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La ville de Thiers, située dans le Puy-de-Dôme, est renommée depuis le 19ème siècle pour son artisanat local : la coutellerie. Considérée comme la capitale de la coutellerie française, Thiers abrite d'ailleurs un musée dédié à cet art.

L'histoire de la coutellerie Genès David

En 1922, Genès David crée sa société, proposant le traditionnel modèle thiernois. Dans les années 50, il tissera des liens étroits avec les artisans couteliers de la commune de Laguiole, permettant l’essor du célèbre couteau Laguiole.

La coutellerie a vu le jour en 1810. C’est en 1922 que la société est reprise par David Genès et devient Arbalète G. David. Elle est aujourd'hui dirigée par Christophe Durand.

Forte d’un savoir-faire séculaire, la coutellerie a été classée Entreprise du Patrimoine Vivant.

Au cœur de la coutellerie française, la marque Arbalète Genès David incarne un artisanat d’exception. La fabrication Arbalète G. David est artisanale. Chaque pièce est unique, façonnée par la main de l'artisan.

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Arbalète Genès David tire sa force de son fonctionnement entièrement internalisé. Le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) récompense les entreprises qui font preuve d’un savoir-faire exceptionnel. Ce précieux sésame est le reflet d’un travail artisanal minutieux et rigoureux, reconnu même au-delà des frontières.

Le processus de fabrication des couteaux Arbalète G. David

Pour comprendre le processus de fabrication d’un couteau, rien ne vaut le déplacement à Thiers, où l’usine Arbalète G. David est ouverte à la visite. Cela fait cinq ans que la coutellerie a déménagé dans un bâtiment plus adapté pour recevoir des touristes que les vieux locaux de Saint-Rémy-sur-Durolle.

On entre dans le site de production par la boutique. Depuis cette dernière, les clients peuvent observer l’effervescence dans l’atelier à travers les vitres et s’ils veulent aller plus loin, ils ont la possibilité de visiter l’usine, avec un temps d’échange avec les couteliers.

La visite commence par la découverte de toutes les pièces métalliques qui composent un couteau : lames, mitres, platines, ressorts et abeilles (pour le Laguiole), manches en matières naturelles ou nobles. Les lames forgées sont fournies par un sous-traitant du bassin thiernois.

Suivent l’assemblage des différentes pièces, puis le guillochage (décoration du ressort et du dos de la lame) réalisé manuellement ou à l’aide d’un emporte-pièce selon la préciosité du couteau. La mitre va être polie pour obtenir l’angle parfait avec le manche. Avec des gestes mêlant beaucoup de rigueur et de technique, le coutelier ajuste les différentes pièces à l’aide de clous qui vont être soudés (pour maintenir l’ensemble) puis limés.

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Puis c’est enfin le polissage, destiné à affiner jusqu’à la perfection la forme globale du couteau et former le tranchant.

La gamme de produits Arbalète G. David

La marque Arbalète G. David possède une large gamme de produits : couteaux pliants, arts de la table, couteaux de sommeliers, de chasse, de cuisine, couteaux régionaux.

Nous retrouvons des couteaux fabriqués avec l'acier inox 12C27. Il existe également une multitude de manches en inox, en différentes cornes, différents bois ou encore en acrylique. Quant aux mitres, elles sont proposées sous une multitude de formes différentes : inox mat ou brillant, laiton. Certains disposent même d’un ressort guilloché, d’un tire-bouchon intégré et/ou d’un poinçon.

Il existe également des modèles plus travaillés avec des ressorts et des abeilles forgés ainsi que des guillochages faits mains.

Le couteau Laguiole est reconnu comme un noble héritage de la coutellerie française. Né de l’association des savoir-faire thiernois et aveyronnais, ce couteau est aujourd’hui un emblème.

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Arbalète Genès David, fort de son savoir-faire, propose sa propre interprétation du Laguiole. Chaque couteau créé est le fruit d’années de travail des artisans. Les amateurs de coutellerie apprécient particulièrement son design et la qualité de sa finition. Plus qu’un simple outil, il s’agit d’un véritable objet d’art.

L'évolution du couteau Laguiole

Le couteau Laguiole fut créé vers les années 1829. Il s'inspira de deux modèles: le Capuchadou (couteau des paysans de l'Aubrac avec une lame fixe) et le Navaja espagnol (couteau de poche provenant de la Catalogne).

En 1840 l'ajout du poinçon. Celui-ci était régulièrement utilisé par les bergers pour percer la panse des bovins. En 1880, il s'agit de l'ajout du tire-bouchon. Il était très utile pour les aveyronnais étant garçons de café à Paris.

Au début la mouche était lisse, soit en spatule, ovale, en losange ou en carré. Les ressorts étaient lisses, au mieux ornés de deux traits à la lime et d'une croix de saint André qui était parfois présente sur la lame. Il n'y avait ni croix sur le manche, ni abeille. On retrouve donc un couteau assez rustique avec une forme grossière.

Les abeilles commencent à évoluer entre 1880 et 1910 et sont ornées de trèfles ou de fleurs et les ressorts sont guillochés à la lime. L'abeille avait une fonction utilitaire sur les couteaux de poche des paysans : arrêter la lame en position ouverte.

Dans les années 1930 apparaît l'abeille soudée qui était jusqu'à ce moment-là forgée avec le ressort. À partir de 1950, c'est la croix qui apparaît sur le manche. Ainsi, grâce à tout cela, de nombreux modèles sont créés, avec différents bois, différents aciers, différentes mitres et surtout différentes abeilles.

Thiers, capitale de la coutellerie

Edifiée sur les flancs du ravin où coule la Durolle, entre plaines de la Limage et monts Dômes, Thiers s'est affirmée au fil des siècles comme la capitale de la coutellerie française. Outre le modèle Le Thiers, on y fabrique de nombreux couteaux traditionnels régionaux, dont le célèbre couteau Laguiole (depuis le XIXe siècle).

Thiers étant la capitale française de la coutellerie, au début du XXe siècle, les artisans de Thiers et de Laguiole ont travaillé en collaboration pour développer le couteau Laguiole. Au début des années 1950, le Laguiole est principalement fabriqué dans le bassin thiernois. Le couteau Laguiole ne sera plus produit qu'en quantité limitée à Laguiole et ce jusqu'à la fin du XXe siècle.

La coutellerie a pu se développer sur Thiers grâce à la force motrice de la Durolle il y a environ 8 siècles. On retrouve dès 1240 une quarantaine de couteliers, puis fin 15e ils représentent le quart de la population et au milieu du 16e, 170 couteliers. Enfin en 1615, ils sont 416 maitres couteliers et 1293 ouvriers.

Au cours du 19e siècle, c’est l’industrialisation. Avec la disparition des papeteries et des tanneries, les coutelleries investissent encore plus les gorges de la Durolle. L’énergie hydraulique améliore les moteurs, et l’avènement de l’estampage en 1888 par Mr Delaire permet une fabrication plus standardisée et rapide que le traditionnel martinet pour étirer. Une seconde table de marque est créée et fonctionne de 1812 à 1857. Cette fois elle est en argent.

Exemples de couteaux

  • Couteau de table Laguiole Original, plein manche en Pom rouge de 12 cm. Abeille soudée & ressort lisse. Plein manche avec finition brillant.
  • Couteau pliant Laguiole Prestige, manche en corne de bélier avec croûte de 12 cm. Abeille soudée & ressort guilloché. 2 mitres inox avec finition brillant.
  • Couteau pliant Le Thiers®, plein manche marqueterie os de bovin & bois d'amourette de 12 cm. Plein manche avec finition brillant.
  • Couteau pliant Le Thiers®, plein manche en Juma (minéraux & résine) de 12 cm. Ressort ciselé main. Fausse mitre en Juma avec finition brillant. Plein manche.

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