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Cet article explore les caractéristiques des canons Denon, en mettant en lumière leur conception, leur efficacité et leur polyvalence dans différents contextes.

Présentation générale

À l’écoute, c’est bien un DENON, c’est à dire un son très précis, juste, pas coloré, un poil analytique, « monitor ». Bien sûr, le A110 va plus loin dans le décodage et la restitution audio 3D type « objet » du DOLBY ATMOS, DTS-X ou AURO 3D jusqu’à un setup de 15 enceintes. Certes, 5500€ c’est un budget, un sacré budget même mais l’appareil s’est avéré capable de driver des setups d’enceintes variés avec aisance, ce qui permettra de faire l’économie de coûteux blocs d’amplification.

La pièce est strictement rectangulaire avec ouverture à gauche et grande baie vitrée dans le fond. Le LFE est mieux géré. Les fréquences proches du « slam » (80hz) sont comme réveillées avec une sorte de « poids » dans la musique, très agréable à l’oreille. J’ai joué DIANA KRALL à la voix particulière pour sa sibilance, qui peut faire chuinter les enceintes. Ici, la restitution a fait un bon spectaculaire. Les fréquences les plus hautes ne piquent pas l’oreille. Le caisson de basses est encore plus fin. Les voix prennent de la hauteur de manière assez spectaculaire. Sur certains enregistrements, j’ai même eu l’impression que les enceintes latérales étaient en fonctionnement.

Cet outil polyvalent s’est montré très à l’aise dans l’usage moderne que l’on peut faire d’un intégré home cinéma, une caractéristique que l’on retrouve sur tous les modèles de la gamme. L’arrivée récente du DTS:X PRO a permis de lever les derniers verrous et de profiter d’une virtualisation du son efficace, les pistes 3D en langue française étant encore trop rares. Ce A110 sera assurément le luxueux et très impressionnant compagnon des nouvelles consoles de jeux fraîchement arrivées sur le marché.

Comme je pouvais m’y attendre, elle est trop discrète, j’ai mis + 2.5dB pour avoir une scène avant plus cohérente mais il manquait toujours quelque chose. Je décide donc de passer d’une configuration 11.1 à 7.1 et là, elle retrouve vie. Je rehausse donc sa fréquence de coupure à 60Hz pour soulager l’amplificateur. La puissance semble inépuisable. On passe sur du lourd avec « Master & Commander ». J’ai préféré le DTS-HD MA virtualisé en Neural X. Ensuite du très très lourd, « Blade Runner 2049 » et je baisse le SUB de 2dB, faut pas pousser non plus, je n’ai pas envie que toutes les cloisons se décollent ! Mais si ! C’est arrivé avec le concert de Hans Zimmer à Prague. J’ai noté un petit manque de présence, d’ampleur, d’assise sur la scène frontale. Il faut dire que cet enregistrement est une véritable épreuve pour tout système, ça pète de partout. Les amoureux de la marque auraient pu émettre des craintes quant au tweaking audio réalisé sur cette série 110ème anniversaire mais qu’ils soient rassurés : ce A110 reste un DENON avec un son droit et précis, respectueux de l’enregistrement.

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Canons d’artillerie Archer

Jeudi 3 juillet, la Suède a annoncé aider l’Ukraine à hauteur de 135 millions d’euros. Parmi les armements envoyés, 10 nouveaux canons Archer. "Le cauchemar russe". C’est sous cette expression que sont désignés, par le média spécialisé United24, les 10 nouveaux canons d’artilleries Archer qui vont être livrés à l’Ukraine par la Suède. L’annonce a été faite jeudi 3 juillet par le ministre suédois de la Défense Pal Jonson. Ce système d’artillerie "ultra-efficace" est capable de tirer plusieurs obus en un temps record, à savoir 3 obus en 15 secondes. Ils peuvent atteindre une distance d’environ 30 km et même, avec certains obus, les 50 km.

Leur efficacité tient également dans la rapidité de déploiement. Tout le processus de mise en fonction, de la préparation au lancement, est automatisé et contrôlé à distance. Les canons Archer sont particulièrement pratiques sur les fronts mouvants. Ils servent ainsi dans les tactiques de bombardement "tire et dédale" ("shoot and scoot") qui consistent à tirer sur une cible avant de s’éloigner rapidement de la zone de tir pour éviter les contre-attaques.

Le fusil Ross MkIII

Le MkIII sera cependant l’arme préférée des tireurs d’élite canadiens et de plusieurs de leurs homologues anglais durant la première guerre mondiale et jusque dans la deuxième. Je vais principalement parler des variantes équipées d’optiques mais même dans sa configuration de base en visée ouverte, le MkIII est déjà un formidable outil pour le tir de précision :

  • La hausse est au plus près de l’œil et d’une grande finesse de réglage. Similaire à un 1903A3 ou un US17, généralement considérés comme le top dans cet exercice.
  • La ligne de visée est longue, très longue avec ce canon de 30″1/2.
  • Le canon lourd garantie une excellente précision car moins impacté par les effets néfastes des harmoniques et de la mise en bois.
  • La chambre serrée et le mécanisme offrant un verrouillage régulier garantie une excellente régularité mécanique.
  • La détente à bossette ajustée pour le tir de match est excellente.
  • L’arme est lourde ce qui contribue à sa stabilité sur appui.
  • Les munitions de 303 British de fabrication canadienne sont optimales pour le MkIII à la fois en termes de fonctionnement et de régularité. Elles correspondent aussi le mieux aux réglages de la hausse.

Rien d’étonnant finalement, Le développement du fusil de Charles Ross a toujours été pensé avec le tir de compétition longue distance en tête.

Francis "Peggy" Pegahmagabow et le MkIII

Nombre de tireurs prouveront l’efficacité du MkIII mais le nom le plus célèbre qui y est associé est sans aucun doute celui du Sergent-Major Francis Pegahmagabow dit ″Peggy″. Un personnage exceptionnel à bien des égards. Chef indien de la tribu autochtone canadienne des Ojibwé, il est comme tous les autochtones initialement découragés à participer à l’effort de guerre par le gouvernement canadien.

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Sa persévérance lui permet finalement d’être un des premiers inscrits sur les registres de volontaires en août 1914 à l’entrée en guerre du Canada. Son passé de pompier, son absence de famille proche encore en vie et sa bonne forme physique lui valent d’être le premier d’environ 4000 autochtones à être envoyé en France. Il est affecté au 23ème régiment des Northern Pioneers qui viendra grossir les effectifs de 20 000 hommes du 1er Bataillon d’Infanterie. Après sa formation militaire en Angleterre, il débarque en France en février 1915. Son baptême du feu sera la terrible seconde bataille d’Ypres lors de laquelle les féroces attaques allemandes et, pour la première fois, le gaz de chlore fera perdre au bataillon la moitié de son effectif. Il est promu Caporal suppléant à l’issu des affrontements.

Son engagement sans faille et sa grande bravoure lui valent d’être plusieurs fois blessé, mais il retourne au combat à chaque fois malgré une condition physique diminuée. Il contracte une pneumonie en décembre 1917. Bien qu’il en guérisse, il retournera au combat avec des douleurs importantes à la poitrine qui le suivront jusqu’à la fin de sa vie. Excellent tireur et meilleur encore dans le rôle d’éclaireur, il est régulièrement impliqué dans des missions d’infiltration à haut risque et le plus souvent de nuit. Lors de ces missions et comme plusieurs de ces camarades aborigènes, il privilégie des mocassins en peau aux bottes militaires pour se déplacer de manière plus discrète.

Il participe activement et toujours avec distinction aux grandes batailles majeures en tant que tireur d’élite et éclaireur : Ypres, mont Sorrel, la Somme (il y sera blessé d’une balle dans la jambe), Passchendaele, Amiens, Arras. On lui attribue 378 soldats allemands tués et 300 prisonniers ce qui fait de lui le soldat le plus prolifique et le héros canadien le plus respecté de la première guerre mondiale.

Il est décoré de multiples fois :

  • Médaille de la Vaillance Militaire canadienne
  • Médaille du Service deux agrafes canadienne
  • Etoile britannique
  • Médaille de guerre britannique
  • Médaille de la Victoire britannique

Il attribuera sa bravoure à ses fortes croyances spirituelles, portant en tout temps plusieurs charmes Indiens sensés le protéger. La condition des Indiens au Canada est alors à peine meilleure que celle des Indiens américains. Il devient actif dans la politique et militant pour le droit des autochtones. Sa santé fortement diminuée des suites de sa pneumonie et peut être des séquelles d’exposition au gaz de chlore, il recevra une fonction de garde d’un dépôt de munition en Ontario durant la seconde guerre mondiale. Il occupe également le rôle de Sergent-Major de la Milice locale. A partir de 1945 il effectue deux mandats comme chez suprême du gouvernement de la communauté des Autochtones nouvellement formé.

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Il restera dévoué à la cause des peuples originels canadiens jusqu’à sa mort le 5 août 1952. Pendant toute la durée de son service, Francis Peghamagabow emploiera avec succès le Ross MkIII qu’il conserve comme beaucoup de tireur d’élite même après le retrait du service en 1916. A l’instar d’un autre tireur d’élite célèbre de la seconde guerre mondiale, il semble que Francis ait toujours privilégié une arme dénuée d’optique.

En 1916, un monument à son honneur et à celle de la participation des tribus natives à l’effort de guerre est érigé en Ontario non loin de la réserve où il est né. Ce monument le représente en tenue militaire, un Ross MkIII à l’épaule droite. Le MkIII en question est équipé d’une lunette Winchester A5 pour souligner son excellence en tant que tireur d’élite mais rien ne laisse à penser qu’il ait utilisé une arme ainsi équipée. De plus, il n’y a pas de preuve historique que le MkIII ait été équipé dans cette exacte configuration.

Modifications et adaptations du MkIII

L’attitude de l’armée canadienne vis-à-vis des modifications de terrain pratiquées sur leur matériel est assez laxiste et aux antipodes de la philosophie d’inventaire rigide de l’armée régulière britannique. C’est une attitude assez détendue que partagent d’ailleurs d’autres colonies anglaises telles que l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Les raccourcissements de crosse, montages de lunette et accessoirisassions diverses ne sont pas activement combattues et la place est laissée à l’inventivité des armuriers de section voir à celle du soldat lambda.

Grâce à ce laisser-faire créatif, de nombreuses configurations de montage d’optique sur MkIII ont été réalisées sur le terrain dont un nombre non négligeable de montage à crochet allemands. On constate également des montages de lunettes flottantes type Winchester A5 auxquels presque toutes les nations ont recours à cette époque des débuts de la doctrine du tir de précision en application sur les théâtres de guerre. Les Français en feront sur leurs Lebels (peut-être également sur Berthier), les Anglais sur leur SMLE et P14, les Américains sur leurs 1903 et US17 et bien entendu les Canadiens sur les MkIII.

Le montage de Winchester A5 sur Ross MkIII est notable car bien qu’étant une modification de terrain, il semble que des unités entières de tireur d’élite y ait eu recours à tel point qu’on constate un certain niveau de standardisation. Deux exemplaires documentés sont connus aujourd’hui. Ce montage est très similaire à celui fait par l’USMC sur ses Springfield 1903. L’ajout des embases rend la hausse inutilisable, c’est pourquoi elle est retirée.

  • La crosse est raccourcie et le guidon est supprimé, l’absence de hausse le rendant inutile.
  • Certains écrits mentionnent le fait que la crosse était raccourcie de manière à ne plus entrer en contact avec le canon au niveau de l’embouchoir.

Sur un canon lourd comme celui du MkIII il est raisonnable de penser qu’un canon ainsi partiellement flottant donnerait un avantage en précision en limitant les occasionnelles irrégularités d’harmoniques dues à la mise en bois.

Au-delà de ces modifications de terrain, l’ordonnance canadienne se mets à la page de l’empire britannique qui, dépourvu face aux nombreux Scharfschutzer allemands, démarrer son programme de formation et d’équipement pour tireurs d’élite. Cette volonté prend la forme d’un projet de modification de 500 MkIII pour recevoir une optique périscopique de fabrication Warner&Swasey. Une première commande de 250 optiques est passée le 11 Mars 1915, une deuxième le 19 Février 1916 ce qui place le programme canadien de développement d’une arme dédiée aux tireurs d’élite parmi les premiers après les Allemands.

Le montage de cette encombrante et primitive lunette se fait toujours de la même manière : Un rail est vissé en trois points sur le côté gauche du tonnerre. Ce rail présente une section en queue d’aronde et deux encoches distantes de 3cm environ. L’embase de l’optique présente une encoche correspondante à la queue d’aronde du rail ainsi qu’une clavette montée sur ressort qui vient se verrouiller dans une des deux encoches du rail.

Ce système de montage est quasi identique à celui employé par l’US Army pour équiper ses Springfield 1903 :

L’avantage de ce montage est qu’il est plutôt facile à réaliser. Trois percements sont à réaliser dont un au niveau du tonnerre et deux dans la paroi gauche du boitier. Un petit enlèvement de bois est également nécessaire pour l’installation du rail.

Optiques périscopiques Warner&Swasey

Au courant de la première guerre mondiale, les choix d’optiques pour équiper les armes de tireurs d’élites sont limités à :

  • Diverses optiques allemandes dont les Oigee Luxor et autres Walter Gerard Charlottenburg.
  • La Winchester A5 américaine.
  • L’Atelier de Puteaux produit la lunette APX1915 à la demande de l’Etat pour répondre au besoin de matériel pour les tireurs d’élites.
  • Plus tard durant la guerre, les anglais introduiront des optiques de fabrication diverses avec des systèmes de montages tout aussi divers pour leurs SMLE et leurs P14.
  • Les Italiens ont monté des optiques de fabrication La Filotecnica à Milan sur leurs Carcano 1891 au moyen d’un montage déporté reprenant le concept flottant à ajustements extérieurs de la Winchester A5 mais muni cette fois d’un ressort de rappel pour que...

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Tableau récapitulatif des caractéristiques

Caractéristique Canon Archer Ross MkIII
Type Artillerie Fusil de précision
Portée 30-50 km Longue distance
Utilisateurs notables Ukraine Francis Pegahmagabow

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