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La baisse des températures et le début des migrations font craindre une augmentation du risque de contamination des volailles par le virus de l’influenza aviaire. Ce risque est désormais confirmé dans la vallée du Rhône.

Découverte d'un cas d'influenza aviaire

Le 6 octobre, un cas d’influenza aviaire hautement pathogène a été découvert sur des canards d’ornement à Saint-Montan en Ardèche. Le propriétaire, disposant de 54 canards d'ornement et de 3 poules, a dû faire abattre sa basse-cour dans la foulée.

Mise en place d'une zone de contrôle temporaire (ZCT)

Cette découverte a déclenché la mise en place d’une zone de contrôle temporaire (ZCT) dans un rayon de cinq kilomètres pour une durée de 21 jours. Les communes concernées sont Saint-Montan, Saint-Thomé, Larnas, Viviers, Gras, Bourg-Saint-Andéol pour l’Ardèche et Donzère pour la Drôme.

Sur ces communes, des mesures renforcées de surveillance et de biosécurité s’appliquent aux professionnels comme aux particuliers. « Il n’y a pas de dérogation possible. Les volailles doivent être mises en bâtiment », confirme Cathy Traynard, chef du service santé et protection animales à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de la Drôme.

« Toute mortalité doit immédiatement être signalée à la DDPP pour que les vérifications puissent être faites au plus vite et ne pas passer à côté d’une extension de la maladie », signale la chef de service.

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Restrictions et Interdictions

Dans le cadre d’une ZCT, l'entrée et la sortie de volailles des exploitations sont interdites, sauf dérogation délivrée par les services de l’État. Les mouvements d'aliments pour volailles sont aussi interdits, de même que l'épandage ou le transport de lisier de volailles.

Niveau de Risque et Obligations

Seule la commune de Donzère est pour l’instant concernée par les mesures de restriction liées à la découverte d’un cas d’influenza aviaire hautement pathogène en Ardèche. Mais des obligations s’appliquent aussi dans d’autres communes de la Drôme depuis que la France a relevé son niveau de risque de « négligeable » à « modéré » le 2 octobre dernier.

Ainsi, les éleveurs et détenteurs de basses-cours situés en zones à risque particulier (zones humides traversées par les couloirs de migration des oiseaux sauvages) doivent confiner leurs volailles. « Pour les particuliers, cela implique de les fermer en bâtiment ou de les laisser sortir uniquement sur un parcours couvert d’un filet ou grillage », précise Cathy Traynard de la DDPP 26. Pour les professionnels, la mesure prévoit une claustration totale des animaux.

Cathy Traynard rappelle par ailleurs que, partout en France et quel que soit le niveau de risque influenza aviaire, les mesures de biosécurité doivent être appliquées. Les éleveurs drômois sont, selon elle, performants dans ce domaine puisqu’ils sont déjà concernés par une forte pression de salmonelles.

Vigilance et Signalement

Cathy Traynard insiste : « Dès la première volaille morte, sans explication claire - un prédateur par exemple - il est indispensable de contacter son vétérinaire ou la DDPP 26. Les prélèvements pour recherche d’influenza aviaire sont à la charge de l’État.

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« Depuis le début de l’été, plusieurs centaines d’oiseaux morts du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène ont été recensés principalement sur le littoral ouest de la France », indique le ministère de l'Agriculture. Cathy Traynard confirme que la vigilance doit être maximale sur l’ensemble de la Drôme.

« Il y a de grandes chances que le cas détecté en Ardèche sur un canard d’ornement soit lié à la faune sauvage », souligne-t-elle.

Cas Précédents en Drôme

En Drôme également, des cas ont été confirmés en juin dernier. « Il s’agissait de poussins vautours retrouvés morts sur la commune de Villeperdrix dans les Baronnies. Mais leur décès remontait certainement à avril ou mai. » Avant de rassurer : « Tous les vétérinaires drômois sont sensibilisés. Au moindre doute, ils entrent en contact avec nos services. Sur les quelques suspicions qui sont remontées depuis début septembre, nous avons systématiquement contrôlé qu’il ne s’agissait pas d’influenza aviaire. Ces cas se sont tous révélés négatifs.

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