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Le corps humain présente plusieurs zones où se trouvent des crêtes papillaires : la paume des mains, les doigts ou la plante des pieds. Ces crêtes papillaires sont en relief sur la peau et peuvent laisser des marques. On parle de traces ou d’empreintes digitales, deux termes qui n’ont pas la même signification pour les enquêteurs.

Matériel et équipement nécessaires

Le matériel de relevé d’empreinte regroupe les techniques pour les deux types de prélèvement, notamment les tampons encreurs. Plusieurs types de tampon encreur pour relevé d’empreinte digitale existent. À encre noire ou incolore, il existe différents formats pour effectuer des relevés digitaux ou palmaires : tampon encreur thermoplastique, tampon encreur rond, etc.

Les tampons encreurs incolores pour le relevé d’empreintes digitales sont pratiques ; ils ne laissent aucun résidu d’encre noire sur les doigts. Le nettoyage est ainsi facilité. Les tampons encreurs incolores doivent impérativement être utilisés avec le papier prévu à cet effet.

Retrouvez également nos poudres pour relever les empreintes digitales. Ils existent un grand nombre de poudre pour le relevé d’empreinte digitales. Selon le support rencontré et le traitement chimique à venir la poudre à empreinte utilisée sera différente. Poudre conventionnelle, magnétique et même poudre fluorescente faites votre choix parmi la large gamme proposée.

Les poudres à empreintes sont appliquées à l’aide d’un pinceau. Le type de poudre définira le pinceau à utiliser. Retrouvez un large choix de pinceaux pour la police scientifique adaptés aux différentes poudres. Pinceaux magnétiques, de type Zéphyr®, pinceaux télescopiques et même stériles tout y est !

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Une fois l’empreinte révélée avec de la poudre pour empreinte, le technicien de police scientifique doit la relever. Pour ce faire il va utiliser des transferts souples composés d’une partie « collante » et d’un support transparent, blanc ou noir. L’empreinte digitale est alors exploitable en laboratoire. Retrouvez également nos transferts caoutchoutés (empreintes de pas), avec tests centimétriques etc…

Dans cette catégorie, découvrez tous les kits à empreintes digitales déjà confectionnés. Tout le nécessaire pour les interventions de chaque enquêteur regroupé en une seule mallette. Il y en a pour tous les budgets avec une composition plus ou moins étoffée. Pour une composition complète, découvrez le maxi kit de prises d’empreintes avec plusieurs pot de poudre noire, blanche …

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Poudre noire : L'outil principal

Les poudres dites conventionnelles ou traditionnelles sont indispensables aux techniciens de la scène de crime. La poudre noire est la plus répandue et la plus utilisée par la police scientifique. Découvrez par exemple la poudre révélatrice d’empreinte digitale Lightning Powders. De la qualité de la poudre découlera la bonne définition de l’empreinte relevée.

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Comment relever une empreinte digitale avec de la poudre noire ?

Pour réaliser une empreinte digitale optimale, il est conseillé de s’induire les mains d’une petite quantité de crème hydratante. Choississez de préférence, une surface lisse pour déposer une empreinte (verre, carreaux de paillaisse, miroir, etc).

Pour réaliser le relevé d’une empreinte, utilisez le pinceau. Ensuite, en tirant sur l’extrémité du pinceau, faites retomber l’excédant de poudre dans le flacon. Passez le pinceau plusieurs fois de suite sur la surface étudiée. Lorsque l’empreinte est suffisamment visible et nette, vous pouvez redéposer le restant de poudre du pinceau dans le flacon.

Munissez-vous d’un rouleau adhésif pour transférer une empreinte. Découpez un bout suffisamment long, de manière à bien recouvrir l’empreinte. Munissez-vous d’une fiche cartonnée blanche.

Procédés de révélation des empreintes digitales

Les traces papillaires sont présentes sur une multitude de supports, on peut citer notamment le bois, le papier ou même la peau. Pour révéler ces traces papillaires, la police scientifique a développé des méthodes de détection variées. Voici quelques procédés qu’il faut sélectionner en fonction de paramètres tels que : l’ancienneté de la trace, le type et l’état du support ou encore la recherche postérieure d’ADN.

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L’épiscopie coaxiale

Cette méthode optique non destructrice peut être utilisée sur des surfaces lisses et réfléchissantes. Elle peut être mise en séquence avec d’autres méthodes de détection puisqu’elle n’interagit pas chimiquement avec les composés de la trace. Cette technique joue sur les contrastes de réflexion de la trace, entre une réflexion spéculaire et une réflexion diffuse. Les rayons lumineux de l’éclairage passent par une lentille de Fresnel (qui rend les rayons parallèles) puis par un miroir semi-transparent à 45°. Cet éclairage met en évidence la réflexion diffuse des crêtes et la réflexion spéculaire du support (voir ci-dessous) La lumière réfléchie par le support est observée par l’épiscope alors que la lumière réfléchie par les crêtes est diffusée. Les crêtes apparaissent alors en noir sur fond clair. Plus exceptionnellement, d’autres méthodes optiques peuvent être utilisées pour révéler ou renforcer des traces comme un éclairage UV pour détecter une luminescence du support ou de la trace, ou encore l’utilisation de filtres colorés.

Les vapeurs de cyanoacrylate

Ce procédé de révélation peut être utilisé sur des surfaces lisses et sèches. Pour obtenir les vapeurs, on utilise l’ester de cyanoacrylate, un monomère se présentant sous forme liquide (composant de colles « superglue »). Les vapeurs de cyanoacrylate réagissent avec les sécrétions sébacées et l’humidité pour former le polycyanoacrylate qui est un solide blanc (voir formule semi développée ci-dessous). Le support à traiter doit être placé dans une cuve hermétique, sous un fort taux d’humidité (70 à 80%) puis l’ester de cyanoacrylate doit être vaporisé. Cette technique est fréquemment utilisée dans les services d’identité judiciaire car elle est bon marché, facile d’utilisation et sensible.

La suspension de microparticules ou « Small particule Reagent (SPR) »

Le SPR est une sorte de « saupoudrage mouillé » qui permet la révélation des traces sur des supports lisses qui ont été mouillés ou passés sous l’eau. La solution de SPR contient une poudre insoluble qui réagit avec les composants sébacés insolubles à l’eau. Le support à analyser peut être directement immergé dans la préparation de SPR ou la solution peut être vaporisée sur le suport. Cette technique de révélation bon marché, facile et rapide à mettre en œuvre, est destructrice et montre une efficacité limitée.

Les poudres colorées

Technique de révélation bon marché, facile et rapide à mettre en œuvre. Il existe une multitude de poudres (magnétiques, luminescentes, de différentes couleur) qui réagissent avec l’eau présente dans les sécrétions papillaires. Les poudres sont souvent utilisées sur les lieux d’infraction par les premiers intervenants. En France, les policiers polyvalents sont formés à l’utilisation de ces poudres qui peut nécessiter une certaine habitude. Elles s’appliquent à l’aide d’un pinceau (magnétique, en fibre de verre, en poil animal…) et les traces sont prélevées sur la surface adhésive de ce que l’on nomme un « transfert ». Malgré tous ces avantages les poudres sont loin d’être la méthode de choix car elles réagissent sur des traces récentes, sur des supports lisses, propres, secs et qui n’ont pas été mouillés. De plus il s’agit d’une technique destructrice qui n’est pas compatible avec une recherche d’ADN ultérieure.

Le bain de ninhydrine (ou 2,2-dihydroxy-1,3-indanedione)

Cette méthode de révélation est utilisée sur les surfaces poreuses qui n’ont pas été mouillées. La ninhydrine réagit avec les acides aminés (solubles dans l’eau) pour former un produit de couleur violet/pourpre dénommé le pourpre de Ruheman. Il suffit d’immerger le support à traiter dans une solution de Ninhydrine et de le laisser sécher dans l’obscurité pendant au moins 24h car la réaction chimique est lente. Comme pour le cyanoacrylate, il s’agit d’une méthode de choix pour les services de police scientifique car elle est sensible, facile d’utilisation et bon marché. En revanche, le produit est toxique et la compatibilité avec la recherche d’ADN ultérieure est incertaine.

Le révélateur physique

Cette méthode de révélation, développée dans les années 1970, a l’énorme avantage de révéler des traces sur des supports poreux qui ont été mouillés. Le révélateur physique, utilisé en photographie argentique, composé notamment d’ions argent, réagit avec les sécrétions sébacées des traces digitales ou palmaires. Avant d’utiliser la méthode, il peut être nécessaire d’immerger le support dans un bain d’acide maléique pour éviter la réaction des ions argent avec le carbonate de calcium présent dans le papier. Cette technique permet la révélation de traces papillaires âgées mais est cependant destructrice et doit par conséquent être utilisée qu’en dernier recours.

Les vapeurs d’iode

Les vapeurs d’iode réagissent avec le sébum et les lipides des sécrétions papillaires. Le produit de la réaction brun/marron est transitoire et doit être fixé avec un second produit chimique, le 7,8-benzoflavone qui donne une coloration bleue. L’avantage de cette technique de révélation est qu’elle n’altère pas la trace et qu’elle fonctionne sur des supports poreux et non poreux. Elle peut être une méthode de choix pour des surfaces réputées difficiles comme les papiers thermiques, la peau ou le cuir. En revanche, l’iode est toxique et seules les traces récentes peuvent être révélées (quelques jours)

Le bain de DFO (ou 1,8-diazafluoren-9-one)

Comme la ninhydrine, cette méthode est utilisée sur les surfaces poreuses qui n’ont pas été mouillées. Le DFO réagit avec les acides aminés (solubles dans l’eau) pour former un produit de couleur pourpre. Les deux avantages du DFO sur la ninhydrine sont la rapidité de réaction (10 à 15 minutes) et la propriété de luminescence du produit de la réaction. En revanche, il est nécessaire de chauffer la réaction et d’utiliser une cuve. La compatibilité avec la recherche d’ADN ultérieure est incertaine.

La déposition métallique sous vide d’air

Cette méthode de révélation se révèle extrêmement sensible mais trouve ses limites dans son prix et sa difficile mise en œuvre. De l’or puis du zinc sont vaporisés sur des supports lisses ou semi poreux à l’intérieur d’un appareillage. L’or adhère sur toute la surface du support hormis sur les sécrétions papillaires. Le zinc vient ensuite se déposer sur le dépôt d’or et donne une coloration noire. La trace digitale apparaît en clair sur fond noir. A l’aide de cette technique, des recherches réalisées par l’université d’Abertay Dundee en Ecosse ont montré la possibilité de détecter des traces papillaires sur des tissus, ce qu’aucune autre technique de révélation ne permet.

La solution de nitrate d’Argent (AgNO3)

Cette solution vaporisée sur le support réagit avec les ions chlorures des traces latentes pour former du chlorure d’argent (précipité blanc). L’exposition du chlorure d’argent à la lumière le décompose en ions argent Ag+ (coloration noire). Les crêtes apparaissent donc en noir. Ce procédé de révélation est efficace sur des surfaces poreuses et en particulier sur du bois brut (non vernis). Bien que rapide et facile à mettre en œuvre, cette technique donne de mauvais résultats sur des traces anciennes (migration des ions Cl- dans le support) et reste très peu utilisée.

Les solutions d’« adhesive side » ou de « sticky side »

Ces deux solutions permettent la révélation des traces digitales ou palmaires sur des surfaces collantes des adhésifs. L’application se fait à l’aide d’un pinceau directement sur l’adhésif. La solution d’ “adhésive side” donne une coloration blanche aux traces alors que celle du “sticky side” donne une coloration noire. Les policiers scientifiques utilisent aussi des traitements secondaires pour renforcer les traces révélées : la solution de noir amido pour les traces sanglantes, le violet de gentiane ou le noir de soudan pour les traces graisseuses, les colorants luminescents (Ardrox, Rhodamine, Basic Yellow, Basic Red), les poudres, les lumières de différentes longueurs d’ondes ou les filtres colorés.

Relevés d'empreintes sur un corps

Lors de la découverte d’un corps, Il est souvent nécessaire de recourir aux empreintes digitales, aux données dentaires ou aux profils ADN afin d’identifier la victime. Dans le cadre de l’identification de personnes décédées, le protocole INTERPOL ne reconnaît que 3 éléments primaires d’identification (i.e moyen d’identification permettant à lui seul de prononcer une identification formelle): l’ADN, les empreintes digitales et l’odontologie. Les empreintes digitales demeurent actuellement le moyen le plus rapide pour identifier une personne décédée.

Comment réalise-t-on des relevés sur un corps ?

Lorsque le corps d’une personne décédée est découvert, ce dernier est généralement conduit dans un institut médico-légal où les différentes opérations relatives à son identification peuvent avoir lieu. La première étape consiste à nettoyer les mains pour retirer tous les éléments extérieurs (terre, poussière…) et substances présentes à la surface de la peau. Une fois séchées, les relevés sont effectués après encrage des zones d’intérêt (zones digitales et palmaires) et transférés sur une feuille papier dédiée à cet effet. C’est d’ailleurs de cette manière que sont réalisés les encrages sur une personne vivante. Il est également possible d’utiliser une poudre noire à la place de l’encre et de la transférer au moyen d’une étiquette autocollante.

La difficulté de cette opération réside dans l’installation de la rigidité cadavérique, les doigts devenus rigides gênent alors l’accès aux parties internes de la main.

Toutefois, lorsque le corps a été soumis à des facteurs environnementaux particuliers (immersion, chaleur, incendie…) ou que l’état des mains s’est dégradé, il s’avère alors nécessaire de procéder à des techniques de restructuration des doigts pour pouvoir effectuer un relevé. C’est notamment le cas lors de l’identification des victimes de catastrophes. Ces techniques, réalisées avant le poudrage ou l’encrage, permettent notamment de regonfler les chairs et de redonner la souplesse nécessaire à la surface de la peau.

La qualité des encrages est ensuite contrôlée et l’opération est répétée jusqu’à obtenir un relevé décadactylaire ou palmaire de qualité suffisante.

Est-il toujours possible d’obtenir un relevé exploitable ?

Il est possible de procéder aux relevés décadactylaires et palmaires sur une personne décédée lorsque l’épiderme ou le derme sont encore présents à la surface des mains.

Le derme correspond à la couche profonde de la peau. C’est la matrice de l’empreinte digitale. Il est composé d’eau et de glycoprotéines et confère sa souplesse et son élasticité à la peau. Sa vascularisation et la présence des glandes lui permettent d’assurer des fonctions de thermorégulation et de cicatrisation. L’épiderme correspond, quant à lui, à la couche superficielle de la peau et supporte le dessin papillaire à sa surface. Il est composé de 5 couches de cellules qui se renouvellent en 3 à 4 semaines. L’épiderme correspondant à la projection du derme à la surface de la peau, il est possible d’effectuer des relevés aussi bien à partir du derme que de l’épiderme.

Toutefois, lorsque le derme ou l’épiderme sont absents ou trop dégradés, il n’est alors plus possible d’obtenir de relevé exploitable.

D’où proviennent les données de comparaison ?

Les relevés décadactylaires et palmaires effectués sur un corps sont comparés aux données ante-mortem disponibles fournies par les enquêteurs. Elles proviennent généralement, dans l’ordre observé des demandes effectuées :

  • de fichier administratif lorsque la personne est détentrice d’un passeport biométrique ou d’une carte d’identité ; les données sont alors transmises respectivement par l’Agence Nationale des Titres Sécurisés pour les passeports, et les préfectures pour les cartes d’identité ;
  • de traces digitales relevées au domicile de la personne supposée décédée ;
  • de fichier judiciaire comme le Fichier Automatisé des Empreintes Digitales (FAED) .

Où sont effectuées ces opérations ?

Les experts du département procèdent à ces techniques lors de l’autopsie des corps au sein d’instituts médico-légaux ou sur les lieux d’une catastrophe.

L’identification à l’ère du numérique ?

Désormais, de nouveaux capteurs permettent de scanner les empreintes des personnes décédées afin d’obtenir des encrages de bonne qualité, de façon plus rapide et directement exploitables par des systèmes automatisés d’identification. Même si ces scanners ne remplaceront jamais l’intervention de l’expert, ils permettent un gain de temps précieux notamment dans le cadre de l’identification de victimes de catastrophe (catastrophe naturelle, industrielle, accident de transport collectif, attentat …).

Ces opérations sont réalisées en respectant scrupuleusement la dignité de la personne décédée.

L'histoire des empreintes digitales

Des empreintes digitales ont été trouvées sur d'anciennes tablettes d'argile babyloniennes et des poteries. On en a trouvées aussi sur les murs des tombes égyptiennes, ainsi que sur des briques et des tuiles de Babylone et Rome. Certaines empreintes ont été déposées involontairement par les potiers et les maçons (conséquence naturelle de leur travail), et d'autres ont été réalisées pour la décoration. Les empreintes digitales ont été utilisées comme signatures à Babylone (IIème millénaire avant JC).

La formation des empreintes digitales

Deux semaines après la fécondation, la peau du foetus forme des crêtes et des stries sur certaines parties du corps. Ces parties sont les mains, les orteils, les doigts et la plante des pieds. C’est grâce à ces stries que nous tenons des objets sans qu’ils glissent car au bout des bosses, des pores laissent échapper de la sueur qui est créée par des glandes sudoripares ou des liquides gras suivant les glandes.

Les empreintes digitales sont propres à chaque individu, mais cependant, elles ne sont pas si différentes, on peut observer toujours les mêmes formes. Les empreintes digitales sont très utiles pour retrouver un criminel car c'est un moyen fiable. En effet, elles sont immuables jusqu'à la mort, lors de la croissance et du vieillissement elles changent qu'en gardant les mêmes proportions et les même particularités. Elles ne changent pas, les coupures par exemple ne changent que provisoirement les dessins digitaux.

L'étude des empreintes digitales : La lophoscopie

Les empreintes peuvent être identifiées grâce à leur dessin et leurs particularités: c'est la lophoscopie. On étudie tout d'abord les deltas pour décrire une empreinte (c'est le lieu de divergences entre les différentes zones). On regarde tout d'abord si l'empreinte possède des deltas ou non. Puis on étudie le centre de figure pour pouvoir rattacher l'empreinte à une des familles des dessins papillaires: les arc, les boucles, les tentes pures, les composites, et les verticilles.

Une minutie permet de différencier deux empreintes digitales, c’est un point qui se situe sur le changement de continuité des lignes papillaires. Il y a 16 types de minuties. Souvent les empreintes digitales ne sont pas entières, elles sont partielles en raison de la précipitation du criminel ; donc le nombre de minutie est plus faibles.

Nous pouvons voir à la télévision, que ce sont les ordinateurs qui s’occupent des empreintes digitales. Mais cependant, dans la réalité ce sont les hommes qui s’en occupent.

Différents types d'empreintes

Quand les traces sont laissées par des mains poussiéreuses, ensanglantées, sales, une photographie suffit. Mais généralement, les traces sont difficiles à voir à l’œil nu, et différentes techniques peuvent être utilisées. Mais chaque situation a besoin d’une méthode bien précise, car certaines techniques peuvent être destructives si elles ne sont pas bien utilisées. Seulement 10% des traces sont visibles à l'oeil nu à la lumière naturelle.

  • L'empreinte moulée : Ce sont des traces en trois dimensions visibles à l'oeil nu mais il faut réaliser un moulage pour prélever la trace.
  • L'empreinte visible : Ces traces sont visibles à l'oeil nu, mais il faut avoir un contraste avec le support.
  • L'empreinte latente : Ces traces sont invisibles à l'oeil nu.

Autres méthodes de révélation des empreintes digitales

Les procédés pour révéler les empreintes digitales n'ont pas beaucoup évolué. Même si la poudre est la méthode la plus facile et la plus utilisée, on a recours à d'autres solutions. En effets lorsque qu'on est en présence d'un support mou et rugueux, comme le tissu, la poudre ne convient pas et on doit utiliser la méthode de la vapeur d'iode. Cette technique consiste à chauffer des cristaux d'iode à côté de l'empreinte latente. L'iode qui était à l'état solide passe à l'état gazeux, elle se sublime. Puis elle réagit avec les constituants de la sueur laissée par les pores de la peau et fait apparaître les empreintes digitales.

On peut aussi utiliser de la colle très puissante, de la superglue. Il faut la sublimer, pour pouvoir obtenir des vapeurs d'ester de cyanoacrylate. Environ 30 minutes après, l'empreinte durcit sur le support, et elle apparaîtra en blanc. Cette technique est utilisée depuis 20 ans dans le monde entier. La colle est faite de 2-cyanoacrylate de méthyle, qui est un monomère de formule C5H5NO2. Il polymérise rapidement en présence d’anion. Le groupement CN a tendance à attirer les électrons des liaisons voisines. Elle va faire apparaitre une charge partielle positive sur le C du CH., ce qui va permettre à un nucléophile de venir se fixer sur ce carbone. Le nucléophile ici est l’eau. Cependant le C ne peut contenir 5 liaisons et un des doublets de la double liaison devient un carbanion (=ion qui possède une charge électrique sur un ou plusieurs du carbone. Le CN va stabiliser ce carbanion grâce à son effet attracteur.

La méthode au laser est efficace, en effet il s'agit de révéler les empreintes avec une puissante source de lumière laser. On utilise un laser à argon ou le Polilight.

L'identification des empreintes digitales

En 1914, le Docteur Locard a publié ses conclusions de l'identification des empreintes digitales et les critères qui devraient être utilisés pour assurer la fiabilité basée sur l'étude de son analyse statistique. Tout d'abord, il faut binariser l'empreinte, c'est à dire la mettre en noir et blanc puis il faut squelettiser pour que les stries aient la même épaisseur de 1 pixel. Puis on extrait les minuties, on en extrait en moyenne 100 et on éjecte les "fausses" environ 60%. Donc le logiciel extrait environ 40 minuties, plus que les 12 minuties nécessaires pour l'identification d'un individu ce qui augmente la fiabilité.

Puis on obtient la "signature" de l'empreinte grâce à différents algorithmes. Puis l'empreinte est numérisée et comparée à d'autres dans la base de données. Le FAED propose quelques "candidats" puis l'opérateur compare les minuties, il cherche 12 points de concordances, c'est à dire 12 minuties identiques pour prouver que ces deux empreintes appartiennent au même individu.

Le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED)

Le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) est un fichier informatisé d'empreintes digitales crée en 1987. Le FAED conserve la trace des empreintes digitales. Il dépend du ministère de l'intérieur. Le fichier comptabilise plus de 3 millions d'individus, plus 190 000 traces non identifiées.

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