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Le Tesla Cybertruck, pick-up électrique futuriste, suscite des avis très tranchés. Depuis son annonce, Tesla affirme qu’il est difficile à endommager. Elon Musk l’a qualifié de « pare-balles » et assuré qu’il pourrait survivre à une apocalypse. Lors de la présentation, restée célèbre, en 2019, Musk avait invité un collaborateur à lancer des boules d’acier contre les vitres du véhicule, affirmant qu’elles ne se briseraient pas. Le Cybertruck a obtenu de meilleurs résultats lors de tests ultérieurs.

L'acquisition du Cybertruck par Ramzan Kadyrov

Dans une vidéo publiée en août 2024 sur sa chaîne Telegram, le chef de la République de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, s’affichait au volant d’un Cybertruck de Tesla, un pick-up futuriste du constructeur américain “équipé d’une mitrailleuse”, rapporte la chaîne russe RTVI. On le voyait ainsi tout sourire aux commandes du bolide. Dans une autre séquence, on le retrouvait à l’arrière du véhicule, mitrailleuse en main, affirmant que le pick-up serait envoyé au front en Ukraine.

Le dirigeant autoritaire tchétchène, Ramzan Kadyrov, s’est exhibé au volant de son tout nouveau Tesla Cybertruck, surmonté d’une mitrailleuse. La vidéo, publiée le 17 août 2024 sur le réseau Telegram, est quelque peu surréaliste. Pourtant, ce n’est pas une vidéo générée par IA. Le dirigeant tchétchène, Ramzan Kadyrov, parade à bord de son tout nouveau Tesla Cybertruck.

Dans sa vidéo, Ramzan Kadyrov remercie assez chaleureusement Elon Musk pour le Cybertruck. Il n’en faut pas plus pour semer le doute dans les esprits, car la phrase est certainement ambiguë volontairement. Il invite carrément le patron de Tesla à venir en Tchétchénie, où il sera accueilli en invité de marque, indiquant que cela ne devrait pas poser de problème avec le ministère russe des Affaires étrangères.

Le Tchétchène Ramzan Kadyrov a militarisé deux véhicules Cybertruck de Tesla et veut les envoyer combattre en Ukraine. Sans doute un coup de communication plutôt qu’une révolution militaire. Le dictateur tchétchène Ramzan Kadyrov affirme avoir décidé d’envoyer deux Cybertruck sur le front ukrainien pour soutenir l’armée russe. Ces deux véhicules produits par Tesla ont été repeints en vert foncé et équipés d’une mitrailleuse lourde. L’annonce est accompagnée d’une vidéo dans laquelle les deux véhicules circulent dans un secteur non identifié et font la démonstration de leur puissance en abattant un objet volant.

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Selon la présentation du véhicule par Elon Musk en 2019, le pick-up compte six places, peut emporter plus de 1,5 tonne et est capable de tracter 7 tonnes. L’engin peut aussi passer de 0 à 100 km/h en environ trois secondes. « C’est littéralement résistant aux balles de pistolet calibre 9 mm », avait assuré le milliardaire. Mais le Cybertruck peut-il tenir sur une ligne de front ? Sans doute que non. Il n’est pas sûr non plus que Ramzan Kadyrov décide de vraiment envoyer ses deux véhicules à portée des drones et de l’artillerie ukrainienne.

Le Tchétchène avait déjà fait parler de lui cet été avec un véhicule Cybertruck, déjà armé d’une mitrailleuse. « J’adresse mes sincères remerciements à Elon Musk. C’est de toute évidence le principal génie de notre temps, un spécialiste, un grand homme », avait dit l’homme fort de la petite république russe du Caucase, invitant Elon Musk à Grozny. Mais un mois plus tard, Ramzan Kadyrov avait annoncé que le véhicule avait été « désactivé » par Tesla.

Réaction d'Elon Musk et soupçons

Après la publication de cette vidéo, le patron de la marque, Elon Musk, s’était même fait invectiver sur les réseaux sociaux. Certains internautes le soupçonnaient d’avoir offert ce cadeau au dirigeant de cette république intégrée à la Fédération de Russie. “Comment peux-tu être assez stupide pour penser que j’ai offert un Cybertruck à un général russe ?” plaidait l’intéressé dans un message publié sur X. Quatre mois plus tard, le dirigeant tchétchène avait admis que Musk ne lui avait rien offert.

Le principal intéressé ne s’est cependant manifesté à sa manière, le 19 août 2024, en répondant à un tweet l’accusant d’avoir trahi son pays : « Êtes-vous sérieusement attardé au point de penser que j’ai fait don d’un Cybertruck à un général russe ? Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.

Certes, il est difficile de croire tous les démentis d’Elon Musk sur son réseau social, car il a déjà été pris à mentir plus d’une fois. Dans le cas présent, il est toutefois assez plausible que le dirigeant de Tesla ne soit pas impliqué dans l’affaire, mais qu’il soit victime d’une manipulation de son image. Il est également envisageable que la Russie utilise cette histoire pour influencer l’opinion.

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Les failles des sanctions internationales

Il n’en demeure pas moins vrai que le Cybertruck piloté par Ramzan Kadyrov était authentique. Et la manière dont l’un de ces engins est arrivé sur le territoire russe pose question, dans la mesure où l’exportation de véhicules de luxe vers la Russie fait l’objet de sanctions européennes et américaines depuis mars 2022, quelques jours après le début de l’invasion de l’Ukraine. Dans une enquête publiée mercredi 23 avril, le média russe indépendant Novaïa Gazeta Europe révèle les failles des sanctions internationales.

Comme le précise le site d’information, aucune trace de Cybertruck n’existe dans les bases douanières russes. Cependant, en croisant les données de Rosstandart, l’agence russe qui délivre les certificats de conformité pour les véhicules, les journalistes ont retrouvé la trace de 21 Cybertrucks immatriculés en Russie depuis 2022. Au total, “au moins 4 500 certificats pour des voitures Tesla” ont été délivrés entre 2022 et janvier 2025.

Selon le code VIN (numéro d’identification du véhicule), contenant certaines informations essentielles, le trajet du pick-up de Kadyrov commence dans un bâtiment inhabité à Marietta, dans l’État américain de Géorgie, où opère la société All Stop Motors, raconte la correspondante de Novaïa Gazeta Europe. Depuis 2022, cette entreprise a expédié “plusieurs centaines de voitures vers des pays frontaliers de la Russie : Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan”.

Ainsi, le média s’intéresse à la personne de Zhuldyzym Shaimaranova, citoyenne kazakhe installée à Almaty. Entre 2023 et 2024, elle aurait importé au Kazakhstan par le biais d’une société chinoise “deux BMW et trois Tesla”, toutes parties vers la Russie peu après. Novaïa Gazeta Europe parvient même à retrouver la trace du Cybertruck de Kadyrov, passé par le Kazakhstan avant de lui être livré à Grozny. Sollicitée par le journal, elle n’a pas donné suite.

Depuis la mise en place de ces “importations parallèles” par Moscou, les pays voisins sont devenus des “points de transit” pour les produits interdits. En deux ans, l’importation de voitures a été multipliée par cinq au Kazakhstan, par trois en Ouzbékistan, et par dix-huit au Kirghizistan, selon les données du registre mondial du commerce, l’UN Comtrade.

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Le Cybertruck comme cible militaire potentielle

En raison de la structure extérieure particulièrement robuste du Cybertruck, fabriquée dans un alliage d’acier inoxydable propriétaire, certains craignent que ces véhicules puissent être utilisés par un ennemi. Cette hypothèse repose sur quelques éléments concrets. Les essais militaires prévus reproduiront ces situations potentielles en conditions réelles, avec des tirs à balles réelles. Parmi les autres véhicules sélectionnés pour ces tests figurent des pick-up, des SUV et des berlines. Mais seuls les Cybertrucks ont été mentionnés précisément par leur modèle et leur fabricant.

L'US Air Force souhaite en effet acquérir deux Cybertruck pour en faire des cibles d'entraînement. Des documents officiels repérés par le site spécialisé The War Zone montrent en effet que le pick-up électrique de Tesla fait partie de la dernière "liste de courses" du centre d'essais de l'Armée de l'air américaine, qui compte au total 33 véhicules. Détail amusant: c'est le seul véhicule pour lequel une marque et un modèle sont explicitement mentionnés. Pour les autres véhicules qui essuieraient des tirs de missiles, l'armée donne simplement des formats de carrosserie souhaités: SUV, berlines, camionnettes par exemple.

L'idée serait en effet d'anticiper le fait que le Cybertruck pourrait tomber entre de mauvaises mains, des armées étrangères ou des groupes terroristes par exemple. "Sur des théâtres d'opérations, il est probable que l'ennemi utilise des véhicules Cyber Tesla ("Tesla Cyber Trucks"), car il a été constaté qu'ils ne subissent pas les dommages normalement attendus en cas d'impact majeur", peut-on lire dans un des documents. "Les essais doivent refléter des situations réelles. L'objectif de l'entraînement est de préparer les unités aux opérations en simulant des scénarios aussi proches que possible de la réalité", insiste le texte pour justifier d'acquérir ces deux exemplaires du pick-up de Tesla.

Transformations et alternatives militaires

Avions, bateaux, véhicules terrestres, engins commandés à distance : Archimedes Defense développe des solutions à haut potentiel pour les services en lien avec la sécurité des Etats-Unis ou les citoyens qui se rêvent en militaires. Il change cependant d’identité pour devenir Sting Baja, Sting Protector et Sting APC « avec des modifications importantes pour s’adapter aux applications les plus exigeantes ». Archimedes Defense s’est entouré de plusieurs partenaires pour apporter diverses améliorations qui peuvent aussi toucher à la propulsion du véhicule. C’est pourquoi les engins ne sont pour l’instant proposés qu’à la réservation. Il est précisé que la production reste subordonnée à la disponibilité du Cybertruck. Sauf si le client fournit un ou des exemplaires qu’il a déjà à sa disposition.

Des trois engins Sting, le Baja est le modèle de base. Grâce à son groupe électrogène 125 kW multicarburant monté au niveau du coffre, il peut alimenter nombre de consommateurs électriques, à commencer par lui-même et d’autres VE. Deux packs ont déjà été imaginés pour accentuer encore sa polyvalence. Le premier à être disponible permettra d’ajouter des améliorations supposées le rendre invincible pour une évolution en tout-terrain. En plus de l’équipement du Baja, le Sting Protector est renforcé par une protection blindée capable de résister à un fusil d’assaut et qui comprend des plaques amovibles offrant une couverture de cabine à 360 degrés. Sur le Sting APC qui bénéficie d’une plus grande autonomie, le blindage passe au niveau supérieur. L’engin permettrait de protéger les occupants des mitrailleuses lourdes, mines, obus et engins explosifs improvisés. Il est par ailleurs revu pour une meilleure transportabilité aérienne.

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