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Le choix d’une détente dépend du type d’arme et de la discipline pratiquée. Améliorer la détente est souvent l’une des évolutions les plus perceptibles pour un tireur. Un tir juste commence par un lâcher propre.

Les différents types de détentes

Ce n'est pas mieux, c'est simplement une histoire de gout. Et du coup, toute mes détentes, quand c'est possible sont des 2 stages. Ayant pratiqué de longues années le tir à l'arme reglementaire et surtout le tir à l'AR15, avec une détente Jewell, je suis un fan de la double stage. J'en connais qui ne jure que par une single stage, d'autre qui aime le 1.5kg, et certains les 50 grammes. Bref les gouts et les couleurs de chacun.

Détentes Jewell

De loin ce qui se fait de mieux lorsque l’on veut changer de détente sur une Remington. Jewell fabrique une des meilleure détente jamais fabriquée pour les armes de Bench Rest et de Varmint. Le modèle BR (Bench Rest) est un modèle spécialement destiné à la compétition. Elle est très fiable et peut-être réglée de moins de 2 onces (55 grammes) à 6 onces (165 grammes). Elle se monte sur les actions Remington 700 et similaires. Seul le levier de démontage de la culasse est disponible en option.

Le modèle HVR (Varmint) est livré avec 3 ressorts permettant des réglages de 1 1/2 once à 4 livres (livrée d’origine avec un ressort installé permettant un lâcher à 2 livres (900 Grammes). Tous les composants sont captifs dans le boîtier léger en alliage d'aluminium. Le marteau est usiné par électroérosion à fil à partir d'un acier à outils S7 qui combine la dureté pour résister à l'usure avec une résistance supérieure aux chocs pour supporter un usage intensif sans s'écailler ni se briser. Les autres composants sont découpés par électro-érosion dans de l'acier à outils A2, puis traités thermiquement à Rc 56-60 pour une longue durée de vie.

Détentes Timney

Depuis sa création en 1946, Timney Triggers s'est forgé une réputation basée sur la qualité de ses produits. Une détente irrégulière impose des compensations inutiles et introduit des mouvements parasites au moment du départ du coup. Une détente de qualité doit offrir un départ net, prévisible et constant. Le poids de départ, la course et le point de rupture doivent rester identiques tir après tir, sans variation perceptible. La fiabilité mécanique est tout aussi déterminante. Les détentes Timney sont largement appréciées pour leur départ franc et leur simplicité d’installation.

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La détente Timney AR Targa à bossette avec sa LONGUE première course est une cassette à montage direct prête à être installée dans votre AR15 pour un départ très doux et net en 2 étapes. Aucune modification, ajustage ou réglage n'est nécessaire. Le poids de départ est calibré en usine pour un premier départ à 2 Lbs /900 grs et un deuxième départ également à 2 Lbs /900 grs. Le corps de la cassette est construit en alliage de qualité militaire 6061 T6 qui est usiné sur des machines CNC robotisées puis anodisé pour une meilleure durée de vie.

Le chien est taillé par EDM dans un bloc d'acier rapide S7 combinant la dureté pour résister à l'usure et une résistante à l'impact supérieure pour résister à une utilisation intensive sans s'émousser ou casser puis reçoit un traitement Teflon pour la lubrification. Les autres composants sont découpés par EDM dans de l'acier A2 puis reçoivent un traitement thermique à 58 Rockwell pour une durée de vie maximale. La détente Timney TARGA pour AR15 s'installe dans votre AR15 en utilisant les goupilles de chien et de détente d'origine. Le design de la détente Timney éliminant la rotation et les pertes de goupilles. Timney assure à ses clients une vie de tirs sans encombres. Cela se traduit lors de la dernière étape quand chaque détente est assemblée à la main, testée et calibrée pour un modèle spécifique d'arme avant d'être livrée.

Le module autonome est prêt à être installé dans ton AR à petite goupille et offre une détente exceptionnellement fluide, nette et sans jeu, qui ressemble davantage à une action à verrou traditionnelle qu'à une détente de fusil de combat. Tous les composants sont captifs dans le boîtier léger en alliage d'aluminium. Le marteau est usiné par wire-EDM à partir d'acier S7, alliant dureté pour résister à l'usure et résistance aux impacts supérieure pour supporter une utilisation intensive sans éclats ni cassures. Les surfaces d'engagement usinées avec précision assurent une fiabilité exceptionnelle et un relâchement du marteau net et propre. Compatibilité : S'adapte aux fusils avec des trous de goupille de marteau/détente de 0,154".

Détentes TriggerTech

Les modèles développés par TriggerTech se distinguent par une technologie orientée vers la constance et la douceur du départ.

Détentes Geissele

Après avoir tenté de préparer une détente d’origine (quasi impossible sans les outil spécifique) j’ai acheté cette détente et elle est too! Du coup j’en ai pris une aussi pour mon scar au Black Friday.

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J'ai eu plusieurs AR-15 de plusieurs marques différentes dont un custom avec une détente Geissele. Maintenant, je n'envisage plus un AR15 sans. Ensuite, en fonction de l'utilisation, il faut prendre le bon modèle mais Geissele fait d'excellentes détentes.

La détente originale d'un AR15, c'est le produit d'un ingénieur aéronautique (Eugène Stoner) : simple, fiable, aussi subtile qu'une tapette à souris: le tireur a été oublié, et c'est une contradiction totale avec les M1 Garand et M14 ayant été en service dans les forces US avant les M16/M4. En terme de durabilité, de sécurité et de régularité, les Geissele enterrent toutes les autres, y compris les Timney. La détente 2-stages Geissele rappelle plus celle d'un M1 que d'un AR15... Et elle s'installe plus facilement que d'autres.

La Geissele, c'est la seule détente qui me permette de "taper" (raisonnablement) un AR15 à terre sans la crainte de voir le coup partir (expérimenté avec une détente 2 stages RRA)....et qui ne se transforme pas en une très légère détente monobosette après 1000 tirs (expérience avec une 2-stages Armalite). D'ailleurs, Geissele est la seule détente considérée par l'USMC comme étant acceptable pour un service militaire dans le cadre d'un projet d'amélioration des armes existantes dans l'inventaire.

Entre une ALG et une Geissele, il y a un monde de différence: une ALG est une détente standard avec un meilleur traitement de surface et des tolérances plus réduites.

Autres considérations

Le poids de départ et le type de sensation doivent être choisis en cohérence avec la pratique réelle et le niveau du tireur. Une détente performante doit conserver ses réglages dans le temps. La qualité des matériaux et la précision de l’usinage jouent un rôle clé dans la stabilité du départ.

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Compatibilité et installation

Nous proposons ci-dessous un choix important de blocs détentes de grande qualité couvrant tous les usages. Ceux-ci peuvent être à départ "direct" ( Triggertech, Jewell, Timney, Shilen, etc... ) ou "avec bossette" ( Cadex, Timney, etc... ). Ils sont compatibles avec les actions Remington 700 et clones ( La plupart des actions Customs US ainsi que les Bergara acceptent les blocs détentes au standard "Rem 700" )

A noter :

  • Les boîtiers Rem 700 nécessitent impérativement l'utilisation d'un bloc détente possédant un levier d'arrêtoir de culasse intégré.
  • Les boîtiers Customs US ( ainsi que les Bergara ) ne nécessitent pas ce levier, car ils possèdent un arrêtoir de culasse latéral monté directement sur le boîtier. ( mais les détentes possédant ce levier sont tout de même compatibles, le levier étant simplement inopérant !

S'adapte aux fusils avec des trous de goupille de marteau/détente de 0,154".

Fonctionnement et compatibilité des munitions .22 LR dans les canons .223 Remington

En théorie, c’est mal parti ! Tirer des cartouches de .22 Long Rifle dans des canons prévus pour des munitions de 5,56 OTAN et/ou de .223 Remington semble à première vue ne pas devoir poser de problème. Finalement, il ne s’agit que de calibre .22’’ ou 5,5 millimètres ! Cependant, regardons d’un peu plus prêt les caractéristiques de ces deux munitions et des canons censés les chambrer et les tirer…

La consultation du TDCC (1) de la Commission Internationale Permanente du .223 Remington en date du 14 juin 1984 avec révision du 15 mai 2002 indique comme dimensions minimales du canon : 5,56 mm au champ des rayures avec une tolérance de + 0,02 mm et 5,69 mm avec une tolérance de + 0,03 mm (+ 0,02 mm pour un canon d’épreuve) en fond de rayure. Soit une épaisseur minimale de rayure de 0,065 mm.

Le TDCC du .22 LR du 14 juin 1984 révisé le 7 juin 2000 indique comme dimensions minimales du canon : 5,38 mm au champ des rayures avec une tolérance de + 0,02 mm et 5,58 mm avec une tolérance de + 0,03 mm (+ 0,02 mm pour un canon d’épreuve) en fond de rayure. Soit une épaisseur minimale de rayure de 0,1 mm.

Le fabricant allemand de canons Lothar Walter (2) indique des valeurs mini identiques pour le .223 Remington (tout comme le SAAMI). Cependant ses canons de .22 LR ont une cote mini de 5,49 mm au champ des rayures pour 5,62 mm en fond de rayure. Soit une épaisseur de rayure de … 0,065 mm ! Pour en terminer avec ces considérations métrologiques, notons que selon les normes SAAMI, les cotes mini d’un canon de .22 LR sont de 5,51 mm au champ des rayures (.217’’) et 5,63 mm en fond de rayure (.222’’), soit une épaisseur de rayure de 0,06 mm…

La cartouche de .223 Remington comporte presque exclusivement des projectiles chemisés, que ce soit en tombac ou en acier doux. Le rechargement avec des balles coulées est parfaitement possible mais à la condition de se limiter à des vitesses compatibles avec la composition et la dureté du projectile. En revanche, la cartouche de .22 LR est, à quelques exceptions près (CCI Stinger, etc…) montée avec un projectile en plomb, plus moins graissé et parfois recouvert d’une pellicule de cuivre.

Le TDCC de la C.I.P. pour le .223 Remington donne un diamètre maximum de projectile de 5,7 mm avec une tolérance de + 0,03 mm. Les relevés sur les balles de .22 LR ont été rendu plus difficiles à cause de la pellicule de graisse qui recouvre parfois le projectile. Les diamètres s’étalent de 5,62 mm à 5,68 mm. Il est à noter que les munitions match (Eley TENEX Ultimate EPS et RWS R50) sont parmi celles qui ont le diamètre le plus important. Le TDCC C.I.P. du .22 LR donne un diamètre maximum de projectile de 5,72 mm (soit .225’’).

Tout d’abord que les dimensions des canons et des projectiles de .223 Remington semblent mieux respectées par les fabricants de canons comme de munitions, les tolérances restant très proches des standards C.I.P. ou SAAMI. L’exemple des dimensions des canons Lothar Walter de .22 LR (5,49 mm et 5,62 mm) comparés aux normes C.I.P. (5,38 mm et 5,58 mm) et des relevés de mesure sur les munitions (différence de diamètre maxi de 0,06 mm) indique des variations bien plus importantes qu’avec le .223 Remington.

Initialement rayé au pas de 12’’ au tour (305 mm) pour stabiliser les balles de 55 gr (3,56 g) de la cartouche réglementaire américaine M193, les pas de rayures des canons de 5,56 OTAN ont changé pour se conformer à la nouvelle cartouche de 5,56 OTAN type SS109 et son projectile plus lourd de 62 gr (4,01 g). Le pas de rayure passe ainsi à 7’’ au tour (soit 178 mm) afin notamment de stabiliser les balles traçantes plus longues que la SS109. Les tireurs sportifs à l’AR-15 ont rapidement souhaité disposer de canons permettant de stabiliser des balles d’une masse supérieure à 55 gr afin d’augmenter la tenue au vent et réduire les corrections de hausse à apporter pour tirer plus loin. Ainsi des canons rayés au pas de 9, 8 et 7’’ sont proposés par de nombreux fabricants. Ils permettent de stabiliser des balles d’une masse allant jusqu’à 80 gr autorisant des performances insoupçonnées à plus de 900 mètres.

Concernant les canons de .22 LR pour armes longues, le pas le plus universellement utilisé et proposé est celui de 16’’ au tour (406 mm). A quelques exceptions près (Aguila SSS, CCI Stinger et autres), la masse des balles de .22 LR est de 40 gr (2,59 g). Comparée à une balle chemisée de 80 gr tirée dans un canon de 7’’ au tour, elle est tout simplement deux fois moins lourde pour un pas de rayure deux fois plus long…

Le facteur de stabilité gyroscopique calculé à partir du site Internet JBM pour une balle de 75 gr et d’une longueur de 24,7 mm tirée à 830 m/s dans un canon rayé à 8’’ au tour donne 1,82. Rappelons que ce facteur doit être supérieur à 1,4 tout en restant dans la limite de 2 pour assurer une stabilisation correcte de la balle. Pour un pas de rayure de 8’’ au tour et une vitesse initiale de 310 m/s, la balle de 40 gr d’une longueur de 11,9 mm a un facteur de stabilité gyroscopique de 5,3 ! Selon la formule de Miller, la petite balle de .22 LR serait largement sur-stabilisée. Dans un canon rayé à 12’’ au tour, ce facteur descend à 2,3 ce qui reste cependant théoriquement trop important. L’armée canadienne a par ailleurs testé des munitions de .22 LR dans leur fusil d’assaut C7 rayé à 7’’ au tour. Ils en ont conclu que les balles de .22 LR ainsi tirées étaient fortement déformées et généraient un rapide emplombage des canons.

Il est bien connu que le positionnement de la balle par rapport à la prise de rayure a une influence significative sur la dispersion. Le chambrage de .223 Wylde est par exemple censé optimiser les résultats du tir de cartouches de 5,56 OTAN en rapprochant le départ des rayures par rapport à la chambre d’origine. Il en est de même pour les chambres de .22 LR, ou dans certaines carabines à verrou la balle force les rayures au moment de son chambrage. Cependant chacune des conversions présentées précédemment dispose d’une fausse chambre. La prise de rayure est ainsi très éloignée de la balle puisque celle-ci doit progresser au travers de toute la longueur de la fausse chambre avant de pouvoir atteindre les rayures du canon de .223 Remington.

tags: #détente #jewell #ar15 #fonctionnement

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