Cet article explore les caractéristiques et l'histoire du pistolet mitrailleur Louis Etienne en calibre 8mm, une arme de collection recherchée.
Un revolver militaire d'essai St Étienne modèle 1887 N°F16 daté 1888, en calibre 8 mm, avec une capacité de 6 coups en simple et double action, offre un aperçu intéressant de l'évolution des armes à feu en France.
La finition de ce revolver est polie blanc, nettoyée de sa patine, avec de fines taches localisées sur le barillet et sous le support de baguette. L'inscription du modèle et le marquage de la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne sont parfaitement prononcés, sans atténuation, et les poinçons de contrôleur sont conformes et d'origine.
Le mécanisme est complet et fonctionnel, avec toutes les pièces d'origine au même numéro de montage A18. La coloration est jaunie et patinée, sans entre fer excessif à la jonction du canon et du barillet. Le verrouillage est sans aucun jeu, et l'indexation est parfaite.
Le canon présente de belles rayures peu usagées d'aspect brillant miroir. Les plaquettes de crosse en noyer arborent leurs poinçons de réception encore visibles, sans usure ni choc. Les pièces internes sont également jaunies.
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Ce superbe revolver militaire, le premier en calibre 8mm et prédécesseur du célèbre MAS 1892, a été produit à seulement 1000 exemplaires. Il se distingue par son excellent état de conservation et sa mécanique irréprochable. C'est une pièce de caractère pour un collectionneur averti.
La production du revolver 1887, initialement prévue à 50 000 exemplaires, a été stoppée par la mise en œuvre du fusil Lebel, qui a monopolisé une grande partie du personnel et des machines-outils de la MAS. Le flambeau de ce réglementaire pratiquement mort-né a été repris par l'industrie privée, qui a produit 1500 exemplaires dits civils.
Un autre exemple notable est le revolver St-Étienne modèle 1892 de l'industrie privée, numéroté 7752. Son barillet porte les initiales LG de Lamurre et Gidrol, armuriers de la MAS. Il a une capacité de 6 coups en simple et double action en calibre 8mm 92.
Cette arme a été achetée dans le privé par un officier administratif et réceptionnée par l'administration militaire sous le numéro H7752 en 1915, en période de guerre. Sa finition bronzée d'origine présente une belle patine sans oxydation, et les pièces mécaniques sont jaunies. Le poinçon d'épreuve de la MAS est visible sur le barillet et le canon, et la carcasse est marquée "Acier Forgé St Etienne" côté droit, au-dessus du poinçon de Lamurre.
Le mécanisme est complet et fonctionne parfaitement, avec toutes les pièces d'origine au même numéro (carcasse, barillet et canon). Il n'y a pas d'entre fer excessif à la jonction du canon et du barillet, ni de jeu au verrouillage, et l'indexation est parfaite. Le système de portière Abadie permet le chargement et le déchargement du barillet en toute sécurité.
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Le canon de 12cm présente des rayures d'aspect brillant sans usures particulières, avec de superficielles taches. L'inscription "Mle" est uniquement sur le pan supérieur. Les plaquettes de crosse sont en noyer sans accident. Le poinçon de Lamurre et Gidrol est visible à l'intérieur de la carcasse, dans la vue du mécanisme.
Ce célèbre revolver est à découvrir en très bon état de conservation, avec une facture pro catégorie D, et est libre à personne majeure.
La Première Guerre mondiale, conflit d'une ampleur sans précédent, a été marquée par l'utilisation massive de nouvelles technologies militaires. Des armes innovantes ont été déployées sur les champs de bataille, transformant la nature de la guerre.
Entrée en guerre en août 1914, l’armée française doit faire face à une modernité grandissante. Équipé d’armements modernes, l’ennemi avance inexorablement en direction de Paris. Face aux armements de pointe, les soldats français opposent leur courage sans faille. En 1914, lorsque le premier conflit mondial éclate, les armées françaises reçoivent de plein fouet l’attaque allemande. Les pertes avoisinent les 80 000 morts entre le 13 et le 30 août 1914.
En septembre, cette bravoure évite l’encerclement et l’anéantissement des armées alliées. Tentant de manœuvrer l’adversaire, les belligérants atteignent la mer. C’est alors que la situation se fige. De la Suisse à la mer du Nord, les soldats redécouvrent la technique du siège des villes (la poliorcétique).
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Les positions comprennent plusieurs lignes de défense, des tranchées, des sapes, des obstacles, des boyaux de communication, des nids de mitrailleuses, des observatoires, etc. Dans cet espoir, l’armée française maintient initialement une importante cavalerie à cheval tout en se dotant des premières automitrailleuses et autocanons de série. L’infanterie et l’artillerie évoluent faisant apparaître de nouvelles compétences, notamment en matière de combat tactique (coup de main, feux roulants, liaisons radio, travaux de sapes et de mines…).
Engins explosifs, grenades, piégeages, fusils de précision, plaques de blindage… Peu à peu les innovations techniques et scientifiques se multiplient. Son armement se modernise et s’adapte : fusil-mitrailleur Chauchat, lance-grenades Vivien-Bessières, mortiers Stockes, canon de 37 mm à tir rapide, lance-flammes… La section et le groupe de combat se structurent.
Les appuis ne sont pas en reste, l’artillerie se développe également. Peu à peu, des calibres impressionnants côtoient les fameux “75” dans l’ordre de bataille. L’emploi de l’artillerie lourde à tracteur et sur voie ferrée devient synonyme d’offensive.
Pour y parvenir, la société française se transforme. De l’arrière à l’avant, une formidable machinerie de camions, de transports ferrés et maritimes se met en place.
Dans les années 1880, la situation politique en Europe est ternie par divers conflits. A cette période, la France a besoin de moderniser son armement, l’armée française utilisant principalement des fusils à un coup.
C’est sous l’impulsion du Général Boulanger alors Ministre de la Guerre, puis de la Commission d’étude des armes à répétition que la mise en place de ce type d’arme est décidée.
La fabrication d’une première série de 1000 armes destinées à de simples essais est lancée. Ces essais sont massivement partagés dans la presse : sous la plume des journalistes, le nouveau fusil modèle 1886 de l’Armée française devient le fusil Lebel.
Le premier fusil Lebel a vu le jour en 1886 grâce au ministre de la Guerre : le général Boulanger. Ayant rapidement gagné en notoriété grâce à son système à répétition, elle a été adoptée par l'infanterie française en 1887.
Le fusil Lebel est ainsi considéré comme la première arme d'infanterie utilisant la poudre sans fumée mise au point par l'ingénieur Paul Vieille. Pour charger le fusil Lebel, il suffit d'introduire les cartouches via l'orifice du magasin.
Souvent utilisé avec une épée-baïonnette surnommée « Rosalie », ce fusil fut à l’époque une grande réussite. D’une portée maximale de 450 mètres, agréable, maniable, relativement léger et soigné, le Lebel plaît aux soldats.
Le fusil Lebel a fait l'objet de deux modifications majeures. En 1893, une série de modifications est apportée au fusil d’origine. La manufacture de Saint-Étienne procède à deux modifications pour améliorer les performances du fusil Lebel, grâce notamment à l'adjonction :
En 1898, cette arme légendaire accueille une nouvelle planchette de hausse.
Outre les fusils, d'autres armes ont marqué ce conflit :
Voici un aperçu des armes de collection mentionnées, avec leurs calibres et caractéristiques :
| Modèle | Calibre | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Fusil LEBEL Modèle 1886 | 8mm-1892 / 8,15x27R Modèle 1892 | |
| Fusil Modèle 1907-15 | 8x50 R BERTHIER | Modèle 1916 / Catégorie C - 1°. |
| Fusil Modèle 1916 | 8x50 R BERTHIER | Modèle 1916 / Catégorie C - 1°. |
| Fusil Modèle 1874 M. 14 | 11 mm Gras - 11 x 59R | Calibre 11 mm Gras - 11 x 59R / 11,30 mm / Balle en plomb de 25 gram. / Canon rond à 4 rayures à droite - longueur du canon: 79,70 cm. |
Le fusil modèle 1886, ou fusil Lebel, est adopté par l’Armée française en mai 1887pour remplacer le fusil Gras Mle 1874, après nombre d’atermoiements qui donnent naissance au fusil M.1884 et M.1885 qui ne sont pas produits. Il est très largement utilisé comme fusil d’infanterie jusqu’aux lendemains de la Première Guerre mondiale, à un moindre degré jusqu’à la Seconde Guerre mondiale puis pendant les conflits de décolonisation pour équiper les troupes supplétives.
De calibre 8x50R mm, le fusil modèle 1886 peut contenir dix cartouches, dont huit qui se logent dans le fût situé sous le canon, plus une dans le transporteur et une dans la chambre. Le fusil Lebel a introduit la modernité dans l’armement portatif mondial en remplaçant pour la première fois l’ancienne poudre noire par la poudre sans fumée à base de nitrocellulose (la « poudre B », pour poudre blanche, par opposition à la poudre noire).
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