Ce tutoriel a été écrit par Akira94. Merci à lui. Un pratiquant passionné va tenter, coûte que coûte, d'apporter du réalisme à ses parties d'airsoft. Attention, que les néophytes ne s'y trompent pas, on ne cherche pas à faire la vraie guerre ! Toujours dans ce souci de réalisme, les participants travaillent souvent à donner à leur matériel un aspect vieilli, à l'image de celui utilisé en conditions réelles par des soldats. Entailles et rayures viennent marquer les différentes pièces.
Pour les besoins du film Star Wars, les accessoiristes de Georges Lucas ont modifié une arme anglaise des années 50, la Sterling Mk4, dont la particularité visuelle était les trous de refroidissement du canon. Pour le tutorial, un grand nombre des objets qui compose la réplique du blaster impérial E11 sont des objets que l’on trouve dans les rayons bricolage. Certaines ont dû être façonnées dans le bois et d’autres assemblés avec divers métaux.
Avant de peindre une pièce, il faut la préparer ! Une fois les pièces préparées, ne plus les toucher avec les mains (mêmes propres)) pour éviter la corrosion. Pour cela, je vous conseille d’utiliser des rouleaux de film plastique pour créer une sorte de cabine de peinture, le sol et les murs. N’oubliez pas de vous équiper pour l’occasion. La peinture est un produit toxique !
Matériel nécessaire :
Voici les étapes à suivre pour peindre efficacement avec un compresseur :
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Lors de cette opération, le but est de donner du vécu à votre réplique. Il faut qu'elle finisse par avoir l'air d'avoir réellement servi sur le champ de bataille. Les frottements et coups répétés donnés au cours d'opérations sur le terrain leur confèrent un aspect usé. L'opération de vieillissement va donc permettre d'user les parties les plus exposées de votre matériel. Crosse, canon, détente, poignée de culasse, autant de pièces sujettes aux frottements.
Comme pour toute tâche manuelle, il est important de travailler avec méthode. En premier lieu, prenez le temps de savoir quelles modifications donneront plus de réalisme. En fonction de votre modèle, certaines marques seront plus ou moins crédibles. Le traitement dépendra évidemment de la matière concernée.
Définissez quelles parties vous entendez vieillir. Pour cela, réfléchissez à l'usage que vous faites de votre réplique. Frotte-t-elle par terre ? Quelles parties sont les plus à même de s'user ? Si ces questions paraissent simples, elles vous permettront pourtant de travailler correctement. Concernant le canon par exemple, souvent, c'est le haut du canon qui s'use en premier. Sur le terrain, il sert parfois à écarter une branche, ou à appuyer la réplique contre un arbre.
En commençant par le canon, poncez légèrement la partie haute. D'abord au papier grossier, ensuite avec de la laine de fer. Travaillez de façon à obtenir un dégradé entre le métal et la peinture. Pensez à insister sur le viseur. Pour la partie basse du canon, proche de la culasse, il est plus simple de donner quelques petits coups à l'aide d'un tournevis par exemple. Pour la culasse et le corps de la réplique, insistez principalement sur les parties que vous êtes amené à tenir en main, ainsi que sur les arêtes. Ce sont les parties saillantes les plus exposées aux contacts et aux frottements. Là encore, sur les côtés, vous pouvez porter quelques coups aléatoires... La détente doit également être frottée. Compte tenu du nombre de fois où elle est sollicitée, elle doit forcément être usée.
Certains pratiquants rapportent qu'ils laissent volontairement leur matériel dehors, pour l'exposer aux intempéries. Toutefois, dans ce cas, veillez à bien lubrifier les parties métalliques avant d'exposer votre matériel. Si vous oubliez, la rouille va s'inviter dans tous les recoins ! Toutefois, si c'est bien fait, il y a vraiment moyen de donner de l'âge à votre matériel. Il va prendre quelques années en à peine 3 semaines !
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Cette peinture permet la passivation du métal, en mono composant pour les métaux ferreux et en bi composants pour les métaux non ferreux. Cette peinture protège de la corrosion et sert de support à la couche de finition. Cette peinture permet d’obtenir la couche de finition dans la couleur souhaitée. Cette peinture a des caractéristiques supérieures aux autres peintures. En général, 3 parts de peinture pour 1 part de durcisseur, viscosité fournies avec votre pistolet à peinture et de la buse utilisée. Pour cela, utilisez un viscosimètre.
Le travail est fini ? Non pas encore ! Pour nettoyer un pistolet à peinture, il ne suffit pas de le tremper dans du diluant ! Fermer les trous d’air du chapeau avec les doigts ou un chiffon et tirer la gâchette. Vider la peinture du godet, le nettoyer et y verser une petite quantité de diluant que l’on vaporise au pistolet dans les conditions normales. Enlever ensuite le chapeau pour nettoyer l’extérieur de la buse avec du diluant.
On peut utiliser du diluant de carrosserie et spécialement du nettoyant universel pour dissoudre les résidus de peinture. On brosse les différentes pièces et les conduits avec les brosses à pistolets.
Donc, pour choisir son compresseur, il faut connaître la consommation maxi de l’outil le plus puissant que vous souhaitez utiliser. En fonction du pistolet utilisé le débit d’air peut aller de 60 à 280 litres/minute. Attention : Ne pas confondre le débit aspiré et le débit restitué. Le plus souvent, c’est le débit aspiré qui figure sur les compresseurs ! ne pourra pas excéder 3 CV. Maintenant, si vous avez la chance d’avoir le 380 volts triphasé, plus de souci ! Vous pouvez choisir un compresseur de 4, voir 5 CV. Pour la cuve, il faut compter 100 litres minimum. Une cuve de 150 litres est un bon compromis.
Attention : évitez les compresseurs de grandes surfaces ! Ils sont bien pour un usage de base. (Gonflage, soufflette d’air, aérographe) mais pas pour faire de la peinture de carrosserie.
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