La chasse au gibier volant est une activité qui allie tradition, respect de la nature et nécessité de se conformer à une réglementation stricte. Cet article explore les différentes techniques de chasse, les règles à respecter et les mesures de sécurité indispensables pour une pratique responsable et durable.
Il existe une variété de modes de chasse, chacun ayant ses spécificités et traditions. Ces pratiques constituent un patrimoine culturel riche, partagé par tous les acteurs cynégétiques. Il est essentiel que ces modes de chasse puissent perdurer, tout en respectant la réglementation générale et les règles propres à chacun.
La chasse à tir est définie comme la chasse pratiquée avec une arme, qu'il s'agisse d'un fusil, d'une carabine ou d'un arc. Elle peut être pratiquée seul ou en groupe, avec ou sans chien, et permet de chasser tous types de gibiers.
Très répandue en France, la chasse individuelle cible principalement le petit gibier. C'est la chasse de plaine par excellence, offrant de grandes émotions. Le chien d’arrêt (Braques, épagneuls, pointers, setters, griffons…) prend l’émanation du gibier, l’approche, le marque et l’arrête jusqu’à l’arrivée du chasseur.
La chasse avec chiens « leveurs de gibier » se pratique avec des chiens très vifs et très ardents comme le springer ou le cocker. C’est la chasse des bonheurs simples et paisibles.
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Posté aux bords d’un étang, sans bouger, le chasseur attend que les canards viennent se poser. Des formes en plastique ainsi que des appeaux peuvent être utilisés. La chasse à « la hutte » ou à « la tonne » consiste à faire poser les canards sur un plan d’eau, depuis un affût spécialement aménagé, afin de les tirer à portée.
On se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux. Ce mode de chasse permet l’identification précise de l’animal. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule, souvent du haut d’un affût (mirador). A pied, on recherche et on approche le gibier. Le chasseur explore un territoire, seul, en silence et à bon vent, pour parvenir à portée de tir d’un animal. L’usage de jumelles permet une bonne identification de l’animal avant le tir.
La battue, ou traque, désigne un espace qui est encadré par des lignes de chasseurs postés souvent à intervalles réguliers. A l’intérieur de la battue, des rabatteurs avec des chiens poussent le gibier vers les lignes de chasseurs. Lorsque la meute est constituée de chiens courants, l’enceinte parcourue est beaucoup plus grande (plusieurs centaines d’hectares). Les chasseurs sont postés selon les passages des animaux, de façon régulière. Parfois, le matin, quelques chasseurs font un repérage de la présence d’animaux. C’est ce que l’on appelle faire le « pied ».
La pratique de la chasse est encadrée par une réglementation stricte, visant à assurer la sécurité des personnes et la conservation des espèces. Voici quelques points essentiels :
Nul ne peut pratiquer la chasse s’il n’est titulaire et porteur d’un permis de chasser valable. La délivrance du permis de chasser est subordonnée à l’admission à un examen. Cet examen porte notamment sur la connaissance de la faune sauvage, la réglementation de la chasse, ainsi que sur les règles de sécurité qui doivent être respectées lors du maniement des armes, dont la maîtrise sera évaluée à l’occasion d’une épreuve pratique.
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Pour pouvoir chasser en France, il est obligatoire de souscrire une « Assurance Chasse » auprès d’une entreprise admise à pratiquer en France l’assurance des risques liés à l’exercice de la chasse.
Conformément aux articles L.425-1, L.425-2 et R.428-17.1 du Code de l’environnement, les prescriptions relatives à la sécurité des chasseurs et des non-chasseurs sont mentionnées dans les schémas départementaux de gestion cynégétique (SDGC). Ces SDGC, qui peuvent donc comprendre des mesures de sécurité différentes d’un département à l’autre, sont élaborés par les fédérations départementales de chasseurs et approuvés par le Préfet de département.
La sécurité est une priorité absolue dans la pratique de la chasse. Les chasseurs doivent être conscients des risques et adopter un comportement responsable pour éviter les accidents.
Il est évident qu’on ne tire que vers un gibier clairement identifié, pas une simple forme. Nous sommes ici dans les circonstances typiques où le chasseur devra particulièrement tenir compte de l’environnement, ne pas se laisser aveugler par le gibier, ni tirer vers des habitations ou lieux ouverts au public.
La moitié des accidents de chasse surviennent lors d’une battue de grand gibier ! Nombre de ces accidents pourraient être évités en respectant une règle de base : celle des 30°. Le chasseur ventre au bois, ne doit pas tirer dans la traque - du moins, c’est généralement énoncé lors des consignes - mais seulement lorsque le gibier aura sauté l’allée, au-delà d’un angle de 30° qui garantit la sécurité des voisins.
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Pour la chasse en battue et en particulier au grand gibier, ce responsable doit énoncer clairement, à tous les participants, les consignes de sécurité et de tir. Ces consignes sont données lors d’un rituel précédant la chasse, celui du rond, auquel tous les participants, chasseurs et traqueurs sont conviés.
Depuis les années 1980, il s’est multiplié mais la fièvre du sanglier reste forte et conduit parfois les chasseurs à perdre leur sang-froid et à commettre des imprudences. Les chiffres sont éloquents : 69% des accidents en action de chasse au grand gibier concernent le sanglier alors qu’il ne représente que 49% des prélèvements.
Bien que très répandues, elles sont parfois mal vues car elles ne se « cassent » pas, et la tentation est grande chez certains responsables de chasse de les bannir. S’il faut garder à l’esprit que ce n’est pas l’arme qui est dangereuse mais l’usage qui en est fait, force est de reconnaître qu’elles sont plus adaptées aux chasses au poste, en solitaire, qu’aux chasses actives, en groupe.
Les plus jeunes chasseurs ont passé le permis avec une épreuve pratique. La majorité des plus de 52 ans n’ont passé aucune épreuve, puisque l’examen n’a été instauré qu’en 1976. Ensuite, avec la pratique, on acquiert certes de la sagesse mais aussi des habitudes, et des automatismes. On a davantage confiance en soi et on oublie parfois certaines règles élémentaires.
La sécurité active consiste à faire attention à ne pas causer d'accident, mais la sécurité passive consiste à prévenir l'accident en portant des vêtements qui nous rendront visibles de loin, même à travers un écran de végétation. Porter un vêtement fluo lors des chasses en groupe est gage de sécurité !
Les armes de catégorie C occupent une place particulière dans le monde des armes à feu en France. Elles regroupent une variété d'armes principalement destinées au tir sportif et à la chasse, accessibles sous certaines conditions réglementaires.
La réglementation des armes de catégorie C en France est conçue pour garantir que leur utilisation reste sécurisée tout en permettant une certaine liberté aux utilisateurs. Toutes les armes de cette catégorie doivent être déclarées auprès des autorités compétentes, et les propriétaires doivent respecter des règles strictes concernant leur stockage et leur transport.
L'achat d'une arme de catégorie C nécessite une attention particulière à plusieurs critères essentiels :
Depuis l’invention du premier starter breveté en 1866, ce dispositif continue de transformer les performances des chasseurs et tireurs sportifs. Un starter constitue un système balistique complexe qui module précisément la trajectoire et la dispersion des projectiles.
Un entretien rigoureux garantit des performances optimales et une longévité exceptionnelle. Un starter correctement installé et entretenu protège le canon en répartissant les contraintes. Cependant, un starter mal adapté (acier dans un starter plomb) peut créer des surpressions dangereuses.
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