritables estafettes des mers, elles convoyaient les ordres et les messages importants) pour les flottes de ligne, et attaquaient les convois commerciaux en pratiquant la guerre de course, seules ou regroupées dans de petites unités.

Les frégates ont souvent représenté l’état de l’art de la marine à voile, tant en matière de gréement qu’en dessin des coques ; autour des années 1800, un bon marcheur pouvait filer dans les 12 nœuds, vitesse remarquable pour l’époque.

Leur armement pouvait aller de 16 à 22 canons sur un pont (La Confiance de Surcouf, par exemple) jusqu’à 74 canons sur deux ponts (la Belle-Poule de 60 canons, qui ramena les cendres de Napoléon de Sainte-Hélène) qui apparurent lors du XIXe siècle.

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* frégate de 30 ou de 60 comptant environ 500 hommes vers 1805 à 1846 qui sont l’aboutissement de la marine à voile avec le seul calibre de 30 livres. Les différentes frégates, vers 1830, de 40, 50 ou 60 canons ont un assortiment de canons courts, moyens et longs, tous de 30 livres. Le passage d’une classe à l’autre s’est fait de manière empirique dans un premier temps.

Après que la vapeur eut fait son apparition (1840-1860), les frégates à vapeur étaient alors les bateaux les plus rapides.

Le terme de frégate réapparut dans la marine britannique pendant la Seconde Guerre mondiale pour désigner les navires plus grands que les corvettes, mais plus petits que les destroyers, et chargés de l’escorte des convois. Ces bâtiments avaient principalement un armement et un équipement à vocation anti-sous-marine, délaissant l’armement de lutte contre les navires de surface, en particulier, les torpilles.

Ils étaient plus lents que les destroyers, car ils escortaient surtout des cargos qui filaient moins de vingt nœuds, mais aussi plus endurants en particulier dans des mers agitées, car il devait remplir leur mission sur toute la longueur de l’Atlantique.

La Belle Poule : Un Exemple Emblématique

La "Belle Poule" était une frégate de 60 canons de la marine française. J.D. Sa construction commence à Cherbourg le 1er avril 1828 « sous cale ouverte ». Elle est lancée le 26 mars 1834 [1]. Elle est armée en 1839. Son équipage est composé de 300 marins. La Belle Poule est dessinée par l'ingénieur général M.F. Boucher [2]. Elle mesure 54 mètres de long et déplace 1 500 tonneaux.

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Bien que sa construction ait commencé en 1828, la Belle Poule n'a été lancée qu'en 1834. Elle fut l'un des premiers navires construits dans un chantier couvert, ce qui permettait aux constructeurs de retarder la construction lorsque les circonstances politiques et financières n'étaient pas favorables. Sa conception s'inspire de la classe de frégates de l'USS Constitution. La Belle Poule Bateau Napoléon est surtout connue pour avoir transporté les restes de Napoléon Bonaparte de Sainte-Hélène vers la France.

Le Rapatriement des Cendres de Napoléon

En 1840, Félix Coquereau embarque sur une frégate pour rapatrier en France les restes de Napoléon Ier. Originaire du Maine, curé en Sarthe durant deux ans, l'abbé Félix Coquereau a été l'aumônier de la Belle Poule (ici reproduction exposée au musée de Toulon) lors du voyage à Sainte-Hélène pour rapatrier en France, les restes de Napoléon Ier.

Le 7 juillet 1840, la Belle Poule, fière frégate française de 60 canons, quitte le port de Toulon, accompagnée de la corvette La Favorite. Nombreux étaient les candidats à ce voyage historique. Mais très peu ont eu l'honneur d'y participer. C'est à cet abbé que nous allons tout spécialement nous intéresser. Pourquoi ? Parce que c'est un homme du Maine. Félix Coquereau est né à Laval, le 27 novembre 1808. Il y a grandi et commencé ses études littéraires. Plus tard, devenu prêtre, il a officié dans la Sarthe pendant plusieurs années. Là « il s'adonna à l'étude de l'Écriture et des Saint-Pères en vue de la prédication dont il voulait faire sa carrière », écrit une biographie.

Mais revenons à ce voyage historique de la Belle Poule. Les navires français arrivent à Sainte-Hélène le 7 octobre 1840. Ils seront de retour en France fin décembre.

En 1840, elle est choisie pour ramener de Sainte-Hélène à Cherbourg les cendres de Napoléon. De 1841 à 1843, elle est utilisée par le prince de Joinville, fils de Louis-Philippe Ier, pour ses voyages diplomatiques.

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Tableau Récapitulatif de la Belle Poule

Caractéristique Valeur
Date de lancement 26 mars 1834
Concepteur M.F. Boucher
Longueur 54 mètres
Déplacement 1 500 tonneaux
Armement 60 canons

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