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Le dark web, cette portion du World Wide Web accessible uniquement via des logiciels spécifiques, est devenu un marché florissant pour des activités illicites. Si une partie du trafic peut concerner des échanges légaux, une grande majorité est liée à des activités criminelles, notamment le trafic de drogues, d'armes, et la pédopornographie.

Les dangers du Dark Web

Il est crucial d'être conscient des dangers du Dark Web et du trafic suspect qui s'y déroule. Bien qu'il ne soit pas forcément louche, la plupart du trafic du Dark Web est illicite : les drogues, les armes, la pédopornographie, voire pire encore.

Le Dark Web fait un commerce florissant de choses légales et illicites. Les armes, les munitions et la pornographie sont tous des marchés verticaux populaires, mais ce n'est qu'un début. La pression sociale ou des restrictions gouvernementales peuvent pousser à utiliser ces réseaux.

Termes à connaître

  • Dark Web : C'est la portion du World Wide Web qui n'est accessible qu'au moyen d'un logiciel spécial, permettant aux utilisateurs et aux opérateurs de sites Web de rester anonymes ou introuvables.
  • Tor : Il s'agit d'un logiciel libre et open source permettant une communication anonyme.
  • I2P : Il s'agit du « Invisible Internet Project » (I2P).

Le trafic d'armes sur le Dark Web

Internet est devenu un marché florissant que les enquêteurs tentent de pénétrer. La Toile et sa face cachée - le DarkWeb - sont aujourd’hui d’importants pourvoyeurs d’armes dont la remilitarisation est facilitée par le biais d’achat de pièces ­détachées.

D’autant plus que se procurer une arme de guerre est devenu un jeu d’enfant grâce au darknet. Ainsi, en septembre dernier, un individu fiché S a été interpellé en région parisienne pour avoir commandé un fusil d’assaut sur un site américain du dark web.

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En présentant ce lundi une partie des armes en parfait état de marche fabriquées par des imprimantes 3D saisies la semaine dernière, le procureur de la République de Marseille ne cachait pas son inquiétude. Vendus sur le dark web (l’Internet illégal) entre 1 000 et 1 500 euros, payables en cryptomonnaie, ces fusils ressemblant à des legos étaient commercialisés dans la France entière par un réseau de « libertariens » aussi hostiles à l’État que résolus à mettre des armes à portée de chacun.

Affaire récente en France

Après plus d’un an d’enquête, une opération judiciaire a permis de mettre fin aux agissements d’individus soupçonnés de faire partie d’un important trafic d’armes fabriquées par des imprimantes 3D. Une affaire inédite en France, résolue grâce à un travail coordonné entre les enquêteurs français et belges.

En France, une opération de grande ampleur a été menée par la gendarmerie nationale, en lien avec Europol et la police belge, pour interpeller plusieurs individus soupçonnés d’être impliqués dans un trafic d’armes fabriquées à partir d’une imprimante 3D. Un mode de fabrication accessible à beaucoup de personnes et qui permet de produire des armes intraçables et capables de tuer.

Les armes saisies étaient destinées à être vendues sur le dark web entre 1 000 et 1 500 euros, payables en cryptomonnaie, dans la France entière par un réseau de « libertariens ».

Lors des investigations, le mode opératoire est également mis à jour. Les armes sont vendues entre 1 000 et 1 500 euros, et envoyées par colis, la plupart du temps en pièces détachées pour échapper aux détections. Pour permettre à d’autres personnes de pouvoir à leur tour fabriquer leurs propres armes, les fichiers d’impression sont également proposés à la vente. Un phénomène particulièrement inquiétant pour les enquêteurs.

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Bilan de l'opération

Le travail de l’ensemble de ces personnels, a permis la saisie de 8 imprimantes 3D, de 7 armes complètes imprimées en 3D, et plus de 500 pièces détachés d’armes imprimées en 3D, 11 armes de poing conventionnelles de différents calibres, 13 armes d’épaule et plus de 1000 munitions également de différents calibres. 3 046 euros ont également été saisis en numéraire.

Sur les 14 individus interpellés, 5 ont été mis en cause et placés sous contrôle judiciaire, 6 ont été écroués, dont un, localisé en Belgique, fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen.

Autres Marchandises Illégales

A la croisée des chemins entre les armes et les drogues, un autre vendeur propose toute une gamme de poisons et de venins. A l’inverse du site précédent, les nombreux sites de vente de drogue nous paraissent beaucoup plus crédibles.

D’autres vendeurs proposent des stupéfiants et des médicaments accessibles sur ordonnance, comme le Xanax et autres médicaments psychoactifs, comme le site Dr. Certains sites sont même de véritables pharmacies clandestines.

Nous n’avons détaillé ici qu’une très petite partie de l’offre du dark web en termes d’armes et de produits stupéfiants ou pharmaceutiques.

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Lutte contre le trafic d'armes

Avec 315 armes de poing et 382 armes d’épaule dont 33 kalachnikovs saisies en 2016 dans les Bouches-du-Rhône - une centaine de plus que l’année précédente -, le démantèlement des filières d’approvisionnement reste une priorité dans la lutte contre le narcobanditisme et les règlements de comptes marseillais.

« Le moindre renseignement en matière d’armes que nous obtenons est exploité, précise Eric Arella, directeur interrégional de la police judiciaire de Marseille. La lutte contre les trafics d’armes est pour nous un angle d’attaque incontestable contre les équipes qui se livrent au trafic de stupéfiants et s’entre-tuent. »

L'analyse du trafic réseau (NTA), ou la surveillance des flux, peut identifier le trafic vers les nœuds d'entrée et/ou de sortie connus du Dark Web. Créez votre propre liste d'adresses IP suspectes. Recevez une alerte lorsque des utilisateurs ou des applications de votre réseau tentent d'y accéder ou d'accéder au Dark Web et réagissez immédiatement.

tags: #darkweb #achat #munition #avis

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