Charles Michel Fusil, une figure marquante de l'opposition à l'Empire et un acteur engagé dans la Commune de Paris, mérite d'être redécouvert. Cet article explore sa vie, son parcours professionnel et son engagement politique.
Employé au ministère de l’Instruction publique, puis à la préfecture de la Seine, il démissionna finalement et se fit journaliste, d’opposition surtout. Ses collaborations furent variées et il créa même quelques feuilles éphémères. (Cf. préface de L. Scheler au Proscrit.)
En mai 1869, il participa au quotidien Le Rappel dès son premier numéro. En décembre 1869, il participa, aux côtés de Rochefort, au lancement de La Marseillaise.
Son opposition à l’Empire lui valut quelques condamnations :
Après le 4 septembre 1870, il devint sous-bibliothécaire de la ville de Paris et adjoint du IVe arrondissement. Candidat en février 1871 aux élections à l’Assemblée nationale, il ne fut pas élu.
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Élu, le 26 mars, dans le IVe arrondissement (8.608 voix sur 13.910 votants et 32.060 inscrits) et dans le VIIIe arrondissement (2.114 voix sur 4.396 votants), Arnould opta pour le IVe et fut délégué à la mairie de cet arrondissement.
Il fut membre de la commission des Relations extérieures (29 mars), de la commission du Travail et de l’Échange (6 avril), de la commission des Subsistances (21 avril) qu’il quitta le 4 mai pour celle de l’Enseignement.
Lepelletier, dans son Histoire de la Commune de 1871, nous l’a dépeint vers cette époque (cf. « C’était alors un homme d’aspect plutôt sévère, paraissant plus que son âge, avec ses cheveux argentés qu’il portait assez longs, rejetés en arrière. La taille était moyenne, les yeux bleus brillaient, chercheurs ; la bouche fine, au pli ironique, s’ombrageait d’une moustache en brosse, assez rude. Il avait l’allure vive et dégagée et la physionomie d’une intelligence éveillée.
Réfugié successivement à Genève (Suisse) où il se fit appeler un temps Larive, à Lugano (Suisse), Buenos-Aires (Argentine), Genève, il gagna sa vie comme correspondant de divers journaux.
Il appartint à la Section de propagande et d’action révolutionnaire socialiste de Genève, constituée, le 8 septembre 1871, sur l’initiative de proscrits français.
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En septembre 1874, Arnould ayant appris la peinture en bâtiment et Guesde la comptabilité, tous les deux se dirigèrent sur Anvers (Belgique) afin de s’embarquer pour Buenos-Aires.
Guesde ne reçut pas l’argent qu’il avait escompté et ne prit pas le bateau, mais Arnould partit avec sa femme, Jeanne Matthey, et sa mère. Sans doute la situation qu’on lui offrit là-bas ne correspondait-elle pas à son attente, car son séjour en Argentine fut de courte durée et il revint à Genève.
En 1876, il appartint au comité composé de trois personnes à qui furent confiés les manuscrits laissés par Michel Bakounine décédé le 1er juillet. (Cf. Retour d’exil, Arnould adhéra à l’éphémère Alliance socialiste républicaine qui rassemblait des radicaux d’extrême gauche et des socialistes, et dont le programme parut dans l’Intransigeant du 5 novembre 1881.
Voici quelques œuvres notables d'Arthur Arnould :
Entre 1878 et 1890, Arnould publia, seul ou en collaboration, une quantité de romans et de drames sous le pseudonyme de A. Avant la chute de l’Empire, Arnould a collaboré à de nombreux journaux d’opposition et en a même fondé quelques-uns.
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Pendant la Commune, il collabora au Rappel d’A. Vacquerie (18 mars-23 mai), à La Nouvelle République (19 mars-1er avril) suivie de L’Affranchi (2-25 avril), journaux dirigés par P.
Après la défaite de la Commune, relevons parmi ses collaborations :
Les informations sur Charles Michel Fusil peuvent être trouvées dans diverses sources, notamment :
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