La Seconde Guerre mondiale, un conflit planétaire qui a opposé les puissances alliées à l'Allemagne, au Japon et à l'Italie, a profondément marqué l'histoire. Environ 70 millions d'hommes et de femmes ont combattu dans les forces armées, mais le gros des tués et des blessés se compte chez les civils. Les répercussions de la guerre ont jeté les fondations du monde tel que nous le connaissons depuis plus de soixante-dix ans.
Née le 26 août 1918 à Alissas (Ardèche), Madeleine Colombel était ouvrière en soie et résistante. Elle se maria à Privas (Ardèche) le 23 octobre 1937 avec Alexandre Colombel. Le 11 juin 1944, en compagnie de France Decavatta, Madeleine Colombel monta porter des renseignements au maquis. Vers 10 heures, après des escarmouches entre les combattants des deux camps, à la vue de la colonne allemande redescendant, les deux jeunes femmes se cachèrent dans des buissons en contrebas de la route. Elle mourut en action le 11 juin 1944 à Lyas (Ardèche).
En parallèle, le nombre des témoins directs du conflit diminue, mais certains des derniers rescapés nous font un inestimable cadeau: la possibilité de voir la guerre à travers leurs yeux. Avant le conflit, la plupart d’entre eux connaissaient peu le monde au-delà de leur milieu. La guerre les a arrachés à leur environnement familier pour les exposer à une diversité inouïe d’expériences nouvelles, et les a mis à l’épreuve de façons jusqu’alors inimaginables.
Betty Webb, 97 ans, a commencé à travailler à Bletchley Park, le centre de décryptage ultra-secret des Britanniques, à 18 ans. Les nazis pensaient que les messages codés par leurs machines Enigma étaient presque impossibles à décrypter. Elle figure parmi ces innombrables femmes dont le travail fut indispensable aux efforts de guerre de leur pays et qui, ce faisant, ont découvert un sentiment d’indépendance et une estime de soi qu’elles n’avaient pas connus auparavant.
Au début, la jeune femme devait inventorier les milliers de messages radio codés allemands interceptés chaque jour par les stations d’écoute britanniques. Mais, la guerre progressant, on lui a confié une mission plus créative: paraphraser les renseignements recueillis par les casseurs de codes, afin que personne ne soupçonne qu’on les avait obtenus en décryptant des codes. Des décennies s’écouleront avant que les employés de Bletchley Park soient autorisés à parler de leur travail pendant la guerre.
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Harry T. Stewart Jr, petit-fils d’un homme né en esclavage, a lui aussi fait ses preuves à 20 ans. Il est devenu pilote de chasse dans la célèbre unité des Tuskegee Airmen, composée uniquement de Noirs. Il a effectué quarante-trois missions de combat. En 1944, il a commencé à escorter des bombardiers américains en Europe. Le dimanche de Pâques 1945, Stewart et six compagnons d’escadrille volaient à 1 500 m au-dessus de l’Autriche (occupée par les nazis), quand des avions de la Luftwaffe, plus nombreux, ont surgi.
La guerre finie, Harry Stewart a pu rester dans l’Air Force, le président Harry Truman ayant mis fin à la ségrégation raciale dans l’armée en 1948. Mais, en 1950, les restrictions budgétaires ont contraint des milliers d’officiers, dont Stewart, à quitter l’uniforme. En 2018, Harry Stewart s’est rendu en Autriche pour la première fois depuis la guerre - mais, cette fois-ci, à l’invitation du gouvernement autrichien.
Les combats ont cessé il y a soixante-quinze ans et, pourtant, à 95 ans, Maria Rokhlina sent encore la guerre dans ses doigts. Née en Ukraine, elle rêvait d’être pilote. Mais elle avait 16 ans en 1941, et l’armée allemande progressait dans sa patrie. En 1942, Maria Rokhlina s’est retrouvée piégée dans Stalingrad assiégée. La bataille a fait rage pendant plus de six mois, réduisant la ville en ruines et décimant sa population.
Victor Gregg a trouvé la proposition d’un petit pain et d’une tasse de thé chaud fort alléchante, par un jour glacial d’octobre 1937, à Londres. Si bien qu’il a suivi un recruteur dans son bureau et s’est engagé dans l’armée britannique. En septembre 1944, il a été largué pour participer à la bataille d’Arnhem - vaine tentative alliée de s’emparer d’un pont sur le Rhin. Capturé, Victor Gregg a été envoyé dans un camp de travail, en Allemagne, près de Dresde.
Cette nuit-là, les avions britanniques et américains ont commencé à faire pleuvoir des bombes incendiaires sur Dresde. La prison a été touchée de plein fouet. Gregg s’est évadé par une brèche dans le mur. Les horreurs qu’il a vues dans les jours suivants l’ont hanté toute sa vie, affirme-t-il, le remplissant de culpabilité et de honte.
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Comment parler de la place de la femme dans l’univers onirique des œuvres de Viktor Pélévine, alors qu’on y trouve plutôt des êtres déshumanisés ? Un des procédés caractéristiques du style de V. Pélévine est de gommer les frontières entre l’animal et l’humain. Le motif de la femme-animale est récurrent dans les textes de V. Pélévine. Dans les œuvres de V. Pélévine, la femme apparaît, le plus souvent, dans un couple, formant un contraste avec l’homme. Or dans ce couple, c’est la femme qui domine, ce qui peut être considéré comme une déconstruction du modèle existant, en particulier en Russie.
Dans La mitrailleuse d’argile, le héros, Piotr Poustota, n’est autre que le célèbre compagnon de Vassili Tchapaïev. Comme le remarque le critique A. Pavlov, son portrait est plus proche de celui de la Belle Dame que de la bonne camarade. Elle est d’une beauté fine, racée, « émancipée ». Il y a une dimension aristocratique dans le personnage. C’est une beauté calme et inaccessible, peut-être une tentatrice démoniaque (une Succube). Il y a donc une inversion presque totale du mythe soviétique de Anka. Ici elle est une femme puissante et intelligente, elle maîtrise le langage, elle a des conversations philosophiques avec Piotr Poustota, qui l’interroge à chaque fois qu’il se réveille d’un nouveau rêve.
Il y a un autre personnage féminin dans le roman La mitrailleuse d’argile, c’est celui de Maria. Il est inspiré, ou plutôt détourné, de celui du feuilleton mexicain télévisuel Simplement Maria, qui connaissait un immense succès en Russie au début des années 1990. Dans le roman de V. Pélévine, Maria est soignée à l’hôpital psychiatrique par Timour Timourovitch, c’est une « femme aux larges épaules musclées qui ressemble à un travesti ».
Enfin dans Le livre sacré du loup-garou V. Pélévine fait un portrait psychologique d’une femme-renarde, qui forme un couple avec un loup-garou (un lycanthrope). Le roman est écrit du point de vue de cette A Huli, dont l’auteur prétend avoir retrouvé une sorte de journal intime. Le nom même de ce personnage est significatif, il possède une charge de déconstruction ironique, du fait qu’il évoque une grossièreté de la langue russe. Chez V. Pélévine, cette renarde est aussi un esprit immortel, qui peut se réincarner, en particulier en une prostituée de luxe, dans le Moscou des années Eltsine.
Robert Rodriguez est réputé pour ses films complètement barrés et loin d'être sérieux. Et parmi tous ces longs-métrages, Planète terreur - un film Grindhouse est surement son oeuvre la plus personnelle et la plus originale. Dans Planète terreur, Cherry, go-go danseuse, s'est fait arracher la jambe lors d'une attaque. Amputée de la jambe droite, elle arbore fièrement in fine un bon gros shotgun.
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Le film de Rodriguez s'avère au final une relecture plutôt convaincante de l'oeuvre du maître. Bardé de zombies-like, de plantureuses créatures féminines et d’effets gore à gogo, il permet en outre de souligner la tendance actuellement à l'œuvre.
La part foraine du spectacle de cirque, spectacle de curiosité et de l’extrême, joue beaucoup sur la force physique, plus ou moins brute, plus ou moins guerrière. Valorisée, pratiquée dans les gymnases, la « Culture physique », terme inventé dans les années 1880 par Edmond Desbonnet à partir des enseignements d’Hippolyte Triat, magnifie la santé et une forme d’esthétique qui traverse le XIXe siècle et le début du XXe siècle.
Un autre combat, celui de la reconnaissance des femmes, pousse Katie Brumbach, La Femme d’acier, à se rebaptiser Miss Sandwina après avoir vaincu Friedrich Wilhelm Mueller (1867-1925), l’emblématique Sandow, un compatriote. La chaîne des « tours de force » et des « jeux gymniques » débouche sur une forme de jonglage qu’on nomme le jonglage de force.
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