La restauration d’armes anciennes rouillées est un art délicat qui nécessite des techniques spécifiques et un savoir-faire particulier. La fabrication d’un fusil de chasse est un art, et parmi les étapes essentielles, le bronzage joue un rôle crucial.
Le bronzage a pour but de protéger le canon de l’oxydation et de la corrosion. Il existe différentes techniques de bronzage :
Chapuis Armes bronze toutes ces armes à la couche.
Voici quelques recettes et étapes pour réaliser un bronzage à la couche efficace :
Pour le bronzage à la couche, il faut polir les pièces, puis passer un coup de scotch brite pour créer des micro rayures à la surface du métal (cela favorise l’attaque des liqueurs de bronzage). Enfin les pièces sont soigneusement dégraissées.
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J’applique les liqueurs à l’aide d’un coton démaquillant, j’utilise des cotons tiges pour les petits recoins pas très accessibles. Le coton ne doit pas être détrempé, il doit être à peine humide. Appliquer la liqueur sans coulures en une seule passe sans revenir en arrière. La liqueur doit d’ailleurs très rapidement sécher sur la pièce après application.
Il faut bien entendu prendre un coton neuf pour chaque couche. Je conseille également de prélever une petite quantité de liqueur dans un récipient afin d’éviter de polluer toute la bouteille.
Voici deux recettes de liqueur de bronzage que j’utilise. J’obtiens un beau noir en 6/7 couches environ.
Diluer 8,7 grammes de perchlorure de fer dans 20ml d’eau déminéralisée. Prélever 12,5 grammes de cette solution. Ajouter 1,82 gramme de sulfate de cuivre. Ajouter 2,53 grammes d’alcool. Compléter avec de l’eau déminéralisée pour faire 95ml. Ajouter 5ml d’acide nitrique à 65% la liqueur prendra alors une teinte vert gazon. Stocker la liqueur dans une bouteille en verre à l’abris de la lumière.
Attention, cette liqueur fait appel à ce qu’on appelle de l’eau régale, un mélange d’acides qui est capable de dissoudre de l’or. Ici, on va dissoudre des copeaux d’acier dans ce mélange d’acides, cela provoque un dégagement de fumées toxiques, il faut donc réaliser cet étape en extérieur, ou dans une Sorbonne de laboratoire. Dans un bocal en verre mélanger: 6ml d’acide chlorhydrique à 37% 9ml d’acide nitrique à 65%. Ajouter petit à petit 3,15 grammes de copeaux d’acier (le mieux étant d’ajouter un petit copeau à la fois). Une fois la réaction terminée, il restera des copeaux ce qui est normal. Les copeaux sont ajoutés en excès afin de neutraliser tout l’acide. Verser le contenu du bocal dans un autre bocal contenant 100ml d’eau déminéralisée (toujours le mélange d’acide dans l’eau jamais l’inverse). Ajouter 3g d’alcool. Filtrer la liqueur à l’aide d’un entonnoir propre et d’un filtre à café. Stocker la liqueur dans un flacon en verre à l’abris de la lumière.
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Je réalise les 4 premières couches avec la formule suisse, puis 3 couches avec la formule Niedner (les formules seront données juste après). La préparation se fera toujours en portant des gants, lunettes de protection.
Pour ma part, une fois les pièces préparées, je procède comme suit:
A ce stade, les pièces sont généralement déjà noires. J’utilise ensuite la formule Niedner qui est plus douce, et altère moins le bronzage que la liqueur suisse, cela permet de foncer et d’uniformiser la teinte.
Application d’une cinquième couche de liqueur Niedner puis, oxydation 12/24h, ébullition 20 minutes, cardage, dégraissage. Application d’une sixième couche de liqueur Niedner puis, oxydation 12/24h, ébullition 20 minutes, cardage, dégraissage.
Pour un litre d’eau déminéralisée, 1kg d’hydroxyde de sodium (soude en paillettes) 100g de nitrate de sodium 100g de nitrite de sodium. Si vous n’avez pas de nitrite de sodium, alors utilisez 200g de nitrate de sodium par litre d’eau.
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Attention ce mélange est très corrosif, il faut porter des gants, lunettes, chaussures fermées et également toujours avoir un seau d’eau à proximité.
Les pièces doivent être polies miroir et parfaitement dégraissées, il faut utiliser soit un récipient en acier noir soit un récipient en acier inoxydable, surtout pas d’aluminium. Attention ce bronzage attaque les brasures à l’étain, on évitera les canons de fusil de chasse avec des bandes brasées par exemple.
Le bain sera chauffé entre 135 et 145 degrés celcius. Avec le temps et l’évaporation de l’eau, la température augmente, il ne faut pas dépasser 145 degrés sous peine de voir une teinte rougeâtre apparaître. Il faudra donc ajouter de l’eau déminéralisée au bain, mais surtout pas lorsqu’il est chaud (violentes projections de soude), il faut d’abord le laisser refroidir.
Le traitement dure en général 15 minutes, mais il peut être porté à 1heure dans le cas d’aciers récalcitrants qui ne prennent pas la teinte. Les pièces sont ensuite rincées à l’eau chaude, séchées puis huilées.
Le bronzage à froid est une méthode populaire pour restaurer ou protéger les pièces métalliques des armes à feu. Le bronzage à froid est un procédé chimique qui permet d’oxyder la surface de l’acier afin de créer une fine couche protectrice noire ou bleutée.
Le bronzage à froid est une solution accessible et efficace pour restaurer ou protéger les parties métalliques de vos armes. Que vous soyez propriétaire d’armes anciennes, chasseur passionné, ou amateur de tir sportif, cette technique permet de redonner un aspect neuf à vos pièces tout en les protégeant de la corrosion.
Le bronzage à froid est une méthode simple, économique et efficace pour restaurer et protéger vos armes. En respectant les étapes de préparation, d’application et de finition, vous obtiendrez un résultat durable et esthétique.
Quand il est question de restaurer une arme ancienne rouillée, la première étape cruciale est d’éliminer cette vilaine couche orangée qui ronge le métal. Pour commencer en douceur, rien de tel que la bonne vieille laine d’acier triple zéro imbibée d’huile. Frottez délicatement d’avant en arrière sur les zones rouillées. Cette technique est particulièrement efficace pour les cas de rouille légère et permet de préserver la patine originale de l’arme.
Pour une action plus puissante, préparez un bain de vinaigre blanc additionné de sel. Laissez tremper les pièces rouillées pendant 20 minutes à plusieurs heures, selon le degré d’oxydation. Ensuite, brossez énergiquement pour révéler le métal sain. Le WD-40 est un allié de choix pour lutter contre la rouille. Appliquez généreusement sur les zones affectées et laissez agir pendant deux jours. Ensuite, grattez doucement avec une lame de rasoir.
Une fois la rouille éliminée, il est important de bien nettoyer et protéger votre arme ancienne pour éviter toute récidive. Commencez par démonter soigneusement votre arme. C’est une étape que je ne saurais trop vous recommander. Elle permet d’accéder à tous les recoins et de traiter chaque pièce individuellement. Prenez des photos ou faites des croquis pour faciliter le remontage. Évitez l’eau sur les armes, elle pourrait favoriser l’apparition de nouvelle rouille.
Pour finir en beauté, appliquez une couche protectrice sur le métal. J’utilise généralement de l’huile ou de la graisse spéciale armes. Pour une protection optimale, vous pouvez envisager l’application de Cerakote, un revêtement céramique très résistant.
N’oubliez pas que l’entretien régulier est la clé pour conserver vos armes en parfait état. Parfois, les méthodes classiques ne suffisent pas. L’électrolyse peut être très efficace pour éliminer la rouille tenace. Cependant, elle nécessite un équipement spécifique et peut être risquée sur des pièces fragiles. Le décapage à l’acide chlorhydrique est une option pour les cas extrêmes. Attention, cette méthode est à réaliser impérativement à l’extérieur et avec toutes les précautions nécessaires. Portez des gants, des lunettes de protection et un masque.
Une fois la rouille éliminée, vous pouvez envisager de polir et rebronzer les pièces si nécessaire. C’est une étape qui demande du savoir-faire, mais qui peut vraiment sublimer une arme ancienne.
Il faut savoir que certains collectionneurs apprécient l’aspect vieilli et la patine des armes anciennes. Rappelez-vous, restaurer une arme ancienne rouillée est un art qui demande patience, savoir-faire et respect de l’histoire. Chaque pièce est unique et mérite une attention particulière.
Outre le canon, d'autres composants contribuent à la qualité d'un fusil de chasse :
Le plus souvent, la crosse est fabriquée en noyer, voire en matériaux synthétiques tels que le carbone. En carbone, elle est réalisée industriellement. On retrouve différentes essences pour la réalisation de crosse, telles que le hêtre sur des fusils industriels ou le noyer sur des armes de qualité.
La crosse en noyer est en effet un incontournable pour un fusil de chasse traditionnel. Son veinage si particulier lui confère de splendides contrastes.
Les bois utilisés par Chapuis Armes proviennent de Turquie, et sont scrupuleusement sélectionnés pour leurs qualités techniques et esthétiques. Les bois sont séchés naturellement pendant trois années complètes, processus au bout duquel les bois sont prêts à être travaillés.
Étape de sublimation, seule une main experte peut graver une arme de chasse. Tous les éléments métalliques peuvent être gravés. Il existe diverses techniques de gravure, qui influence le rendu final de l’œuvre. Les motifs décoratifs que l’on retrouve le plus sont les scènes de chasse, qui représentent les animaux dans leur environnement naturel, les perdreaux à l’envol aux bécasses en sous-bois.
Nous arrivons à la dernière étape, la plus cruciale, jusqu’ici on avait droit à autant d’essais qu’on voulait, il suffisait de poncer de repolir de remettre un film ou un vernis… et on pouvait recommencer. Là ça va creuser, donc les « réparations » ne seraient pas faciles, il faut encore regarder si c’est bien centré, s’il n’y a pas de lettres mal insolées , s’il n’y a pas de « trous » qui pourraient former une piqure lors de la morsure …. Il est encore temps de refaire , finalement ça prend à peine 30 minutes …. Bon si c’est OK, on va y aller, tout est protégé, on a les gants, le local ventilé, les lunettes ? Je mets le perchlo avec une petite pipette en plastique, ça permet de bien contrôler ce qu’on met et de ne pas en verser en dehors." /> Au bout de 4 à 5 minutes le perchlo devient moins virulent , je rince la pièce sous un filet d’eau dans l’évier , je la souffle un peu de loin et je recommence à mettre du perchlo neuf." /> Je refais la manip tant que n’ai pas atteint la profondeur voulue que je contrôle à la loupe après chaque rinçage. Cela demande en général 5 ou 6 morsures de 5 minutes. La gravure n’est pas profonde quelques dixièmes, ça ne modifiera pas trop les dimensions.
Pour ne pas abîmer la pince crocodile j’utilise un fil fin dénudé sur quelques cm dont le cuivre est enroulé sur le 1/3 du coton et ensuite j’imbibe le tout de perchlo et je le promène sur la surface du film. Il ne faut jamais faire de surplace , le courant pouvant créer un échauffement local qui va décoller le film et créer des accidents de gravure. Je rappelle les polarités : + sur la pièce et - sur le coton tige.
Lorsque la gravure est finie , j’enlève les protections , je dissous le film ou le vernis avec un chiffon imbibé d’acétone et je fais souvent une petite « neutralisation » avec un peu de révélateur ou simplement à la lessive St Marc pour stopper toute action de l’acide qui serait resté au fond des gravures . Un petit polissage et la pièce est prête à être remontée sur l’arme . Si elle est laissée dans le blanc je passe dans la gravure de l’encre pour les gravures en taille douce , c’est un peu gras, ça accroche bien et le contraste est excellent.
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