Dans l'Aude, comme chaque année, les arrêtés préfectoraux régissant la future saison de chasse sont soumis à la consultation du public sur le site de la préfecture. Ces arrêtés concernent les projets d’ouverture et de clôture, les objectifs des plans de gestion du petit et du grand gibier, et la question du sanglier.
Le sujet du sanglier a occupé une partie de l’assemblée générale de la Fédération des chasseurs de l’Aude à La Palme. En attendant une évolution du système, la Fédération renouvelle la cartographie qui distingue les communes sensibles. Aux 243 communes listées l’an passé devraient succéder 220 villes et villages.
Dès le 1er juin, les détenteurs des droits de chasse seront autorisés à réaliser des battues les mercredi, samedi, dimanche et jours fériés jusqu’au 14 août, date de l’ouverture officielle, dans ces territoires. Ce principe est élargi dans 25 de ces 220 communes où la fédération demande un « effort de chasse ». Il s’agit des lieux où il y a eu le plus de dégâts. On impose des battues, et si les gens ne jouent pas le jeu, il y a possibilité d’infliger des surcotisations. Dans ces communes, les ACCA compétentes devront donc réaliser entre le 1er juin et le 14 août un minimum de cinq battues.
Selon Patrice Lemoine, cet outil de gestion a joué un rôle dans la réduction des dégâts, qui devraient au terme de la dernière saison être inférieurs aux 300 000 € provisionnés.
Les arrêtés adoptés, il sera temps pour la Fédération de solliciter le nouveau préfet de l’Aude sur la délicate question du timbre grand gibier. Autorisée par Louis Le Franc, l’obligation de paiement d’un timbre dans l’Aude par les chasseurs des départements limitrophes n’avait pas été reconduite par Jean-Marc Sabathé. Le problème reste donc entier : « C’est bien joli d’accueillir les autres, reprend Patrice Lemoine. Mais on ne peut pas demander aux Audois de payer les dégâts pour tout le monde.
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Pour éviter certaines situations dangereuses, il est crucial de suivre certaines recommandations. Un exemple est raconté sur le site : « 11 novembre 2008. Je rate un sanglier qui se roule au milieu de la rivière, immanquable ! 30 mètres le séparait de la montagne de ronces dont il venait de surgir. Je vous laisse imaginer à quelle vitesse il les a de nouveau franchis ! Au paroxysme de la colère, je manœuvre la culasse et d’un violent coup de bras je le tire dans une fenêtre de 10 mètres. Sans réfléchir, je redouble aussitôt. Je double systématiquement tous les tirs. Ce n’est pas un “double tap” au sens propre, l’expression : “double tap” est plutôt réservé aux armes de poing, ce sont deux coups tirés consécutivement et sans chercher à comprendre. Quoique la méthode s’en rapproche beaucoup. La première on la met là où on peut, dans le coffre pour ne pas abîmer la viande, au cou si vous y arrivez, mais dès que la bête s’écroule là VOUS N’AVEZ PLUS AUCUNE EXCUSE, VOUS DEVEZ DOUBLER À LA TÊTE SOUS L’OREILLE.
Il est rappelé que le 7RM n’est pas fait pour tirer en deçà de 150 VRAIS mètres, AU MOINS ! Évitez en plus d’utiliser des pointes plastiques associés à du plomb.
Souvenez-vous que c’est « la volonté qui guide la balle ». Associé à cela un grossissement de 4.8 pour seulement une trentaine de mètres (40 maxi) on n’a pas besoin de repositionner la croix sur le coffre de la bête puisqu’il remplit la lunette… ! Pré-épaulez en regardant le guidon au bout du canon, donc à gauche de la lunette. Le coffre de la cible remplit la lunette, NE CHERCHEZ PAS A VISER, lâchez la balle sans arrêter le bras ! La balle de 375 tape au coffre et le transfert d’énergie mécanique du projectile est tel (à ne pas confondre avec l’onde de choc qui ne tue pas et n’a jamais tué, comme le ridicule) qu’il met sur « OFF » le système nerveux central de l’animal.
Lu dans le numéro 25 de la revue : « Sanglier techniques de chasse » pour laquelle je travaille, pages : 32 et 33 : « La sécurité l’affaire de tous ». « …….La FDC du Tarn & Garonne vient d’initier un vaste programme de formation des bénévoles aux gestes de premier secours. L’objectif est de former une personne par équipe de chasse au grand-gibier. Ce n’est ni plus ni moins ce que je recommande depuis 5 ans, date de la mise en service de ce blog : « Accident de chasse, les bons réflexes » : « Dans chaque société de chasse, il faut animer 2 fois dans la saison, une session de sensibilisation aux premiers secours. Le plus important : apprendre à stopper une hémorragie, sauvegarder la victime en attendant les premiers secours. Choisir deux ou trois chasseurs volontaires parmi les plus assidus aux battues et de préférence des piqueurs qui se déplacent plus rapidement, porteurs d’une trousse d’urgence, composée en autres et obligatoirement du garrot C.A.T.
Un conseil : éviter d’écrire avec un feutre ! C’est illisible ! Adopter des colliers gravés au laser et SURTOUT, SURTOUT, inscrivez les chiffres de cette façon : 06.00.878.686, les six derniers chiffres par groupe de 3.
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Je ne cesse de leur répéter qu’il faut des balles « dures », homogènes jusqu’au cent premiers mètres, au-delà on peut utiliser des balles fragmentables. Sous réserve des évidences en fonction de l’animal cela va sans dire !
Quand on est au poste face à une pente à l’intérieur d’une forêt, l’animal n’arrive pour ainsi dire jamais de face, sauf si bien sûr il a une meute de chiens aux fesses, il arrive souvent « par le travers », en longeant les courbes de niveau. Ne jamais se mettre en lisière de forêt ou sur un chemin, on fait tâche ! Toujours se placer 2 mètres à l’intérieur de la forêt. Pour que l’animal qui sort des ronces ne vous repère pas. Dites-vous que si votre champ de vision baisse un peu, les chances de l’animal de vous apercevoir deviennent très minces. Car lui il est obligé de continuer à avancer ! Donc même si vous ne le voyez pas, au moins vous savez depuis quelle direction il arrive. Voir avant d’être vu reste un atout majeur.
Si vous êtes au poste assis, déjà vous n’offrez plus le dessin du bipède -plus ou moins agité- se tenant debout. Si vous êtes de capable de rester assis sans bouger le corps en diagonale canon dirigé (à 45° vers le sol) vers l’arrivée supposé de l’animal, vous pouvez très bien et même je vous le recommande, rester devant l’arbre ! Pourquoi ? Parce que si vous ne bougez pas, l’animal lui est bien obligé de progresser, donc de se déplacer ! Et à ce petit jeu, c’est le premier qui voit et/ou entend l’autre qui prend le dessus. Ce faisant, vous avez vu l’animal, s’il arrive face à vous et qu’il est encore trop loin pour le viser, inclinez très légèrement la tête, baissez les yeux comme un gamin pris en faute, continuez de le laisser approcher, affermissez vos mains sur la carabine, quand il est à portée de tir, pointez le bout du canon comme indiqué dans d’autres articles, ajustez la visée, lâchez la balle. A partir du moment où vous bougez, l’animal s’arrête brutalement (sauf s’il est lancé) pour analyser la situation, vous n’avez qu’une fraction de secondes pour viser et tirer ! La question du regard est fondamentale pour les cervidés, aucune importance pour le sanglier.
En lisant les deux livres sur les snipers Américains, j’ai acquis des choses intéressantes et notamment qu’il faut avoir un camouflage de couleur foncé en bas et clair en haut. Pourquoi ? Parce qu’effectivement dans la nature, le bas est toujours constitué de zones plus sombres par rapport aux zones situées plus haut, toujours plus claires.
Lors d'une réunion, il a été souligné que les cerfs, les biches et les chevreuils causent des dégâts importants en renversant et en piétinant les pieds de maïs. Il a été suggéré d'organiser des battues, même sans fusil, pour éloigner ces animaux vers la montagne.
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Jean Guichou faisait ensuite remarquer qu'il fallait réfléchir aux statuts de certains territoires où la pression de chasse est devenue insuffisante : « Comme chacun le sait, le sanglier est une bête intelligente et certains secteurs sont devenus pour lui des zones de refuge. Aujourd'hui, la chasse demande une gestion rigoureuse, et pour que les dégâts soient minimisés, il faut une pression homogène sur l'ensemble de la région ».
Au terme de ces discussions très fructueuses, agriculteurs et chasseurs mettent beaucoup d'espoir pour que la campagne apporte à chacun les satisfactions souhaitées.
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