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L'idée d'équiper une moto d'une mitrailleuse semble avoir germé peu après l'invention de la moto elle-même. Les avantages d'une mitrailleuse mobile sont évidents, surtout lorsqu'on ajoute les capacités supplémentaires d'une moto.

L'Évolution des Véhicules Militaires Légers

Première Guerre Mondiale et les Débuts

La Première Guerre mondiale fut le premier conflit majeur à voir l'utilisation de ces "pistolets à trois roues". Ils se sont avérés très efficaces, gagnant une place dans l'arsenal de tous les grands pays du monde.

Pendant la Première Guerre mondiale, d'autres nations avec peu ou pas d'industrie de fabrication de motocyclettes locale ont commencé à placer des commandes importantes pour des motos militaires équipées.

Le plus grand de ces ordres venaient de Russie, jusqu'à la révolution a vu le pays gigogne de la Grande Guerre en 1917. Ce retrait inattendu à laissé des milliers de marque-en stockage sur les quais russes, et à la fin de la guerre en 1918, les entreprises qui les avaient construites ont commencé à les racheter pour aider à remplir la demande effrénée pour le transport motorisé dans leur marché local.

Le Matchless's alimenté par un 8hp JAP V-jumeau, et il a son side-car d'origine muni d'une plaque d'acier de 1/4 de pouce le long du front et un Vickers mitrailleuse sur un support pivotant.

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Récemment restauré aux spécifications d'origine, par Bonhams à la vente Classique d'été le 20 Juin 2015.

Véhicule de l'Avant Blindé (VAB)

Le VAB, ou Véhicule de l'avant blindé, entré en service en 1976, est actuellement le véhicule de transport de troupes le plus répandu dans l'armée de Terre française. En 2011, il y avait 3 585 véhicules en ligne sur la commande initiale de 4 000 exemplaires pour l'armée française.

Il est le plus couramment armé d'une mitrailleuse de calibre 12,7 mm OTAN pour les véhicules d'infanterie, ou d'un calibre 7,62 mm OTAN en circulaire sur le toit pour les autres modèles. Cependant, il peut aussi être équipé d'un tourelleau avec canon-mitrailleur de 20 mm ou 25 × 137 mm ou système lance-missile (VAB HOT).

Panhard: Un Pionnier de l'Automitrailleuse

Dès 1896, une automobile Panhard & Levassor a été utilisée en location par l’armée pour le transport de l’état major lors de manœuvres.

Au printemps 1899, l’engouement général pour l’automobile atteint également l’armée. L’achat de trois véhicules est acté et donne lieu à la création d’une compagnie d’ouvriers d’entretien à Vincennes.

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C’est à ce moment qu’intervient le capitaine GENTY, le véritable créateur de l’automitrailleuse en France. La Panhard et Levassor de 24 cv lui est confiée et avec elle il effectue des reconnaissances, des marches d’approche ou des manœuvres d’exploration qui n’ont déjà plus rien à voir avec les simples missions de liaison jusqu’alors confiées aux automobiles.

Cette voiture se prête fort bien à ces usages, sa puissance lui donnant une vitesse sur route d’environ 70 km/h pour un rayon d’action de 250 km. Haute sur pattes, elle ne craint pas les inégalités du terrain et son cadre en bois armé indéformable lui assure souplesse et solidité.

Le général LYAUTEY, commandant la division d’Oran réclame une “mitrailleuse automobile” pour faire face aux troubles du Maroc. Le capitaine GENTY et sa Panhard-Levassor se mettent en route le 7 décembre 1907 et sont à pied d’œuvre le 18 décembre.

Le 4 février 1908, 4000 km ont été parcourus par l’automitrailleuse depuis sa mise en service. La situation au Maroc reste très tendue et la ministère commande 3 nouvelles automitraileuses qui seront livrées dans un délai record qui vaudra à la société Panhard&Levassor de recevoir une citation de la part du ministre des armées.

En 1922, la société Panhard et Levassor participe avec l’armée au programme AMC n°1. Un châssis d’utilitaire de 20 CV est destiné à recevoir une carrosserie blindée. 60 exemplaires sont construits sous le nom d’AMC 165 puis AMC 175 avec suspension renforcée, ils serviront jusqu’en 1945.

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Avec le programme de 1923, Panhard et Levassor réapparaît dans le groupe des constructeurs d’engins de combat. Avec celui de 1931, il y prend une place prépondérante, grâce à un brillant ingénieur ; M. Louis DELAGARDE qui innovera en estimant qu’une automitrailleuse étant un engin spécial, doit être construit spécialement et non pas en partant d’un véhicule de série.

En février 1934, la direction de la Cavalerie adopte ce véhicule sous le nom officiel de “AMD Panhard modèle 1935” mais il sera plus connu sous le nom de la nomenclature maison “Panhard 178” ou sous son sobriquet “La Pan-Pan”.

L’engin pèse huit tonnes, est armé d’un canon AC de 25 mm et une mitrailleuse de 7,5. En 1939, Panhard & Levassor présente un engin assez révolutionnaire sous le nom de « automitrailleuse Panhard 201″une commande de 600 exemplaires est prévue avec éventuellement un armement plus puissant.

Dès la Libération, la France voulut reprendre le combat aux côtés des Alliés avec du matériel d’origine nationale, et en 1945 la Panhard 178 est remise en fabrication avec un moteur de 4 cylindres. Ce modèle sera l’AMD 178 B, équipée d’une tourelle fabriquée par Fives-Lille et armée d’un canon de 47 mm SA 35, baptisée FL 1.

En 1951, le PANHARD EBR, véritable révolution technique fait son apparition, cet engin exceptionnel synthétise toutes les technologies alors accumulées depuis des décennies, ainsi trente années durant demeure-t-il sans équivalent dans le monde militaire des engins blindés de reconnaissance.

La construction symétrique qui permet des fonctions de marche dans chaque sens de circulation, une vitesse sur route de plus de 100 km/h, une grande mobilité en tout terrain grâce à ses essieux supplémentaires, les roues centrales qui se relèvent par commande hydraulique.

Le moteur Panhard 12 H 6000 S est un douze cylindres à plat refroidi par air, très compact et qui s’insère sous le plancher. Ce groupe propulseur dérive du moteur à deux cylindres des Dyna.

Mais bien sûr, ce qui fait la particularité de l’EBR c’est sa capacité à rouler indifféremment dans les 2 sens avec les mêmes performances. L’EBR peut évoluer en 2,4 ou 8 roues motrices. Ses 4 étranges roues centrales dites « agricoles » servent aux franchissements difficiles ou à le tirer de l’enlisement. Il est équipé d’une boîte variée 4 vitesses et d’une boîte courte 4 vitesses.

Le PANHARD AML, automitrailleuse légère (AML) équipa l’armée de Terre française au cours des années 1960. Elle était proposée avec un mortier (AML 60) ou un canon (AML 90). La France les a aujourd’hui remplacées mais de nombreux pays africains en possèdent encore.

Le Panhard AML 60/90 est un blindé léger dont la transmission 4×4 permanente lui procure une exceptionnelle mobilité. Elle dispose de deux portes latérales et son moteur est en position central arrière. Le conducteur prend place à l’avant et la tourelle abrite le chef de char et le tireur. L’AML 90 évolua elle aussi donnant naissance à l’AML 90 Lynx.

Le VBL (Véhicule Blindé Léger) à été mis à la disposition de l’armée Française en 1990 , son étude et sa mise au point avaient commencé en 1980. Dernier-né de la gamme Panhard, le « PVP » (« Petit véhicule protégé ») a été commandé par l’armée française en 2004 avec des livraisons dès 2008.

En 2005, les entreprises Auverland et Panhard fusionnent, donnant naissance à Panhard General Defense. En 2011, Panhard développe un nouvel engin blindé à la conception innovante dans le cadre du programme Scorpion lancé par la Direction générale de l’Armement française nommé Combat Reconnaissance Armoured Buggy (CRAB). En 2012, elle est rachetée par Renault Trucks Defense (groupe Volvo) pour environ 60 millions d’euro.

Half-Track M3 de la 2ème Division Blindée Française

Cette miniature militaire du Half-Track M3 de la 2ème Division Blindée française nous replonge au cœur de l'épopée de la Libération.

Le Half-Track M3 fut développé par les États-Unis au début des années 1940 pour répondre aux besoins croissants de transport de troupes sur les théâtres d'opérations européens. Capable de transporter jusqu'à 13 hommes équipés, le M3 était armé d'une mitrailleuse de calibre .50 montée sur affût pivotant.

Sa conception robuste et sa fiabilité mécanique en firent rapidement l'épine dorsale des forces mécanisées alliées. La 2ème Division Blindée française, commandée par le général Leclerc, reçut ces véhicules dans le cadre du programme Lend-Lease.

En 1943, lorsque les Half-Tracks M3 entraient en service au sein de la 2ème DB, la France était encore occupée. C'est dans ce contexte dramatique que naîtrait plus tard, en 1932, la passion française pour la miniature automobile.

Fondée par Ferdinand de Vazeilles, Solido s'impose rapidement comme une référence mondiale dans l'univers de la miniature. La marque française développe une expertise particulière dans la reproduction des véhicules militaires, consciente de l'importance historique et mémorielle de ces témoignages du passé.

L'histoire des Half-Tracks M3 de la 2ème Division Blindée dépasse largement le cadre purement militaire pour s'inscrire dans la grande épopée de la renaissance de la France libre.

Le 25 août 1944, lorsque les Half-Tracks de la 2ème DB franchissent la porte d'Orléans pour entrer dans Paris, ils transportent bien plus que des soldats : ils portent les espoirs de tout un peuple.

Les Parisiens se massent sur leur passage, et ces véhicules américains aux croix de Lorraine françaises deviennent instantanément les symboles de la liberté retrouvée.

Plus surprenant encore, ces Half-Tracks accompagneront la division jusqu'en Bavière, où ils participeront à la prise de Berchtesgaden le 5 mai 1945.

Imaginez l'ironie de l'histoire : des véhicules construits dans les usines américaines, conduits par des soldats français partis du Tchad avec Leclerc, viennent libérer l'Allemagne nazie.

Cette reproduction du Half-Track M3 occupe une place centrale dans l'univers des miniatures militaires. Elle s'inscrit parfaitement aux côtés d'autres véhicules emblématiques de la Seconde Guerre mondiale, créant un ensemble cohérent qui retrace l'épopée des forces alliées.

Pour les passionnés d'histoire militaire française, cette miniature trouve naturellement sa place aux côtés des véhicules des années 1940, période charnière de l'histoire européenne.

Cette miniature séduira autant les collectionneurs confirmés de véhicules militaires que les néophytes désireux de s'initier à ce pan fascinant de l'histoire.

Les "Technicals" : Adaptation et Ingéniosité sur le Terrain

Origines et Évolution

Les technicals sont des véhicules originellement civils transformés pour un usage militaire. L’évocation de ces véhicules renvoie davantage à l’idée de combattant sous équipé sans armée officielle pour les soutenir.

Pourtant, historiquement, ce système a déjà été utilisé dès le début du XXe siècle par des armées régulières. Ainsi, durant la Première Guerre mondiale, des Ford T avaient pu être équipées avec des MMG Vickers pour accompagner les forces australiennes sur le théâtre du Levant.

Ainsi, le système, que l’on associait surtout aux milices sous équipées de la « Great Toyota War », a tout aussi bien pu être utilisé par des armées régulières. Et c’est justement ce qui a été observé en Ukraine.

Le technical a évidemment suivi les évolutions technologiques et les exemples d’ingéniosité mécanique et stratégique se multiplient autour de cette « cavalerie des conflits asymétriques contemporains ».

Modifications et Armements

Les occurrences naturelles du technical relèvent davantage du bricolage : le véhicule qui est détourné avait originellement un usage civil. La plupart des équipements montés observés sont des mitrailleuses lourdes ou moyennes.

Ce sont souvent des armes volées, datant de conflits antérieurs ou en dotation. Les véhicules sont ainsi modifiés pour y greffer des armes originellement destinées à l’infanterie. On devine également un cruel manque de moyens pour les belligérants qui en sont réduits à utiliser des armes vieilles d’un siècle.

Autre modification que l’on retrouve fréquemment sur certains véhicules civils : les dispositifs antichars ou d’artillerie. Là aussi, la récupération est de mise. On retrouve à nouveau des armes plutôt anciennes et qui avaient originellement vocation à rester au sol.

D’autres armes encore ont été extraites de véhicules militaires pour être montées sur une plateforme civile. Les véhicules civils ne sont pas les seuls à être détournés de leur fonction première pour se voir greffer de nouveaux armements : les véhicules militaires ont également le droit à ce traitement.

Ainsi, des véhicules, non blindés, originellement dédiés au transport de troupes ou de matériel, ont été observés avec des armes ajoutées a posteriori. On retrouve les mêmes logiques d’armement que pour les modifications de véhicules civils : on ajoute tantôt des mitrailleuses, des armes antichars ou de l’artillerie.

Un lance grenade UAG-40 monté sur un pickup de la 25e brigade parachutiste ukrainienne.

Blindage Improvisé

Une autre modification que l’on retrouve souvent : la constitution ou l’amélioration d’un blindage avec des pièces de récupération. C’est ce que l’on appelle communément des hillbilly armour à base de tôles, de planches et de sacs de sable.

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