La carabine De Lisle est un projet intéressant pour les passionnés d'armes à feu et d'usinage. Chambrée en .45 ACP, elle offre une expérience de tir amusante et abordable, idéale pour le "plinking" de canettes. La construction d'une telle arme représente un défi unique, impliquant des modifications importantes et une grande attention aux détails.
Le projet commence avec une action Enfield No.1 Mk.III*, une base solide pour la construction. Une action BSA Mk.III* de 1916 peut être utilisée, et bien qu'une crosse sporterisée puisse être trop jolie pour être modifiée, d'autres options sont disponibles. Le verrou, bien que manquant, peut être reconstitué à partir de têtes de verrou existantes et d'un corps raccourci.
Le choix du canon est crucial. Plutôt que de chercher un canon de mitraillette Thompson, rare et recherché, il est préférable de trouver un barreau du bon calibre avec un twist approprié pour stabiliser les balles de .45 ACP. Idéalement, ce canon devrait être fabriqué au Québec ou au Canada. Il faudra ensuite lui donner le bon profil, le fileter pour l'adapter à l'action et chambrer la rampe qui aboutira autour de l'avant du magasin.
La vis d'éjecteur d'origine ne suffira pas. Un morceau d'acier pivoté, agissant comme celui d'un Mauser, devra être installé pour frapper la douille du côté opposé à l'extracteur. Un ensemble complet d'éjecteur provenant d'un Mauser pourrait être adapté pour simplifier le travail. Le magasin devra être modifié en obturant l'ensemble pontet/puits de magasin avec une plaque soudée, de préférence par brasage bronze ou argent. Les magasins de 1911 seront modifiés avec une bande-arrêtoir copiée des magasins de .303, soudée à l'argent au dos.
Une fois le canon choisi, le faux tube de silencieux, ses mires, sa base-support et son fût pourront être fabriqués. Le budget dépendra des ventes d'armes inutilisées.
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Plusieurs alternatives et options sont à considérer pour la construction de la carabine De Lisle :
Il existe d'autres armes à feu qui peuvent être intéressantes pour les passionnés d'armes à feu et d'histoire militaire. Par exemple:
Les outils pour fusils de chasse sont essentiels pour les passionnés de tir et de chasse. Ils permettent d'améliorer la performance des armes à feu et d'assurer leur entretien. Une vaste gamme d'outils est disponible, allant des outils de façonnage de canon aux outils de précision, en passant par les accessoires indispensables. Des marques comme BROWNELLS, MARBLE ARMS et GALAZAN offrent des produits de qualité supérieure.
Le Lee-Enfield N°4 est une arme emblématique qui mérite une analyse approfondie. Le programme d'essai, débutant en 1926, visait à améliorer le N°1 MkIII* en renforçant le boîtier, simplifiant la fabrication, améliorant la précision intrinsèque et la visée, et simplifiant la baïonnette. Le N°4 et ses variantes ont été produits sur plusieurs sites, notamment Long Branch (Canada), Stevens-Savage (USA), ROK Fazakerley (UK), ROF Maltby (UK) et BSA Shirley (UK). La nomenclature est passée des chiffres romains aux chiffres arabes en septembre 1944.
Adopté en 1933, le N°4 MkI est visuellement différent du N°1 au niveau de l'embouchoir, avec peu de pièces interchangeables. Ses attributs incluent un boîtier renforcé, un portique pour lame chargeur usiné d'un seul tenant, une sécurité simplifiée et un viseur rabattable "Singer Type 1". Un nouveau canon à cinq rayures, plus lourd, est utilisé, avec deux tenons pour la fixation d'une nouvelle baïonnette. Le garde-main supérieur est en deux parties, et l'embouchoir est grandement simplifié. La noix de percuteur est circulaire, puis oblongue. La plaque de couche est légèrement revue, et le disque d'unité est absent de la crosse. Une nouvelle baïonnette cruciforme N°4 MkI est adoptée, avec plusieurs simplifications successives.
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La hausse Mk1I "Singer" est finement réglable, mais fastidieuse à produire. Le viseur MkII est un viseur pivotant non réglable. La hausse MkIII reprend les caractéristiques de la MkI avec un œilleton monté sur glissière et une échelle graduée en tôle emboutie. La hausse MkIV est quasi identique à la MkIII, avec une amélioration du mécanisme de verrouillage. Des hausses marquées "CMk2" et "CMk3" sont des productions exclusives à Long Branch. Le support de guidon a été simplifié à deux reprises.
Le N°4 MkI* reprend la méthode d'extraction de la culasse du SMLE. Un bouton guide cranté est positionné derrière le portique de lame chargeur. Une solution alternative, approuvée en juin 1942, supprime le bouton et interrompt le rail de guidage de la tête de culasse. Cette modification induit un risque accru de démontage accidentel. Les productions Savage portent le marquage "US PROPERTY" et ont des oreilles de protection du guidon embouties spécifiques.
Le N°4 Mk1 (T) est une variante pour tireur d'élite du N°4 MkI. Un montage amovible est conçu pour associer au N°4 l'optique N°32. Environ 28 900 MkI(T) seront produits, le plus souvent sur une base de N°4 fabrications BSA. Le processus de conversions comprend une sélection d'exemplaires performants en précision, envoyés chez un prestataire chargé de la conversion. Un authentique N°4 MkI(T) se reconnaît par des marquages spécifiques, une hausse modifiée, un appui-joue ajouté et des embases de montage ajoutées sur le flanc gauche du boîtier.
| Fabricant | Nombre d'unités |
|---|---|
| BSA (UK) | 2 021 913 |
| Savage (USA) | 1 236 000 |
| Long Branch (Canada) | 330 000 |
| Total | 4 170 000 |
Le projet de construction d'une carabine De Lisle est un défi passionnant qui requiert des compétences en usinage, une connaissance approfondie des armes à feu et une bonne dose de créativité. Les alternatives et les options présentées permettent d'adapter le projet aux ressources et aux compétences de chacun.
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