Diane est une déesse de la mythologie romaine, équivalente à Artémis dans la mythologie grecque. Artémis est la fille de Zeus et de Léto, et la sœur jumelle d'Apollon. Diane est la déesse de la chasse et de la nature.
Diane est suivie d'un cortège de nymphes et est armée d’un arc en or. Ses attributs sont la biche, l'arc, le carquois et les flèches, ainsi que le croissant de lune qui orne son front. Elle est souvent accompagnée de chiens, biches ou cerfs. Sa robe est courte, adaptée à la chasse.
Elle resta éternellement vierge et jeune. Elle se servit souvent de son arc pour tuer les animaux et les hommes qui la rendaient colérique ou tentaient de la séduire ou de la violer. Avec ce nombreux et gracieux cortège, elle se livre à la chasse, son occupation favorite. Toutes ses nymphes sont grandes et belles, mais la déesse les surpasse toutes en taille et en beauté.
Comme son frère Apollon, elle possède différents noms : sur terre, elle est connue sous le nom de Diane ou Artémis; au ciel, Luna (la Lune) ou Phébé; aux Enfers, Hécate. Elle avait en outre un grand nombre de surnoms, selon les qualités qu'on lui attribuait, les contrées qu'elle semblait favoriser, les temples où on l'honorait.
Quand Apollon (le Soleil) disparaît à l'horizon, Diane (la Lune) resplendit dans les Cieux et répand discrètement sa lumière dans les profondeurs mystérieuses de la Nuit. Ces deux divinités ont des fonctions non identiques, mais semblables : alternativement, elles éclairent le monde ; de là leur caractère de fraternité.
Lire aussi: L'élégance de la chasse à la française
Le culte le plus important de Diane est localisé dans la forêt d'Aricie, au pied des monts Albains, sur les bords du lac Nemi, dit « miroir de la déesse ». Les arbres du bois sacré (d'où son nom de Diana Nemorensis, « de Nemi » et « des bois ») sont reliés entre eux par des bandelettes ; ils portent des tableaux où sont inscrits les vœux que la déesse a écoutés et exaucés. L'usage veut que, pour la remercier, on se rende à son temple, une couronne sur la tête et un flambeau à la main. Les jours de fête, la forêt d'Aricie paraît en flammes.
Il y a, dans ce bois, un arbre particulier portant du gui. Quiconque réussit à s'emparer du « rameau d'or » peut combattre le prêtre officiant ; s'il parvient à le tuer, il devient alors rex nemorensis à son tour, en attendant son successeur qui passera par les mêmes étapes que lui.
Si le culte de Diane d'Aricie est primitivement lié à la lumière nocturne, force est de constater qu'un glissement s'est produit, si l'on en juge par les ex-voto mis au jour par les fouilles, dans le bois sacré : ce sont des représentations d'organes génitaux, masculins et féminins, des statuettes de mère avec leur enfant en bas âge. Les femmes honorent Diane, car elle favorisera leur accouchement et veillera sur leur bébé. Cette fonction sur la procréation, le rituel cruel pour accéder à la fonction de rex nemorensis permettent de relier Diane d'Aricie à l'Artémis grecque, invoquée par les femmes en couches, et plus précisément à l'Artémis de Tauride, à qui l'on sacrifie des humains.
Dans sa volonté d'unir les Latins et les Romains, Servius Tullius introduit le culte de Diane, pour laquelle il fait ériger un sanctuaire sur l'Aventin (aedes Dianae in Aventino), l'un des plus anciens de Rome, à l'extérieur, probablement, du pomoerium primitif, dans un espace donc habité presque exclusivement par des étrangers. Le culte de l'Aventin est une reproduction de celui d'Aricie. Le jour de sa fête est le même, le 13 août ; ce jour-là, les femmes se lavent la tête et se peignent.
Le dies natalis est également le jour de la fête des esclaves (servi), peut-être par rapprochement avec le nom du roi, Servius Tullius, auquel on attribue par ailleurs un tel passé ; il est le fils posthume d'un prince dont la femme a été réduite à l'état d'esclave par le peuple victorieux.
Lire aussi: L'histoire fascinante du Champ de Tir de Diane
On dit aussi que le dies servorum, le « jour des esclaves », provient d'un jeu de mots : les esclaves (servi) fugitifs portent le noms de « cerfs » (cervi) en raison de leur grande célérité ; or, d'après l'iconographie fort répandue de Diane chasseresse, la déesse est la protectrice des cerfs. Et que la Diane de l'Aventin n'ait pas été une chasseresse importe peu, la symbolique attachée à la forêt d'Aricie suffit à l'associer à la chasse.
Plus sérieusement, il faut sans doute rapprocher deux faits : d'une part, la Diane latine est la première divinité étrangère à s'installer sur l'Aventin ; d'autre part, les esclaves sont pratiquement tous des étrangers, arrachés par les Romains aux villes latines environnantes. Servius Tullius fera du sanctuaire un lieu de refuge pour les esclaves. Par la suite, cette protection, accordée à la plèbe, s'étendra aux tribuns, puisque Caius Gracchus, en 121 av.
La Diane de l'Aventin est la patronne des femmes qui, le jour de sa fête, on l'a vu, prennent un soin tout particulier de leur chevelure. Mais elle est aussi garante de souveraineté, ainsi que le montre l'anecdote rapportée par Tite-Live : Servius, après avoir augmenté la force matérielle de Rome et sa grandeur morale, résout de l'étendre encore par la politique, tout en continuant à embellir la ville.
Déjà, dès cette époque, le temple de Diane, à Éphèse, a une grande célébrité. On dit qu'il est l'œuvre de la piété commune de toutes les cités de l'Asie. Servius, à force de vanter aux principaux chefs latins cet accord parfait dans le culte des mêmes dieux et de la même religion, finit par les engager à se joindre aux Romains pour construire à Rome un temple de Diane, commun à tous les peuples latins - ce qui revenait à proclamer la suprématie de Rome.
Les Latins, après tant d'inutiles efforts pour conquérir cette suprématie, semblent y avoir renoncé, lorsqu'un Sabin, Antro Curiatius, croit avoir trouvé l'occasion de la revendiquer et de la rendre à sa patrie. Chez lui est née une génisse d'une beauté si extraordinaire qu'on la regarde comme un prodige, et les devins annoncent que celui qui immolera cette victime à Diane assurera l'empire à sa nation.
Lire aussi: Protection de la faune au Bousquet d'Orb
Cette prédiction est venue à la connaissance du ministre du temple de la déesse. Lorsque le Sabin juge que le jour convenable pour le sacrifice est arrivé, il vient à Rome présenter sa génisse au temple. Le prêtre romain, Cornelius, se rappelant la prédiction, interpelle ainsi le Sabin : « Étranger, que vas-tu faire ? Offrir à Diane, sans avoir d'abord pris soin de te purifier, un sacrifice impie ? Que ne vas-tu auparavant te tremper dans les eaux du fleuve ? Le Tibre coule au fond de la vallée. »
Le Sabin, voulant que tout soit accompli dans les règles, quitte le temple et descend vers le Tibre. Pendant ce temps, le prêtre immole la génisse : cette supercherie remplit d'allégresse le roi, et la ville entière.
Lorsqu'elle est identifiée à Artémis, très tôt, au début du VIe siècle av. J.-C., Diane se voit dotée de nouveaux attributs : elle devient la divinité de la chasse, de la chasteté et de la virginité ; elle reçoit également des attributions lunaires et on l'associe avec son frère Apollon. Le lectisterne (repas sacré offert aux dieux, qui y assistent en effigie) de 399 av. J.-C., décidé à la suite d'une épidémie, en est le premier témoignage officiel.
Dans la mythologie grecque, Artémis ou Diane (en grec ancien Ártemis) est la déesse de la chasse, de la forêt, de la nature et une des déesses associées à la Lune (par rapport à Apollon, qui est le dieu du Soleil). Elle est assimilée dans la mythologie romaine à la déesse Diane.
Cette déesse est sévère, cruelle. Elle sévit sans pitié contre tous ceux qui ont provoqué son ressentiment. Elle n'hésite pas à détruire leurs moissons, à ravager leurs troupeaux, à semer l'épidémie autour d'eux, à humilier, à faire périr même leurs enfants. À la prière de Léto, sa mère, elle se joint à Apollon, pour percer de ses flèches tous les enfants de la malheureuse Niobé, qui s'est vantée de sa plus nombreuse descendance. Elle traite ses nymphes avec la même rigueur, si elles oublient leur devoir.
Diane est représentée avec un arc, un carquois, une torche, un croissant de lune sur la tête. La Diane de Versailles et la Diane de Gabies (Louvre), l’Artémis de Pompéi (Naples), ou la Diane d’Éphèse (aux nombreuses mamelles, symbolisant la fécondité) sont des statues célèbres.
Diane est associée aux classes inférieures, notamment les esclaves, qui bénéficient d’asile dans ses temples.Déesse chaste et farouche, Diane possède une iconographie pléthorique, dessins, peintures, sculptures, notamment au château d’Anet où vécut Diane de Poitiers.
Son rapport aux hommes, limité par son imprenable chasteté, est illustré par deux épisodes fascinants, l’un par son horreur, l’autre par sa poésie. D’un côté, Diane transforme en cerf le pauvre chasseur Actéon, coupable de l’avoir surprise dans les bois pendant son bain : il sera dévoré par ses propres chiens. De l’autre Endymion, beauté suprême, tant convoité par la déesse qu’elle obtient de caresser son corps endormi de ses rayons de lune.
tags: #diane #attributs #carquois #mythologie