La chasse au sanglier occupe une place particulière dans la culture cynégétique européenne. Gibier emblématique par sa force, sa ruse et son adaptabilité, le sanglier est un adversaire redouté et respecté. La chasse au sanglier allie technique, précision et endurance.
Le choix de l'arme et des munitions est une étape cruciale pour une chasse réussie.
Le choix entre un fusil et une carabine dépend de vos préférences personnelles et de votre style de chasse. La carabine, conçue pour le grand gibier et équipée d'un canon rayé, offre une portée plus longue et une meilleure précision, tirant des balles plus lourdes que le fusil. La carabine à verrou est particulièrement populaire, tandis que la carabine semi-automatique séduit de nombreux chasseurs. Si le fusil est moins courant pour le sanglier, il reste une option viable, surtout avec des munitions "slug" dans des canons lisses ou peu chokés.
Afin de trouver la bonne arme, il faut qu’elle épouse parfaitement le corps du chasseur.
Il est crucial de tester le modèle de balle que l’on emploiera. Dans un même type de balle, plusieurs chargements ne donneront pas forcément les mêmes résultats. Pour une balle donnée, un chargement en 70 peut convenir au fusil, mais le chargement Magnum donnera un autre résultat…ou le même.
Lire aussi: Recommandations concernant les fusils turcs
Le choix du calibre est crucial pour le sanglier. Traditionnellement, pour les armes à canon lisse, on utilise un fusil de calibre 12 ou 16 avec des cartouches à balle de type slugger. Pour les carabines, les calibres les plus courants sont le .270, le .308 et le .30-06 Springfield. Le .300 Winchester Magnum est prisé pour le grand gibier, offrant un fort pouvoir d'arrêt à longue distance.
Voici quelques calibres spécifiques et leurs caractéristiques :
Une bonne technique de tir est essentielle pour réussir sa chasse.
Pour ne pas être bloqué dans votre geste, il est important de bien se placer par rapport à la battue et à la venue du gibier. Un chasseur, au même titre qu’un joueur de tennis, doit avoir un bon "jeu de jambes". Le tir de grand gibier est souvent un tir sur une cible en mouvement. Un chasseur doit être capable d’avoir un mouvement libre et sans contrainte sur un grand arc de cercle, sans être déséquilibré.
Un mauvais épaulé et un bon swing donnent un mauvais tir. Un bon chasseur avec une arme A peut devenir un mauvais chasseur avec une arme B, malgré une bonne technique. Un bon épaulé ne pourra être obtenu qu’avec une arme "à sa couche", c’est-à-dire avec une crosse à la bonne longueur et à la bonne hauteur. Si votre oeil ne « tombe » pas correctement sur votre mire, il faudra certainement le remettre à votre couche.
Lire aussi: Carabine à Plomb et Rats : Tout Savoir
Lorsque vous épaulez, la crosse doit dans un premier temps être collée à votre joue avant d’être tirée vers votre épaule. La partie supérieure de votre crosse doit faire une ligne avec le haut de votre épaule. Il est important de bien coller la crosse à sa joue, le cou tendu vers l’avant, pour que votre oeil directeur puisse être correctement aligné avec la mire.
Le tir de grand gibier est un tir de précision, et non de mouvement contrairement au tir de petit gibier. Les 3 paramètres suivants sont à prendre en compte :
Pour chasser le sanglier, le chasseur doit s’entraîner avant d’aller sur terrain. Pour la cible, il est vivement conseillé de créer des visées avec des séries d’épaulement en pointant un objet. Si cette méthode n’est pas suffisante, il est possible d’aller dans les stands de tir ou de balltrap. Avec ces exercices pratiques, les sangliers échapperont plus difficilement aux chasseurs.
Le comportement du chasseur sur le terrain est crucial pour le succès de la chasse.
Chasser le sanglier est un exercice qui requiert certaines conditions. Pour attirer la cible, le chasseur doit être dans le calme avec un silence total. Ainsi pour garder le silence, il faut éviter de porter des vêtements faits avec du tissu bruyant. Et, il faut absolument éviter les chaussures à semelles bruyantes. Il est donc impératif d’acheter les chaussures de chasse silencieuses comme les chaussures tactiques par exemple. Ces paires aideront à se déplacer discrètement sur le terrain. Par ailleurs, si la chasse est pratiquée en groupe, les communications doivent se faire avec des signes de la main. De même, il est aussi recommandé de retirer toutes les branches autour du terrain.
Lire aussi: Prestige des fusils de chasse anglais
La prise en considération de l’environnement est un moyen clé pour chasser le sanglier. Les habits de chasse s’adaptent facilement aux terrains où se passent ces exploits. Pantalons de chasse ou bien vestes sont vendues aux couleurs de la végétation. Le pantalon coloré (orange, fluo) est loin d’être une exubérance déplacée, c’est particulièrement indispensable dans le cadre des battues pour que les chasseurs puissent se reconnaître entre eux et éviter de se tirer les uns sur les autres. À noter qu’il existe d’autres vêtements de chasse comme : les salopettes militaires pour ceux qui apprécient la praticabilité d'un tel vêtement pour la chasse. Les combinaisons militaires constituent également un camouflage idéal pour ceux qui vont à la chasse en tant que simple observateur. Lors de la traque, il est suggéré de trouver un poste qui permettra d’apercevoir le sanglier sans être vu. Cela aidera à effectuer un tir de précision. Dans le même ordre d’idées, il est aussi conseillé de privilégier les zones d’ombre.
La chasse au sanglier se pratique souvent sur de la terre battue. Dans ce cas-là, l’immobilité est une condition clé. En effet, il est possible que la traque de la bête dure plus d’une heure. Il est donc souhaité de ne pas bouger ou de s’agiter dans tous les sens. Néanmoins, il faut s’assurer de trouver la bonne position lors du guet. Il est préférable de se mettre en position assise au lieu des positions debout ou bien accroupies.
Savoir garder son attention et sa concentration est un prérequis pour chasser le sanglier. Il est important de rester à l’écoute des bruits de la forêt et des zones aux alentours du terrain de chasse. Il est même conseillé de trouver des informations sur les oiseaux qui pourront aider dans la traque des animaux. Par exemple, le geai des chênes est un bon compagnon de chasse. À la vue d’un animal, ce dernier pousse un cri d’alerte. Il faut donc être vigilant à son comportement. La chasse du sanglier en terre battue peut causer du stress, de la fatigue et surtout de l’inattention. Après des longues heures d’attente, il est impossible de rester ordonnée. Toutefois, lorsque le gibier a été aperçu, il ne faut pas se précipiter sur lui. Il faut prendre le temps de respecter les laies suitées ou bien la bête de tête. C’est seulement après que les autres mouvements doivent suivre. Il ne faut pas aussi oublier de rester sur le qui-vive lors de l’arrivée au poste.
La sécurité est primordiale lors de la chasse. Si nous sommes les seuls à pouvoir utiliser des armes dans un milieu naturel, ce n’est pas un privilège mais un droit jadis transmis de génération en génération, aujourd’hui acquis avec l’examen du permis de chasser. Ce droit à l’usage des armes de chasse nous confère des responsabilités et des devoirs, au premier rang desquels figure le devoir de sécurité.
Toute activité, a fortiori de loisirs et de nature, comporte des risques et induit des dangers, la chasse ne fait pas exception à la règle. C’est pourquoi les chasseurs ont développé depuis de nombreuses années une véritable culture de la sécurité. Dans une logique de responsabilité, la loi consacre plusieurs articles à la sécurité à la chasse. Il ne s’agira pas d’un examen mais d’une formation pour reprendre les gestes de la sécurité à la chasse, rappeler les situations d’accidents et les comportements à adopter lorsque l’on rencontre un usager de la nature non-chasseur, l’adaptation de l’arme au gibier chassé, etc.
Nos sociétés modernes veillent à réduire au maximum les risques d’accidents et cherchent systématiquement des responsables. Pour la chasse, cette évolution s’est traduite par l’examen pratique du permis de chasser, par des campagnes de sensibilisation à la sécurité, par l’établissement de règles et de codes, ainsi que par une analyse très fine des accidents de chasse.
Le nombre d’accidents de chasse diminue, c’est bien, mais un accident sera toujours un accident de trop. Il est évident qu’on ne tire que vers un gibier clairement identifié, pas une simple forme. La meilleure façon d’accroître la sécurité à la chasse est de ne pas causer d’accidents ! C’est la sécurité active. Mais on peut craindre la seconde d’inattention d’un chasseur qui ne tiendra pas compte de l’environnement, et prévenir l’accident en portant des vêtements qui nous rendront visibles de loin, même à travers un écran de végétation. C’est la sécurité passive.
Le chasseur ventre au bois, ne doit pas tirer dans la traque - du moins, c’est généralement énoncé lors des consignes - mais seulement lorsque le gibier aura sauté l’allée, au-delà d’un angle de 30° qui garantit la sécurité des voisins. Pour matérialiser un angle de 30° vers la droite, le chasseur effectue 5 pas vers la droite puis 3 pas perpendiculairement et la même chose côté gauche. A la fin du troisième pas, il plante un repère (bâton ou autre). Le gibier sortant de l’enceinte traquée ne pourra être épaulé et tiré qu’après avoir franchi l’angle des 30°. En cas d’accident, la responsabilité du chasseur ayant tiré dans l’angle des 30° est systématiquement engagée ! Parfois, le layon est très étroit ou le bois très sale, rendant le tir quasiment impossible. Dans ce cas, mieux vaut s’abstenir !
Pour la chasse en battue et en particulier au grand gibier, ce responsable doit énoncer clairement, à tous les participants, les consignes de sécurité et de tir. Ces consignes sont données lors d’un rituel précédant la chasse, celui du rond, auquel tous les participants, chasseurs et traqueurs sont conviés. Les consignes verbales sont maintenant de plus en plus souvent doublées par des consignes écrites, remises au chasseur qui reconnaît en avoir pris connaissance et s’engage à les respecter en signant le registre de battue. En cas d’accident, la responsabilité du responsable de chasse n’ayant pas donné…
Il existe plusieurs types de chasse au sanglier, chacun avec ses propres techniques et spécificités.
La chasse à tir s’entend comme la chasse avec une arme : un fusil, une carabine ou un arc. Elle peut se pratiquer individuellement ou en groupe, sans chien, ou avec un ou plusieurs chiens. Tous les gibiers peuvent être chassés à tir. Très répandue en France, la chasse individuelle concerne majoritairement la chasse du petit gibier. C’est la chasse de plaine par excellence, procurant de grandes émotions et de grandes joies. Le chien d’arrêt (Braques, épagneuls, pointers, setters, griffons…) prend l’émanation du gibier, l’approche, le marque et l’arrête jusqu’à l’arrivée du chasseur. La chasse avec chiens « leveurs de gibier » se pratique avec des chiens très vifs et très ardents comme le springer ou le cocker. C’est la chasse des bonheurs simples et paisibles.
Posté aux bords d’un étang, sans bouger, le chasseur attend que les canards viennent se poser. Des formes en plastique ainsi que des appeaux peuvent être utilisés. La chasse à « la hutte » ou à « la tonne » consiste à faire poser les canards sur un plan d’eau, depuis un affût spécialement aménagé, afin de les tirer à portée. La « tonne » dans le sud-ouest (ou la « hutte » dans le Nord et la Picardie ou le « gabion » en Normandie) est une installation fixe ou flottante bien camouflée au bord d’un plan d’eau. On se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux. Ce mode de chasse permet l’identification précise de l’animal. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule, souvent du haut d’un affût (mirador).
A pied, on recherche et on approche le gibier. Le chasseur explore un territoire, seul, en silence et à bon vent, pour parvenir à portée de tir d’un animal. L’usage de jumelles permet une bonne identification de l’animal avant le tir.
Lorsque la meute est constituée de chiens courants, l’enceinte parcourue est beaucoup plus grande (plusieurs centaines d’hectares). Les chasseurs sont postés selon les passages des animaux, de façon régulière. Parfois, le matin, quelques chasseurs font un repérage de la présence d’animaux. C’est ce que l’on appelle faire le « pied ». Cela peut également se pratiquer pour une chasse en battue. La chasse dure souvent plus longtemps, le plaisir du chasseur est d’entendre les chiens « se récrier ». Les chiens courants sont en effet des chiens gorgés. La battue, ou traque, désigne un espa... Recherche au sang.
Le choix du chien de chasse approprié est essentiel pour assurer le succès de votre expédition. Les chiens jouent un rôle crucial dans la localisation, la poursuite, voire la maîtrise des sangliers.
L'attraction des sangliers vers votre site de chasse est essentielle pour le succès de votre battue. Parmi les méthodes utilisées, on trouve l'utilisation d'attractifs spécifiques pour les sangliers. Le goudron, par exemple, dégage une odeur forte qui attire les sangliers. Il peut être appliqué sur des troncs d'arbres ou des poteaux pour créer des points d'attraction.
| Calibre | Caractéristiques | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| .30-06 Springfield | Polyvalent, portée et précision satisfaisantes | Adapté à diverses situations de chasse | Moins puissant que certains calibres spécifiques |
| .300 Winchester Magnum | Grande puissance, précision à longue distance | Excellent pour les tirs à longue portée | Recul plus important |
| 9,3 x 62 mm | Puissance d'arrêt significative | Idéal pour la chasse en battue au gros gibier | Trajectoire de balle moins tendue |
| 7x64 mm | Trajectoire de balle tendue, bonne précision | Recul acceptable | Moins de puissance d'arrêt que les calibres plus gros |
tags: #chasse #balle #de #ventre #sanglier #technique