Ce tutoriel a été écrit par Akira94, que nous remercions chaleureusement.
Dans la trilogie Star Wars, les Stormtroopers sont équipés d’une arme de poing : le Blaster impérial E11 BlasTech. Pour les besoins du film, les accessoiristes de Georges Lucas ont modifié une arme anglaise des années 50, la Sterling Mk4, dont la particularité visuelle était les trous de refroidissement du canon.
Le chargeur (un arc de cercle de 20 cm à l’origine) est raccourci. Sur le canon, à l’avant, 6 rails de ventilations ont été rajoutés. À l’arrière du canon, un rail de montage est installé.
Pour ce faire, un magasin amovible est actionné en fonction de la position du sélecteur de tir. Leur cartouchière ventrale renferme une réserve de cartouches. Ils disposent de cartouches standard de 100 tirs et de cartouches plasma de 500 tirs.
Pour le tutoriel, un grand nombre des objets qui composent la réplique du blaster impérial E11 sont des objets que l’on trouve dans les rayons bricolage. Certaines ont dû être façonnées dans le bois et d’autres assemblées avec divers métaux.
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Le tube qui, à la base, mesurait 1 m, est coupé en deux de façon à obtenir deux tubes de 45 cm (rejet de 10 cm). Sur le tube, j’ai posé un guide (plan_A) pour percer les trous à l’aide d’un foret de 9 mm.
Pour le perçage, il faut donner un coup de poinçon (pointe carrée) sur chaque repère : ceci évitera de déraper avec la perceuse. Lors du perçage, optez pour une perceuse à variation de vitesse. Vous obtenez un canon proche de la sterling.
Il faut limer les bavures et donner un petit coup de ponceuse. Avec une scie sauteuse, vous obtenez l’exemple ci-contre. Il faut enlever une épaisseur de 5 mm (partie rouge du plan_B).
Avec une ponceuse vibrante, il vous faut arrondir les arêtes. Pour le travail d’ébauche, utilisez du papier de verre « gros grain », puis un « grain fin » pour finir.
Pour le chargeur, il faut vous servir du plan_C. La grosse pièce est le magasin et la pièce plus fine est la partie apparente du chargeur. Pour les assembler, vous pouvez utiliser de la colle à bois, mais aussi des vis (plan_C).
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Pour ces deux pièces vous devriez obtenir ceci. Pour que la poignée et le chargeur puissent épouser l’arrondi du canon, il faut se servir du tube (canon) et d’un papier de verre « gros grain » enroulé autour du tube.
En effectuant des va-et-vient suivant l’axe du tube, on obtient le résultat qui se trouve dans la vignette arrondie. Pour l’assemblage futur de la crosse, j’ai percé un trou dans la poignée, afin d’y loger un manchon de raccordement de diamètre 6 (pas de vis intérieure).
Les bouts du canon sont composés de douilles d’ampoules sciées comme la photo ci-contre. Si à l’intérieur, vous trouvez une coque rigide brune, faites-la se casser en la compressant dans un étau (doucement). Vous verrez qu’elle se casse facilement.
Pour arrondir les extrémités, coller à l’aide d’un collant double face sur un socle les rails de même longueur. Pour fixer les rails de ventilation, utilisez de nouveau du ruban double face, pour les placer avant de les riveter.
Pour cette phase, percer à l’aide d’une perceuse à variation de vitesse et repérez les rails par rapport aux tubes (repère identique sur le tube et sur le rail).
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Le rail du scope (pièce A) est composé de 2 pièces en aluminium et d’une en bois (qui garnit la pièce n°2). La pièce n°1 est coupée dans la plaque en ALU de 2 cm de large et de 2 mm d’épaisseur. Elle est pliée à l’aide d’un étau fixe [découpez 26 cm].
La pièce n°2 est coupée dans le tube en ALU de 1,5 cm par 1,5 cm. Sa longueur doit faire 21 cm. J’ai inséré un morceau de la baguette de bois (1,4 cm de côté) d’une longueur identique dans ce tube afin de le renforcer.
Il faut arrondir la pièce A, comme pour la poignée et le chargeur, afin qu’elle épouse la forme arrondie du canon. Pour les éléments de visée (n°1 et n°2), j’ai utilisé la plaque en ALU (de 2 cm de large et de 2 mm d’épaisseur) que j’ai pliée (avec l’étau et une plaque de contreplaqué).
La pièce n°4 est coupée dans barre pleine (en aluminium) 1 cm par 1 cm. Voir plan_D pour les tailles. Sur le côté opposé du chargeur (donc côté droit du blaster), j’ai riveté une des pièces d’une chaîne de sécurité pour porte.
J’ai opté pour une paire de jumelles que l’on trouve sur les marchés et brocantes. Pour le support de scope, je suis parti chercher chez un armurier.
Après avoir cassé la paire de jumelles et s’être séparé de la partie centrale, il vous reste à limer les 2 tenons qui étaient reliés à la partie centrale des jumelles. La partie verte est due au fait que mon support de scope n’englobait pas entièrement la jumelle.
Le résultat est le suivant. 4 lames prises dans plaque plate (fer de 1,5 cm et 2 mm épaisseur)1 barre en U prise dans la barre en U (fer de 2cm par 2cm)1 barre en U prise dans la barre en U (fer de 2,5 cm par 2,5 cm)1 manchon de raccordement entier de 8mm (identique à la pièce X).
Une meuleuse est nécessaire pour cette étape. A noter que la pièce X est un manchon de raccordement de 8mm qui a été scié pour obtenir une hauteur de 1,5 cm. Ce manchon sert à maintenir la crosse pliée.
Le trou A est celui qui met la crosse en position déployée ou pliée (cf. Le manchon B, diamètre 8 mm, est celui qui permet à la crosse d’être en position déployée (la vis est vissée au manchon en passant par le trou A).
Ce manchon est collé par de la pâte « répare-tout ». Le trou C permet de mettre la crosse en position pliée et bloquée au canon (la vis est vissée au manchon X du canon en passant par le trou C).
Pour l’appui de la crosse servez vous du modèle (plan_F). Pour les arrondis de l’appui, il y a la meuleuse. Mais pour la pente interne, je vous conseille, à l’aide d’une scie à métaux, de faire progressivement des entailles (cf. photo).
Puis finir l’intérieur à la meuleuse. Pour faire la découpe en forme de L de l’appui, faites-le avec une perceuse, en ayant préalablement donné des coups de poinçon pour guider la perceuse.
Pour les lames de la crosse, qui sont au nombre de 4 (1 paire courte et 1 paire longue), je vous conseille d’assembler les lames de même longueur par du ruban adhésif noir (cf. photo).
Pour l’assemblage des pièces sur le canon, il faut insérer un morceau de bois dans le canon (22 cm). Pour le mettre à la taille, j’ai utilisé la meuleuse afin de retirer 2 mm de diamètre.
Pour l’assemblage de la poignée, j’utilise des vis à bois. Il faut donc percer deux trous dans la poignée. Une fois les trous percés, attacher à l’aide du ruban adhésif la poignée sur le tube (canon).
Prenez un clou et insérez le dans l’un des 2 trous, puis avec le marteau frappez dessus afin de faire office de poinçon. Vous obtenez un repère pour percer le tube. Pour le chargeur, il faut procéder comme pour la poignée.
Pour éviter que la vis de maintien ait trop de mal à entrer dans le bois qui se trouve dans le tube, il faut percer ce dernier avec un foret au diamètre inférieur à celui de la vis.
Pour le rail de montage du scope, j’ai utilisé 3 vis : 2 sur le support de visée et une vers l’arrière du canon (voir plan_D).
C'est chose vaine que de vouloir apprécier l’importance de l’artisan armurier au Moyen Age, en se plaçant sur un plan étroitement technologique ou social. Son rôle ne peut se mesurer uniquement en fonction de ces critères. Il possède une autre dimension qui le classe nécessairement hors de pair dans le monde pré-industriel : c’est le prestige qui entoure la pratique de son art mystérieux, dans un contexte de connaissances empiriques, donc de superstitions.
Ceci est surtout vrai de l’armurier métallurgiste, mais aussi de ce que l’on appellerait aujourd’hui l’ingénieur militaire et que l’on désignait jadis sous le nom de « maître d’engins », c’est-a-dire d’une personne qui construisait aussi bien des machines de bois que des instruments de fer ou de bronze. Souvent, les deux se confondaient d’ailleurs, car, alors, l’ingénieur n’était pas seulement le concepteur mais également le réalisateur, au fond un maître-ouvrier qui faisait preuve de compétences particulières dépassant le niveau de la simple exécution.
Lucien Febvre a admirablement montre, dans une enquête des « Annales », que le forgeron, en raison de son savoir-faire, acquis par empirisme et jalousement transmis à des initiés, a toujours passé pour un être exceptionnel, doué de pouvoirs surnaturels que 1 ignorance du profane se plaisait d’ailleurs a &tendre a des domaines étrangers à la ferronnerie. De ce fait, cet artisan jouissait d’un grand prestige, qu’il retirait tout à la fois de la crainte qu’il inspirait et de l’admiration qu’il suscitait.
Sa position privilégiée est commune à toutes les civilisations préindustrielles, d’Occident ou d’ailleurs, anciennes ou récentes. Elle constitue un beau sujet d’ethnographie comparative.
Nourri aux traditions latine et germanique, le Moyen Age a hérité d’un double courant mythique qui faisait de l’armurier un demi-dieu : le symbole de Vulcain se retrouve dans l’art pictural et celui de Wieland dans les sagas et la matière épique. La croyance dans les armes douées de vertus surnaturelles participe de cette conception. Elle se retrouve aussi dans un domaine plus terre à terre, puisque certaines règles du duel judiciaire ou de combats singuliers allaient jusqu’à interdire, avec un sérieux qui ne laisse pas de nous déconcerter, l’usage déloyal des « épées enchantées ».
A ces éléments, s’ajoute le mystère qui entoure les secrets de fabrication, jalousement gardes et exploités par leur détenteur auprès des souverains désireux de se réserver le monopole des instruments de la puissance. Ceci est vérifiable de tout temps, mais le dernier siècle du Moyen Age constitue précisément un moment privilégié pour l’observation du phénomène, alors que les armes à feu s’imposent par leur nouveauté et par leur supériorité.
L’attitude de Philippe le Bon est tout à fait caractéristique à cet égard ; elle est bien dans l’esprit d’un prince désireux de s’assurer de moyens d’action à la mesure de ses ambitions. Ainsi, on le voit, par exemple, faire pression sur trois fabricants de bombardes pour se réserver leurs services. Il obtient de ne s’acquitter d’une dette à leur égard qu’à condition « qu’ils promettront et s’obligeront à toutes peines de ne faire ni faire faire par eux et leurs gens, de ne bailler forme, instruction ni enseignement de faire aucune bombarde pour autres que pour le duc, ses successeurs ou sujets, sinon de sa licence et exprès commandement. »
Le compte de la Recette générale pour l’exercice 1438-1439 fait mention d’une rétribution accordée à un canonnier pour la fabrication d’engins secrets mais, comme le duc « n’en veult autre déclaration estre faicte », le scribe s’est abstenu de justifier la dépense. Par contre, ce prince ne souffre pas que les compétences exercent leur art au profit de ses ennemis. Après le sac de Dinant, il fait pendre le maître bombardier de la place, « homme très expert et habile en fait de trait » : un canonnier du duc de Bavière que les vaincus avaient retenu à leur solde pour le salaire alléchant de 400 florins d’or.
Avec l’apparition de l’artillerie à poudre et l’élargissement consécutif des connaissances techniques, le prestige du fabricant d’armes ne fait que croître. Sans cesser d’être le Vulcain de toujours, maître des secrets de la matière, il tend à devenir Prométhée, qui affirme sa volonté de puissance par la technique.
La conscience de ses possibilités créatrices confère à l’artisan un sentiment de supériorité et aussi, avec la volonté d’en tirer profit, une solide dose de forfanterie. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les offres de service que ces maîtres adressaient à des employeurs éventuels, villes ou princes. Le fondeur lorrain, Lambert de Bayonville, écrit au Magistrat de Toul une lettre qui se veut confidentielle pour lui proposer de construire un engin capable de tirer cent ou deux cents coups d’affilée, aussi rapidement qu’une arbalète.
Un « feron » de Florange se recommande à la ville de Metz, pour fabriquer n’importe quel objet en fer, y compris des armures et de l’artillerie, et pour affiner la fonte. Un bombardier prussien se vante auprès du Grand Maître de l'Ordre teutonique de savoir préparer des matières incendiaires, couler des canons, faire des engins de levage et des ouvrages de fortification et de terrassement, extraire le salpêtre du sol. En outre, il se glorifie d’avoir, en grand seigneur, repoussé des offres du roi de Suède et de Danemark ainsi que du margrave de Brandebourg.
Cette prétention à l’universalisme des compétences, annonciatrice et caractéristique de la Renaissance, se retrouve chez l’« uomo universale » par excellence. En effet, Léonard de Vinci, lui-même, n’a pas hésité de recourir à pareilles vantardises lorsqu’il proposa ses services d’ingénieur militaire à Ludovic le More, duc de Milan.
A cette époque, le côté technique et « progressiste » des industries de l’armement a pris le pas sur leur aspect magique, sans que jamais ce dernier disparaisse tout à fait avant l’introduction, à partir du XVIIIe siècle, de la métallurgie scientifique.
Nanti d’un tel prestige et se sachant indispensable dans une société où la guerre occupe la place que l’on sait, l’armurier pouvait prétendre à une position sociale relativement privilégiée. Le fait de pouvoir traiter directement avec les grands ou avec les membres de leur entourage était, certes, un moyen efficace d’abattre les barrières hiérarchiques. Encore, cela n’était-il pas donné à tous les artisans car ceux-ci différaient forcément par le mérite, la fortune et la chance !
Philippe le Bon, Antoine de Bourgogne, Antoine de Croy et Simon de Lalaing accueillirent François Missaglia, représentant l’illustre maison de la « via Spadari » de Milan, à l’égal d’un ambassadeur. Car si le maître-armurier venait prendre les commandes de ses hôtes, il était aussi porteur d’un message que son principal client, François Sforza, l’avait chargé de transmettre, à propos d’un projet de Croisade (1463). Le duc de Milan ne devait pas ignorer le goût de la cour de Bourgogne pour les belles armes.
L’armurier attitré y était tenu en grande estime et, chaque année, le jour de la Saint-Georges (23 avril), le prince avait coutume de lui offrir le couvert, qu’on appelait le « plat du prince » ou « vin du jour saint George ». L’admission dans la Maison ducale était, pour nombre d’artisans, une consécration, avec la possibilité de bénéficier d’un emploi à vie, et même d’une pension de vieillesse, voire de léguer sa charge à un descendant forme par apprentissage. La fonctionnarisation des ouvriers de l’armement était de pratique courante au Moyen Age. Elle permettait aux souverains et aux villes de s’assurer le monopole des services d’un artisan et d’échapper, dans une large mesure, aux fluctuations de l’offre et de la demande puisque les prestations étaient imposées et même tarifées sur base contractuelle. En outre, en garantissant la pérennité des emplois, cette pratique, comme nous l’avons vu dans la première partie de cette étude, était de nature à encourager la formation de centres artisanaux durables.
La fortune des Munier offre un exemple caractéristique, entre autres, de la réussite d’une lignée d’armuriers. Deux membres au moins de cette famille bruxelloise, frères ou beaux-frères, dont un exerçait la profession de fabricant d’armures, étaient venus s’établir à Dijon vers le milieu du XIVe siècle. Un des fils, Jossequin, entra à 14 ans comme apprenti chez son oncle armurier et on le trouve à son tour installé six ans plus tard dans cette ville, où il pratique le même métier. Rapidement, il entre au service de Philippe le Hardi, qui le nomme armurier et valet de chambre, charge qu’il assume jusqu’à sa mort, vers 1397. Son maître semble l’avoir particulièrement choyé : il lui offrit une maison, accepta d’être parrain de son fds, qui fut appelé Philippe, et le prit également à son service.
Gravissant les échelons de la puissance, ce dernier devint garde des joyaux et favori de Jean sans Peur. La Maison de Bourgogne fut d’ailleurs mal récompensée de ses bontés puisque Philippe Munier, séduit par les intrigues de la politique, vers lesquelles son ascension sociale l’avait entraîné, devait tremper dans le meurtre de Montereau.
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