Le renard, animal nocturne et discret, est devenu un sujet médiatique en France. Tantôt classé comme espèce nuisible, tantôt considéré comme un être sensible, le renard est pris en tenailles entre des réglementations contradictoires. Ses défenseurs, célèbres ou anonymes, sont de plus en plus nombreux à faire entendre leur voix.
Classé espèce nuisible par un décret de 2012, le renard peut être chassé entre le 1er juin et le 28 février. Il est chassé partout en France sauf dans trois départements (Corse du Sud, Haute-Corse, Savoie et une partie du Doubs). Il peut être tiré, piégé ou même déterré dans un grand nombre de départements. Difficile d'estimer leur population en France.
Pour les chasseurs, le renard est l'ennemi à abattre. "C'est un redoutable prédateur qui chasse le petit gibier. Il s'en prend aux perdrix, faisans, lapins... Aujourd'hui on fait en sorte qu'il ne s'étende pas trop", explique Jean-Pierre Gaillard, patron de la fédération de chasse dans l'Hérault. Le renard est un concurrent, il faut s'en débarrasser. Jean-Pierre Gaillard cite un exemple récent du côté de Lunel. "J'ai été appelé car un renard avait massacré une nichée de paons". Pour le président, l'interdiction de la chasse au renard équivaudrait à "la disparition des chasseurs au petit gibier". "Il faut trouver un équilibre", argue-t-il. "On ne veut pas qu'il prolifère mais on ne veut pas l'éliminer. La population est stable dans l'Hérault. Leur nombre en 2020 est identique à celui de 2009. 2 207 de trop pour les défenseurs du renard.
Muriel Arnal, la présidente, insiste sur l'utilité du renard, pas suffisamment mise en avant selon elle. "Les renards sont des animaux sensibles et intelligents. Ce sont de précieux alliés pour les agriculteurs puisqu'ils mangent les mulots et les campagnols. Ils ont un rôle à mener parmi nous. La présidente de One Voice a choisi son camp : "Ce sont les cousins de nos chiens. Les chasseurs les persécutent pour leur seul plaisir. Ce n'est pas à eux de décider qui a droit de vie ou de mort. Tous les animaux sont utiles." Pour elle, les arguments des chasseurs ne sont que des "mensonges". "On nous agite des épouvantails pour justifier leur plaisir de massacrer. On n'est plus à l'âge des cavernes...".
Selon les estimations, entre 600 000 et 1 million de renards sont tués chaque année.
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La vétérinaire dénonce une "législation schizophrène" qui doit évoluer. Elle plaide pour qu'il ne soit pas considéré comme une espèce nuisible et vante à son tour son utilité en matière de transition écologique. "On dit qu'il véhicule des maladies, qu'il mange les poules ou le petit gibier. Mais on ne dit pas assez qu'il est un allié indispensable de l’agriculture. Comme le député vétérinaire Loïc Dombreval, elle rappelle que si le renard est un concurrent des chasseurs pour le petit gibier, c'est parce que ces animaux élevés, dénués d'instinct, sont des proies incapables de se défendre. "Il faut laisser faire la nature, elle s'équilibre seule. Je rêve d'un monde où les hommes et les animaux seraient amis."
Selon la vétérinaire, la population s'auto-régule. Il ne faut pas craindre une pullulation. Quant aux maladies, elle cite ce vieux proverbe : "Quand tu veux tuer ton chien, tu l'accuses d'avoir la rage." Une maladie qui a officiellement disparu en France depuis vingt ans. Elle rappelle qu'en Suisse ou au Canada, les renards ont été vaccinés contre la rage plutôt que d'être éliminés.
Dans le Loiret, il n'y aura pas de tirs la nuit pour éliminer les renards lors de la saison de chasse 2019/2020. Cette pratique était autorisée depuis plusieurs années pour "réguler" cette espèce classée comme "susceptible d'occasionner des dégâts" (ex nuisibles).
Mais après une consultation publique "par voie électronique" entre le 24 juin et le 16 juillet 2019, le préfet du Loiret a décidé de ne pas signer l'arrêté d'autorisation. "Une victoire du lobby citoyen", se félicite l'association de protection des animaux sauvages, l'ASPAS, basée dans la Drôme. Pour son porte-parole Richard Holding, "pour une fois, une préfecture a écouté les avis des citoyens, c'est une assez rare pour être souligné !" La loi oblige l'Etat à organiser une consultation publique sur ces projets d'arrêtés : sur les 368 avis recueillis, 367 étaient opposés aux tirs de nuit de renards. "Cette pratique n'a pas lieu d'être. On sait bien que le renard est juste un concurrent pour les chasseurs car ils mangent le petit gibier", estime Richard holding. "On sent clairement que ces avis reprenaient les argumentaires de l'ASFAS", explique un connaisseur.
Le président de la fédération de chasse du Loiret, Alain Machenin, juge "dommage" que le préfet n'autorise plus ces tirs de nuit sur les renards (593 renards avaient tués de nuit en 201/2018 par treize lieutenants de louveterie habilités par le préfet) : "on a des éléments factuels, les renards sont des prédateurs pour les animaux domestiques (poules, lapins...), pour les animaux d'élevage (gibiers, volaille) avec des conséquences économiques, et pour la petite faune sauvage". "Cette décision ne va pas changer la face du monde", poursuit Alain Machenin, "mais des gens de Marseille et de Lille pouvaient répondre à cette consultation publique : ont-ils vraiment les éléments objectifs ?"
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Il est important de noter que la "régulation" des renards reste autorisée dans le Loiret, par d'autres moyens (piégeage, chasse...).
Le chasseur doit être titulaire du permis de chasse. C'est LE pré-requis impératif pour pouvoir chasser à l'arc en France. Il doit également suivre une Journée de Formation Obligatoire (JFO) délivrée par la Fédération des chasseurs de son département. Cette journée permet aux chasseurs de découvrir les différents types d'arcs, de connaître la réglementation sur le gibier, les lames à utiliser... Cette journée n'est en aucun cas consacrée à la pratique et à l'apprentissage du tir à l'arc.
Le matériel utilisé est strictement encadré : seuls les arcs « armés et maintenus par la seule force de l’archer » sont autorisés. Cependant : tous ces gibiers ne sont pas nécessairement chassables à l’arc, selon les départements et les règlements locaux. Par exemple, certaines fédérations départementales limitent la chasse à l’arc des petits gibiers ou imposent des conditions spécifiques. Canards, faisans... les gibiers à plumes peuvent être chassés à l'arc. Pour éviter que la flèche ne parte trop loin au cas où l'archer manquerait sa cible, de grandes plumes naturelles seront installées sur les flèches pour freiner au maximum son vol.
La chasse à courre, également appelée Vénerie, est une pratique de chasse dite traditionnelle qui trouve ses racines dans l'histoire de la France mais également dans d'autres régions d'Europe. Elle se distingue des autres formes de chasse par son déroulement unique et ses codes très stricts, où le gibier est poursuivi par une meute de chiens courants jusqu'à l'épuisement, avant sa mise à mort. Cette pratique, chargée de symbolisme et de traditions, reste aujourd'hui une activité passionnante et controversée, incarnant un lien profond entre l'homme et la nature.
La chasse à courre, ou vénerie, se distingue par la diversité des gibiers qu'elle cible, chacun offrant des défis spécifiques et une expérience de chasse unique. Les animaux traditionnellement chassés à courre sont choisis non seulement pour leur abondance dans les régions boisées de France, mais aussi pour les caractéristiques qui rendent leur poursuite intéressante et complexe.
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Dans la chasse à courre, les chiens de chasse occupent une place centrale. Ils sont non seulement les partenaires indispensables du chasseur, mais aussi les véritables acteurs de la traque. Plusieurs races de chiens ont été spécifiquement élevées au fil des siècles pour répondre aux exigences rigoureuses de la vénerie, et chacune de ces races apporte des compétences particulières qui la rendent idéale pour ce type de chasse.
En plus des chiens de chasse, le cheval est l'autre symbole de la vénerie, indissociable de cette pratique.
La chasse, considérée comme une activité d’intérêt générale, est maintenue durant le reconfinement. La préfecture de la Sarthe vient d’émettre un arrêté spécifiant la réglementation en la matière afin d’assurer la régulation de la grande faune sauvage ainsi que la destruction d’espèces animales susceptibles d’occasionner des dégâts aux activités agricoles.
En outre, seule la régulation du grand gibier (sanglier, cerf élaphe, chevreuil et daim) est autorisée par tir à l’affût de façon individuelle et par battue pour un nombre de participants compris entre 5 et 50 (chasseurs et rabatteurs compris) ». La pratique de la recherche au sang est admise.
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