Les armes qui projettent à distance des projectiles grâce à la poudre sont appelées « bouches à feu ». L’artillerie vise à infliger un maximum de dégâts à l’ennemi, que ce soit à ses combattants, ses fortifications ou ses navires. Ainsi, le défi consiste à combiner de manière optimale canon, affût, poudre et projectile pour maximiser l'efficacité des tirs.
La bouche à feu est essentiellement un tube ou canon fermé à une extrémité, appelée culasse, et ouvert à l’autre extrémité, nommée bouche. L’intérieur du tube est l’âme. Les rayures servent à imprimer au projectile un mouvement de rotation autour de son axe, sans lequel il se renverserait en l’air et n’aurait ni portée ni justesse convenable.
Le service d’une bouche à feu comporte trois opérations fondamentales : chargement, pointage et mise de feu. La bouche à feu s’appelle aussi pièce. Elle est dite en batterie lorsqu’elle est placée pour tirer. On entend actuellement par calibre le diamètre intérieur de l’âme proprement dite, autrefois le calibre correspondait au poids du projectile.
Au point de vue du tir, les bouches à feu se distinguent en trois types principaux : le canon, l’obusier et le mortier.
La longueur des bouches à feu est souvent évaluée par rapport à leur calibre, ou diamètre intérieur. La fonte fut d’abord employée pour les pièces de marine. Elle est même encore utilisée dans certains cas en 1890, à raison de son prix de revient relativement faible.
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Le tir des boulets sphériques présentant de grandes irrégularités, il était naturel de chercher à augmenter leur portée et leur justesse, ainsi qu’il avait été fait pour les carabines, en imprimant au projectile un mouvement de rotation conformément aux idées énoncées par Robins. C’est en France que parurent les premiers canons rayés. Dès 1842, le capitaine d’artillerie Treuille de Beaulieu proposait d’adopter pour les canons un système de deux rayures en saillie, le projectile étant muni de deux encoches ménagées dans la fonte.
Déjà l’usine Krupp avait doté l’armée prussienne de canons en acier, se chargeant par la culasse, qui lui donnèrent en 1866 une grande supériorité sur l’artillerie autrichienne : ce qui retardait en France les études analogues, c’est qu’on eût été à cette époque, tributaire de l’Allemagne ou de l’Angleterre pour les canons d’acier.
Si l’on suppose que l’on enfonce dans l’arrière de l’âme de la pièce un cylindre lisse du diamètre de l’âme elle-même, on a dans ce cas un véritable piston, et pour le maintenir on engage un verrou dans une mortaise pratiquée à la fois dans le cylindre et dans les parois de l’âme.
Ce bloc qui se meut dans une mortaise perpendiculaire à l’axe de la bouche à feu et qui, selon qu’il avance ou qu’il recule, dégage ou ferme l’âme de la pièce, peut avoir une section prismatique ou se composer d’une partie cylindrique et d’une partie prismatique : de là les noms de coin prismatique, coin cylindro-prismatique attribués à ces divers systèmes. La partie prismatique est quelquefois formée de deux coins susceptibles de glisser l’un sur l’autre de manière à obtenir, une fois à la position de fermeture, un serrage plus énergique. C’est ce que l’on appelle le double coin ou coin Kreiner, en usage en Allemagne.
Dans la fermeture à vis concentrique, le cylindre que l’on introduit dans l’arrière de l’âme de la pièce n’est pas lisse. Il est muni de filets de vis interrompus sur trois secteurs égaux, de 60° d’amplitude chacun, et le tube du canon dans lequel il s’engage forme écrou pour ces filets de vis, écrou interrompu également sur trois secteurs de 60º. Lorsque la culasse est fermée, les filets de vis sont engagés dans leur écrou. Si l’on fait une rotation de 60°, ces filets se trouvent dégagés et l’on peut retirer la vis en arrière. Le premier type d’une telle fermeture est dû à l’américain Hubbel.
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Quel que soit le mode de fermeture adopté, quel que soit le serrage que l’on emploie, il serait impossible d’obtenir par l’appareil de fermeture lui-même une obturation parfaite. Mais en général on emploie des organes spéciaux connus sous le nom d’obturateurs. Les uns sont des anneaux métalliques dont les bords flexibles viennent sous la pression des gaz presser fortement contre la paroi du logement qui leur est ménagé dans l’âme de la pièce, comme l’obturateur de Broadwell. Les autres comme l’obturateur de Bange.
Telle fut la solution que proposa dès 1858 le Lieutenant-colonel Treuille de Beaulieu pour augmenter la résistance des bouches à feu à la suite de l’émotion causée par l’éclatement d’un canon rayé de 30 à bord du Suffren et cette solution est aujourd’hui universellement adoptée. Les frettes sont généralement placées à chaud, c’est-à-dire que l’on augmente par la dilatation le rayon intérieur de la frette qu’on engage alors autour du canon, puis le rayon diminuant par le refroidissement produit un serrage dont on peut régler l’énergie. On emploie d’ailleurs tantôt un seul rang tantôt plusieurs rangs de frettes en assurant leur solidarité.
C’est en se fondant sur le frettage que l’on peut donner à des pièces de canon dont le corps est en fonte une résistance suffisante. Mais comme il est nécessaire d’autre part que le métal qui reçoit la pression directe des gaz de la poudre soit susceptible de résister aux actions désorganisatrices, on a dû introduire dans le corps de canon en fonte un tube en acier doux, c’est ce que l’on nomme le tubage.
L’affût est la machine ou voiture destinée à supporter la bouche à feu pendant les tirs et à la transporter éventuellement. Dès le XVIe siècle, la bouche à feu, munie de ses deux saillies symétriques nommées tourillons, reposait par leur intermédiaire sur deux « flasques » de bois prenant d’une part appui sur l’essieu et d’autre part reposant sur le sol par leur bout postérieur ou « crosse ».
Ce matériel fut amélioré à la fin du XVIII° siècle par Gribeauval. Les flasques en bois furent raccourcis, le logement ou encastrement des tourillons reçut des sous-bandes en fer, pour faciliter le roulement de ces derniers, et des sus-bandes pour les empêcher de sortir de leur encastrement sous l’action du tir. Une « vis de pointage » mobile dans un écrou situé dans une entretoise des flasques fit monter ou descendre la culasse dont elle supportait l’extrémité, etc. C’est ce type d’affût qui fit toutes les guerres de la Révolution et de l’Empire.
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Pour les obusiers ou mortiers qui tirent sous des angles considérables, l’affût à roues ne résisterait pas aux percussions verticales fort violentes du tir. Les affûts ont à résister à l’action considérable du recul et la force des diverses parties doit être calculée de manière à ne pas se disloquer dans cette action qui non seulement se traduit par un mouvement en arrière mais aussi, par suite des entraves apportées à ce déplacement, par des efforts énergiques sur les diverses parties de l’affût.
Ce mouvement en arrière du canon ne saurait être absolument arrêté sous peine de produire dans le matériel des percussions formidables qui le mettraient rapidement hors de service. Puis on adopta dans l’artillerie de campagne des freins à cordes (frein Lemoine) analogues à celui des omnibus. Pour le matériel de place, de côte ou de bord, on essaya d’abord des freins à mâchoires, dans lequel deux pinces, se serrant à volonté, saisissaient les côtés du châssis. Puis vint le frein à lames, dérivé du précédent, dans lequel des mâchoires à vis, adaptées à la partie mobile, venaient étreindre un faisceau de lames parallèles montées sur le châssis fixe et du fait de ce serrage déterminaient un frottement énergique.
Les résultats ainsi obtenus furent encore jugés insuffisants et l’on dut en venir au frein hydraulique dans lequel on utilise la résistance qu’éprouve un liquide à passer avec une grande vitesse dans des orifices étroits. Ce frein se compose en principe d’un piston et d’un corps de pompe, l’un des organes étant relié au châssis et l’autre à l’affût. Des orifices de dimensions convenables sont ménagés soit dans la tête du piston soit à sa circonférence et le liquide au moment du recul de la pièce se trouve obligé de passer d’un côté à l’autre du corps du piston. Il est essentiel que le liquide soit d’une fluidité inaltérable.
Pendant bien longtemps on ne put étudier les poudres que par leurs effets dans le tir, et encore les appareils dont on disposait étaient-ils assez peu précis. L’un des premiers résultats de ces recherches fut de faire reconnaître que la poudre produisait des effets très différents selon qu’elle était composée de grains plus ou moins gros.
Des recherches étaient entreprises depuis la découverte du fulmi-coton pour utiliser dans les bouches à feu la puissance de cet explosif. Mais elles avaient longtemps échoué devant l’impossibilité où l’on se trouvait d’en ralentir la vivacité.
Cette absence de fumée, de peu d’importance au point de vue du fonctionnement du canon considéré en lui-même, en a tout au contraire une très grande de vue tactique, puisqu’elle supprime les deux inconvénients fort graves signalés un peu plus haut. On reproche à ces dernières de donner dans le canon des températures trop élevées, et de dégrader par suite l’âme de la bouche à feu qui se trouve ainsi hors de service assez rapidement. Les partisans de ces poudres répondent qu’elles rachètent cet inconvénient en se conservant mieux, en dépit des variations de température.
La plupart de ces poudres n’ont de la poudre que le nom, et nullement l’aspect pulvérulent. Elles sont généralement employées en lamelles minces ou en tiges.
Les armes à poudre noire sont une catégorie d'armes à feu qui utilisent de la poudre noire pour propulser le projectile. Ces armes ont une longue histoire et sont toujours populaires auprès des tireurs et des chasseurs. Tout d'abord, vous aurez besoin de poudre noire pour alimenter votre arme. Il est important de choisir la bonne poudre pour votre arme et de suivre les instructions du fabricant. Vous aurez également besoin de bourres pour protéger le projectile pendant le chargement, ainsi que de balles ou de chevrotines. Un autre accessoire utile est le kit de nettoyage pour armes à poudre noire. Ces kits contiennent des brosses, des tiges de nettoyage, des patchs et d'autres outils pour nettoyer l'arme après chaque utilisation. Les amorces sont également nécessaires pour faire fonctionner l'arme. Il existe plusieurs types d'amorces disponibles, chacun ayant ses propres avantages et inconvénients. Un autre accessoire pratique pour les armes à poudre noire est le chargeur à poudre. Enfin, les étuis pour armes à poudre noire sont également utiles pour le transport et le stockage de l'arme.
En résumé, les accessoires pour armes à poudre noire sont nombreux et peuvent aider les tireurs à maximiser les performances de leur arme. Tous les accessoires nécessaires pour utiliser votre arme à poudre noire au mieux.
| Accessoire | Description |
|---|---|
| Poudre noire | Pour propulser le projectile. |
| Bourres | Pour protéger le projectile pendant le chargement. |
| Kit de nettoyage | Pour nettoyer l'arme après chaque utilisation. |
| Amorces | Pour faire fonctionner l'arme. |
| Chargeur à poudre | Facilite le chargement de la poudre. |
| Étuis | Pour le transport et le stockage de l'arme. |
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