Le sorgho fourrager est une plante de la famille des poacées, proche du maïs, mais plus tolérant à la sécheresse grâce à son puissant système racinaire. Il est présenté depuis quelques années comme une culture d'avenir sur une planète en perdition. Il est notamment étudié de près depuis une dizaine d'années par des instituts comme Arvalis.
Il existe différentes catégories de sorgho fourrager :
Parmi les différentes variétés de sorgho, on distingue les types suivants :
La variété ARIGATO est un sorgho à conduire en ensilage avec un semis sur mai/juin et une récolte 100 à 115 jours après le semis (septembre/octobre). C'est une variété BMR riche en UFL, précoce, du groupe 1, du semencier Semences de Provence. C'est une inscription France 2017 ce qui témoigne de ses qualités techniques. C'est une variété de sorgho ensilage de taille moyenne (1,80 à 2,30m) qui comporte une grosse masse foliaire et des panicules bien remplies avec du grain. Elle est présente dans les essais ARVALIS depuis 2017, elle n'est pas sensible à la verse. Sorgho ensilage facile à conduire, BMR avec une excellente valeur alimentaire : UFL de 1,05. Elle produit un ensilage plutôt riche en amidon et en énergie.
Niveau rendement, ARIGATO produit en moyenne :
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Une dose de 250 000 grains permet de semer 1,25 ha. La densité de semis recommandée est de 200 000g/ha sur sols séchants et 225 000g/ha sur sols profonds ou irrigués. Si semé au semoir à céréales, il est conseillé de densifier de +10%.
Pour un mélange de deux variétés de sorgho ensilage BMR mono-coupe, une dose de 300 000 grains permet de semer 1,5 ha. La densité de semis recommandée est de 200 000g/ha pour un écartement de 60cm. Il est conseillé de monter à 225 000 g/ha pour un écartement de 40cm, et de réduire à 180 000g/ha pour un écartement de 80cm.
Le semis doit être réalisé sur sol réchauffé, à plus de 12°C de mi mai à mi juin. La graine doit être déposée entre 2 et 4 cm de profondeur. Il est important de réaliser un lit de semence composé de terre fine.
Idéalement, semer au semoir pneumatique monograine, avec des disques petites graines (disque sorgho 72 trous de 2,2mm). L’écartement optimal est de 40 à 60cm, possible entre 30 et 80cm. Il est possible de semer au semoir à céréales, dans ce cas semer un rang sur deux et semer plus dense de +10%.
On conseille d'utiliser un semoir direct, suivi d'un passage de rouleau pour pouvoir favoriser une bonne implantation des semences, et donc une meilleure germination. Comme pour les prairies, la préparation du sol est à soigner : il faut une structure fine et rappuyée. Pour favoriser une levée rapide, veillez à semer dans un sol suffisamment réchauffé (> 12 °C). Semez à 25 kg/ha à l’aide d’un semoir à céréales (écartement de 12,5 cm max.) à une profondeur comprise entre 2 et 3 cm maximum et roulez bien avant et après le semis pour favoriser la germination.
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Bien que le sorgho soit tolérant à la sécheresse, il aura tout de même besoin d’eau pour germer et s’installer correctement. C’est pourquoi une pluie post semis est indispensable à la réussite de la culture et que les semis de juillet sont plus risqués. Le sorgho est plus facile à positionner derrière la récolte d’une céréale immature avec un semis fin mai.
Pour la variété ARIGATO, la récolte se fait 100 à 115 jours après le semis (septembre/octobre). Il va falloir patienter entre la mi-septembre et la mi-octobre. Point très important, la hauteur des épis est un bon indicateur. Sachez que si vous vous y prenez trop tôt, la plante sera trop riche en acide cyanhydrique. La hauteur minimale est autour de 30 à 40 cm pour des variétés monocoupes notamment. Mais au-dessus de 80 cm, vous écartez bel et bien le risque.
Un autre élément qui peut vous décider à récolter : quand le végétal atteint 27 à 30 % de matière sèche. On parle aussi de faucher avant l'apparition des panicules, ou "bouquets" floraux, pour les variétés multicoupe. C'est là que la qualité d'ensilage est optimale.
Le sorgho s'entendra très bien en précédent des cultures comme le soja, le pois, la féverole, le lupin, ou le pois chiche. Bon à savoir : les semis peuvent être associés avec une légumineuse pour conjuguer les avantages, d'après une étude franco-brésilienne de 2013. À la clé également, une économie d’énergie et une réduction de la sensibilité aux aléas climatiques. Le faux pas à éviter : l'implantation comme précédent de céréale à paille comme le blé d'hiver ou l'orge de printemps.
En France, on note assez peu de problématiques majeures de ce genre, pour l'instant. Il existe toutefois des pathologies pouvant intervenir lors de la germination et de la levée. À un stade de végétation plus avancé, vous pouvez rencontrer des champignons de type fusarium ou macrophomina. Le taupin, un petit coléoptère noir, attaque au stade de larve les racines du sorgho. Enfin, la mouche du semis se plaît énormément dans les sols frais.
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On conseille ce que l'on appelle la lutte intégrée, car l'efficacité réside dans une pratique de prévention. Choisir des variétés résistantes, de semences qui sont parées de substances protectrices, ou faire une rotation des cultures pour limiter la pression des pathogènes en sont des exemples.
| Type de sol / Écartement | Densité de semis (g/ha) |
|---|---|
| Sols séchants | 200 000 |
| Sols profonds ou irrigués | 225 000 |
| Écartement de 60cm | 200 000 |
| Écartement de 40cm | 225 000 |
| Écartement de 80cm | 180 000 |
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