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Le contrôle du petit gibier est une question complexe qui nécessite une approche globale. Il s'agit d'une activité de chasse très efficace.

Réglementation et Examen Initial du Gibier

La réglementation découle directement du « Paquet Hygiène », défini dans le règlement européen CE n° 853/2004, entré en vigueur le 1er janvier 2006, qui a institué, notamment, l’examen initial du gibier sauvage à partir de 2008. L'examen initial du gibier est une procédure de contrôle sanitaire. Celui-ci est toujours conseillé et quelques fois, obligatoire lorsque le gibier est destiné à la vente ou à la préparation d’un banquet associatif.

Cas particulier du sanglier

Outre l’examen initial obligatoire pour tout repas collectif impliquant des non-chasseurs (épouses, enfants, amis…), chaque sanglier concerné doit subir le contrôle trichine systématique. La trichine est un parasite qui peut affecter le porc, le cheval, le sanglier, le renard, voir d’autres carnivores. La larve du parasite, invisible à l’œil nu, s’enkyste dans les muscles ; l’homme se contamine en consommant de la viande de sanglier infesté mal cuite ; les conséquences, si la personne atteinte n’est pas soignée à temps, peuvent être graves, et parfois entrainer la mort.

Les chasseurs ont été formés pour ce contrôle ; ils doivent récupérer sur les sangliers, les deux piliers de diaphragme (que l’on nomme « onglet » en boucherie), et les faire transiter au laboratoire départemental de Mont de Marsan, accompagnés de la fiche d’examen initial ; dans l’attente des résultats, les sangliers sont individualisés, et consignés en chambre froide ; tout animal infecté est saisi par la DDSV et détruit.

Sécurité à la Chasse

Si nous sommes les seuls à pouvoir utiliser des armes dans un milieu naturel, ce n’est pas un privilège mais un droit jadis transmis de génération en génération, aujourd’hui acquis avec l’examen du permis de chasser. Ce droit à l’usage des armes de chasse nous confère des responsabilités et des devoirs, au premier rang desquels figure le devoir de sécurité. Dans une logique de responsabilité, la loi consacre plusieurs articles à la sécurité à la chasse.

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Il ne s’agira pas d’un examen mais d’une formation pour reprendre les gestes de la sécurité à la chasse, rappeler les situations d’accidents et les comportements à adopter lorsque l’on rencontre un usager de la nature non-chasseur, l’adaptation de l’arme au gibier chassé, etc. Cette commission va permettre de demander au Préfet la rétention ou la suspension du permis de chasser d’une personne qui aurait commis un incident matériel grave ayant pu mettre en danger la vie d’autrui, ou en cas d’accident ayant entraîné la mort d’une personne ou involontairement causé une atteinte grave à l’intégrité physique d’une personne à l’occasion d’une action de chasse ou de destruction.

Pour la chasse, cette évolution s’est traduite par l’examen pratique du permis de chasser, par des campagnes de sensibilisation à la sécurité, par l’établissement de règles et de codes, ainsi que par une analyse très fine des accidents de chasse. Le nombre d’accidents de chasse diminue, c’est bien, mais un accident sera toujours un accident de trop.

Règles de sécurité essentielles

  • Ne tirer que vers un gibier clairement identifié, pas une simple forme.
  • Tenir compte de l’environnement, ne pas se laisser aveugler par le gibier, ni tirer vers des habitations ou lieux ouverts au public.
  • Porter un vêtement fluo lors des chasses en groupe est gage de sécurité.

La règle des 30°

Le chasseur ventre au bois, ne doit pas tirer dans la traque - du moins, c’est généralement énoncé lors des consignes - mais seulement lorsque le gibier aura sauté l’allée, au-delà d’un angle de 30° qui garantit la sécurité des voisins. En cas d’accident, la responsabilité du chasseur ayant tiré dans l’angle des 30° est systématiquement engagée !

Consignes de sécurité en battue

Tout acte de chasse, dès qu’il est pratiqué par plus d’une personne, comporte forcément un responsable. Pour la chasse en battue et en particulier au grand gibier, ce responsable doit énoncer clairement, à tous les participants, les consignes de sécurité et de tir. Ces consignes sont données lors d’un rituel précédant la chasse, celui du rond, auquel tous les participants, chasseurs et traqueurs sont conviés. Les consignes verbales sont maintenant de plus en plus souvent doublées par des consignes écrites, remises au chasseur qui reconnaît en avoir pris connaissance et s’engage à les respecter en signant le registre de battue. En cas d’accident, la responsabilité du responsable de chasse n’ayant pas donné les consignes est systématiquement engagée.

Depuis les années 1980, il s’est multiplié mais la fièvre du sanglier reste forte et conduit parfois les chasseurs à perdre leur sang-froid et à commettre des imprudences. Les chiffres sont éloquents : 69% des accidents en action de chasse au grand gibier concernent le sanglier alors qu’il ne représente que 49% des prélèvements. Pour établir une comparaison, le chevreuil représente 46% des prélèvements, pour 25% des accidents.

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Armes et sécurité

Bien que très répandues, elles sont parfois mal vues car elles ne se « cassent » pas, et la tentation est grande chez certains responsables de chasse de les bannir. S’il faut garder à l’esprit que ce n’est pas l’arme qui est dangereuse mais l’usage qui en est fait, force est de reconnaître qu’elles sont plus adaptées aux chasses au poste, en solitaire, qu’aux chasses actives, en groupe.

Expérience et prudence

« Méfiez-vous des jeunes chasseurs : ils manquent d’expérience et sont plus dangereux que les anciens ! » Cette affirmation péremptoire, nous l’avons tous entendue et pourtant, dans les faits, c’est tout le contraire ! A cela deux raisons principales : les plus jeunes chasseurs ont passé le permis avec une épreuve pratique ; la majorité des plus de 62 ans n’ont passé aucune épreuve puisque l’examen a été instauré en 1976. Ensuite, avec la pratique, on acquiert certes de la sagesse mais aussi des habitudes, et des automatismes, on a davantage confiance en soi et on oublie parfois les règles élémentaires. A la chasse comme au volant, l’expérience n’autorise pas la négligence.

Information des autres usagers de la nature

Les autres usagers de la nature, de plus en plus nombreux, ne sont pas forcément informés des jours de chasse. Pour les prévenir, n’hésitez pas à poser des pancartes sur les chemins traversant les zones de chasse avec un message du type « Aujourd’hui, nous chassons : ensemble, soyons vigilants ». Elles doivent être posées le matin de la chasse et enlevées dès la fin. Vous pouvez également afficher le calendrier des jours de battues.

Piégeage

Elle permet aux chasseurs expérimentés de chasser dans des endroits peu visibles et a en outre l’avantage d’être « active » 24 heures sur 24. C’est pourquoi de nombreux piégeurs utilisent cette méthode de manière intensive et obtiennent ainsi un bon résultat. À cela s’ajoute le fait que le piégeage est un moyen fiable de prévention des épizooties et des maladies du gibier. Comme nous l’avons déjà mentionné au début de cet article sur cette page, il remplit en outre un objectif utile en ce qui concerne la conservation du petit gibier.

Types de pièges

En gros, on distingue dans le piégeage les pièges à capture de l’animal vivant et les pièges qui tuent l’animal immédiatement. Cette méthode de chasse est en principe légale en Allemagne et en France et constitue une action de chasse normale au sens de notre loi fédérale sur la chasse. En conséquence, un permis de chasse valable et une autorisation de chasse correspondante sont nécessaires pour l’exercer.

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Les lois sur la chasse et le piégeage peuvent varier d’une région à l’autre. Le type de pièges autorisés, les connaissances et qualifications exactes et les périodes de chasse sont rarement exactement les mêmes d’une région à l’autre, il est donc impératif de vérifier précisément la réglementation en vigueur localement.

Pièges vivants

Un piège vivant doit répondre à certaines exigences pour pouvoir être utilisé dans l’esprit des règles de la chasse. L’animal doit se trouver à l’intérieur du piège, dans une pièce obscurcie, afin d’éviter une panique excessive. Un couvercle remplit également une autre fonction importante : l’eau ne doit pas pénétrer dans le piège afin que l’animal puisse passer le plus de temps possible protégé dans le piège.

Les pièges dits « en boîte » sont particulièrement appréciés. Ils disposent d’une ou deux entrées qui sont fermées lors du déclenchement. Le bois est généralement recommandé comme matériau, car le piège est ainsi plus facile à masquer.

Pièges à mort

Un piège à mort typique est généralement fabriqué en acier. Les pièges tels que le piège à mâchoires, qui se déclenchent sur simple pression ou coup de pied, sont totalement interdits par la réglementation dans notre pays. Seuls sont autorisés les fers d’arrêt qui se déclenchent en cas de traction.

Les fers les plus utilisés sont le col de cygne pour le piégeage du renard, ainsi que le piège à oeuf pour le piégeage du martre. Selon les régions, ces pièges mortels peuvent être soumis à des conditions spécifiques en ce qui concerne les exigences minimales et les contrôles réguliers obligatoires.

Obligations de sécurité

En règle générale, toute personne qui travaille avec des pièges s’engage à respecter l’obligation de sécurité, c’est-à-dire le piégeur et particulier s’engage à prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter des dégâts causés aux autres personnes, à la faune et aux animaux domestiques en raison de la source de danger créée. Tous les types de pièges doivent être placés de manière à ce que leur fonction soit la plus sélective possible. Il ne doit pas y avoir de risques et dangers pour les espèces animales protégées et à maîtriser. Dans la mesure où les pièges à lacet peuvent être utilisés, ils doivent donc être installés dans une soute verrouillable qui dispose d’une protection contre la manipulation.

La pose de pièges mortels est une activité doit être effectuée avec compétence et précision. S’il n’est pas installé correctement, il peut arriver que l’animal ne soit que très grièvement blessé et non tué. Seule la mise à mort immédiate de ce dernier est considérée comme conforme à la protection des animaux et aux règles de la chasse.

Utilisation des pièges vivants

Lors de l’utilisation d’un piège vivant, il faut veiller à ce qu’il soit installé correctement, comme décrit plus haut (obscurité, protection contre l’eau). Le stress auquel l’animal est soumis dans le piège doit être minimisé autant que possible. L’animal attrapé doit être abattu à l’arme à feu dans le respect des règles de la chasse et ne doit pas être inutilement inquiété au préalable.

Contrôle des pièges

En principe, les pièges vivants devraient être contrôlés au moins une fois par jour, peu après le lever du soleil. Si le piège est principalement destiné aux espèces prédatrices diurnes, un contrôle supplémentaire doit être effectué le soir. Les pièges mortels doivent également être contrôlés au moins une fois par jour pendant les heures matinales.

L’un des développements les plus récents sur le marché est ce que l’on appelle les détecteurs de capture, qui informent le chasseur sur son téléphone portable si le piège se déclenche. Néanmoins, l’utilisation d’un tel détecteur de capture ne remplace pas le contrôle du piège ! Pour pouvoir exclure complètement une éventuelle défaillance technique, le piège doit tout de même être contrôlé le matin.

Gestion Durable et Équilibre Sylvo-Cynégétique

L’article L.121-1 du code forestier définit les objectifs de gestion durable des bois et forêts, qui consiste à rendre compatibles, d'une part, la présence durable d'une faune sauvage riche et variée et, d'autre part, la pérennité et la rentabilité économique des activités agricoles et sylvicoles.

Le PRFB a précisé que « la gestion cynégétique et sylvicole sur un massif cohérent doit permettre la régénération des essences forestières du massif sans protection (à l’exception des feuillus précieux) dans des conditions technico-économiques satisfaisantes pour le propriétaire.

Impact du gibier sur les forêts

L’augmentation des populations de gibier a un impact significatif sur les milieux naturels, les habitats et les espèces (disparition des strates herbacées et arbustives, dégradation d’habitats, disparition d’espèces végétales et animales). Ces évolutions peuvent être aggravées localement par certaines pratiques d’agrainage.

Si la chasse rapporte un revenu direct aux propriétaires forestiers, les dégâts liés au gibier impliquent des coûts supportés par les propriétaires et gestionnaires forestiers, afin de préserver la ressource forestière et d’en assurer l’avenir. Il existe des situations où ces surcoûts dépassent largement les revenus de la chasse.

Outils de régulation

Le plan de chasse attribue, un quota minimal et maximal d’individus d’une espèce à prélever. C’est l’outil principal pour réguler les populations de grand gibier.

Au cours de l’élaboration des plans de chasse, le CRPF et les organismes forestiers représentatifs sont consultés par l’Etat (fourchette minimum/maximum), puis par les fédérations de chasse sur les plans de chasse individuels.

Indicateurs de suivi

Il existe différents outils pour suivre l’évolution des populations d’ongulés sur le terrain. Les indicateurs de changement écologique (ICE) fournissent des informations sur l’évolution du système « forêt cervidés » au cours du temps. L’indice de consommation (IC) et l’indice d’abroutissement (IA) permettent d’observer les variations de la pression de consommation des ongulés sur la flore lignifiée d’un massif forestier.

Mesures correctives

  1. En cas de location, signer un bail de chasse avec des clauses garantissant une pression de chasse suffisante et des comportements adaptés en matière d’agrainage et de pratiques de chasse.
  2. L’objectif est d’améliorer la capacité nourricière de la forêt pour le gibier par différents aménagements qui détourneront les animaux des peuplements sensibles.

En cas de déséquilibre faune-flore, il faut d’abord mettre en place des mesures de réduction de la population de gibier avant d’améliorer la capacité nourricière des peuplements. Le dialogue entre forestiers et chasseurs sont à encourager, notamment pour établir un diagnostic partagé des causes du déséquilibre.

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