La miniaturisation des caméras embarquées et leur utilisation à la chasse a été très rapide ces dernières années, c’est devenu presque une addiction car il est difficile de se passer d’une caméra quand on part à la chasse. L'utilisation de caméras embarquées permet de réaliser des vidéos d'actions de chasse.
Au départ, l'idée est de filmer quelques journées de la saison pour avoir un souvenir, car il est génial de revoir ses actions de chasse. On vit parfois des instants magiques en quelques secondes, mais ces moments sont tellement éphémères. Il y a un réel plaisir à garder un souvenir gravé d’une belle journée de chasse.
L'investissement dans les vidéos de chasse est motivé par l'appréciation de l’audiovisuel et la volonté d'allier cette passion avec la chasse tout en donnant une image plus moderne de la chasse.
L'objectif est de compiler les meilleurs moments de chasse dans des vidéos relativement courtes et intenses de 5 à 10 minutes suivant la rencontre que l’on a eu au cours de la saison . Il est préférable d'avoir un contenu riche et bien mis en valeur que des vidéos sans goût ou trop longues.
Les vidéos proposées sont principalement des vidéos de chasse en battue de grands gibiers, car c’est le mode de chasse privilégié en France aujourd’hui, mais également de la chasse à l’approche, au petit gibier devant soi ou encore à l’occasion de chasses de régulation sur les nuisibles comme les corvidés.
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Les vidéos sont réalisées à l’aide de plusieurs caméras, notamment deux GoPro : Une Hero4 Black Edition et une Hero3+ Black Edition. La Contour est également appréciée pour son format compact.
Il est important de présenter la chasse sous son véritable jour, car elle est un concentré de passion, de convivialité et de respect, ce que beaucoup de personnes ignorent. Il faut faire partager notre formidable passion au plus grand nombre et arrêter de se cacher.
Suite à une vidéo, un ami était intrigué par la chasse, je lui ai donc proposé de l’emmener plusieurs fois. Il y a pris goût et depuis 2 ans, il a son permis et chasse régulièrement.
Il est primordial d'être particulièrement vigilant sur ce point dans les vidéos et d'y apporter un soin important. L’une des valeurs de la chasse est le respect du gibier que l’on traque, il me parait primordial de le mettre en avant par des vidéos descentes qui ne montrent pas le gibier en train de souffrir ou d’agoniser par exemple.
Il est préférable de garder une mauvaise photo pour soi que de la partager à tout prix pour mettre en avant une réussite. Exactement, c’est le père qui a initié à cette fabuleuse activité en lien avec la nature depuis le plus jeune âge. Il y a quelques souvenirs de cette période, notamment celui de marcher après les compagnies de perdreaux et les lièvres en plaine ou encore le souvenir de la première matinée à l’approche.
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Il existe de nombreuses marques de caméras embarquées dont les modèles sont adaptés pour filmer la pratique de la chasse. Les plus connus étant certainement Insta360, GoPro. De formats différents, certaines disposent aussi de fonctions supplémentaires telles qu'un écran de retour ou une télécommande.
L'angle de l'optique est aussi à prendre en compte car elle déterminera grandement le type de film que vous effectuerez :
Côté logiciel, certaines marques proposent des mini-logiciels de montage permettant de produire directement vos films depuis une application mobile.
Sur cette question, il faut distinguer 2 points :
Cependant cette loi ne s'applique qu'en France. Vous pouvez tout à fait fixer une caméra embarquée sur votre lunette ou votre arc lors d'un séjour à l'étranger par exemple.
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Il est important de rappeler que dès lors que toutes les conditions de sécurité sont réunies, le fait de filmer vos scènes de chasse ne doit pas vous faire oublier que vous êtes en action de chasse et que la sécurité prime sur le reste. Enfin, concernant les vidéos de chasse ainsi produites, ne publiez celles-ci sur les réseaux sociaux que si elles renvoient une image positive de la chasse !
Actuellement, les résolutions les plus fréquentes pour les caméras embarquées sont le 1080p (1920 pixels de largeur sur 1080 pixels de hauteur) et le 4K (3840 pixels de largeur sur 2160 pixels de hauteur, soit 4 fois plus de pixels que le 1080p).
Le 4K est donc bien plus détaillé que le 1080p toutefois il nécessite un très bon ordinateur pour réaliser les montages, ainsi qu'un écran ou une télévision 4K pour lire le film. L'investissement est, de ce fait, bien plus lourd.
Le 1080p, quant à lui, offre une belle qualité d'image, sans être pour autant trop lourd. Les écrans actuels disposent tous de cette résolution au minimum et la configuration informatique pour traiter et monter ces fichiers est bien plus légère que pour du 4K.
L'avantage du 1080p est aussi qu'il permet souvent d'obtenir un nombre d'image par seconde (ims) bien plus important qu'en 4K, ce qui accroîtra la fluidité et vous permettra de réaliser des ralentis de qualités. Il est par exemple possible de filmer en 1080p à 120ims, permettant d'effectuer un ralenti X4 sans perdre en fluidité.
En vertu d’un arrêté en date du 21 mai 2015, les chasseurs ont l’interdiction formelle d’adosser à leurs armes à feu (ou leurs arcs) des « appareils disposant de fonctions de capture photographiques ou vidéos ».
L’idée ? La ministre de l’Environnement n’entend toutefois pas céder à ce qu’elle qualifie de « mode ». L’intéressée rappelle que l’interdiction qui prévaut depuis 2015 était « défendue par la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et l'Association nationale des chasseurs de grands gibiers (ANCGG) depuis plusieurs années ».
La première est une solution qui permet de suivre une action complète : arrivée du gibier, montée de l’arme à l’épaule, tir et la chute (ou la fuite) de l’animal. La seconde ne permet « normalement » que de filmer le tir, puisque l’arme, chargée, doit être dirigée soit vers le sol, soit en l’air pour des raisons évidentes de sécurité avant et après le tir.
Willy Schraen : Les caméras vidéos de type sportive, Go Pro, Dji ou Insta pour ne citer que celles-ci seront toujours interdites. Nous ne souhaitons autoriser que les modèles de type Shotkam ou dérivés qui ne se déclenchent qu’au moment du tir. Je suis moi-même utilisateur de ce type d’appareil. Je garde ainsi un souvenir de certaines actions de chasse. Mais au-delà de ce point c’est surtout en termes de sécurité une fois encore que nous souhaitions avancer sur ce sujet. En cas d’accident il sera plus facile de démontrer l’implication ou non du chasseur concerné si la scène est filmée. C’est un peu comme dans certains pays ou ce type de caméras sont installées pour des raisons d’assurance dans les véhicules.
Seuls les monoculaires qui ne peuvent en aucun cas être fixés sur une lunette ou sur une arme seront autorisés en action de chasse, sauf dérogation en effet. Il s’agit bien des seuls appareils que l’on peut tenir en main, jumelles ou monoculaires. Là aussi le but est de simplifier la vie du chasseur. Des PV ont été dressés l’an passé à des chasseurs dans des huttes pour possession d’appareils thermiques de vision, il y en a eu aussi suite au fait qu’un chasseur s’est servi d’un monoculaire thermique la veille d’une battue pour constater la présence de grands gibiers aux abords d’une forêt. Le lendemain il fut verbalisé sous pretexte d’avoir utilisé cet appareil. Ce n’est pas bon ! L’utilisation de ces appareils thermiques est légale presque partout en Europe sauf en France.
La loi de reconquête de la biodiversité du 9 août 2016 (cf article 157) a abouti sur la modification des termes utilisés pour citer les « nuisibles ». Cette procédure de classement des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) a été modifiée par le Décret n°2012-402 du 23 mars 2012.
C’est au sein de la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage (CDCFS), une formation spécialisée chargée de donner un avis sur le classement des ESOD et les territoires qui les concernent, qu’est construit le classement. Elle se réunit sous la présidence du Préfet.
- La deuxième catégorie concerne des espèces qui sont classées ESOD par arrêté ministériel triennal, sur proposition du Préfet, après avis de la CDCFS.
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