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Alors que la taxe à 75% est au cœur des débats, il est essentiel d'apporter des éclaircissements sur la relation complexe entre performance sportive et performance financière dans le football. Le grand public s'interroge sur la gestion des clubs et leur compétitivité sportive.

La Gestion Financière des Clubs : Un Équilibre Délicat

Avec la DNCG, l’organe de contrôle financier des clubs, les clubs sont sous contrôle permanent, ce qui les oblige à surveiller sans cesse leur équilibre financier, sous peine de rétrogradation. Cela contraste avec certains concurrents européens. Cependant, la majeure partie des clubs français restent déficitaires à chaque fin de saison.

Dans le milieu du football, l’offre est supérieure à la demande. Au regard du nombre de clubs en Europe, voire dans le monde, il y a plus de clubs que de joueurs à un niveau donné. Le joueur a donc le choix et se tournera forcément vers l’offre la plus attrayante, ce qui amène une augmentation artificielle des salaires. Si vous n’êtes pas en mesure de mettre le prix demandé, vous devez vous rabattre sur un joueur d’un niveau inférieur.

Plus on recherche quelqu’un de performant, plus les chiffres grimpent, car les joueurs talentueux sont rares. Et ce qui est rare est cher. Cette concurrence est même plus rude pour les clubs français, car le coût du travail est nettement plus important en France que dans les autres championnats majeurs.

Concrètement, pour un salaire de 100 000€ par mois, un club français dépense en réalité 150 000€, pendant qu’en Allemagne, où les charges sont plafonnées, le club débourse 100 640€. En Italie, ce montant s’élève à 101 860€, en Espagne à 100 750€ et en Angleterre à 113 730€. Quand la France paye 50% de charge avec la taxe à 75%, l'Italie, l’Allemagne et l'Espagne en payent moins de 2% et l'Angleterre moins de 14%.

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Les Défis des Clubs en Compétition Européenne

Pour ceux qui jouent le haut du tableau et sont susceptibles de disputer une Coupe d’Europe, la difficulté réside dans la spécificité des contrats des joueurs : ils signent pour une durée déterminée. Or, lorsqu’on évolue au niveau européen, nous sommes forcés d’étoffer l’effectif au moins en quantité, sans aucune certitude de redevenir européen la saison qui suit.

Si vous ne vous requalifiez pas la saison suivante, vous n’avez donc plus les recettes de la Coupe d’Europe, mais vous gardez les coûts inhérents. Il ne faut pas que les gens ne voient que la partie émergée de l’iceberg, à savoir les matchs et les montants affichés dans les médias sur les transferts ou les salaires des joueurs. Ce n’est pas parce qu’un joueur touche un salaire important que les clubs sont riches !

Le haut niveau coûte extrêmement cher car cela demande de disposer d’installations et d’un encadrement de qualité et en quantité. Pour une équipe amateur, l’encadrement de l’équipe première se résume à 4 ou 5 personnes, pour la plupart bénévoles. Pour une équipe professionnelle, cela varie entre 50 et 250 salariés !

L’équipe amateur utilise des vestiaires et un terrain mis à disposition par la municipalité. Les infrastructures d’entraînement d’un club professionnel sont privées et s’étalent sur plusieurs hectares… Vous retrouvez la même comparaison entre une voiture de Formule 1 et un véhicule personnel. Il y a d’un côté une trentaine de mécaniciens et d’ingénieurs et de l’autre, votre garagiste.

Pour son équipe professionnelle et son centre de formation, un club peut employer 200 personnes, joueurs compris et évoluer ensuite sur un espace de 20 hectares qui a demandé 25 millions d’euros d’investissement et qui coûte 5 millions d’euros par an d’exploitation.

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L'Impact des Nouveaux Stades sur les Finances des Clubs

Un nouveau stade apporte une qualité de confort nécessaire pour les équipes, les spectateurs, les partenaires et les médias. Il permet d’augmenter ses ressources car il est souvent plus grand et permet donc de recevoir plus de public, à condition de le remplir. Et pour le remplir, il est fondamental de gagner des matchs. Pour cela, il faut avoir une équipe performante et donc, les moyens d’avoir des joueurs performants.

Malheureusement, les coûts de fonctionnement des nouveaux stades sont tellement élevés qu’il est difficile de construire l’équipe qui va de pair avec la qualité de l’équipement. Pour un club par exemple, il peut investir plus de 3 millions d’euros pour améliorer les conditions d’accueil de son public, de ses partenaires et des médias. Aujourd’hui, les charges d'exploitations annuelles du stade peuvent atteindre 11 millions d'euros dont 5 millions de loyer !

Masse Salariale et Performance Sportive : Un Lien Indissociable

Baisser la masse salariale signifie automatiquement baisser le niveau de jeu. La concurrence est telle que la performance sportive et la capacité de proposer des salaires attractifs sont indissociables. Aucun dirigeant n’a envie de baisser le niveau de son équipe s’il peut l’éviter. D’abord pour gagner le plus souvent possible, ce qui est l’essence de notre métier, mais aussi parce que dans notre système, la performance augmente les revenus.

Il faut ajuster notre masse salariale à nos dépenses, mais pour garder une compétitivité sportive en équilibrant nos comptes, il faut que la mesure soit collective et non issue d’un club seul. C’est à l’échelle de l’Europe, au niveau de l’UEFA que cela se joue. Il existe plein d’exemples en France de présidents qui ont dû baisser leur masse salariale et qui sont soit en difficulté en Ligue 1, soit même descendus en Ligue 2.

La France, en adoptant le principe de la DNCG, s’est déjà mise en difficulté au niveau européen. Il faut comprendre que, hormis les quinze clubs les plus riches de la planète, il n’est pas possible d’être en haut du classement tous les ans. Tous les autres clubs sont obligés de vendre à chaque intersaison, car la vente des joueurs fait partie des rentrées permettant d’équilibrer un budget.

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Au final, chaque année, nous sommes contraints de perdre des joueurs expérimentés qui sont remplacés par des jeunes en devenir. Mais il faut du temps pour que ces jeunes s’aguerrissent au plus haut niveau. On fonctionne à travers des cycles plus ou moins longs.

Réduire le budget induit une baisse du niveau de l’équipe et un intérêt moindre de la qualité du spectacle que nous allons offrir à nos supporters. Cette spirale négative peut même, à terme, mener à la disparition de certains clubs. Ceux qui ne possèdent pas de grands mécènes ne pourront plus financer leur activité et éponger les déficits, ils ne pourront pas survivre. Il n’y a qu’à regarder des cas concrets. Chaque charge nouvelle qui s’ajoute met le football encore plus en danger.

Les actionnaires du football français prennent des risques et perdent de l’argent pour sauver leur club. Au lieu de les blâmer quand les résultats ne sont pas là, on devrait en prendre grand soin. Car si un jour, ils en ont marre de dépenser de l’argent et dans le même temps de se faire insulter, ils finiront par partir.

Les difficultés économiques sont telles que le football ne peut pas faire l’économie de dire la vérité sur sa situation critique. Dans le sport professionnel, on ne peut pas dissocier le sportif de l’économique. Nous devons résoudre une équation qui s’avère insoluble.

Les médias et spectateurs ne peuvent pas être demandeurs d’une équipe très performante et être étonnés que le club soit en déséquilibre économique. Ou à l’inverse, demander à ce que le club soit économiquement à flot, tout en demandant une équipe compétitive. C’est la responsabilité des instances de répondre à cette question.

Le Football Français Face à des Pertes Colossales

Le football français professionnel a cumulé des pertes totales de 1,2 milliard d’euros sur la saison 2023-2024. Avec de telles pertes, n’importe qui devrait imaginer une faillite générale et une accumulation de dépôts de bilan. Personne ne peut tenir avec de tels résultats, avec une telle comptabilité, avec de tels déboires. Et pourtant, le football français tient.

Il persiste dans une logique ubuesque de financiarisation, en créant une société commerciale et en cédant 13% des parts de celle-ci à un fonds d’investissement du Luxembourg, CVC Partners, contre la somme de 1,5 milliard d’euros. Il persiste dans sa logique de comptabilité lâche, en augmentant sa masse salariale et en dépassant les ratios de fonctionnement, fixés par l’UEFA, contrairement à quasiment tous les clubs européens, conscients de la crise structurelle.

L’économiste Luc Arrondel, professeur à la Paris School of Economics et spécialiste de l’économie du football, parle, à ce niveau-là, d’un cas d’école dans le « too big to fail ». On est dans le cadre d’un « too famous to fail ». Un club de foot serait suffisamment connu et reconnu pour ne pas s’écrouler et aurait toujours, quoi qu’il arrive, une capacité à se maintenir à flot et attirer des investisseurs, des actionnaires et des créanciers. L’idée est simple, et totalement irrationnelle.

Le sport, et le football en particulier, est à la fois touché par le virus de la passion et par un intérêt sportif avant un intérêt économique. Ainsi, les dirigeants, les actionnaires, les investisseurs, vont miser sur un club d’abord par passion, sentimentalisme et supporterisme, sans réfléchir aux pertes, aux coûts et aux dépenses. Ils vont continuer à le « subventionner » whatever it takes.

Et ce procédé est cautionné par les autorités à travers la DNCG, où Direction Nationale de Contrôle de Gestion, créée en 1990 pour faire face au retrait progressif des collectivités dans la subvention des équipes professionnelles. La DNCG a, dès sa création, adopté une logique de solvabilité. Autrement dit, les clubs pouvaient, et peuvent encore aujourd’hui, présenter des comptes prévisionnels dans le rouge, en déséquilibre, tant que le tout est couvert par l’actionnaire.

Les clubs accumulent des déficits tant qu’ils sont couverts et solvabilisés par « l’actionnaire supporter ». Les autorités comptables, la DNCG, ne contraignent pas les comptes prévisionnels et laissent faire. Jusqu’à un point de rupture ? Avec 25 ans de laisser-faire, soutenu par les « 20 glorieuses » des droits TV, passés de moins de 150 millions d’euros dans les années 1990 jusqu’à plus de 700 millions d’euros sur la période 2016 - 2020, les clubs ne se sont pas couverts, n’ont pas constitué des fonds propres ni développé leurs infrastructures.

La DNCG, via sa contrainte budgétaire lâche, validait des comptes en déséquilibre, et les clubs, pas ou peu sanctionnés, continuaient à vivre au-dessus de leurs moyens, à dépenser de l’argent qu’ils n’avaient pas, en espérant obtenir un retour sur investissement grâce à des performances sportives et à des victoires sur le terrain. Et tout cela a perduré pendant 25 ans.

De plus, en maintenant l’idée, la certitude, de la quasi-invincibilité du foot, soutenu par la contrainte budgétaire lâche de la DNCG, les dirigeants du football français n’ont pas construit leur modèle sur la durée et n’ont cherché qu’à garantir la croissance de court terme, notamment via les droits TV.

Depuis 2018, ils ont continuellement fait le mauvais choix en allant vers le mieux offrant plutôt que le mieux disant, en changeant de diffuseur à chaque nouvel appel d’offres, en passant de Médiapro à Amazon puis aujourd’hui DAZN, et sans chercher à construire une fidélisation avec son public et à développer la marque Ligue 1.

Or un objet qui se veut premium, qui souhaite être valorisé à plus d’un milliard d’euros par an, doit être capable d’attirer suffisamment d’abonnés payants pour assurer sa rentabilité. Aucun produit attirant moins de deux millions de téléspectateurs payants à plus de 20€ ne pourra être rentabilisé à 600 millions d’euros ou plus.

L’erreur est donc d’avoir réfléchi à ses intérêts de court terme, non contraints comptablement, sans avoir considéré les conséquences, forcément néfastes de long terme. Mais nous revenons à notre point de départ : pris dans leur attachement émotionnel et leur volonté de succès sportif, les dirigeants du football prennent souvent des décisions impulsives, négligeant les considérations économiques de long terme.

L'Utilité Économique et Sociale du Football Professionnel

Le foot pro français entend se refaire une image. Heurté par « le bashing qu'il y a sur le football », selon les mots de Jean-Pierre Caillot, le président de Reims et vice-président de la LFP, il veut rappeler qu'il possède une réelle utilité économique et sociale.

Selon une étude, qui porte sur la saison 2022-2023, la valeur ajoutée générée directement et indirectement par les clubs s'élève à 5,32 milliards d'euros. Sont ici comptés tous les secteurs impactés indirectement, comme la restauration, l'hôtellerie, les jeux vidéo, les médias ou encore les paris sportifs.

Toujours selon cette publication, le foot français emploie de près ou de loin environ 40 000 personnes et il permet de rapporter 1,2 milliard d'euros à l'État en recettes fiscales. Même si ce constat est à nuancer, car le foot pro engendre aussi des dépenses publiques, entre les infrastructures, la sécurité (parfois refacturée) ou encore le domaine de la santé.

L'étude signale à ce sujet que les actions mises en place par les clubs ont permis de venir en aide à un million de personnes et que le budget moyen consacré aux associations et fondations des clubs était en 2022-2023 de 300 000€.

Ces actions louables et de nombreux emplois du tissu local seraient mis en péril à terme en raison de la baisse drastique des droits télé du foot français. Pour les clubs, elle est, selon ce baromètre, en moyenne de 25 %. Elle est plus importante pour les non-Européens, en raison de la nouvelle clé de répartition des droits à l'international (162M€).

Il y a deux footballs qui sont en train d'apparaître : une bonne dizaine de clubs qui appartiennent à des capitaux étrangers ou à des milliardaires, qui ont moins de problèmes de fin de mois que les autres clubs de Ligue 1, de Ligue 2 et de National, qui sont des ambassadeurs de région.

Ce mauvais deal aurait d'ailleurs des conséquences sur le sport amateur, mais pas forcément sur le foot. Le contrat Nike (de la FFF) a été bonifié et le président de la Fédération a dit qu'il allait redistribuer au monde amateur. Donc, ce qui ne va pas arriver par les professionnels arrivera par d'autres moyens. Mais la taxe Buffet (5 % des droits télé pour aider le sport amateur) est pour l'ensemble des sports et donc ce sont probablement les autres sports qui vont le subir en plus.

Ensuite, on n'a pas attendu qu'un rapport soit fait pour établir le constat que, cette année, l'argent distribué aux clubs était l'équivalent du budget de la Ligue. Avec d'autres présidents, on a pris le taureau par les cornes, avec l'idée de faire dans un premier temps des économies sur le budget de fonctionnement de la LFP. La gestion qu'on est amené à faire dans nos clubs, on a demandé à la Ligue de faire la même chose en regardant sur toutes les lignes. On travaille pour que la masse salariale passe de 22 M€ à 18 M€. Sans couper des têtes, mais quand il y a un grand nombre de salariés, il faut bien regarder s'ils sont tous occupés.

L'Image Écornée du Sport Professionnel et la Place de l'Argent

L’image écornée du sport professionnel s’explique en grande partie par la place « beaucoup trop importante » occupée par l’argent aux yeux d'une majorité de personnes. Ainsi, ils considèrent presque unanimement que « les revenus des stars du sport sont en total décalage avec la réalité économique actuelle » et que « l’argent dénature le sport ».

Les taux de prélèvement, qui sont effectivement plus élevés en France que dans les autres pays, concerne toute l’Economie et non spécifiquement celle du football. Cette situation est expliquée en partie par la diversité des modèles sociaux en Europe, basés à des degrés divers sur le marché, la famille et l’Etat. Ce triptyque explique que les Etats-Providence en Europe sont plus ou moins généreux selon les pays.

Les salaires dans le sport de haut niveau en général, dans le football en particulier, que ce soit en France ou dans les autres pays, sont en moyenne les plus élevés parmi les plus hautes rémunérations. Ils sont par exemple deux fois plus élevés que ceux des dirigeants d’entreprise. Le salaire moyen annuel en France des footballeurs est d’environ 1 120 000 euros brut en 2018 (selon le Global Sports Salary Survey), montant élevé mais trois fois moins qu’en Premier League. Les footballeurs français font donc partie des 0,1% les plus riches en revenus et c’est le cas pour les joueurs de foot de l’ensemble des championnats.

Tous ces éléments sont importants à prendre en considération pour pouvoir bien comprendre l’impact de la fiscalité sur la compétitivité des clubs. Les différences de fiscalité vont de fait concerner essentiellement celles des hautes rémunérations.

Le tableau suivant donne le coût global d’un salarié, d’une part pour un salaire de 100 000 euros brut, et d’autre part pour celui d’un million d’euros brut. Quelle que soit la somme, le coût salarial est plus élevé en France. Et ce sont les charges sociales (patronales et salariales) qui expliquent principalement les différences. En particulier, la France et le Royaume-Uni ne plafonnent pas leurs charges patronales contrairement à leurs homologues.

PaysCharges Patronales (%)Charges Salariales (%)Coût Total pour 100 000€ BrutCoût Total pour 1 000 000€ Brut
France42,5%22%164 500€1 645 000€
Royaume-Uni13,5%N/AN/AN/A

Le débat sur le niveau des charges sociales va au-delà du secteur du football. Il concerne la compétitivité de tous les secteurs économiques et le choix de notre modèle social.

Les Mesures Fiscales Favorisant la Compétitivité des Clubs

Certains voisins européens ont dernièrement adopté des lois favorisant la compétitivité de leur football national. C’est le cas notamment de l’Italie qui a voté au cours des derniers mois plusieurs textes favorisant l’installation de nouveaux résidents fiscaux à hauts revenus.

En Italie l’article 5 du « decreto crescita » (décret croissance), ayant pour objectif initial le « retour des cerveaux » de certaines professions intellectuelles, a été étendu aux métiers du sport. Cette mesure permet ainsi aux Italiens ou aux étrangers qui s’installent dans la péninsule après au moins deux ans passés à l’étranger et s’engageant à y rester au moins deux ans, de bénéficier pendant cinq ans maximum, d’un régime fiscal avantageux : à partir de l’année fiscale 2020, 50% de leurs revenus salariés seront exemptés d’impôt, l’autre moitié restant taxée à 43%. Avec pour seule contrepartie de reverser une contribution de solidarité à hauteur de 0,5% du salaire imposable, destinée au développement du football chez les jeunes.

Les salaires des joueurs de Serie A étant négociés en net (d’impôts), les sommes économisées par les clubs pourront être considérables : pour un joueur recruté par la Juventus pour un salaire annuel de huit millions d’euros net, l’économie réalisée par la « Vieille Dame » serait ainsi de près de quatre millions d’euros par an.

Ces régimes spéciaux ont un réel impact sur les choix de carrière des joueurs. Les clubs peuvent s'en servir comme argument pour inciter les stars à venir jouer sous leurs couleurs ?

Une variation de la fiscalité qui réduirait de 10% le revenu d’un joueur de football dans un championnat donné diminuerait sa probabilité de jouer dans cette ligue de 10% s’il est étranger et d’environ 2% s’il est originaire de ce pays.

Le contre-exemple le plus évident concerne le Royaume-Uni dont la fiscalité a énormément évolué entre 2006 et 2010, notamment un taux d’imposition qui a augmenté pour les tranches de salaire élevées. Grâce à des droits de retransmission beaucoup plus importants qu’ailleurs en Europe, le championnat anglais compense cette fiscalité plus lourde par des rémunérations beaucoup plus élevées : le salaire brut moyen d’un footballeur de l’élite anglaise est de l’ordre de 3 380 000 euros, le salaire médian se situant aux environs de 2 270 000 euros.

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