La commode arbalète grenobloise est un meuble emblématique de la région de Grenoble, souvent associée à la célèbre dynastie d'ébénistes Hache.
Construite en placage d’olivier bois de fil, olivier bois de bout, de palissandre de Rio/bois de violette, sorbier et filet de buis sur bâti de sapin pour les parties planes et bâti de noyer pour les parties galbées. Les côtés jouent la simplicité avec un décor de frisage en losange inséré dans un double encadrement.
Les montants sont arrondis. La commode est parée d’une ornementation de bronzes à la fois ciselée et dorée, tels que poignées de tirage fleuries et entrées de serrure. Elle ouvre par 4 tiroirs sur trois rangs séparés par des traverses décorées de cannelures en laiton. Chaque montant est également orné de trois cannelures identiques. La partie centrale du tablier découpée en léger cul-de-lampe.
Le bâti de cette commode est typique des modèles de la Régence, en chêne pour les montants, en conifère de qualité pour l’essentiel mais en noyer pour les tiroirs montés à encastrement. Pour le placage, il ne faut compter que deux essences, le bois de violette et le satiné.
L'oeuvre des Hache est unique, d'un talent artisanal.
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Ceci n'est évidemment pas une commode des Hache. "Félicitons" le marchand pour avoir corrigé cette grossière erreur un peu plus tard... (et avec le suprême aplomb de nous barboter -mais pour le reste, laissons lui tout de même le petit mérite des fautes d'orthographe- notre petit mémo sur Jean-François Hache, ceci méritant bien la double peine...Et nous sommes bien aimable car ce ne serait rien de dire que nous pourrions en infliger d'autres sans trop de mal...).
Certains nous diront : "c'est moins cher sur le premier site" - Ah ? et qui s'avère être, selon cette fois l'avis des experts d'Artcurial (payés, n'est ce pas, pour vendre au mieux la marchandise qui leur est confiée par leurs clients) mais aussi de l'avis des antiquaires compétents qui ont pu l'observer, une commode "du XVIIIe dans le goût de Hache avec des transformations", ce qui bien entendu fait une grande différence.
C'est à croire qu'un artisan fabriquait de fausses commodes dans le propre atelier de Jean-François Hache? Une fausse-vraie commode quoi !
Elle est posée sur un bâti de chêne alors que les bâtis des Hache sont en sapin ou en noyer.
Une petite cure de jouvence pour cette imposante commode de la région lyonnaise.
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Et nul part on ne le verra vraiment... Aussi est-ce manquer d'indulgence que de dire que "le tissu tombe bien" puisque le marbre (en dessous) est restauré... Mais justement à propos de ce marbre et des fameuses "spécificités" des Hache on nous dira (et hormis une anecdotique étiquette des chemins de fer plutôt que celle de l'atelier, c'est bien là l'unique argument de la galerie Leroy) qu"Elle est coiffée d’un Marbre » Brocatelle » d’origine , de forme arbalète , que l’on reconnaît au premier coup d’oeil , pour la spécificité des » HACHE » .." Ceci étant une pure double contre vérité puisque tout d'abord les ébénistes qui ont utilisé ce marbre sont légion et que seuls les marbres de La Mure constituent une spécificité des Hache et qu'enfin "au premier coup d'oeil" nous reconnaissons là hélas une Brocatelle violette, non pas du Jura (effectivement accessoirement utilisé par les Hache / plus contrasté et plus clair) mais d'une autre variété (bien moins chère et bien plus commune celle là), la Brocatelle violette d'Espagne.
Il s'agit d'un calcaire gris-noir nuagé de blanc.
Restauration d’une commode à façade à ressaut central d’époque Louis XVI et estampillée JF LELEU. Réalisée entièrement en chêne, elle est plaqué d’amarante, de bois de rose, de buis, de loupe d’érable teinte et d’érable gris tabac. Elle est ornée d’une marqueterie à décor de frise de postes sur le tiroir supérieur, de motifs à la grecque et de fleurons dans une mosaïque d’hexagones dite « marqueterie à la reine » sur le ressaut central. Elle comporte trois tiroirs, dont deux dissimulent des tiroirs à traverse.
Restauration d’une commode d’époque Régence, surmontée d’un marbre de Rance de 30 mm d’épaisseur, moulurée d’un bec-de-corbin suivant ses contours. Cette commode, galbés en plan et en élévation en façade et en côtés, est plaquée d’amourette et de satiné. Elle comporte quatre tiroirs (simulant six) répartis sur trois rangs.
Restauration d’une commode Louis XV estampillé de Jean-Baptiste Fromageau. Bâtis de ch^ne et conifère cette commode est marquetée de bois de rose dans des encadrements de bois de violette.Galbée en façade et évasée sur les côtés, elle ouvre à quatre tiroirs sur trois rangs, elle est coiffée d’un dessus de marbre gris saint Anne.
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Restauration d’une commode de la première moitié du XVIIIeme siècle galbée en élévation et bombée en plan, ouvrant par quatre tiroirs sur trois rangs, dite en tombeau ou à la Régence, s’inscrit cependant dans un groupe beaucoup plus restreint des commodes dites à pont et à moustaches.
Restauration par Lise lors de son stage à l’atelier, d’une commode Louis XVI estampillée de Jean Lapie, bâtie en chêne, sapin et hêtre, placage de bois de rose avec un filet en charme et amarante, bronze doré.
Restauration d’une commode sauteuse Transition estampillée du maitre ébéniste léonard Boudin (1735 à Paris - 20/12/1807). Elle est bâtie de chêne massif et est plaquée d’amarante, de bois de rose d’érable teinté tabac et de marqueterie des buis de charmes et de houx, à décor de panneaux à motifs de vase fleuris et des pots couverts en façade et sur les côtés. À léger ressaut central en façade, ouvrant à deux tiroirs sans traverse, ses montants arrondis reposent sur des pieds galbés.
Restauration d’une commode Régence, probablement du Sud Est de la France, plaqué d’if, de prunier, de palissandre, de noyer, de merisier, d’amarante, de bois de violette, de buis et d’érable teinté vert sur un bâti de résineux. Outre son décor de marqueterie très atypique, la particularité de cette commode vient de ses bronzes au R couronné.
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