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Le revolver Smith & Wesson calibre 32 top break a connu une popularité telle qu'il a été copié par de nombreux fabricants, notamment en Belgique à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Ces copies, souvent marquées du poinçon ELG, témoignent du savoir-faire des armuriers liégeois de l'époque.

Les Copies Belges des Revolvers Smith & Wesson

À la fin du 19e siècle et au début du 20e, les artisans liégeois ont copié de nombreuses armes, en particulier des armes de poing. Cela pouvait aller du revolver brinquebalant jusqu'à des armes de bonne facture. La plupart n'étaient même pas marqués à part le fameux ovale ELG du banc d'épreuve.

Le poinçon ELG, que l'on retrouve sur ces armes, est une marque d'épreuve belge. Comme le dit LC, le poinçon ELG ne trompe pas, c'est bien une "contrefaçon" belge. Toujours sympa à sauver.

En dehors des revolvers de type américain, la grande spécialité était les revolvers à broches que l'on retrouve régulièrement dans les greniers. À côté de cela, il y avait aussi une vraie production liégeoise avec des armes innovantes qui ont parfois eu des commandes officielles comme le Nagant 1895 pour la Russie.

Identification et Calibre

Identifier le calibre exact de ces copies peut parfois être délicat. De toute façon il n'y a pas 36 calibres; soit c'est 32, soit c'est 38 S&W. Bref, tu peux déjà chercher des infos avec l'appellation "revolver S&W Break Top" Belgium copy.

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Cependant, il est possible de trouver des copies belges marquées du 1er modèle DA Frontier Smith & Wesson en calibre 44-40. Pour déterminer le calibre, il est conseillé de faire des recherches avec l'appellation "revolver S&W Break Top" Belgium copy.

Marquages et Fabricants Belges

L'armurier belge est "Dumoulin freres" les poincons eux affichent bien l emprunte de l armurier tel que "MM" sous crosse et "DF" traverser d une fleche sous canon coter gauche. Il existe des marquages spécifiques qui peuvent aider à identifier le fabricant et l'origine de l'arme.

Certaines lignées, Dumoulin en fait partie sans oublier Francotte, Lebrun et d'autres, sont des très grandes pointures, au moins en armes de chasse. La Belgique de la fin du XIX° siècle est connue pour la quantité innombrable de bouses qui y ont été fabriquées . Mais il ne faut pas que ces productions merdiques jettent le discrédit sur tous les armuriers Belges.

Le Poinçon ELG : Un Repère Essentiel

Le poinçon qui figure E.L.G en ovale avec son etoile a 5 broches en dessous serait une fabrication de 1811 a 1893 cela correspondrait bien tout compte fait ! En 1672 (donc, bien avant la fondation de la Belgique en 1830) que le banc a commencé ses activités pour le commerce et la sécurité. De fil en aiguille, il est devenu le banc national plus de 200 ans plus tard.

Et donc, on poinçonnait déjà les armes à Liège bien avant qu'on ne parle de Belgique. C'est en 1672 (donc, bien avant la fondation de la Belgique en 1830) que le banc a commencé ses activités pour le commerce et la sécurité. De fil en aiguille, il est devenu le banc national plus de 200 ans plus tard.

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En 1811, le Belgique n'existait pas encore, donc le ELG bof bof. La Belgique est indépendante en 1830, mais j'dis ça j'dis rien, je laisse la parole à nos membres Belges. De toute façon ton arme est de fin XIXème siècle, voire début XX pour les copies belges , pas du début.

Rechargement et Sécurité

C'est un modèle d'avant 1900, et qui ne tire que de la PN, donc pas de souci, il est bien en D (et il ne figure pas dans la liste des "exceptions"). Ne tente pas de tirer des 44/40 chargées PSF (même en cowboy loads), il n'est pas fait/éprouvé pour cela et ce serait dangereux pour toi ceux qui seraient à côté.

Le Smith & Wesson N°3 Russian : Un Modèle Phare

Si aujourd'hui tous les revolvers Smith & Wesson présentent un barillet basculant latéralement pour être rechargé, il ne faut pas oublier qu'il n'en fût pas toujours ainsi. En effet les premiers modèles de ce grand fabricant adoptaient une structure en deux parties, l'ensemble barillet/canon basculant vers le haut ou vers le bas autour d'une charnière. Cette configuration ingénieuse autorisait un accès immédiat et direct à l'ensemble des chambres et au canon, avantage précieux en ces temps de portières de chargement.

C'est sans doute cette particularité qui séduisit l'Empire russe, puisqu'en 1871, 41 000 revolvers Smith & Wesson n°3 furent commandés à l'entreprise américaine pour équiper leurs troupes. Cette réplique Uberti reste fidèle à l'original puisqu'elle tire le puissant .44 Russian, calibre développé tout spécialement pour l'empire à l'occasion du juteux contrat.

En effet quand le général Gorloff approche Smith & Wesson au début des années 1870 pour négocier le contrat militaire, il émet quelques réserves quant au calibre de l'arme. Le général russe s'avisa qu'une telle ogive était source d'un important dépôt dans le canon, ceci l'érodant prématurément et se révélant donc peu adapté. Le contrat conclu avec les armuriers américains incluait donc une clause selon laquelle ces derniers devaient développer une nouvelle version de la cartouche à destination de l'Empire, toujours en .44 mais avec une lubrification interne.

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Il suffit pour ce faire d'inclure une gorge de graissage à la base de l'ogive, contenue directement dans l'étui. Cette configuration du calibre russe, par la suite massivement reproduite sans trop évoluer, lui permettait une précision en cible redoutable. Si militairement ceci présentait bien sûr un avantage certain sur l'ennemi, la société civile et sportive ne tarda pas à s'emparer de ces revolvers pour mettre à profit leurs performances balistiques dans de nombreux concours de tirs.

Les S&W Russian étaient réputés pour être capables, entre les mains d'un bon tireur, de produire des groupements de 3" (76 mm) à 45 m. Cette réplique Uberti fera donc le bonheur des passionnés d'histoire et plus largement de tous ceux qui apprécient les armes d'exception, au parcours atypique. Ce smith & Wesson fonctionne en simple action et utilise un barillet de 6 coups en .44 Russian.

Il est dit "top break" car basculant vers l'avant pour offrir l'accès à son barillet à tout moment. Uberti a par ailleurs respecté les spécificités propres de l'arme, en reproduisant son marquage cyrillique sur sa bande de canon supérieure. Les organes de visée se composent d'un petit cran de mire ménagé dans la masse du verrou supérieur et d'un imposant guidon en demi-lune. On appréciera le soin tout particulier qui a été apporté aux finitions de l'arme, des plaquettes de bois foncé soulignant avec élégance la rondeur harmonieuse de sa crosse.

Quand on sait que sur le marché de l'arme ancienne d'origine, un S&W n°3 Russian peut coter jusqu'à 5000 euros, il est heureux que certaines marques prestigieuses comme Uberti fabriquent ces superbes répliques. Elles permettent de profiter à moindre coût du formidable plaisir de tir que peuvent procurer ces fleurons militaires d'un autre temps, et ce sans craindre d’endommager une pièce de musée. Un revolver de collection aux atouts multiples et à la silhouette racée, à la croisée de l'histoire russe et américaine.

Identification du S&W 32 Double Action Fifth Model

Cela semble bien être un vrai Smith & Wesson, "S&W 32 Double Action Fifth Model revolver" (peu différent de son prédécesseur le "Fourth Model"), d'après son numéro de série. La série des "S&W Double Action" à une numérotation suive, au cours de l'évolution du modèle, depuis 1880 jusqu'à 1919. Le "Fifth Model" (et dernier de la série) a été fabriqué entre 1909 et 1919., pour un total de 44.641 armes (ça, c'est précis !).

Les numéros de série sont compris entre 283.000 et 327.641. Celui-ci, vu son numéro, doit être de la fin de la production. Normalement, il devrait comportait les marquages des dates de "Patend" de 1880, 1882 et 1889, que je n'ai pas vu sur tes photos.

Rechargement du Calibre .32 S&W

Pour le rechargement, le .32 S&W est traité dans tous les Malfatti, du 1 au 6 ! L'étui, si on n'en trouve pas, est facile à retailler (15,37 mm) à partir du .32 S&W Long (23,37 mm), plus répandu, et la poudre utilisée est la classique Ba 10. Pour le mien j'ai trouvé des étuis starline dans lesquels je met 6,5 grains de PNF2 et dessus des balles H&N .311 (je trempe le bout de la cartouche dans la graisse). C'est étonnamment précis, la difficulté est de voir les organes de visée minuscules.

J'ai essayé la poudre suisse avec la même charge mais il m'a semblé que le point d'impact remontait beaucoup m'obligeant à viser tout en bas de la cible. Malfatti donne les charge rien qu'en poudre vive (Ogive 85 grns Ba10 de 0.06 à 0.08 g) Je me demande quand même si c'est bien raisonnable d'employer de la Ba10 dans cette arme si la cartouche d'époque était chargé a la PN !

Charges de poudre pour le calibre .32 S&W
Poudre Charge (grains)
PNF2 6,5
Ba10 0,06 - 0,08 g

Si curieux que ça puisse te paraître, toutes les munitions PN peuvent se charger (et être tirées !) à la Ba 10 en toute tranquillité dans une arme ancienne. Évidemment, il est bon de ne jamais dépasser les doses en usage… L’inconvénient de la Ba 10 est le caractère un peu pauvre du tir, ça ne fume pas, ça ne pète presque pas et ça ne secoue pas. Bref, c’est du tir réduit mais on n’a pas à se farcir la vaisselle après le tir .Autre avantage : les étuis sont quasi-immortels tellement la pression est faible ! Alors que le tir PN les salit terriblement et nécessite un nettoyage immédiat.

Pour eviter que le verrou de ces petits top breaks ne prenne rapidement du jeu, il est preferable de ne pas depasser les 0.05g de BA10.

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