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Aussi puissants soient-ils, il arrive très souvent que même les boîtiers les plus modernes soient incapables de bien analyser ce qui se passe devant eux. C’est d’autant plus vrai pour les scènes compliquées, tels que les contre-jours ou celles qui se déroulent dans des environnements particuliers. Car très souvent le résultat sera sans appel : photo trop sombre ou au contraire beaucoup trop exposée. Cela est dû au fait que même le meilleur capteur du monde n’est pas capable de restituer parfaitement la réalité.

Heureusement, il existe un réglage vraiment très utile pour rectifier ces lacunes techniques, à savoir la correction d’exposition. De plus, la sensibilité du photographe et la façon dont il ressent les choses sont uniques et propres à lui-même. Aucun appareil n’est et ne sera jamais capable de retranscrire tout cela. Ici, une correction d'exposition a été appliquée pour obtenir ce rendu très lumineux, appelé également "High-Key".

Chapitre 1 : Comprendre la correction d'exposition

Sur la plupart des appareils il faut tout simplement tourner la molette pour modifier sa valeur, mais il arrive que sur certains modèles il soit nécessaire de maintenir enfoncée en même temps la touche “+/-“. Si vous ne trouvez pas comment faire malgré mes explications, je vous invite à consulter votre manuel d’utilisateur.

Retenez bien ceci : en mode priorité à l’ouverture, la correction d’exposition entraînera la modification de la vitesse d'obturation, tandis qu’en mode priorité à la vitesse elle modifiera au contraire l’ouverture du diaphragme. Enfin, pour savoir à tout moment à quelle valeur on se trouve, il suffit de regarder dans le viseur ou sur l’écran LCD du dessus la petite réglette d’indication de l’exposition.

Par défaut, le curseur se trouve sur la position 0 lorsqu’il n’y a pas de correction d’exposition. Tournez la molette vers la gauche et le curseur se déplacera aussi vers la gauche, vous aurez alors une sous-exposition par rapport à la normale. Tournez-la vers la droite et vous aurez une sur-exposition de la photo. C’est aussi simple que ça !

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Chapitre 2 : Corriger des erreurs d'exposition

Voici deux situations typiques, que vous rencontrerez forcément un jour, où le capteur n’arrive pas à bien analyser la scène et où il est obligatoire d’utiliser la correction d’exposition : les photos de neige et les photos de nuit.

Photos de neige

La neige c’est blanc ! Pour le moment rien de nouveau sous le soleil… Le problème c’est que l’appareil ne sait pas que ce qui est devant lui est un magnifique ours polaire allongé dans la neige. Lui, tout ce qu’il voit, c’est qu’il y a bizarrement beaucoup de zones très claires à analyser. Le capteur est donc affolé et il va interpréter tout ce blanc comme des zones sur-exposées.

Son premier reflex (sans mauvais jeu de mots) va donc être de sous-exposer. Le résultat est terrible : la neige ressort complètement grise… Rassurez-vous, un simple coup de molette vers la droite sera suffisant pour rééquilibrer l’ensemble et pour obtenir une neige bien blanche.

Photos de nuit

Le problème inverse se pose pour les photos de nuit ou tard le soir. En effet, l’appareil ne sait pas qu’il est l’heure d’aller se coucher… Lui, son boulot, c’est d’obtenir une photo correctement exposée quoi qu’il arrive. Il aura donc comme reflex de sur-exposer la photo pour “casser” toutes ces zones sombres.

De la même manière, quelques coups de molette vers la gauche suffiront à restituer l’ambiance nocturne.

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Chapitre 3 : Faire des photos créatives grâce à la correction d'exposition

Car la correction d’exposition n’est pas uniquement cantonnée à rattraper les erreurs de l’appareil, loin de là. C’est en fait surtout un excellent moyen de donner un aspect créatif aux photos ! Et les possibilités sont illimitées, tout dépendra de la situation dans laquelle vous vous trouvez et de ce que vous voulez exprimer.

Simuler un contre-jour, faire un high-key ou un low-key, donner une ambiance particulière, obtenir des noirs profonds ou au contraire des blancs éclatants (pour simuler un rayon de lumière “divin”… ). Autant de choix conscients et réfléchis que le photographe animalier et de Nature peut faire pour ajouter une vraie atmosphère à ses photos.

Chapitre 4 : Forcer les réglages photo

Un dernier avantage de la correction d’exposition, est de pouvoir forcer l’appareil à changer les paramètres. Imaginez la situation suivante : vous êtes en train de photographier un oiseau en vol, tard le soir.

Vous travaillez en mode priorité à l’ouverture et, comme la lumière est vraiment faible, vous décidez d’utiliser l’ouverture maximale de votre objectif (f/5 par exemple, afin de laisser entrer le maximum de lumière possible sur le capteur). Le boîtier va alors vous proposer une vitesse d’obturation de 1/500s, valeur qu’il considère suffisante pour avoir une photo correctement exposée. Vous décidez donc de faire confiance à votre appareil et déclenchez.

Mais malheureusement vous constatez sur la photo prise que l’animal est flou, la vitesse n’est pas suffisante pour figer le mouvement. Une solution serait d’augmenter la sensibilité ISO pour avoir une vitesse plus rapide, mais vous êtes déjà à 4 000 ISO et votre boîtier ne gère pas bien le bruit du tout…

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Vous décidez donc de ne pas les augmenter encore plus afin de ne pas vous retrouver avec une photo complètement bruitée. Que faire alors ? Et bien la solution est simple : utilisez tout simplement une correction d’exposition négative, ce qui aura pour effet de forcer l’appareil à augmenter la vitesse d’obturation (qui passera de 1/500s à 1/1 000s, voir plus si vous sous-exposez beaucoup).

Clic ! Miracle de la technologie, l’oiseau apparaît maintenant parfaitement net… mais la photo est sombre ! Oui, mais que préférez-vous ?

Vous avez sûrement dû vous retrouver dans une situation où votre appareil photo s'obstinait à surexposer ou sous-exposer vos images. Si bien souvent, il vous propose une exposition correcte pour vos photos, pourquoi ce jour-là, cela n'a pas été le cas ? La réponse est dans le mode sous lequel fonctionne le flashmètre de l’appareil et la manière dont il établit une bonne exposition de la prise. Savoir lire la scène à photographier, comprendre comment fonctionne le flashmètre ou posemètre, connaître les modes de mesure d’exposition et déterminer lequel est le plus approprié à chaque moment peut marquer la différence entre une photo incroyable et une autre inutilisable.

Fonctionnement du flashmètre

Le flashmètre est l’instrument qu’utilise l’appareil photo pour mesurer la lumière. Il s’agit d’une cellule photosensible capable de mesurer la lumière reflétée par la scène, autrement dit il « voit » la scène en noir et blanc et perçoit différents tons de luminosité en fonction de la lumière qu’ils reflètent. Cette cellule est en général placée derrière l’objectif, de manière à pouvoir tenir compte de l’effet produit par l’objectif comme par des filtres éventuels ou d’autres accessoires installés au préalable. D’où le nom de mesure TTL (Through The Lens, « à travers l’objectif »).

Et comment décide-t-il qu’il s’agit de la bonne exposition ? De manière très schématique, on peut dire qu’on a « montré » aux appareils photo actuels qu’une scène standard reflétait 12% de la lumière entrante. Fort de cette information, le flashmètre de notre appareil photo propose que l’on prenne pour n’importe quelle image une exposition de manière à ce que la photo finale présente ce degré de luminosité.

Ces 12% sont une valeur moyenne établie de manière empirique et qui s’applique donc dans de nombreuses situations mais pas dans toutes. De fait, la valeur de 12% de réflectance a été estimée pour des scènes en extérieurs, sous des latitudes et à des périodes de l’année déterminées.

À mesure que l’on change de scène, de latitude et d’époque de l’année, si l’on photographie autre chose qu’un paysage, etc. Que se passerait-il, par exemple, si la scène à photographier présentait une réflectance moyenne de 7% ? La scène serait très sombre mais l’appareil photo laisserait passer la lumière jusqu’à ce que la photo présente une luminosité équivalant à ces 12%. Autrement dit, la photo serait surexposée par rapport à la réalité.

À l’inverse, si l’on a une scène avec une réflectance élevée de 28%, le flashmètre recommandera de fermer rapidement l’entrée de lumière pour que l’image affiche une réflectance finale de 12%. L’image serait ainsi sous-exposée. Par conséquent, à chaque fois que la réflectance de la scène à photographier s’éloignera de ces 12%, le flashmètre donnera une proposition erronée. Ce qui se produit tout spécialement en fonction de la scène que l’on souhaite photographier, sur des scènes low key ou high key, par exemple.

Il faut aussi connaître la manière dont l’appareil photo nous informe de l’exposition qu’il considère correcte. Les valeurs numériques font référence à EV (Exposure Value) ou aux stops de lumière. À chaque fois qu’on ajoute un stop de lumière en ouvrant le diaphragme, ce qui prolonge la durée d’exposition ou fait augmenter l’ISO, on double la quantité de lumière qui atteint le capteur. Pour notre appareil photo, une bonne exposition (celle où l’image capturée montrera 12% de lumière reflétée) affiche une valeur de 0 EV.

Si le curseur noir reste sur une valeur négative, cela signifiera que la photo est sous-exposée et s’il reste sur une valeur positive, elle sera surexposée, toujours d’après le posemètre. Pour connaître la valeur de mesure de notre flashmètre, il suffit en général de cadrer la scène à photographier, puis d’appuyer à moitié sur le bouton de déclenchement en mode manuel. La mesure sera prise et le curseur se déplacera en nous indiquant s’il l’on doit augmenter ou diminuer l’entrée de lumière.

Exercice pratique

Une fois que l’on pense maîtriser le fonctionnement du flashmètre, on peut réaliser un petit exercice pour vérifier et assimiler son fonctionnement. Prenez votre appareil photo et photographiez un mur blanc, puis un mur noir (ou une toile noire) qui occupe tout le cadre et suive la recommandation du flashmètre de manière à ce qu’il indique 0. Quels résultats obtenez-vous ?

Comme le flashmètre essaye toujours de régler la luminosité des photos à hauteur de 12% de réflectance, les deux images afficheront une couleur très proche de cette couleur, connue comme le gris moyen. Avec tout ce qu’on a vu jusqu’à maintenant, on peut commencer à en déduire des applications pratiques intéressantes pour exposer ses photos.

Si vous faites face à une scène à réflectance élevée (paysage enneigé, ciel à contre-jour…), vous savez que votre flashmètre aura tendance à sous-exposer la scène. Par conséquent, vous devrez déclencher à des valeurs supérieures à 0 EV pour corriger cela. Si vous prenez des photos d’un paysage enneigé, par exemple, comme la neige reflète à peu près 36% de la lumière, il faudra déclencher avec deux stops au-dessus de l’exposition proposée par votre appareil, si vous voulez que ladite neige apparaisse blanche et brillante.

D’un autre côté, un chat noir reflète près de 8% de lumière. Ainsi, lorsqu’on photographie un chat noir sur un fond sombre, on obtiendra une image à faible réflectance, inférieure aux 12% que le flashmètre estime. Et si la scène présente une prédominance sombre ou lumineuse mais pas l’objet à photographier ? Comment faire en sorte que votre photo reste parfaitement exposée du premier coup ?

On sait que si l’on effectue une mesure moyenne de la scène, la photo sera sous-exposée ou bien surexposée. On peut alors surexposer ou sous-exposer d’un stop pour corriger l’excès ou le manque de lumière. Avec un peu d’expérience, on peut viser juste sans besoin de prendre trop de mesures supplémentaires.

Modes de mesure de la lumière

Une autre option consisterait à analyser la scène et profiter du fait qu’actuellement, les appareils photo disposent de différents modes de mesure de la lumière. On va maintenant voir les types de mesure les plus courants que l’on peut trouver sur les appareils photo avec une certaine capacité à déclencher en manuel.

Mesure matricielle

Ce mode de mesure d’exposition prend en compte la luminosité de toute la scène, aussi il cherche à obtenir une réflectance moyenne de 12%. Pour ce qu’on a expliqué, elle fonctionnera particulièrement bien dans les situations en extérieurs, avec un ciel qui ne sera pas prédominant mais aussi dans d’autres situations avec une réflectance moyenne (ni faible ni élevée) et homogène. Elle sera tout aussi adéquate lorsqu’on voudra équilibrer la lumière entre les ombres et lumières, même s’il sera impossible d’obtenir l’information sur toute l’image si la différence est importante. Pour les contre-jours, les photos high key ou low key, etc. le résultat ne sera probablement pas celui qu’on attendait. Quoiqu’il en soit, c’est un mode très pratique qui fonctionne dans de nombreuses situations.

Mesure pondérée au centre

Pour prendre la mesure, ce mode prend en compte la luminosité de toute la scène mais donne davantage de poids à la partie centrale (30% pour la périphérie, 70% pour le centre, approximativement). Il est indiqué lorsque l’arrière-plan peut fausser la mesure. L’exemple plus typique pour illustrer le recours à ce type de mesure est le portrait d’un visage. On voudra qu’il soit bien exposé, avant l’arrière-plan, aussi on lui donnera plus d’importance lors de la mesure.

Mesure ponctuelle

Avec cette mesure, on ne tient compte que d’un seul « point » de la scène. On entend par point une zone très petite par rapport à la totalité de l’image, de l’ordre de 5% de la zone totale de la scène. Plus on se rapprochera de l’objet, plus on aura une mesure précise. Cette mesure est vivement conseillée si l’on a le temps et qu’on veut travailler par zones. C’est également une mesure tout indiquée pour appliquer une technique de rectification qui consiste à sous-exposer d’un ou de deux stops le point le plus lumineux de la scène pour générer une image avec l’information maximale. Sur cette technique, le réglage final de l’exposition est réalisé lors du développement numérique.

Ce mode est le plus souvent utilisé par de nombreux photographes experts car il permet un contrôle maximal et une grande précision sur la mesure. Sans compter qu’une fois la zone la plus brillante de la scène repérée, il permet aussi d’éviter une surexposition du moindre élément. Mais c’est aussi le mode qui exige le plus d’expérience, de temps et d’attention vis-à-vis de ce que l’on mesure.

Une autre situation caractéristique où le posemètre peut vous donner des problèmes, est celle d’un ciel nuageux ou à contre-jour qui occupe une grande partie de l’image. Dans ces cas-là, le ciel est en général bien plus lumineux que la terre. Si vous choisissez le mode matriciel, le flashmètre sous-expose généralement la photo au niveau de la partie terrestre puisque le ciel est beaucoup plus lumineux, si bien que le sol reste très sombre. Il peut aussi arriver que le flashmètre surexpose le ciel qui reste alors complètement blanc (surexposé).

Si c’est le sol qui vous intéresse, vous pourrez prendre la mesure en cadrant seulement le sol, puis en recadrant tout en captant une partie du ciel. Enfin, si vous souhaitez obtenir une luminosité maximale sur la terre mais sans pour autant surexposer le ciel, une option consiste à effectuer une mesure ponctuelle du ciel sur la partie la plus brillante du cadre, puis d’élever de deux ou trois stops la valeur d’exposition obtenue (le nombre de stops variera en fonction de ce que supportera le capteur de l’appareil photo).

Astuce finale : utiliser sa main comme charte de gris

Une fameuse astuce finale, pour prendre la bonne mesure de lumière, consiste à se servir de sa main comme d’une charte de gris. Pour ce faire, il faut placer la main -la vôtre ou celle d’un assistant- avec la même source de lumière que celle qu’on emploiera pour prendre la photo. Vous la cadrerez de manière à ce qu’elle occupe la plus grande partie du viseur, puis vous effectuerez la mesure de la lumière. En général, les paumes des mains présentent une réflectance supérieure à 12%, aussi vous devrez élever d’un stop l’exposition proposée.

Réaliser la bonne exposition ne se fait pas comme cela, qu’il fallait prendre en compte la luminosité et sa répartition, en particulier, dans la composition à photographier. Avec ces explications, il vous sera désormais plus facile d’obtenir l’exposition voulue dans les situations les plus exigeantes.

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