La technique des engrais verts consiste, entre deux mises en culture d'une parcelle, à y installer des plantes fourragères ou légumineuses que l'on enfouira dans le sol pour en fixer l'azote et le nourrir.
Elle consiste à installer sur une parcelle inoccupée entre deux mises en culture des plantes fourragères ou des légumineuses que l'on enfouira dans le sol après floraison.
La culture des engrais verts a ainsi pour avantage de fixer l'azote dans le sol et d'en améliorer le drainage tout en retenant sur place la terre en limitant l'érosion du fait du réseau racinaire dense des espèces choisies.
La structure du sol est ainsi améliorée tant au niveau physique que chimique et biologique.
L'autre intérêt de l'engrais vert est de prévenir l'envahissement de la parcelle par les mauvaises herbes.
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De plus, les couverts végétaux stockent le carbone du sol et peuvent capter le CO2 atmosphérique.
Voici d'autres avantages :
Depuis 2014, bien que je ne sois pas chasseur, j’utilise les CIF (Cultures Intermédiaires Faunistiques) proposées gratuitement aux agriculteurs par la FDCI.
Je suis vraiment satisfait de ce mélange qui présente pour moi certains avantages non négligeables.
En effet, le mélange actuel (avoine, vesce, phacélie, sarrasin), avec des espèces à croissance rapide, limite la pousse de plantes indésirables.
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De plus, il disparaît naturellement suite au gel et ne pose pas de problèmes de repousses dans la culture suivante.
Je n’ai pas à broyer la parcelle ou à utiliser de traitements chimiques.
Afin de rendre ce mélange très attractif pour la faune, je prends soin d’implanter le couvert le plus tôt possible.
Plusieurs plantes sont utilisées dans le cadre de l'engrais vert.
Le choix dépend de la nature du sol et des besoins des cultures suivantes.
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Généralement, les semis les plus pratiqués sont réalisés avec des plantes fourragères légumineuses comme le trèfle, la luzerne, la vesce, ou non légumineuses comme la moutarde, ou la phacélie.
D'autres plantes comme le colza, le sarrasin, le seigle, le chou, le ray grass, le lupin blanc...
Le choix de l'engrais vert à semer se fait en fonction du sol :
Il est conseillé de broyer et enfouir ces engrais verts.
Les céréales développent un systèmes racinaire fasciculé dense qui se développe profondément et favorise la structure du sol.
Elles apportent du carbone après la montée en graines, élément également indispensable à la stimulation de la vie du sol.
La moutarde et le radis se caractérisent par leur richesse en soufre et une forte production de biomasse en peu de temps, apportant au sol une quantité importante de matière organique rapidement dégradable.
Ils sont également intéressants pour explorer la strate inférieure du sol grâce à leur racine pivotante.
Les résidus de crucifères en décomposition et les exsudats racinaires libèrent des composés soufrés à effet « fongicide », aidant à lutter contre le piétin échaudage et la fusariose.
Les crucifères ont l’aptitude d’extraire du potassium des minéraux silicatés du sol.
La phacélie, très mellifère, et le sarrasin ont une croissance très rapide et sont très utilisé pour lutter contre les adventices.
Le lin produit de jolies fleurs bleues qui s’ouvrent le matin.
Le ray grass attire les insectes nuisibles.
La navette fourragère quant à elle est très riche en azote mais ses racines puissantes la rendent difficile à enfouir.
Il ne faut pas oublier non plus qu'il y a ce qui se voit, et ce qui ne se voit pas ; je veux parler du système radiculaire qui reste quoiqu'il en soit dans le sol!
La préparation du sol se réalise comme pour une culture classique, il faut donc le désherber et le nettoyer avant le semis.
Vous pouvez ajouter, avant le semis, du fumier ou du compost bien mûr.
Griffez la surface du sol pour pouvoir bien recouvrir les graines après le semis.
Il est préférable de semer immédiatement après la récolte de la culture précédente.
Ainsi les mauvaises herbes n’auront pas le temps de germer et de se développer sur un terrain laissé nu.
La plupart des engrais verts se sèment de fin février à début mai pour une destruction de juin à août, et de septembre à début novembre pour une destruction au printemps.
Certains engrais verts, comme le sorgho, peuvent se semer en plein été.
Semez les graines à la volée avec un peu de sable, ou au semoir en essayant de bien les répartir sur toute la surface.
En condition sèche, arrosez si possible pour accélérer la levée.
La destruction des couverts végétaux s’envisage en entrée ou en sortie d’hiver selon les situations agronomiques.
La date d’intervention va dépendre de la culture suivante, des espèces présentes dans le couvert et du type de sol.
Il est préférable de l’incorporer au sol 15 à 20 jours avant la culture suivante.
Le meilleur moment pour détruire un engrais vert est juste avant la floraison, lorsque les fleurs sont en boutons.
C’est à ce moment-là que la plante est la plus «riche», et emmagasine le plus d’éléments bénéfiques.
La destruction de l’engrais vert peut se faire par roulage, broyage ou tonte.
Vous pouvez choisir de l’enfouir ou de le laisser en surface pour réaliser un paillage.
Ces différentes techniques ont bien sûr un impact sur la vitesse de dégradation du couvert et sur sa minéralisation.
Le roulage a une faible demande énergétique, adaptée aux plantes ayant des tiges creuses (féverole).
Un couvert végétal est un ensemble de plantes dont l’objectif est d’occuper le sol.
La couverture des sols pendant les périodes sensibles est obligatoire dans le cadre de la conditionnalité des aides PAC, selon la norme BCAE 6.
La présence d’un couvert sur les parcelles est nécessaire, en particulier durant la période hivernale, et le type de couvert à mettre en place diffère selon la localisation en zone vulnérable ou non.
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