Le fusil de chasse français incarne l’excellence et la tradition de l’armurerie nationale. C’est à partir du milieu du 17ème siècle que les commerçants de fourrures français ont fourni à leurs clients autochtones des fusils de chasse, à la fois comme cadeaux et pour le marchandage.
Les Premières Nations étaient des clients sophistiqués et intelligents. Elles ont immédiatement vu les avantages des armes à feu sur les lances, les arcs et les flèches. En outre, le fusil avait une portée supérieure et demandait beaucoup moins de pratique pour son usage.
À la demande des Amérindiens, une gâchette plus grande a été ajoutée au fusil pour une meilleure adhérence lors du tir à cheval. Plus léger et plus mince que les armes à feu anglaises, le fusil de fabrication française était préféré.
Dès le début du 18ème siècle, les Français et les Canadiens ont tenu des foires aux fusils à travers la Grande Louisiane à la satisfaction des clients. Ainsi ont pris naissance les populaires expositions d’armes à feu (gun shows) dans l’Ouest américain.
Au VIIIème siècle après Jésus christ, invention de la poudre noire par les chinois (et peut-être aussi les Indiens). Les grenades feront leur apparition en Europe vers 1467.Vers 1370, l’hacquebute (primitive) : Littéralement « canon à croc » du germanique « hakenbüchse », destinée à tirer en crochetant un mur ou une palissade avec son croc de fer situé en dessous de l’arme pour que le mur encaisse le recul à la place du tireur.
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Vers 1460 jusqu’à 1660, l’arquebuse, mot découlant d’hacquebute : C’est une arme à feu, à fût de bois, véritable ancêtre des carabines, mousquets et fusils, que l’on tient sous l’aisselle ou que l’on commence à épauler. La mise à feu est faite par un « serpentin » en fer fixé sur le côté du fût et tenant une mèche.
En 1520, l’arquebuse à canon rayé (rainuré) hélicoïdalement : Il semble que le germanique Auguste Kotter, remarquant que les « viretons d’arbalète » (traits aux ailerons inclinés qui partaient en tournant sur eux-mêmes) avaient une plus grande précision que les « traits classiques » comme le « carreau ».
Le nom « carabine » provient d’un corps de gardes à cheval du roi de France Henri III qui étaient équipés d’une arquebuse à canon rayé, et d’un habit satiné qui les faisaient ressembler à un « Escarabin » (Le scarabée fouisseur de cadavre) mais aussi à cause de leur tir précis qui transformait souvent leur cible en cadavre (pour « scarabée »).
Pour des raisons de vitesse et de facilité de rechargement, le canon resta lisse, et la balle inférieure d’un à deux mm environ au calibre de ce dernier. Cette balle était enveloppée d’un « canepin », pièce de tissu graissé au suif, pour la caler dans le canon.
Le fusil Minié est un type de fusil qui a joué un rôle important du XIXe siècle. Le Minié fut conçu en 1849 suivant l’invention de la balle Minié en 1847 par les capitaines de l’armée française : Claude Étienne Minié et Henri-Gustave Delvigne.
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Le fusil a été créé pour permettre le chargement rapide par la bouche des fusils, une innovation qui a répandu l’utilisation du fusil comme arme de champ de bataille. Le fusil utilisait une balle molle de forme conique-cylindrique, légèrement plus petite que l’alésage du canon, avec trois rainures extérieures graissées et une cavité conique à sa base.
Pendant le coup de feu, le gaz poussait la balle à sa base, la déformant pour engager les rainures. Avant cette innovation, le fusil à canon lisse était la seule arme utilisée au combat. Quelques pistolets rayés étaient en service depuis la Renaissance, mais ils exigeait de marteler les munitions avec de la poudre à l’intérieur, créant des problèmes considérables de nettoyage.
Un système à tige utilisait une goupille qui déformait la balle contre la paroi du canon quand elle était poussée au fond. Le fusil Minié avait un système de percussion et pesait 4,8 kg. Ayant une précision raisonnable jusqu’à 550 m, il pouvait être équipé de lunettes de visée.
Il pourrait pénétrer de 10 cm dans un pin situé à 918 m de distance. Le fusil a eu une utilisation limitée dans la guerre de Crimée mais fut l’arme principale de l’infanterie dans la guerre de Sécession. Le fusil Minié Pattern 1851 fut utilisé par l’armée britannique de 1851 à 1855.
Le système Minié a également été repris intensivement par différents fabricants, tels que la Springfield Armory nord-américaine (le Springfield Model 1855, suivi du Springfield Model 1861 furent les armes d’épaule les plus largement utilisées de la guerre de Sécession) - et par l’Arsenal royal d’Enfield (le Pattern 1853 Enfield).
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Le fusil Minié est devenu désuet en 1866 après la guerre Austro-Prussienne : les Autrichiens, équipés de ce type de fusil, furent battus par les Prussiens, qui étaient équipés du fusil Dreyse à chargement par la culasse.
En 1793, M. Devisme ne se contenta pas de réaliser des armes innovantes pour son époque. Fabricant réputé, il avait même proposé certains de ses modèles à l'armée. Plus tard, Charles Pidault fut le successeur de Houllier-Blanchard.
En 1902, le fabricant Vidier était installé au 1 bis, rue de Chaillot. Léopold Bernard, MM. Gastinne-Renette et tant d'autres... étaient alors très réputés.
En 1812, à l’empereur Napoléon premier, le premier fusil à canon basculant tirant des cartouches à broche. Casimir Lefaucheux avait déposé le brevet de la cartouche à broche en 1827. D'une part se trouvait donc une maison Lefaucheux créée par M. dont héritera sa veuve, et qui sera dirigée ensuite par son son gendre, M.Marques.
Quand on parle de marque fusil de chasse français, un nom vient immédiatement à l’esprit : Verney-Carron. Cette maison stéphanoise, fondée en 1820, incarne l’excellence à la française. L’Atelier Verney-Carron, c’est la quintessence du sur-mesure. Chaque fusil qui en sort est une pièce unique, façonnée avec amour pour son futur propriétaire.
Et puis, comment ne pas évoquer Manufrance ? Bien que disparue en 1985, cette marque mythique a marqué l’histoire de la chasse en France. Ses modèles Idéal, Robust ou encore Simplex restent gravés dans la mémoire des chasseurs.
Le fusil « Idéal » à pontet à lunettes : une arme raffinée et d’un fonctionnement sûr, qui participa au succès commercial fulgurant de la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Étienne. Le fusil de chasse « Idéal ». Ce fusil d’une grande finesse et d’une réelle élégance avait été conçu pour une clientèle aisée, souhaitant avoir une arme de classe. Les premiers fusils Idéal relèvent d’un brevet déposé le 27 novembre 1887 et accordé en février 1888.
Le fusil « Idéal » à pontet à lunette fut abandonné en 1907 mais continua à être commercialisé jusqu’en 1909 pour écouler le stock, sans que son mécanisme bénéficie de la moindre transformation notable.
L’excellent fusil « Robust » fut commercialisé en 1913. Le fusil de chasse « Robust ». Ce fusil juxtaposé, est certes moins luxueux que l’Idéal, mais jouit d’une solidité qui justifie bien son nom [4]. Sa « robustesse » et le prix très accessible des versions de base le rendirent extrêmement populaire dans notre pays. Son remarquable mécanisme fit l’objet d’un premier brevet accordé en 1905.
Le fusil de chasse « Simplex ». Ce fusil de chasse à un coup fut utilisé par beaucoup de chasseurs à leurs débuts. Le fusil de chasse semi-automatique « Perfex ». Étant doté d’origine d’un magasin de 3 cartouches sans possibilité d’allonger le tube magasin, ce modèle est en catégorie C1°§a).
Le fusil de chasse à répétition commandée « Rapid ». Ce fusil est ce que nous appelons couramment un « fusil à pompe », ce qui lui vaut aujourd’hui d’être stupidement classé en catégorie B.
| Modèle | Type | Particularités |
|---|---|---|
| Idéal | Fusil de chasse | Arme raffinée et élégante, conçue pour une clientèle aisée |
| Robust | Fusil juxtaposé | Moins luxueux que l'Idéal, mais très solide et populaire |
| Simplex | Fusil à un coup | Utilisé par beaucoup de chasseurs à leurs débuts |
| Perfex | Fusil semi-automatique | Magasin de 3 cartouches |
| Rapid | Fusil à pompe | Fusil à répétition commandée |
Les fusils français se distinguent par leur précision légendaire. Qu’il s’agisse d’un superposé Fair ou d’une carabine Rival, la qualité de fabrication est au rendez-vous. Ne vous y trompez pas, si nos fusils s’inscrivent dans une longue tradition, ils n’en sont pas moins à la pointe de la technologie.
Attention, l’acquisition d’un fusil de chasse n’est pas anodine. La législation française classe les armes en différentes catégories (B, C, D) selon leur mécanisme et leur date de fabrication. Par exemple, saviez-vous que les armes anciennes, fabriquées avant 1900, sont généralement en vente libre (catégorie D) ? C’est une aubaine pour les collectionneurs ! En revanche, les fusils à pompe sont soumis à autorisation (catégorie B).
Les nouvelles technologies, comme l’impression 3D ou les matériaux composites, ouvrent des perspectives inédites. Imaginez des fusils plus légers, plus résistants, et toujours aussi précis. De plus, la tendance est à l’éco-responsabilité.
Les Arquebusiers de France qui utilisent un règlement sensiblement différent. Actuellement le TCSL participe et entraine ses tireurs dans le premier cadre. Les différentes épreuves correspondent aux évolutions technologiques historiques que ce soit en arme courtes ou longues. Les tenues vestimentaires sont libres mais pour les pistolier, en match les chaussures doivent laisser les malléoles libres.
Le chargement se fait au pas de tir, ce qui induit un respect des normes de sécurité spécifiques à cette discipline. Arme de poing tir à 25 mètres sur cibles C50. Les armes utilisées sont des pistolets à mèche, silex ou à percussion (épreuves TANZUTSU, COMINAZZO et KUCHENREUTER) et des revolvers à percussion (épreuves COLT et MARIETTE).
Arme de poing tir à 50 mètres sur cibles C50. Arme d’épaule (cible fixe) La distance de tir est de 50 mètres (positon debout et genou) ou 100 mètres (position couché). Armes d’épaules (plateaux) Les armes utilisées sont des fusils à canon lisse à silex ou à percussion (MANTON, LORENZONI). Le point commun des toutes ces épreuves est l’utilisation exclusive de poudre noire.
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