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La carabine 22 Long Rifle Manufrance évoque un pan important du patrimoine cynégétique français. Après avoir manipulé de nombreuses armes, je reste fasciné par ces modèles emblématiques qui ont façonné notre histoire de la chasse. Cet article explore l'histoire de Manufrance, les caractéristiques techniques de ses carabines 22LR, la balistique du calibre 22 Long Rifle, le marché de collection, et les alternatives modernes.

L'Héritage de Manufrance

Manufrance, entreprise stéphanoise fondée en 1885, a marqué l’histoire de l’armurerie française avec ses créations emblématiques. Fondée en 1885 par Étienne Mimard à Saint-Étienne, Manufrance s’est rapidement imposée comme une référence incontournable dans le paysage industriel français. L’entreprise a révolutionné le commerce avec ses catalogues de vente par correspondance, permettant aux Français des quatre coins du pays d’accéder à des produits de qualité, dont ses célèbres armes à feu.

La disparition de Manufrance en 1985 a marqué la fin d’une époque pour l’armurerie nationale. Aujourd’hui, ces carabines 22LR deviennent de plus en plus recherchées par les collectionneurs et les nostalgiques de cette grande maison française. Étant professionnel du secteur, je constate une demande croissante pour ces pièces de collection.

Caractéristiques Techniques des Carabines 22LR Manufrance

Les carabines 22LR de Manufrance se distinguaient par leurs caractéristiques techniques soignées. Ce modèle, particulièrement la « Rafale » en calibre 22 Long Rifle, s’est distingué par sa conception robuste et son mécanisme fiable. La précision et la durabilité de cette arme légendaire en ont fait un choix privilégié pour l’initiation au tir comme pour la chasse au petit gibier.

La marque proposait notamment le célèbre modèle REINA, une carabine semi-automatique en 22LR qui combinait élégance et fiabilité. Le modèle REINA, particulièrement apprécié, offrait un équilibre parfait entre maniabilité et précision. La qualité des matériaux utilisés par Manufrance explique en partie la longévité exceptionnelle de ces armes. En manipulant régulièrement ces carabines dans mon quotidien professionnel, je suis frappé par l’ingéniosité des solutions techniques adoptées par les ingénieurs de Manufrance.

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Le Modèle REINA

Le modèle REINA est une carabine semi-automatique en 22LR qui combinait élégance et fiabilité. Cette arme compacte et légère s’est imposée comme un incontournable pour la chasse au petit gibier dans les campagnes françaises.

Chargeurs pour Carabines 22LR Manufrance

La gamme détient des chargeurs pour carabines en 22LR. Chargeurs pour armes longues ARMSCOR, CZ, ISSC, NORINCO, RUGER, SAKO, SAVAGE, TOZ, WINCHESTER, MARLIN, WILDCAT.

Exemples de prix de chargeurs 22LR :

  • Chargeur 22LR (Exemple 1) -3,10 €
  • Chargeur 22LR (Exemple 2) -2,10 €
  • Chargeur 22LR (Exemple 3) -8,24 €

Balistique et Avantages du Calibre 22 Long Rifle

Côté balistique, le calibre 22 long rifle reste un choix judicieux pour l’initiation et la chasse aux nuisibles. La carabine 22 LR Manufrance se singularise par ses performances balistiques remarquables pour un calibre de petit diamètre. Le calibre 22 Long Rifle, bien que modeste en apparence, offre des avantages considérables que j’explique régulièrement à mes clients en quête de leur première arme.

Sa faible puissance se traduit par un recul minimal, idéal pour l’apprentissage du tir. La munition 22 LR présente l’avantage d’être économique et facilement accessible, ce qui explique en partie le succès durable de ce calibre. Au fil des années, j’ai pu tester différentes carabines 22 LR, mais les modèles Manufrance conservent une place à part.

Le Marché des Carabines Manufrance de Collection

Les carabines Manufrance occupent aujourd’hui une place de choix sur le marché des armes de collection. La valeur des carabines Manufrance sur le marché de l’occasion ne cesse d’augmenter, surtout pour les exemplaires en bon état de conservation. Leur cote ne cesse d’augmenter, particulièrement pour les exemplaires en parfait état avec leurs accessoires d’origine. Les modèles les plus prisés peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros, voire dépasser le millier pour des versions rares ou particulièrement bien conservées.

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Si vous possédez l’une de ces carabines, je vous conseille de la faire évaluer par un professionnel avant toute transaction.

Alternatives Modernes et Évolution des Carabines 22LR

Bien que les carabines Manufrance restent irremplaçables dans le cœur des collectionneurs, le marché actuel propose d’excellentes alternatives pour la pratique du tir ou de la chasse en 22LR. Les carabines semi-automatiques actuelles en 22LR offrent une précision accrue et des matériaux plus légers, tout en conservant la fiabilité qui faisait la réputation de Manufrance.

Les améliorations notables des carabines modernes incluent des systèmes de visée plus performants, une ergonomie repensée et des options de personnalisation étendues. L’engouement pour cette carabine s’explique aussi par son accessibilité.

Discussion sur les Forums : Chargeurs 5 Coups pour 22LR Manufrance Reina

Un utilisateur du forum a récemment acquis une 22LR Manufrance Reina ayant appartenu à son grand-père et souhaite la déclarer. Pour ce faire, il cherche à la passer en 3 coups et est donc à la recherche d'un chargeur 5 coups pour une carabine 22LR Manufrance Reina.

Problèmes de Déclaration et de Légalité

Il est important de noter qu'il ne suffit pas de déclarer l'arme. La carabine est classée en catégorie B et est donc soumise à autorisation. La détention de l'arme sans autorisation préfectorale est illégale.

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Si le grand-père avait déclaré l'arme en 1995, il aurait bénéficié d'une autorisation de détention "à vie". Malheureusement, ce n'est pas le cas pour le nouveau propriétaire.

Pour conserver cette arme, il est nécessaire de la mettre en dépôt chez un armurier autorisé à vendre des armes de catégorie B, adhérer à un club de tir, être présent régulièrement pendant au minimum 6 mois, et demander un "avis favorable" au Président du club. Ensuite, il faut faire une demande d'autorisation de détention de l'arme, valable 5 ans si la licence est renouvelée chaque année. Si le tir en tant que licencié est arrêté, il y a 3 mois pour se débarrasser de l'arme.

Transformation en 3 Coups : Faisabilité et Intérêt

Un membre du forum suggère qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une autorisation de détention si l'arme est transformée en 3 coups. La procédure serait la suivante :

  1. Dépôt en armurerie.
  2. Transformation en 2+1.
  3. Passage au BE (banc d'épreuve).
  4. Récupération de l'arme.

En théorie, c'est possible, mais il faut trouver un armurier qui accepte de faire la transformation en 2+1 avec chargeur inamovible, et que cela soit accepté par le BE. De plus, il faut s'assurer de pouvoir charger les munitions dans l'arme après la transformation.

Plusieurs membres du forum estiment qu'aucun armurier ne se lancera dans une telle opération. Il est rare de voir des 10/22 transformées en 3 coups, et cela coûterait une fortune. Les options les plus réalistes sont donc de faire une demande de détention, de vendre l'arme, ou de la faire neutraliser.

Un autre membre du forum, ayant possédé une Reina il y a plusieurs décennies, ne voit pas comment il serait possible d'alimenter le chargeur s'il était inamovible.

Reina 22LR à Chargeur Amovible

Un autre fil de discussion sur un forum présente des photos d'une REINA 22lr à chargeur amovible. L'arme a été achetée en 1976 et n'a tiré que 100 munitions. Elle est considérée comme une arme de catégorie B, ce qui signifie qu'elle nécessite une autorisation de détention.

Les participants au forum soulignent la qualité de l'arme et regrettent que les armes françaises soient passées en catégorie B, ce qui a plombé l'armement de loisir français.

Discussion sur les Forums : Manufrance 22LR

Un utilisateur du forum a récupéré la vieille 22 de son grand-père, une Manufrance avec un chargeur 9 coups. Il se pose plusieurs questions :

  • Peut-il tirer des munitions "shorts" dans son chargeur sans risque ?
  • Le chargeur à 9 coups pose-t-il un problème au niveau de la réglementation ?
  • Quel est le nom exact de cette carabine ?
  • Peut-il y monter une lunette ?

Identification de la Carabine et Compatibilité des Munitions

Il semble qu'il s'agisse d'une carabine "REINA", fabriquée par Manufrance à Saint-Étienne. Elle est probablement en calibre .22LR, ce qui signifie qu'elle ne peut accepter que ces munitions pour un fonctionnement normal. Il est possible de mettre des munitions de .22 court, une par une dans la chambre, mais l'étui ne sera pas éjecté.

Réglementation et Chargeur 9 Coups

Comme cette carabine est semi-automatique et a un chargeur amovible contenant plus de 2 cartouches, elle est classée en 4° catégorie (avant le nouveau classement des armes). Il faut donc une autorisation préfectorale pour la détenir légalement (ne peut être obtenue que par un tireur licencié FFT).

Montage d'une Lunette

Il faut vérifier s'il existe un rail sur la partie supérieure du boitier de culasse permettant de fixer la lunette. Il y a eu plusieurs modèles de REINA au fil des années, et certaines étaient équipées d'une partie filetée au bout du canon pour y fixer un silencieux, d'autres non. Il en est peut-être de même pour la lunette.

Discussion sur les Forums : Question Carabine Manu Arm St Etienne

Un utilisateur du forum a récupéré une ancienne carabine Gaucher Manu Arm St Etienne monocoup et a des questions sur cet outil.

Questions sur la Carabine

  • Précision : Quelle distance peut-on espérer atteindre avec une précision correcte avec cet outil avec la visée ouverte ?
  • Démontage : Comment désolidariser le canon du châssis pour rénover ce dernier (et virer l'oxydation sur les partie métalliques) ? Faut-il dévisser la grosse vis sous le châssis ?
  • Mire : La mire peut se positionner sur 4 différents crans : un rectangulaire large, un rectangulaire fin, un cran en "V" et un petit trou. Quel cran est à utiliser dans quelle condition ? Y-a-t-il un intérêt autre que le confort visuel de l'utilisateur ?
  • Montage Lunette : Les deux paires de proéminences striées horizontalement sont-elles des supports pour un montage de lunette ? Si oui, est-ce que ça vaut le coup d'investir dans une optique au vu des performances possibles de la carabine ?

Identification du Modèle et Calibre

L'armurier a enregistré l'arme sous la marque Gaucher, mais il s'agit probablement d'une Manu Arm B10. L'arme est bien en capacité de tirer du .22LR. Le poinçon d'épreuve est "AR" surmonté d'une couronne.

Utilisation et Performances

Après un bon nettoyage, il faut introduire une 22lr dans la chambre à la main. Elle doit rentrer sans forcer. Si c'est le cas, alors pas de problème, et l'éjection se fait sans problème (juste des petites rayures longitudinales sur les douilles éjectées).

Un autre utilisateur du forum possède la même carabine et l'a achetée il y a plus de 50 ans à La Redoute à Roubaix. Il l'a ressortie et bien nettoyée quand il est retombé dessus un peu par hasard. Elle est en parfait état. L'armurier l'a déclarée et il peut donc tirer au stand. Pour l'instant, il n'y a pas plus de 25m dans ce club de tir mais avec une petite lunette 4x32, il se fait bien plaisir. L'armurier pense qu'il n'y aura aucun problème à 50m.

Il teste différentes munitions : apparemment les meilleures sont les CCI standard, puis les RWS Rifle Match puis les Solognac Training.

Le principal reproche est la détente trop dure.

Autres Armes Emblématiques de Manufrance

Outre la carabine Reina, Manufrance a produit une variété d'armes qui ont marqué leur époque :

  • Le fusil « Idéal » à pontet à lunettes : une arme raffinée et d’un fonctionnement sûr, qui participa au succès commercial fulgurant de la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Étienne.
  • Le fusil de chasse « Robust » : Ce fusil juxtaposé, est certes moins luxueux que l’Idéal, mais jouit d’une solidité qui justifie bien son nom. Sa « robustesse » et le prix très accessible des versions de base le rendirent extrêmement populaire dans notre pays.
  • Le fusil de chasse « Simplex » : Ce fusil de chasse à un coup fut utilisé par beaucoup de chasseurs à leurs débuts.
  • Le fusil de chasse « Falcor » : Dernière tentative de Manufrance pour tenter de reconquérir une clientèle qui se tournait de plus en plus vers d’autres fournisseurs, ce fusil superposé apparut au catalogue en 1970.
  • Le fusil de chasse semi-automatique « Perfex » : Étant doté d’origine d’un magasin de 3 cartouches sans possibilité d’allonger le tube magasin, ce modèle est en catégorie C1°§a).
  • Le fusil de chasse à répétition commandée « Rapid » : Ce fusil est ce que nous appelons couramment un « fusil à pompe », ce qui lui vaut aujourd’hui d’être stupidement classé en catégorie B.

Chronologie de Manufrance

Voici une chronologie des événements marquants de l'histoire de Manufrance :

Année Événement
1885 Étienne MIMARD est à Saint-Étienne à la recherche d’un emploi et choisit la «MANUFACTURE FRANÇAISE D’ARMES ET DE TIR».
1887 Étienne MIMARD et Pierre BLACHON rachètent la «MANUFACTURE FRANÇAISE D’ARMES ET DE TIR».
1889 Création du fusil IDEAL.
1892 Ouverture du premier magasin de vente à PARIS. Lancement de la marque HIRONDELLE pour les cycles.
1913 Création du fusil ROBUST.
1970 MANUFRANCE fabrique 65 % de la production française d’armes de chasse.
1985 Mise en liquidation des biens de la S.C.O.P.D. et résiliation du contrat de location-gérance avec la S.A. MANUFRANCE.

L'Histoire des Armureries en France

Les armureries en France ont une longue histoire qui remonte à plusieurs siècles. Initialement, les armuriers étaient des artisans spécialisés dans la fabrication d’armures pour les chevaliers et les soldats. Aujourd’hui, il existe environ 15 000 armureries en France. Elles se trouvent dans toutes les régions du pays et peuvent être grandes ou petites, indépendantes ou liées à des chaînes nationales.

Les Origines de l'Armurerie à Saint-Étienne

Dès le XIIIe siècle, on trouve sur les rives du Furan des arbalétriers, des javelinaires et des arquebusiers qui exploitent la force hydraulique de la rivière, la puissance calorifique du charbon de terre pour leurs forges et le grès pour leurs meules. Cette activité artisanale est la base des métiers de l’arme à Saint-Etienne. Les premières origines se situent dans le quartier des Rives, dans la « bonne vallée du fer », proche de Valbenoîte.

François 1er s’intéresse à l’armurerie stéphanoise dès 1531. L’organisation de l’activité armurière remonte à l’époque de François Ier. Désireux d’améliorer l’armement de ses troupes, il s’intéresse à l’armurerie stéphanoise dès 1531. Le mouvement se poursuit avec Louis XIV.

Naissance du Banc d’Épreuve

La date de 1782 marque donc la réelle naissance de l’actuel Banc d’Épreuve. Augustin Merley, canonnier de renom d’une vielle famille de l’armurerie stéphanoise, est le premier éprouveur des armes bourgeoises, nommé, parmi les trois candidats que propose la ville, par l’intendant de Lyon en 1782.

Le chargement des armes ne se faisant pas encore par la culasse, seuls les canons sont éprouvés, fixés horizontalement à un banc, le talon de la culasse appuyé contre une forte bande de fer. Si le canon résiste sans déformation à la charge d’épreuve, l’éprouveur appose le sacrosaint poinçon d’épreuve, véritable garantie de confiance entre le vendeur et l’acheteur.

Porteur du renom et de l’image de marque de l’armurerie stéphanoise, ce poinçon est constitué des palmes croisées symbole du martyr de Saint-Etienne, saint patron de la ville. Avec la Révolution et l’abolition de tous les privilèges royaux, Augustin Merley doit abandonner l’épreuve des armes et le revenu qu’il en tirait.

Cette épreuve est rétablie dès 1797 à la demande des armuriers pour qui elle est devenue un incontournable argument technique et commercial. Augustin Merley démissionne en 1809, trop âgé et devant faire face à l’augmentation incessante du prix des poudres. L’année suivante, un décret impérial réglemente l’épreuve pour tout l’empire qui comprend alors Liège. Le neveu d’Augustin Merley est nommé comme éprouveur.

Les fraudes à l’épreuve sont encore courantes et il faut par exemple changer le poinçon, dérobé ou perdu en 1824, pour éviter des épreuves non-conformes. En 1836, Merley-Duon établit un nouveau Banc d’Épreuve non loin du précédent, toujours rue de l’Heurton.

Le Développement du Banc d'Épreuve

Après 1880, l’évolution des armes incite de plus en plus à en éprouver la fermeture autant que le canon. Dès 1883 il est ainsi envisagé d’agrandir le Banc d’Épreuve. La commission nommée par la chambre de commerce se renseigne sur les installations de celui récemment installé à Liège et achète les terrains attenant au bâtiment existant, rue Jean-Claude Tissot, en 1885.

Cette même année, la loi Farcy du 14 août 1885 libéralisant la fabrication et le commerce des armes non-réglementaires, remet du même coup en cause l’obligation de l’épreuve. Mais une fois de plus, les armuriers, conscients de l’indispensable valeur ajoutée technique et commerciale qu’apporte l’épreuve à leurs produits, réclament le retour à l’épreuve obligatoire de peur de voir naître des concurrences en deçà de la sécurité.

La chambre de commerce décide de maintenir l’épreuve et même de la compléter de l’épreuve des armes finies. Entre 1903 et 1908, sur les plans de l’architecte Lamaizière, un nouveau Banc d’Épreuve plus vaste et plus moderne voit le jour rue Jean-Claude Tissot. La rue de l’Épreuve toute proche conserve encore le souvenir de l’emplacement du Banc d’Épreuve d’alors, aujourd’hui détruit.

1910 est une année marquante dans l’histoire de l’épreuve des armes, avec la réunion d’une commission internationale (France, Allemagne, Belgique, Autriche et Italie) cherchant à normaliser l’épreuve des armes d’un pays à l’autre et donnant naissance à la Commission Technique Internationale bientôt transformée en Commission Internationale Permanente des armes à feu (CIP).

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