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Charles Michel Fusil, une figure marquante de l'opposition à l'Empire et un acteur engagé dans la Commune de Paris, mérite d'être redécouvert. Cet article explore sa vie, son parcours professionnel et son engagement politique.

Débuts et Carrière de Journaliste

Employé au ministère de l’Instruction publique, puis à la préfecture de la Seine, il démissionna finalement et se fit journaliste, d’opposition surtout. Ses collaborations furent variées et il créa même quelques feuilles éphémères. (Cf. préface de L. Scheler au Proscrit.)

Engagement dans la Presse d'Opposition

En mai 1869, il participa au quotidien Le Rappel dès son premier numéro. En décembre 1869, il participa, aux côtés de Rochefort, au lancement de La Marseillaise.

Condamnations pour Délits de Presse

Son opposition à l’Empire lui valut quelques condamnations :

  • 600 f. d’amende le 25 septembre 1867 pour un article paru dans L’Époque.
  • 100 f. d’amende le 16 octobre 1868 pour un nouveau délit de presse.
  • Un mois de prison et 2.000 f.

Rôle Pendant et Après le 4 Septembre 1870

Après le 4 septembre 1870, il devint sous-bibliothécaire de la ville de Paris et adjoint du IVe arrondissement. Candidat en février 1871 aux élections à l’Assemblée nationale, il ne fut pas élu.

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Participation à la Commune de Paris

Élu, le 26 mars, dans le IVe arrondissement (8.608 voix sur 13.910 votants et 32.060 inscrits) et dans le VIIIe arrondissement (2.114 voix sur 4.396 votants), Arnould opta pour le IVe et fut délégué à la mairie de cet arrondissement.

Il fut membre de la commission des Relations extérieures (29 mars), de la commission du Travail et de l’Échange (6 avril), de la commission des Subsistances (21 avril) qu’il quitta le 4 mai pour celle de l’Enseignement.

Description Physique par Lepelletier

Lepelletier, dans son Histoire de la Commune de 1871, nous l’a dépeint vers cette époque (cf. « C’était alors un homme d’aspect plutôt sévère, paraissant plus que son âge, avec ses cheveux argentés qu’il portait assez longs, rejetés en arrière. La taille était moyenne, les yeux bleus brillaient, chercheurs ; la bouche fine, au pli ironique, s’ombrageait d’une moustache en brosse, assez rude. Il avait l’allure vive et dégagée et la physionomie d’une intelligence éveillée.

Exil et Vie Après la Commune

Réfugié successivement à Genève (Suisse) où il se fit appeler un temps Larive, à Lugano (Suisse), Buenos-Aires (Argentine), Genève, il gagna sa vie comme correspondant de divers journaux.

Il appartint à la Section de propagande et d’action révolutionnaire socialiste de Genève, constituée, le 8 septembre 1871, sur l’initiative de proscrits français.

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En septembre 1874, Arnould ayant appris la peinture en bâtiment et Guesde la comptabilité, tous les deux se dirigèrent sur Anvers (Belgique) afin de s’embarquer pour Buenos-Aires.

Guesde ne reçut pas l’argent qu’il avait escompté et ne prit pas le bateau, mais Arnould partit avec sa femme, Jeanne Matthey, et sa mère. Sans doute la situation qu’on lui offrit là-bas ne correspondait-elle pas à son attente, car son séjour en Argentine fut de courte durée et il revint à Genève.

En 1876, il appartint au comité composé de trois personnes à qui furent confiés les manuscrits laissés par Michel Bakounine décédé le 1er juillet. (Cf. Retour d’exil, Arnould adhéra à l’éphémère Alliance socialiste républicaine qui rassemblait des radicaux d’extrême gauche et des socialistes, et dont le programme parut dans l’Intransigeant du 5 novembre 1881.

Œuvres Notables

Voici quelques œuvres notables d'Arthur Arnould :

  • Une campagne à « la Marseillaise ». Préface de H. Rochefort, Paris, 1870.
  • L’État et la Révolution, Genève, 1877 (réunion de ses articles parus aux Droits de l’Homme).
  • Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris, Bruxelles, 1878, (2 tomes en un volume, in-12) (traduction flamande, Antwerpen, 1881).
  • Les Martyrs de la Commune, Genève, 1903, publié en russe après sa mort.

Collaborations et Pseudonymes

Entre 1878 et 1890, Arnould publia, seul ou en collaboration, une quantité de romans et de drames sous le pseudonyme de A. Avant la chute de l’Empire, Arnould a collaboré à de nombreux journaux d’opposition et en a même fondé quelques-uns.

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Pendant la Commune, il collabora au Rappel d’A. Vacquerie (18 mars-23 mai), à La Nouvelle République (19 mars-1er avril) suivie de L’Affranchi (2-25 avril), journaux dirigés par P.

Après la défaite de la Commune, relevons parmi ses collaborations :

  • La Liberté, Bruxelles (feuilleton paru à partir du 18 mars 1872 sous le titre « Paris et la Commune. Notes et souvenirs personnels »).
  • La Révolution sociale, (directeur : Claris), hebdomadaire, 26 octobre 1871, continué par le Bulletin de la Fédération jurassienne.
  • La Commune, almanach socialiste pour 1877, Genève, 1877 (avec Élie et Élisée Reclus, P. Brousse, A. Clémence, etc.).
  • Le Travailleur, revue socialiste révolutionnaire, Genève, 20 mai 1877-avril-mai 1878.

Sources et Bibliographie

Les informations sur Charles Michel Fusil peuvent être trouvées dans diverses sources, notamment :

  • Arch. Nat., BB 24/850, n° 7523.
  • Arch. Min. Guerre, 6e conseil.
  • Arch. PPo., B a/434 ; B a/438.
  • État civil, Dieuze.
  • Procès-Verbaux de la Commune de 1871, éd. critique sous dir. G. Bourgin et G. Henriot, 2 vol. Paris, 1924 et 1945, STHVP.
  • Bulletin de la fédération jurassienne, 9 novembre 1873.
  • E. Lepelletier, Histoire de la Commune de 1871, 3 vol. Paris, 1911-1913.
  • L. Scheler, Le Proscrit, correspondance [de Vallès] avec Arnould [1852-1880], Paris, 1950.
  • Archives Bakounine, IISG, Leiden 1961, vol. I, 1re partie, p. LII.
  • La Comune di Parigi (G. Del Bo), Milan, Feltrinelli, 1957.
  • L. Descaves, Philémon vieux de la vieille, Paris, 1913, p. 76.
  • M. Vuilleumier, « Les proscrits de la Commune en Suisse (1871) » Revue Suisse d’Histoire, tome 12, fascicule 4, 1962.
  • Gérard Hamon, Retour en France d’un communard déporté, Rennes, Pontcerq, 2016, p. 214.
  • Acte de décès.
  • Note de J.

Iconographie

  • Arch. PPo., Album 286/43.
  • G. Bourgin, La Commune 1870-1871, op. cit., p. 227.
  • Bruhat, Dautry, Tersen, La Commune de 1871, op. cit., p.

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