Cet article vise à explorer en détail les différents types de douilles de mortier et de munitions, en mettant en lumière leur identification, leur histoire et leur utilisation à travers différentes époques. L'identification correcte des munitions de guerre nécessite des connaissances spécifiques que beaucoup cherchent à acquérir.
Identifier et retracer l'histoire des douilles de balles de pistolet, fusil, obus et autres munitions requiert des connaissances spécifiques. Ce sujet a donc pour but de vous demander de l'aide pour leurs identifications. J'espère que ce sera fructueux pour tout le monde !
Pour faciliter la lisibilité, les balises "Non identifié !" et "Trouvé !" seront utilisées pour indiquer le statut des éléments. Par exemple, un projectile de mortier récent d'environ 205 mm de hauteur a été identifié comme un mortier 81mm français fabriqué en 1966. De même, une douille de 56mm de hauteur et 9mm de diamètre a été identifiée comme une cartouche 7,92 x 54 pour Mauser.
Une balle de fusil 9mm de 1912 porte les marquages "S S". Le type S signifie "SPITZE" (pointu). Königliche Munitionsfabrik était l'arsenal de Spandau, établi dans une forteresse à proximité de Berlin et très impliqué dans la fabrication et le développement de fusils de type Mauser 98 à la première guerre mondiale.
La première balle non identifiée avec le marquage ET 2 R 36 est une balle de fusil Lebel, un fusil Français.
Lire aussi: Tout savoir sur le Filet Récupérateur de Douilles pour Pistolets
La douille de calibre .50 avec le marquage U provient de Utah Ordnance Plant - Salt Lake City, Utah.
Ce sont des cartouches ordinaires de 7,5 mm Modèle 1929C avec une chemise en cupro-nickel et un étui en laiton. Selon Wikipedia, elle remplaça le 8 mm Lebel en étant copiée par les français sur une cartouche Allemande 7,5x58 mm 1924. Et pour éviter la confusion entre les cartouches elle fut diminuée de 4 mm, d'ou sa hauteur d'étui de 54 mm !
C'est une ogive 12,7mm de .50 Américain !
Pendant la Première Guerre mondiale, les Allemands utilisaient des minenwerfer (lance-mines ou mortiers de tranchée) comme armes d'infanterie et non d'artillerie. On pouvait les démonter pour les rendre plus faciles à transporter et les monter dans une tranchée étroite. Leur faible portée obligeait à les placer près des lignes de front, où le réapprovisionnement en munitions devenait parfois problématique.
Développé par la célèbre firme Krupp, ce mortier porte le nom de 21cm Mrs. ( 21 cm Mörser ) et reprend le profil de son ancêtre, le mortier de côte de 21cm en bronze ( 21cm Br. Kst. Mrs. ). Il sera adopté par l'Armée allemande en 1899. D'un calibre exact de 211mm, son tube dispose de 64 rayures de 6,85mm de largeur et 1,5 de profondeur.
Lire aussi: Modifications du Filet Récupérateur de Douilles
D'un poids de 4820kg, cette pièce d'artillerie dispose d'une cadence de tir assez faible. L'absence de frein de recul n'arrange rien et c'est pourquoi sont employées des cales en bois de type réglementaire afin de permettre au mortier de revenir dans sa position initiale après tir sans s'embourber dans la boue du terrain dans lequel celui-ci est positionné.
Au vue du poids élevé de ce mortier, le tractage hippomobile nécessitait que la pièce soit démontée en diverses parties et transportée sur des charriots. Ainsi, on retrouve une voiture porte-tube, une voiture porte-accessoires tandis que l'affut monté à l'origine sur des petites roues métalliques typiques se verra affublé de roues plus imposantes.
Le mortier de 21cm modèle 1899 tirait une multitude d'obus en tout genre.
Peint en bleu, ce projectile est réalisé en acier et pèse près de 119kg. Son corps comprend 46,390kg de poudre noire qui sera remplacée par un explosif spécifique. De type percutant, l'obus explosif de 21cm modèle 1883 s'utilise avec trois modèles de fusée. La portée maximale de ce projectile tiré avec le mortier de 21cm est de 7,200km.
Peint en jaune à sa base et bleu en son sommet, ce projectile réalisé en fonte aciérée pèse 83,300kg et dispose de deux ceintures de forcement. Son chargement explosif est composé de 5,700kg de mélinite. De type percutant, l'obus explosif de 21cm modèle 1883 s'utilise avec deux modèles de fusée. La portée maximale de ce projectile tiré avec le mortier de 21cm est de 8200m.
Lire aussi: Choisir son récupérateur de douilles
Peint en bleu, ce projectile avec ogive pointue et amorçage de culot est réalisé en acier et pèse près de 119kg. Son chargement explosif est composé de 17,470kg de mélinite. De type percutant, l'obus de 21cm modèle 1896 était à l'origine équipé par la fusée de culot Bd. Z. 06 dont celle-ci sera remplacée par la fusée lg. Bd. Z. 10. La portée maximale de ce projectile tiré avec le mortier de 21cm est de 7,200km.
Ce projectile fait d'acier est peint en gris et arbore un poids de 120kg. Son corps renferme entre 17 et 17.500kg d'explosif enveloppé en un ou deux blocs dans du carton. Ce type d'obus s'emploie avec la fusée de culot modèle Kz. Bd. Z. 10. La portée maximale de ce projectile tiré avec le mortier de 21cm est de 7,200km.
Réalisé en fonte aciérée, ce projectile peint en gris pèse 83,700kg et renferme 7,700kg d'explosif dont la composition est faite de tolite additionnée à du nitrate d'ammoniaque. Ce modèle d'obus s'utilise avec plusieurs types de fusée. La portée maximale de ce projectile tiré avec le mortier de 21cm est de 8200m.
Peint en rouge, ce projectile est réalisé en fonte et arbore un poids total de 83kg dont 6,300 d'explosif voir 5,500kg d'une composition variée. De type percutant, l'obus explosif de 21cm modèle 1914 A utilise les mêmes modèles de fusée que son prédécesseur. La portée maximale de ce projectile tiré avec le mortier de 21cm est de 8200m.
Peint en noir, ce projectile est réalisé en acier et pèse 120kg. Son corps comprend 15kg environ d'explosif réparti. De type percutant, l'obus explosif de 21cm modèle 1917 s'utilise avec la fusée Kz. Bd. Z. 10. La portée maximale de ce projectile tiré avec le mortier de 21cm est de 7,200km.
La guerre que sont en train de se livrer les différents belligérants engagés s'avère être de plus en plus terrible, c'est ainsi que vont être mis au point des obus à gaz.
Ce nouveau modèle de projectile a bien évidemment les mêmes caractéristiques que le modèle explosif à la différence qu'il dispose d'un chargement toxique. Ainsi, peint en gris, cet obus pèse 120kg et est reconnaissable grâce à une croix peinte en verte sur son culot. Son corps renferme un tube central en fer comprenant 0,850 à 0,920kg de tolite. De type percutant, cet obus s'utilise avec deux types de fusée. La portée maximale de cet obus tiré avec le mortier de 21cm modèle 1899 est de 9,400km.
Peint en gris, ce projectile pèse 120kg et arbore sur son corps cylindrique le chiffre 86 poinçonné ainsi que deux croix peintes en jaune dont l'une est en plus reportée sur le culot. Le corps de cet obus renferme comme pour le modèle à croix verte un tube central en fer comprenant 0,850 à 0,920kg de tolite, auquel s'ajoute 12,400kg d'ypérites. De type percutant, cet obus s'utilise avec deux types de fusée. La portée maximale de cet obus tiré avec le mortier 21cm Mrs. est de 9,400km.
Si les projectiles de mortier américains étaient bien transportés entièrement montés (sauf les relais, placés juste avant le tir), les Français stockaient les leurs soit en éléments séparés, soit en coups complets, selon le modèle de caisse de transport, et dans les emballages "coups complets", la fusée est à part.
Voici les descriptions, pour le 81 mm :
Dans le document T 16 de l'EAI, réalisé par les instructeurs et imprimé localement à Saint-Maixent, on emploie en même temps le terme inapproprié "obus" avec celui, réglo, de "projectile". Dans les autres docs, tout est rentré dans l'ordre ...
Historiquement, les mortiers tiraient des bombes (les avions n'existant pas encore, il fallait bien trouver quelque chose pour lancer les bombes). Et les mortiers de petit calibre (15c et 22 c, soit environ 150 et 220 mm) tiraient des obus.
Bombes et obus étaient en fonte, sphériques et creux, remplis de poudre noire ; la bombe se distingue par le fait qu'elle possède des anses ou anneaux de portage, et un culot renforcé du côté opposé à l'oeil de fusée.
Le tableau suivant résume les principaux types de projectiles et leurs caractéristiques :
| Type de Projectile | Matériau | Explosif | Poids | Portée Maximale |
|---|---|---|---|---|
| Obus explosif de 21cm modèle 1883 | Acier | Poudre noire ou mélinite | 119 kg | 7,200 km |
| Obus explosif de 21cm modèle 1888 | Fonte aciérée | Mélinite | 83,300 kg | 8,200 km |
| Obus explosif de 21cm modèle 1896 | Acier | Mélinite ou Tolite | 119 kg | 7,200 km |
| Obus explosif de 21cm modèle 1914 | Fonte aciérée | Tolite + nitrate d'ammoniaque | 83,700 kg | 8,200 km |
| Obus explosif de 21cm modèle 1917 | Acier | Divers | 120 kg | 7,200 km |
Selon la loi :
Il existe plusieurs catégories d'armes, incluant les armes à feu, les armes blanches, et les armes incapacitantes. Les munitions sont classifiées selon leur type de projectile et leur charge.
Lorsque la Première Guerre mondiale s'enlisa dans les tranchées, les Français durent bien s'apercevoir que leurs adversaires avaient su tirer leS enseignements de récents conflits, et notamment de la guerre russo-japonaise. Les Allemands avaient mis sur pied une artillerie de siège spécialisée, à grande capacité explosive et à tir vertical sur objectif rapproché, aux tirs de laquelle les Français ne pouvaient guère répondre que par des moyens de fortune inadéquats et improvisés.
Dès Décembre 1914, les Français firent donc appel à tout ce qui pouvait effectuer un quelconque tir vertical et réalisèrent des bricolages comme le mortier Cellérier ou l'arbalète de tranchée, ou encore le lance-mines Gatard. Ils remirent aussi en service des matériels depuis longtemps périmés et oubliés au plus profond des stocks des arsenaux et fortifications. Ce fut notamment le cas des mortiers de 15 cm modèle 1838, en bronze, et dans une moindre mesure des mortiers de 22 cm, 27 cm et 32 cm.
Le mortier lisse de 15 cm modèle 1838 était une bouche à feu en bronze, au calibre de 151,3 mm, à âme très courte, se chargeant par la bouche et d'un poids moyen de 70 kilos. Il était destiné à lancer essentiellement des obus sphériques chargés en poudre noire.
Relativement facile à transporter et à mettre en batterie, il put rendre d’appréciables services dans les tranchées.
Plusieurs types de projectiles étaient admis :
Citons également pour mémoire des boîtes à balles, abandonnées vers 1880 car tirant verticalement des projectiles inertes.
Ces projectiles plus ou moins artisanaux étaient désignés sous le générique de bombes Nicole. Chaque grande unité réalisait ses bombes comme elle l’entendait. La Bombe Nicole était construite à partir de deux plateaux circulaires, en bois, séparés par une enveloppe cylindrique de tôle mince renfermant une charge de Cheddite en cartouches. L'amorçage était réalisé par une mèche latérale, enflammée par les gaz propulsifs et terminée par une amorce détonateur. Il y avait des bombes Nicole de 5 kilos et de 10 kilos.
Lorsque la première guerre mondiale s'enlisa dans les tranchées, les Français durent bien s'apercevoir que leurs adversaires avaient su tirer les enseignements de récents conflits et notamment de la guerre russo-japonaise. Dès Décembre 1914, les Français firent appel à tout ce qui pouvait effectuer un quelconque tir vertical et réalisèrent des bricolages.
Dans les premiers temps, les nombreuses douilles de 75 qui ne servent plus à rien sont ressortis et acheminés dans les tranchés. Le capitaine d'artillerie Cellerier propose un autre système. Des mortiers de tranchée à proprement dit sont fabriqués et utilisés contre l'ennemi. Duchêne poursuit ses expérimentations et réalise des tests avec un obus de 120 mm.
tags: #douilles #de #mortier #types #de #munitions