Certaines des expressions françaises célèbres tirent leurs origines d'histoires et de faits militaires. Vous employez ces expressions tous les jours, mais savez-vous qu'elles tirent leurs origines d'anecdotes et de faits militaires ?
Expressions issues du contexte militaire
Faire long feu
À l’époque des premières armes à feu, il fallait recharger avant chaque tir. Si la poudre était trop humide, elle ne se consumait pas et ne produisait pas l’explosion qui faisait partir le projectile. Le fusil “faisait long feu” et le soldat ratait son coup.
À ne pas confondre avec l’expression “Ne pas faire long feu”, quant à elle, qui fait référence à un véritable brasier. Elle repose sur l’image d’un feu de paille, rapide et éphémère. “Faire long feu” renvoie donc à un échec et “Ne pas faire long feu”, à la brièveté d’une situation.
Faire le mariolle
Héros des guerres de la Révolution et de l'Empire, Dominique Gaye-Mariolle est alors réputé pour sa bravoure et pour sa taille : plus de deux mètres ! En 1807, à la veille de l'entrevue de Tilsit entre le Tsar Alexandre et Napoléon Ier, l'Empereur passe en revue ses troupes et notamment le bataillon de Mariolle. Le sapeur, voulant se faire remarquer, aurait alors présenté les armes, non pas avec son fusil, mais avec un canon pesant plus d'une centaine de kilos !
Monter au créneau
Le créneau désigne le creux laissé entre deux « merlons » sur la partie haute des remparts.
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Mordre la pipe
Au début du XIXe, sur les champs de bataille napoléoniens, les chirurgiens auraient pris l’habitude de faire mordre leur pipe aux blessés pour les distraire des douleurs de l’opération. Si le blessé meurt, il relâche sa pipe qui tombe et se brise.
Faire les 400 coups
Aujourd’hui, “faire les 400 coups” équivaut à vivre sans respecter la morale ni les convenances. En 1621, le roi assiège Montauban. Pour obtenir la reddition de la ville, il ordonne le tir simultané de 400 coups de canons alors que les habitants festoient. Ce coup d’éclat n’eut pas beaucoup d’effet puisque le roi lève le siège quelques jours plus tard.
Chauvin
À partir des années 1830, des soldats indigènes d’Afrique du Nord sont enrôlés par l’armée française. Patriote convaincu, Nicolas Chauvin s’engage à 18 ans dans les armées révolutionnaires, puis combat vaillamment pour l’Empire. Blessé 17 fois, toujours en première ligne, il reçoit la Légion d’honneur pour ses nombreux coups d’éclat. Une carrière trop belle pour être vraie ! Inspiré du mythe antique du soldat-laboureur, le personnage apparaît dans les récits et chansons populaires post-révolutionnaires, avant d’être caricaturé comme un naïf enthousiaste et obtus, au patriotisme outrancier.
Il pleut des hallebardes
Cette expression, employée aujourd’hui lorsqu’il pleut à verse, trouve son origine dans les combats qui opposèrent les Français et les Prussiens du 16 au 18 août 1870 lors de la bataille de Gravelotte.
Tonnerre de Brest
Les avis sont partagés sur l’origine de cette expression, chère au capitaine Haddock, et bien connue des lecteurs des Aventures de Tintin. Pour certains, ce « tonnerre » faisait référence au bruit du coup de canon tiré depuis l’Arsenal de Brest, annonçant quotidiennement l’ouverture et la fermeture des portes de l’Arsenal, à 6 heures et à 19 heures. Pour d’autres, ce serait celui du coup de canon que l’on tirait parfois depuis le bagne de Brest, en activité de 1749 à 1848, et qui signalait l’évasion d’un prisonnier.
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Mort aux vaches !
L’expression « Mort aux vaches ! » connaît deux origines liées au monde militaire :
- La première date du roi de France Henri IV (1589-1610). Au début de son règne, un vif sentiment de trahison se répand parmi ses anciens partisans du sud-ouest : Henri de Navarre les a quittés pour Paris, la couronne de France et la foi catholique. Le cri « Mort aux vaches ! » serait ainsi adressé au comte de Béarn, devenu roi de France, les armoiries du Béarn étant d’or à deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d’azur.
- La seconde provient du Paris assiégé de 1870-1871. Les baraques des gardes prussiens, signalées par l’inscription « Wache » (« Sentinelle »), ont fait crier aux Parisiens « Mort aux Waches !
La Garde
Ce corps d’élite est divisé en trois entités à partir de 1812 : la Jeune Garde, composée des meilleurs soldats parmi les conscrits, la Moyenne Garde, puis la Vieille Garde, les « grognards », souvent vétérans des guerres de la Révolution et fidèles de l’empereur depuis 1804.
Tirer à brûle pourpoint
Le pourpoint, veste courte et matelassée, équipe alors les gens de guerre à une époque où les armes à feu se généralisent. Tirer « à brûle pourpoint », revient donc à tirer sur l’ennemi à bout portant, de si près que les résidus de poudre du tir viennent consumer son habit.
Aller à Limoges
Mais pourquoi on utilise le nom de la ville de Limoges pour dire qu’on s’est fait renvoyer ? L’explication est historique ! En août 1914, l’armée française est à la peine face à l’Allemagne qui fait reculer le front, laissant bientôt Paris à la portée de l’ennemi. Le ministère de la guerre prend alors la décision de mettre en retraite anticipée une partie de l’état-major français jugé responsable des défaites. C’est le général Joseph Joffre qui met en œuvre cette disgrâce, envoyant notamment les officiers déchus dans la région de Limoges où se trouve le commandement arrière, bien loin du combat actif.
La chamade
Venue du persan shimata (qui signifie « fièvre » ou « vacarme ») par l’italien chiamata (« appel », « clameur »), la chamade est un puissant roulement de tambour joué pour signaler une reddition, accompagné parfois du célèbre drapeau blanc.
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Expressions issues du vocabulaire du tir
Régler son tir
Empruntée au stand de tir, cette expression est utilisée dès le début du XXe siècle. Elle reflète l'idée de régler son tir pour qu'il atteigne son objectif. Aujourd'hui, on l'emploie également pour exprimer l'action de frapper juste, de faire ce qu'il faut pour arriver à son but.
Échelonner un tir
Comme il emploie l'expression "échelonner les troupes" pour indiquer un fractionnement des soldats, le langage militaire utilise l'expression "échelonner un tir" pour signifier un fractionnement du tir en plusieurs tirs successifs, dont l'exécution et les cibles sont espacées de manière constante.
Tirer à tire-larigot
Née dès la fin du XVe siècle de l'association du verbe "tirer" (sortir un liquide de son contenant), et du nom "larigot", sorte de petite flûte, cette expression était à l'époque principalement associée au verbe "boire". "Boire à tire larigot" était donc pour les buveurs une incitation à faire sortir le vin des bouteilles comme on faisait sortir le son de l'instrument.
Tirer des plans sur la comète
Si depuis la nuit des temps les étoiles ont toujours fasciné les hommes, les comètes avaient plutôt tendance à les effrayer. En effet, ne sachant expliquer ce phénomène, on disait qu'une comète était un signe annonciateur de malheurs. Ainsi, chacun "tirait des plans sur la comète", c'est-à-dire qu'il essayait de prédire quel allait être le prochain malheur à s'abattre.
Être tiré à quatre épingles
Autrefois, on disait d'une personne bien habillée qu'elle était "bien tirée". Parallèlement, vers le XVe siècle, les "épingles" étaient l'argent de poche que les femmes pouvaient mettre de côté lorsque leur mari leur donnait une petite somme pour leurs courses, ou qu'elles gagnaient d'elles-mêmes de diverses manières. Ainsi, il s'agit certainement d'un rapprochement entre ces deux expressions, comme si on pouvait s'acheter de beaux vêtements et donc être bien habillé grâce aux "épingles" que l'on avait mis de côté.
Tirer au flanc
Ici, le verbe "tirer" symbolise un mouvement, une direction. Le "flanc" désigne quant à lui un échec ou de la fatigue. Il s'agit donc tout simplement d'une "direction" que l'on prend. En effet, "tirer au flanc" signifie que l'on évite de travailler et que l'on préfère de loin se reposer.
Tirer les vers du nez
Datant au moins du XVe siècle, cette expression serait issue des "vers rinaires", parasites du nez, une maladie assez répandue à l'époque. Cependant, beaucoup avaient honte de dire au médecin qu'ils en étaient affectés. Ce dernier était alors obligé de les soumettre à un interrogatoire pour les faire parler. On disait alors qu'il leur "tirait les vers du nez".
Tirer son épingle du jeu
Tirer son épingle du jeu proviendrait du XVe siècle. On dit que les fillettes jouaient à un jeu qui consistait à placer des épingles dans un cercle dessiné près d'un mur. Elles devaient ensuite les faire sortir avec une balle en réussissant à ce que celle-ci frappe le mur et vienne ensuite ricocher dans le cercle. Au minimum, il fallait récupérer ce que l'on avait mis en jeu. Ainsi, "tirer son épingle du jeu" signifie que l'on réussit à sauver sa cause, ses intérêts propres.
Se faire tirer les oreilles
Se faire tirer les oreilles signifie que l'on se montre réticent ou bien que l'on se fait prier.
Tirer le bon numéro
Cette expression du XIXe siècle est une référence à la conscription. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, le service militaire n'était pas obligatoire. Ainsi, en cas de danger, tous les hommes âgés de 18 à 40 ans étaient en situation de réquisition permanente. Cependant, pour ceux d'entre eux qui ne voulaient pas abandonner leurs études ou leur famille, il y avait la possibilité de se faire remplacer, en payant quelqu'un d'autre pour aller se battre à sa place. Toutefois, cette option était jugée scandaleuse car seuls les plus riches pouvaient espérer rester en vie. C'est pourquoi fut mis en place en 1798 un système de tirage au sort. Si le bon numéro était tiré, le jeune homme ne partait pas, mais si à l'inverse il tirait le mauvais numéro, il devait partir en guerre ou payer entre 400 et 900 francs à un éventuel remplaçant. Cette pratique dura jusqu'en 1905. Aujourd'hui, "tirer le bon numéro" signifie que l'on a de la chance, et s'emploie en particulier dans un couple pour dire que l'on a rencontré la personne "idéale".
Expressions issues de la chasse à courre
En France, la chasse à courre est une tradition ancrée depuis plusieurs centaines d’années. Si elle est malheureusement décriée ces derniers temps, on ne peut pas nier qu’elle est ancrée dans nos racines… Jusque dans notre langue. Nous utilisons tous les jours des expressions qui nous viennent tout droit de la vénerie.
- « Mettre en défaut » : Perte de la trace de l’animal, par les chiens. Par ruse, l’animal chassé «met les chiens en défaut». Les chiens «tombent» alors en défaut, ou «sont en défaut».
- « Prendre les devants » : Prend les devants, c’est-à-dire qu’il le précède de la longueur du trait.
- « Faux-fuyant » : Un chemin détourné, par lequel s’échappe le gibier. Puis par extension : «chemin écarté par où l’on peut s’en aller sans être vu», et plus généralement «moyen détourné de se tirer d’embaras». Ce terme a d’abord appartenu au vocabulaire juridique : en droit féodal, le faux-fuyant désignait le «droit payé d’un serf pour obtenir la permission de passer dans un autre domaine».
- « Avoir du mordant » : Une bête qui attaque ou se défend avec les dents (ours, loup, renard, blaireau…).
- « Relancer quelqu’un » : Relancer quelqu’un. Les chiens relancent l’animal, ou sont relancés par lui lorsqu’ils retrouvent sa trace après l’avoir perdue.
- « Être sur la voie » : Les empreintes de l’animal laissées sur le sol, et son sentiment (ses émanations) dans l’air.
- « Sonner l’hallali » : Courrez à lui. Le terme hallali remonte directement à l’ancien français. Il s’écrit alors en trois mots : halle a li. Ce n’est ni un cri de guerre, ni un cri de victoire et d’allégresse. Il sert à inciter les chiens à se rallier et à attaquer.
- « Être d’attaque » : Moment où les chiens commencent à chasser l’animal.
- « Faire buisson creux » : Faire (ou trouver) buisson creux. En ancien français, le diminutif de bois, boisson (qui deviendra buisson), désigne un «petit bois». Dans les anciens traités de chasse, buisson s’oppose à grand bois.
Vocabulaire du Tir
Que vous soyez néophyte ou tireur depuis quelques années, il peut être difficile de s'y retrouver dans le vocabulaire du tir. Voici quelques définitions de termes couramment utilisés :
- Ame: Désigne l'intérieur du canon. Elle peut être rayée (droite ou hélicoïdale) ou lisse.
- Amorce: Capsule amovible sertie au fond de l'étui d'une cartouche à percussion centrale (9x19 mm, .223 Remington, 7,62x39 mm...) contenant le mélange inflammable qui, au choc du percuteur, vient enflammer la poudre. Dans une cartouche à percussion annulaire (.22 LR, .44 Henry Flat...), la matière inflammable se situe dans le bourrelet au fond du culot de l'étui.
- Arme à répétition manuelle: Arme qui, après chaque coup tiré, est rechargée manuellement par introduction dans le canon d'une cartouche prélevé dans un magasin et transportée à l'aide d'un mécanisme.
- Culasse à verrou: Carabine dont la culasse est actionnée au moyen d'un levier. On lève la poignée pour déverrouiller la culasse, on tire en arrière pour extraire l'étui de la balle que l'on vient de tirer, on repousse la culasse pour insérer une nouvelle cartouche dans la chambre et on rabaisse pour fermer la culasse. Tout en refermant la culasse, on arme également le percuteur. C'est un mécanisme que l'on retrouve sur de nombreuses carabines de chasse.
- Réarmement linéaire: Même principe de fonctionnement que la culasse à verrou mais cette fois-ci le mouvement se fait en 2 temps : on tire la culasse vers l'arrière et on la repousse vers l'avant.
- Levier de sous-garde: Une poignée, dans l'alignement du pontet, abaisse l'ensemble pour ouvrir la culasse, armer le chien et éjecter l'étui de la balle qui vient d'être tirée. Lorsque l'on relève la poignée, on amène une cartouche du magasin tubulaire à la chambre de l'arme. C'est ce type de carabine qui a fait la conquête de l'ouest.
- Fusil à pompe: Une pompe se situe entre le canon et le magasin tubulaire contenant les cartouches. On tire la pompe en arrière pour éjecter l'étui de la balle que l'on vient de tirer et amener une cartouche du magasin sur la planchette élévatrice. On repousse la pompe pour remonter la planchette élévatrice, insérer la cartouche dans la chambre et armer le percuteur. On retrouve ce type d'arme aussi bien pour la chasse que dans certaines unités d'intervention tactiques pour différentes utilisation (combat rapproché, dégondage de porte...) ou pour les convois sécurisé (transport de fond, transfert de prisonnier...).
- Arme automatique: Toute arme qui, après chaque coup tiré, se recharge automatiquement et qui par une seule pression sur la queue de détente permet le tir de plusieurs munitions en rafale.
- Arme semi-automatique: Toute arme qui, après chaque coup tiré, se recharge automatiquement et qui par une seule pression sur la queue de détente ne permet pas de tirer plus d'un seul coup.
- Balle (ou ogive): C'est le projectile. Il est généralement en plomb. Il peut être nu ou chemisé (recouvert d'une couche de laiton ou cuivre). Son poids est le plus souvent exprimé en grains (gr).
- Balistique: La science qui étudie le comportement d'un projectile depuis le canon jusqu'à la fin de sa course.
- Barillet: Magasin cylindrique que l'on trouve sur les revolvers. Le barillet tourne sur un axe parallèle au canon pour placer successivement les cartouches en position de percussion.
- Bronzage: Oxydation artificielle et volontaire des surfaces métalliques sur une arme. Le bronzage protège l'arme de la rouille. Attention : Une arme bronzée peut s'oxyder.
- Canon (ou tube): Partie de l'arme qui guide le projectile.
- Cale main: Accessoire utilisé en tir à la carabine.
- Calibre: Désigne le plus grand diamètre des projectiles pour une arme à feu. Les calibres européens sont exprimés en mm et comporte toujours deux nombre : le premier désigne le diamètre du projectile et le second la longueur de douille (9 x 19 mm, 5,56 x 45 mm, 7,62 x 39 mm...).
- Carabine: La définition exacte est la suivante : Arme d'épaule à canon rayée qui tire exclusivement des munitions métalliques (.223 Remington, 7,62 x 39 mm, 5,45 x 39 mm...).
- Cartouche: Ou munition. Désigne l'ensemble que compose l'amorce, l'étui, la poudre et l'ogive.
- Catégorie: La législation Européenne regroupe les armes par catégories.
- Chargeur: Boîtier contenant les cartouches. On parle aussi de système d'alimentation. Il peut être amovible ou non. Il peut aussi faire partie intégrante de l'arme, dans ce cas on parle de magasin.
- Chien: Il est apparent sur les revolver, carabines à levier de sous-garde et certains pistolets semi-automatique. Lorsque le percuteur dessus, on appelle cela le chien.
- Cliquer: Déplacer la hausse ou le réticule sur une lunette de tir. Le nombre de clics détermine le décalage en fonction du réglage de la lunette.
- Crosse: Partie de l'arme qui permet sa préhension. Dans le cas d'une arme d'épaule, c'est la crosse qui va permettre l'épaulement.
- Culasse: La pièce assurant la fermeture et regroupant certaines fonctions clés d'une arme à feu. Elle peut être à verrou ou non et contient le percuteur et l'extracteur. Dans son mouvement arrière engendré par la poussée des gaz ou la manipulation du tireur, la culasse extrait la cartouche ou l'étui vide et réarme le chien. Dans son mouvement avant, provoqué par le ressort récupérateur ou la manipulation du tireur, elle prélève un nouveau projectile dans le chargeur ou le magasin et l'introduit dans la chambre.
- Détente (queue de): Pièce sur laquelle l'index du tireur exerce une pression qui provoque par un mécanisme le décrochage de la gâchette (pièce interne qui ne libère le mécanisme de mise à feu et qui ne doit pas être confondu avec la queue de détente).
- Double action: la queue de détente sert à la fois à armer le chien et à tirer le coup (ex : Beretta 92, CZ 75 P01, Sig Sauer P226...).
- Embase: Pièce métallique en une ou deux parties qui est soit vissée soit soudée sur la carcasse d'une arme afin de recevoir un montage ou des colliers pour optique.
- Etui ou douille: Partie de la munition qui fait office de contenant. Il reçoit l'amorce et la poudre puis on vient sertir la balle dessus.
- FMJ: Full Metal Jacket. Désigne une cartouche dont le projectile possède un noyau mou en plomb recouvert d'une chemise (en laiton ou nickel). Cette technique permet au projectile d'obtenir une plus grande vélocité sans laisser de dépôt dans le canon. Lors de l'impact, un projectile FMJ pénètre et ressort sans déformation. Ce type de munition est interdit à la chasse en France car elle blesse plus qu'elle ne tue et augmente le risque de dommage collatéral.
- Fusil: la définition précise d'un fusil est la suivante : Arme d'épaule à canon lisse ou rayé qui tire les calibres suivants : 10, 12, 16, 18, 20, 24, 28, 32, 36, 12 mm et 14 mm.
- Guidon: C'est le deuxième élément de la visée après la hausse. Le guidon se situe à l'extrémité du canon.
- Hausse: Premier des organes de visée, il est le plus proche de l'oeil.
- Lâcher: Action du doigt sur la queue de détente qui a pour but de provoquer le départ du coup.
- Lunette: Optique grossissante ou télescope, qui permet de voir ses impacts en cible. Plus la surface de la lentille est grande plus la luminosité est élevée.
- Monture: le terme exact pour désigner ce que les gens appellent communément la crosse.
- Rechargement: Recomposer une munition à partir des éléments de base : amorce, étui, poudre et projectile. Dans certaines discipline, le rechargement est préconisé pour obtenir les meilleurs couple armes-munitions.
- Revolver: Arme de poing comportant un magasin cylindrique rotatif (barillet) tournant selon un axe parallèle au canon. Le barillet demeure solidaire de l'arme pour l'approvisionner en munitions.
- Scatt: Système informatique d'analyse des différentes phases du tir.
Vocabulaire des cartouches
Dans ce paragraphe, nous souhaitons apporter des précisions quant aux notions que l’on rencontre et que l’on peut lire lorsque l’on aborde le sujet des cartouches. Régularité, dispersion, portée, bourre… ces expressions ne vous sont pas inconnues mais vous n’êtes pas contre un petit rappel ? Alors les lignes qui suivent vont vous intéresser.
- Régularité : se dit d’une cartouche qui, à chaque tir, reproduit les mêmes performances techniques et procure un ressenti identique
- Homogénéité : se dit de la gerbe de plombs ; une gerbe homogène est garantie "sans trous", c’est à dire avec des impacts équi-répartis
- Impact : cartouche assurant un pouvoir pénétrant et létal supérieur
- Vitesse : vitesse de la gerbe de plombs prise à 2,5m de la sortie des canons
- Distance : distance optimale de tir (notion de S, M, L XL)
- Portée : distance jusqu'à laquelle une cartouche est encore considérée comme létale à l’impact avec une gerbe de plombs optimale (notion de longue et courte portée)
- Dispersion : se dit de l’ouverture de la gerbe de plombs ; cercle dans lequel s’inscrit la gerbe à une distance donnée
- Pénétration : capacité du ou des projectiles à traverser les couches de plumes de l’animal par exemple
- Confort : cette notion procure la sensation d'une cartouche moins brutale à l’épaule comparativement aux autres munitions d’une gamme
- Cartouche nickelée : munition composée de grenaille de plomb nickelée, c’est à dire de plomb recouvert d’une couche de nickel, ce qui améliore le groupement et augmente la dureté du plomb
- Cartouche cuivrée : munition recouverte cette fois-ci d’une couche de cuivre
- Charge : la charge est la masse de grenaille (plomb, acier, …) contenue dans une cartouche
Types de bourre
- à jupe : bourre constituée d’un godet englobant la charge de plombs et permettant de tirer à longue distance (30m)
- grasse : bourre plate, souvent en liège ou en feutre, permettant une ouverture de gerbe un peu plus importante et conseillée pour le tir à moyenne distance (20m)
- dispersante : élément de l’ensemble de la bourre permettant de disperser la gerbe de plombs rapidement, assurant une forte ouverture de gerbe, et donc un tir à courte distance (15m)
Types de cartouches sans plombs
- Haute Performance : se dit d’une cartouche sans plombs, ne pouvant être tirée que dans des fusils éprouvés bille d’acier (fleur de lys) et 1320 bars de pression
- Standard ou Basse Pression : se dit d’une cartouche sans plombs, qui génère une pression inférieur à 740 bar, et qui peut être tirée dans les fusils qui ne sont éprouvés qu’à 930 bar
- Mini-Magnum : cartouche ayant une longueur max de 70 mm, chargée le plus souvent avec 40g et ne pouvant être tirée que dans les fusils éprouvés à 1350 bars
- Magnum : cartouche ayant une longueur de 76 mm, possédant de lourdes charges (au-delà de 50g pour le plomb) et ne pouvant être tirée que dans les fusils éprouvés à 1350 bars et chambrés minimum 76
- Super-Magnum : cartouche ayant une longueur de 89 mm, et ne pouvant être tirée que dans les fusils éprouvés à 1350 bars et chambrés minimum 89
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