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La forme des chargeurs a-t-elle un impact quelconque sur le fonctionnement d'une arme ? En d'autres termes, une AK aurait-elle moins bien fonctionné si elle avait eu le chargeur droit ou incurvé dans l'autre sens ?

L'Importance de la Forme du Chargeur

Oui, bien entendu et le cas de l'AK est le bon exemple. La cartouche de 7,62x39 étant plus conique que les cartouches OTAN, un chargeur droit aurait eu un impact négatif sur l'avancée des cartouches et donc l'alimentation de l'arme. Pour bien fonctionner, les cartouches dans le chargeur doivent être en contact sur leurs génératrices et non pas sur des points aléatoires.

D'où leur forme de "banane". Les autres munitions étant plus cylindriques, le chargeur peut, mais n'est pas obligatoirement droit. Tout dépend de beaucoup de paramètres : force du ressort de la plaque élévatrice, forme de douille, la pente empruntée par la munition pour être chambrée...

Il faut aussi inclure la qualité métallurgique et la constance dynamique du ressort qui en découle. Il faut aussi comprendre que la cartouche 1 et la cartouche 30 doivent offrir la même résistance au chambrage et affecter de la même manière le transporteur à l'ouverture.

Produire un chargeur de 20 FAL ou M16 est facile en ligne droite, passer à 30 complique. Est-ce que en 2000 une AK47 aurait été conçue avec un chargeur courbe ou seulement coudé ? C'est somme toute un souci récent la taille hicap des chargeurs.

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Le M16 fut conçu autour d'un 20 cps, c'est le Vietnam et la confrontation à la spécificité des combats qui induit le 30 cps. De même pour les pistolets, le GP35 est le premier hycap 13+1 & Glock sort son 17 en 1980, 3 rounds more... La course est lancée.

Totalement raison, il y a aussi le souci lié à l'encombrement. Sans oublier les chargeurs où deux rangées de munitions sont disposées. L'air de rien le petit bout de métal est quand même bien plus complexe qu'il en a l'air.

Maintenant certains chargeurs sont dits AICS et sont compatibles avec les armes données comme pouvant recevoir un chargeur AICS, mais il y a un mais, une connaissance à acheté une Howa 1500 en 308 et à décidé d'acheter 5 différentes marques de chargeur de ce type (afin de voir pour son usage lequel correspondait à ses attentes), mais sur les 5 seul 2 permettent une alimentation correcte, les autres occasionnent des problèmes car lèvres problématiques, ou angle de la munition incorrecte,...

Sans oublier que ce type de chargeur ne peuvent pas tous recevoir une munition de la même longueur, pour ceux qui font du rechargement pour une arme avec rechargement de précision ben parfois ça coince, la munition ne rentre pas dans le chargeur car trop longue, car la longueur hors tout de la munition dépasse la valeur CIP. (ogive placée juste avant le contact ogive /rayure du canon).

Donc chargeur "universel" ne veux pas dire que ça fonctionne avec toutes les armes réceptionnant un chargeur AICS en particulier lorsque l'on recharge. Mais bon au train où vont les réglementations, nous serons au coup par coup et adieu les chargeurs.

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Un chargeur est dimensionné et formé autour d'une munition bien précise. Si le chargeur de l'AK avait eu sa courbe dans l'autre sens...il n'aurait jamais fonctionné. Tandis qu'un chargeur droit...n'aurait pas fonctionné non plus. La forme du chargeur répond à la forme et à la dimension de la munition.

Lorsque les premiers chargeurs de 30cps pour M-16 sont apparus, il est devenu évident que les plus vieux AR-15/M-16 n'acceptaient pas les chargeurs légèrement courbes de 30cps. Les premières armes avaient été produites avec des puits-chargeurs aux tolérances très étroites et le nouveau chargeur Colt ne parvenait pas à "monter" dedans.

Colt a donc revu quelque peu le dessin du chargeur, afin qu'il soit compatible avec les armes les plus âgées, avant de revenir au premier dessin (quelque part au milieu des années 70). Lorsque les Canadiens ont produits le GP (enfin, le Inglis Hi-Power), il a fallu tout le génie de Mr. Laloux, de la FN, pour expliquer, faire comprendre et fabriquer, le très astucieux chargeur du GP au Canada.

Le GP étant un chargeur à double colonne revenant en alimentation simple (à l'inverse d'un double pile de type fusil). La géométrie, la fabrication et la métallurgie d'un chargeur moderne est quelque chose de très critique au fonctionnement d'une arme.

Pour répondre à Jojo1210; le format AICS est un format propriétaire et les "compatibles AICS" sont ce qu'ils sont: compatibles. Mais sans aucune exactitude par rapport au dessin original; ce sont des copies non-tolérancées de chargeurs originaux. Et le fonctionnement de ces copies dépendra directement de la précision de celui ayant réalisé les mesures sur les chargeurs originaux et la taille de l'échantillon de chargeurs originaux considérés.

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Quand à la longueur des munitions acceptés par ces chargeurs; ils devraient respecter les normes SAAMI/CIP pour une question de fonctionnement (relativement) fiable. Si je prend une des mes "idées stupides"; j'ai un AR dont tu ne sais tirer le plein potentiel de précision que si tu introduis la cartouche manuellement dans la chambre; il n'existe aucun chargeur compatible avec des munitions aussi longue (et aucun boitier non plus, en fait).

Juste pour le plaisir des yeux: une partie du plan de production d'un chargeur "simple" (M14, 7.62 NATO, 20cps, double pile et tube droit).

L'air de rien c'est encore plus impressionnant avec toutes les côtes sur schémas. C'est comme pour tout on ne s'imagine pas toujours le travail réalisé avant production et qui explique une partie du coût à l'achat.

Même si on considère une arme "ancienne", comme le M1911, qui a été mis au point voilà plus d'un siècle, produire un chargeur qui sera fiable et interchangeable reste encore un (petit) défi. Et pourtant, c'est un chargeur tout simple, à colonne simple.

Ce sont quelques parties des plans et je vous fais grâce des données techniques sur les nuances d'acier, les moyens recommandés de production, ect, ect, ect...

Passionnant comme sujet. Je me pose néanmoins une question, pourquoi certains chargeurs de PM 9mm ou 7.62x25 sont droits et d'autres courbes? Par exemple un chargeur de MP5 et un chargeur de Beretta M12.

Parce que la munition de 9mm est légèrement conique. Techniquement, des munitions de 9mm s'alimentent correctement dans un chargeur droit. Pratiquement, elles alimentent encore mieux dans un chargeur courbe. C'est pour cela que les chargeurs de MP-5, initialement droits, sont devenus courbes avec les années et les évolutions.

Certaines cartouches (7.62x39, 7.62x25) nécessitent un chargeur courbe dès que l'on veut en stocker plus de quelques unes mais; bien sûr, un chargeur courbé est plus délicat & plus onéreux à fabriquer.

Ce qui a conduit à la différence, ce sont les incidents de tir. Les MP5 initiaux sont en chargeurs droit mais le mode de fonctionnement du MP5 galet de verrouillage est moins tolérant et il faut réduire le nombre de cps. En courbant le ressort est plus smooth et le fonctionnement plus fiable.

Un système culasse ouverte et masse percutante est moins fins en gros il se résume à avoir une masse suffisamment lourde poussée par un ressort suffisamment énergique pour percuter et avoir assez d'énergie pour renvoyer la masse au delà du puit de chargeur sur la came de verrouillage pour les semi auto.

Sujet super intéressant en tous cas. Merci Gab. Et pour des chargeurs ronds type Thompson ou sur des mitrailleuses légère d'infanterie Russe type RPD ? Si ils offrent l'avantage d'une grande capacité sur un minimum de hauteur, l'alimentation est parfois peu fiable et nécessite d'être rigoureux lors du rechargement. Donc en finalité plus d'inconvénients que d'avantages non ?

Ce sont des voies sans issues d'un temps où il n'était pas acquis que le chargeur serait sous l'arme et d'une capacité limitée. Une manière plus ou moins élégante de fiabiliser l'arme. Les chargeurs tombant comme le Bren, latéraux comme la Sten, circulaire comme le Lewis.

La démarche de la Thompson est différente, augmenter la capacité via un ressort remontable comme un réveil. Ces dernières années FN via le P90 est passé outre la capacité standard et la disposition du chargeur.

Types de Chargeurs Tambours

Il existe plusieurs types de chargeurs tambours et, notamment :

  • Ceux des Thompson M1928, PPsh-41 et autres (généralement, des armes types PM) qui sont actionnés par un ressort contenu à l'intérieur du chargeur.
  • Ceux de FM comme le DP-27 et la mitrailleuse Lewis, dont la rotation est réalisée par une liaison mécanique entre l'arme et le chargeur.

La rotation du chargeur est effectuée par l'arme, au moment du recul des pièces mobiles, présentant une nouvelle cartouche pour le cycle d'alimentation. Dans les deux cas, ce sont des chargeurs particulièrement encombrants mais qui permettent une grande (tout est relatif) autonomie de tir (97 cartouches pour la version Air de la Lewis).

Les chargeurs, dans les deux cas, doivent être remplis avec soin mais, si remplis correctement, ce sont des dispositifs fiables mais onéreux à fabriquer et difficile à transporter par le fantassin.

Inventé aux USA et perfectionné par le colonel Isaac Lewis, ce fusil mitrailleur (FM) fut d'abord produit en Belgique en 1913 (Armes automatiques Lewis) puis en France, ensuite en Grande-Bretagne (BSA) et enfin aux États-Unis (Savage Arms Company).

L'arme peut tirer en théorie 550 cartouches de calibre .303 (7.7 mm) à la minute. L'engin pèse 12,7 kg, soit la moitié du poids des autres mitrailleuses utilisées lors de la Première Guerre mondiale. Raison pour laquelle, à l'époque, l'arme était tant prisée des soldats, pour ce qu'elle pouvait être transportée par un seul homme.

D'un point de vue économique, la Lewis était bon marché, comparativement à une Vickers, qui coûtait près de six fois son prix. De conception simple, l'arme est composée de seulement 62 pièces, et, nécessite 6 fois moins de temps à la fabrication que la Vickers.

Sa légèreté valut à ce fusil-mitrailleur un franc succès comme arme embarquée sur les avions. Notons que le refroidissement du canon était grandement facilité par l'air envoyé à haute vitesse au sein de la mécanique, lors des vols. Cet avantage permettait par exemple de se passer d'un radiateur ou du système de refroidissement, tout en diminuant le poids du matériel emporté.

Le fusil-mitrailleur Lewis Mark I fut une des mitrailleuses légères les plus marquantes du Premier Conflit mondial.

Utilisée à bord des avions de reconnaissance, de chasse et de bombardement, la mitrailleuse britannique Lewis Mark 2, de conception britannique, est en service dans l'aviation française. Deux instructeurs de l'aéronautique militaire effectuent les opérations de mise en batterie de l'arme et de son approvisionnement à l'aide de chargeurs en forme de fromages.

  • Montage du sac de récupération des douilles.
  • Pose d'un collier de jonction orientable et installation de l'arme sur la tourelle.
  • Instructeur montrant à l'élève le fonctionnement de la tourelle et la position pour le tir.
  • Démontage du chargeur "camembert" après un incident de tir.
  • Extraction du projectile coincé et remise en place du chargeur.

En 1915, durant la Grande Guerre, l'entreprise Darne a acquis le droit de produire des fusils mitrailleurs Lewis. Elle en produisit 3 266 exemplaires, principalement pour l'industrie aéronautique (escadrilles de chasse), navale (défense rapprochée) et les auto-mitrailleuses dans les colonies (Légion étrangère).

Ils furent abondamment utilisés durant la Grande Guerre, la guerre du Rif et la Seconde Guerre mondiale. Le modèle Darne-Lewis fut monté à bord de certains aéronefs comme fusil mitrailleur de défense.

Le principe de mitrailleuse est déjà très ancien, mais la véritable mitrailleuse automatique est créée par l'Américain Hiram Maxime. L'idée d'un fusil mitrailleur plus léger avec un chargeur plus adapté que la bande de cartouches apparait. L'inventeur du fusil mitrailleur type Lewis est un Américain nommé Samuel Maclean, mais le principe de base fut mis au point par le Colonel Américain Isaac Lewis.

L'armée Américaine n'étant pas très intéressée, le Colonel Lewis réussit en 1913 à débuter une production en Belgique pour le compte de l'armée Belge : Armes Automatiques Lewis Company.

En 1914 au Royaume Uni, la Birmingham Smalls Arms Company (BSA) prend la suite du programme. La plupart des Nieuport XI sont équipée d'une mitrailleuse légère Lewis MK I de 7,7mm, avec un chargeur "camembert" de 47 cartouches, placée sur l'aile supérieure et tirant au dessus de l'hélice.

La Lewis est peu adaptée à la synchronisation à cause de sa technologie. La version avion du MK I est une version allégée de son système de refroidissement, celui-ci étant assuré par l'air généré par la vitesse de l'avion.

Aucun ressort, la cartouche tombant uniquement par gravité, la rotation du magasin étant effectuée par le mécanisme de l'arme.

Le refroidisseur est unique en son genre. Il est censé fonctionner par "tirage forcé". Le manchon est ouvert aux deux extrémités. Le canon est plus court que le manchon. Au départ du coup, les gaz de combustion brûlent l'oxygène dans le manchon et le souffle participe également à le vider d'air par l'avant. Cela crée un appel d'air par l'arrière qui en principe doit refroidir le canon.

Ça ne devait pas si bien marcher que cela car personne n'a jamais copié ce système à ma connaissance. En plus, les Japonais se sont vite débarrassés du manchon considérant qu'il était inefficace.

La première mitrailleuse (arme à feu à fonctionnement automatique), la mitrailleuse Maxim, fut inventée par Sir Hiram Stevens Maxim (1840-1916), un concepteur britannique d'origine américaine.

Originaire de Sangerville, dans l'état du Maine, Maxim descendait d'une ancienne famille huguenote qui avait fuit la France lors des guerres de religions. Apprenti constructeur d'autocar à l'âge de 14 ans, il travailla plus tard pour la compagnie de son oncle Levi Stephens à Fitchburg (Massachusetts). Par la suite, il fut dessinateur industriel et travailla à la fabrication d'outils, puis suivant les traces de son père et de son oncle, devint ingénieur mécanique et concepteur d'armes.

Maxim peut être considéré comme le père de la mitrailleuse moderne. Enfant, il fut frappé par le recul d'un fusil, ce qui lui donna l'idée d'utiliser cette force afin d'automatiser les fusils existants alors. Il déménagea en Angleterre en 1881 (naturalisé en 1899, il sera anobli par la reine Victoria en 1901 pour ses inventions, plusieurs étant à usage militaire), s'installa dans une grande maison à West Norwood puis reprit ses travaux sur la conception d'une arme automatique.

Maxim fit breveter son invention et trouva un fabricant d'armes pour construire sa mitrailleuse à Crayford, dans le comté de Kent.

En 1899, l'Allemagne entreprit de nombreux essais de mitraillettes. Les Maxim s'avérerent plus performantes que leurs concurrentes, Hotchkiss et Skoda. L'armée allemande adopta logiquement la Maxim sous le nom de MG 08, MG signifiant en allemand Maschinengewehr (ce qui signifie mitrailleuse en français).

tags: #chargeur #mitrailleuse #lewis #fonctionnement

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