La Provence, avec ses paysages variés et son riche patrimoine naturel, est une région où la chasse occupe une place importante dans la culture locale. Des Alpilles aux Monts de Vaucluse, en passant par le Ventoux, la diversité des territoires offre un habitat propice à de nombreuses espèces de gibier.
En Vaucluse, la chasse est devenue une tradition sous le poids des contraintes. Si les tirs d'afflux et d'approche ou les battues de régulation des sangliers à proximité des cultures occupent le terrain, durant une bonne partie de l'année, le temps de la chasse générale est venu.
Chaque année, des périodes de chasse sont définies par la Préfecture du Vaucluse. La période d'ouverture générale de la chasse à tir et de la chasse au vol est fixée pour le département de Vaucluse du : 14 septembre 2025 à 7 heures au 28 février 2026 au soir.
Cependant, il est plus que probable que le reste de l’année des chasses aient aussi lieu dans certaines communes. Voici une liste non exhaustive :
Pour vous promener en toute sécurité, voici quelques précautions à prendre avant et pendant votre balade :
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Petit ou grand gibier, la plupart des espèces sont représentées en Vaucluse.
Toute introduction de grand gibier dont la chasse est autorisée (sanglier, cerf, chevreuil, mouflon, chamois, daim) dans un milieu ouvert et en parc ou enclos de chasse cynégétique est soumise à autorisation préfectorale.
La demande doit comporter les éléments suivants :
La dégradation de l'environnement a un impact direct sur les différents écosystèmes qui va à l'encontre des objectifs de la Fédération. Les chasseurs s'investissent donc afin de limiter leur impact sur le milieu naturel ainsi que de protéger les populations de gibiers.
Dans ce cadre, la Fédération des Chasseurs des Alpes de Haute-Provence travaille en partenariat avec les aménageurs du territoire (SNCF Réseau, sociétés d'autoroutes, Conseil Régional et Départementaux, ...), les gestionnaires de territoires (parcs naturels régionaux, conservatoires d'espaces naturels, ...) et les acteurs ruraux (agriculteurs, forestiers, ...).
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La pratique de la chasse en France est soumise à un examen national, le permis de chasser, qui peut être obtenu dès l’âge de seize ans. Pourtant, de nombreux chasseurs commencent leur vie cynégétique plus tôt. Dans la vallée du Verdon, les garçons armés de carabines à air comprimé font souvent leurs premières sorties à l’âge de dix ou onze ans.
L’équipement du garçon passe littéralement de la catégorie « petite carabine » à « fusil de chasse ». Pour un anthropologue, il n’y a pas de différences techniques majeures entre les deux types de fusils. La plus remarquable serait le calibre.
Traditionnellement, les Français le définissent ainsi : « Le nombre de plombs sphériques (de même calibre que le canon) qui peut être produit à partir d’une livre de plomb pur - un ancien poids qui équivaut 0,4895 kg » (Noblet 1988 : 101). En pratique, on peut facilement identifier les divers calibres par le diamètre du canon ou par la dimension de la munition.
Les fusils les plus ordinaires sont « le 20 », « le 16 » et « le 12 ».
À 16 ans, la sexualité du garçon est culturellement affirmée et reconnue. Au même moment, alors que le chasseur passe de l’illégalité à la légalité, il entre dans l’âge d’homme adulte mais, pour ainsi dire, sur la pointe des pieds.
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Dans la vie d’un homme, la prochaine étape importante est sa majorité civile qui, en France, est fixée à 18 ans. Le jeune chasseur peut maintenant acheter légalement son propre équipement.
C’est Marcel Pagnol, dans La Gloire de mon père, qui fait véritablement entrer la chasse provençale en littérature.
« [Le propriétaire de la bastide] se construit une cabane en fagots d’épines, à vingt pas de son arbre mort ; il s’y tapit dès quatre heures du matin, et il attend patiemment qu’une grive vienne se poser sur l’arbre mort. Quelquefois, de quatre heures du matin à midi, il a le bonheur de tuer jusqu’à trois grives ; il les marque aussitôt sur une ardoise placée dans la cabane. Ce plaisir a beaucoup de rapports avec la pêche à la ligne. Les fusils sont placés artistement à certains petits trous pratiqués dans les fagots qui forment les murs de cette rustique construction. En attendant sa grive, le Marseillais lit son journal, quelquefois un roman. Il jure quand il entend tirer dans les postes voisins. On appelle poste la réunion de l’arbre mort et de la cabane. Voilà M. un tel, s’écrie-t-il, qui m’enlève le gibier ! Il faut convenir qu’on jouit délicieusement du beau climat dans ces cabanes de bois mort, que la brise de mer pénètre dans tous les sens. Il règne là un délicieux silence ; de ces silences qui font qu’on entend son âme ; on y goûte une liberté complète ; les soucis ne pénètrent point dans ce paisible réduit. »
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