Dans le domaine de l'art, le cadrage joue un rôle essentiel dans la composition d'une œuvre. Un bon cadrage permet de mettre en valeur le sujet, de guider le regard du spectateur et de créer une esthétique visuelle harmonieuse. Pour les peintres et illustrateurs, maîtriser le cadrage est donc une compétence cruciale.
Cet article explore différentes méthodes et astuces pour améliorer le cadrage en peinture, notamment en fabriquant un cache viseur personnalisé. Nous aborderons également l'importance de l'esquisse en couleurs, le choix du papier, et l'utilisation de calques pour optimiser le processus de création.
Le cadrage est l'action de choisir les limites que l'on donnera à la photographie. En art, on nomme cadre ce qui circonscrit un thème, un sujet. L'image est prélevée dans un ensemble plus vaste. Le choix du cadre dépend de déterminations tant artistiques que techniques.
Tout ce qui apparaît à l’INTÉRIEUR du cadre est appelé CHAMP. En d'autres termes, le cadre désigne la portion d’espace dans laquelle l’artiste va placer ce qu’il souhaite. Cette portion d’espace est toujours délimitée par des bords qui constituent ce cadre. Au cinéma, ces bords sont délimités par le viseur de la caméra pendant le tournage.
Il est essentiel de prévoir de la matière supplémentaire pour faciliter la prise de vue & le cadrage, au cas où il serait nécessaire de cadrer plus large, ou pour la rogne (quand l’image arrive au(x) bord(s) de la page. Ce qu’on nomme “à fond perdu”.
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Après le dessin définitif, vient l’esquisse en couleurs, la pochade, souvent nommée le « rough » ( en "franglais", qu’on prononce “reuffe”) en couleurs. Pour cela j’utilise des feutres (appelés “markers” en ”franglais”). Et le mieux est d’utiliser un papier spécial appelé “papier layout“.
Ce papier est très chargé en colle, ainsi le feutre ne “transpire pas au travers du papier. Il est très fin, il permet de poser des couleurs avec des bords nets. Donc la réalisation reste nette. Il a tendance à “baver”, générant ainsi un bord légèrement flou.
Le but de l’esquisse en couleurs (du “rough”) est de pouvoir montrer à la/au D.A. Chez Gallimard, la règle était de livrer une illustration finie. Et pour une illustration finie chez cet éditeur, ici, j’ai les “casquettes de créatif (trouver l’idée), de Directeur artistique (D.A. qui choisi la meilleure idée), et d’illustrateur (qui réalise).
Pour certaines personnes, décalquer un dessin, c’est tricher ! Dans cet article, je rappelle brièvement la raison de décalquer, et comment le faire, de deux façons différentes. L’une, est classique, et l’autre est celle que j’ai développée fort des conseils d’Alain Le Foll2, mon professeur d’illustration à l’Ensad1 de Paris.
Il est important d’encrer ou de peindre sur une feuille relativement lisse. Le peintre Italien Raphaël est un très bel exemple d’un artiste qui décalquait systématiquement ses dessins. Perfectionniste, souvent insatisfait de ses dessins, Raphaël a conçu diverses méthodes pour dessiner et décalquer ses dessins, à une époque où le calque, comme nous le connaissons, n’existait pas !
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La première méthode est la plus répandue. Cela consiste à poser une feuille de calque sur le dessin qu'on veut reporter sur une autre feuille. Il peut être utile de le fixer (ruban adhésif ou pâte adhésive). Ensuite on trace TOUS les traits du dessin sur ce calque.
Ensuite, on retourne le calque, et au verso, au dos du calque (noté sur le schéma ci-dessus, à droite, “Verso-Envers” ou “V”), on trace - à nouveau TOUS les traits du dessin, par transparence. Puis on pose le calque sur une feuille vierge, en le plaçant là où on le souhaite. Et si possible on fixe le calque avec un ruban adhésif, en le testant au préalable, afin d’être sûr que ce ruban ne déchirera pas le papier vierge quand on l’ôtera.
Dans la deuxième & troisième partie de cet article, j'expliquerai la méthode que j’appelle le “calque-carbone”.
Une 1re partie : pourquoi et comment décalquer ? Une 2e partie : ma méthode favorite pour décalquer, en “fabriquant” un “calque-carbone”. On peux se poser la question de savoir si ce “calque-carbone est pratique ? Et présente t-il un avantage par rapport à la méthode traditionnelle ? couvrir la surface d’une feuille de calque, avec un crayon !
Je conseille quatre passages : un horizontal, un vertical et deux passages parallèles aux deux diagonales. Figure 1. Calque-carbone réalisé au crayon noir Polychromos. Pourquoi du crayon de couleur noir plutôt qu’un crayon graphite ? Cependant, j’ai aussi réalisé plusieurs calques-carbones avec du crayon graphite. Pourquoi ? selon le type de papier : carte à gratter, carton, papier kraft, papier teinté, papier pour l’aérographe, etc. selon le genre. un dessin sur papier. un dessin sur carte à gratter.
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Pour la carte blanche : j’utilise un calque avec du bleu ou du noir. une peinture acrylique, plutôt du Polychromos, qui « accroche bien sur l’acrylique. Pourquoi noter le type de crayon ? Je note toujours au recto du calque le type de crayon. À NOTER que la dureté est “réduite” sur un calque.
Avec un calque-carbone, il n’y a pas à effectuer l’étape 2. Car il suffit de glisser le carbone SOUS le calque à reporter. Le calque-carbone est efficace en effort, puisqu’il n’y a pas à tracer trois fois.
L'utilisation d'un viseur est une technique courante pour améliorer le cadrage, mais les viseurs traditionnels peuvent être coûteux ou difficiles à trouver. Une alternative économique et personnalisable consiste à fabriquer son propre cache viseur.
Concernant la fonction stabilisateur sur le Sony c'est simple de le désactiver, il suffit d'aller dans le menu déroulant "reglage camera". Pour l'oeilleton caoutchouc, ouvrons une boutique et on fera des ronds. il n'y a plus d'oeilleton sur les modeles actuel (non pro bien sur). et impossible d'en trouver.
Alors à force de chercher dans les jouets, jumelles cassée etc.... j'ai fini par trouver un cache caoutchouc d'un mecanisme verin d'une chaise ou un truc comme ça. (une sorte de soufflet trés simple) et en decoupant le trou ou passait le verin je l'ai passé sur le viseur en tirant dessus. c'est impec, on dirait que c'est d'origine. il manque juste un peu de souplesse et la forme bisoté pour coller au coté visage. mais déjà c'est le jour la nuit.
MAIS il est inexploitable ( et ceci surement sur tous les nouveaux camescope) car il n'a pas d'oeilleton pare soleil en caoutchouc comme l'avaient les camescopes analogiques. la lumière incidente brouille fortement la visée. je n'arrive pas à en trouver à l'achat, alors je m'en suis fait un et du coup c'est le jour la nuit pour l'utilisation du viseur.
Comment agrandir un dessin ? Et parfois aussi : pourquoi ne pas le faire en grand dès le début ? C’est ce que je vais expliquer dans cet article, que je vais illustrer avec une réalisation, dont la reproduction figure ci-contre, et que je considère comme inachevée. Voyons d’abord les raisons de travailler “petit”, et pourquoi agrandir ?
L’intérêt de dessiner en petit format, c’est-à-dire en format A4 (21 x 29,7 cm) maximum, voire plus petit, c’est que nous avons une vue d’ensemble du dessin. Chaque fois que j’ai eu à faire une peinture, un dessin, une illustration, j’ai toujours commencé par dessiner en petit format mes recherches d’idées.
Agrandir un dessin, signifie aussi reporter le dessin ! Oui, il en existe un certain nombre ! Certaines sont très anciennes. Certaines sont plus pratiques que d’autres. la mise aux carreaux, méthode la plus ancienne (Michel-Ange, Léonard de Vinci, etc.) que j’explique dans cet article.
Ci-dessous, j’ai placé un agrandissement photographique d’un détail de ce dessin final. Pour montrer que parfois, il peut y avoir beaucoup de petits détails. Auquel cas il suffit - là ou il y a des petits détails - de diviser en deux chacun des côtés des carrés concernés.
Pour agrandir, il suffit de prendre une feuille plus grande. Pour cette peinture, j’ai opté pour un papier de format supérieur à A3 (29,7 x 42 cm). Aussi ai-je pris une feuille de calque de format A3… Sur cette feuille A3, j’ai tracé des carreaux deux fois plus grands, de 2 cm de côté.
Puis en allant de carreau en carreau, j’ai reproduit sur le calque A3, TOUT ce qu’il y avait dans chaque carré du dessin d’origine. D’où l’intérêt de “nommer” les carrés, grâce au “codage” alpha-numérique” (ou pour moi, “codé” ici, en nombres romains & arabes). Ceci évite de se perdre. Y compris en faisant des pauses.
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