La fabrication d'armes artisanales suscite un intérêt croissant, que ce soit pour des jouets comme les pistolets à eau ou des projets plus complexes comme la reproduction d'armes historiques.
La fabrication d’un fusil de chasse est un art. Si les étapes de sa fabrication restent identiques pour chaque type de fusil, les techniques utilisées sont diverses. La fabrication artisanale façonne des fusils uniques tandis que la fabrication industrielle produit des armes plus uniformes. Aujourd’hui, la technologie la plus moderne employée pour l’usinage est la machine dite à 5 axes. Une fois usinées, les pièces du canon sont assemblées.
Méthode artisanale ou méthode industrielle, le processus d’assemblage diffère. Ensuite, c’est l’étape du bronzage qui a pour but de protéger le canon de l’oxydation et de la corrosion. Là encore, il existe différentes techniques : bronzage à la couche, bronzage par bain ou teflonnage. Chapuis Armes bronze toutes ces armes à la couche. Après le dégraissage du métal, une liqueur est appliquée à compter de trois fois par jour pendant une semaine.
Le plus souvent, la crosse est fabriquée en noyer, voire en matériaux synthétiques tels que le carbone. En carbone, elle est réalisée industriellement. On retrouve différentes essences pour la réalisation de crosse, telles que le hêtre sur des fusils industriels ou le noyer sur des armes de qualité.
Un particulier peut-il modifier lui-même une arme, voire la fabriquer avec des éléments d’armes ? Il est question d’activité professionnelle. Cela vise donc ceux qui exercent cette activité pour en vivre.
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Le Code de Commerce donne la définition de commerçant comme étant : « Tout achat… …pour les revendre, soit en nature, soit après les avoir travaillés et mis en œuvre. Il est question d’armurier. Il s’agit d’une activité règlementée qui fait l’objet d’un agrément préfectoral qui est délivré en fonction de l’ « honorabilité professionnelle et privée et des compétences de l’armurier. »
Trafic illicite : importation, exportation, transfert, acquisition, vente, livraison ou transport d’armes à feu, munitions ou leurs éléments à partir, à destination ou au travers du territoire d’un État vers le territoire d’un autre État si l’un des États concernés ne l’autorise pas … …ou si les armes à feu, les éléments d’armes ou les munitions ne sont pas marqués… Donc c’est du trafic si ce n’est pas autorisé par les États importateurs ou exportateurs.
C’est donc bien l’outillage pour fabriquer les armes qui est réservé aux professionnels et proscrit au particulier. Sa simple détention constitue un délit de fabrication illicite. Le CSI définit bien l’action de fabrication ou de modification, ainsi un particulier n’a pas le droit d’intervenir sur les éléments essentiels d’une arme. Il ne peut pas modifier le chambrage.
Par contre rien ne l’empêche de procéder à un échange standard de canon, sauf bien sûr à considérer qu’un remontage est un assemblage… ce qui conduirait tous les détenteurs légaux (y inclus les membres des forces de l’ordre) à ne plus pouvoir assurer l’entretien courant de leur matériel.
C’est la fabrication ou la modification qui doit être obligatoirement effectuée par un armurier titulaire d’une AFCI [1]. Si le calibre d’une arme ou son système de fonctionnement ont été modifiés, il s’agit bien d’une opération de fabrication au sens de la règlementation. Dès lors que l’on touche à l’interface canon / pièce de fermeture, il est obligatoire que soit pratiquée une nouvelle épreuve par le Banc d’Épreuve de St Etienne.
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Toutefois notons que dans la pratique, le Banc d’Épreuve n’a aucun moyen de savoir s’il s’agit d’une modification.
Prenons l’exemple du tireur de Bench-rest qui doit, toutes les quelques centaines de coups, rafraîchir le chambrage avec une fraise de chambre après avoir supprimé 2 filets pour raccourcir son canon. Cette opération ne nécessite pas d’épreuve, les caractéristiques de l’arme n’ayant pas été changées.
Cette nuance n’a pas encore été tranchée par les tribunaux, mais par bon sens il est facile de différencier la simple opération d’entretien qui garde les mêmes caractéristiques à l’arme, de sa modification qui nécessiterait une nouvelle épreuve.
En dehors de la règlementation spécifique aux armes, reste le point fiscal. Comme on l’a vu plus haut, le côté professionnel est fondé sur l’intention de revente au moment de l’achat. Or cette intention peut être prouvée par l’administration fiscale par tous moyens (Art L110-3 Code de Commerce).
Lors de l’achat d’un canon déjà chambré à l’étranger (et donc classé au sens de la législation) il faudra accomplir les formalités d’importation ou de transfert selon que la provenance est hors l’UE ou de l’UE, consulter la rubrique. Si le canon n’est pas chambré, mais juste percé et rayé, il faut alors parler d’un barreau qui est une simple matière première achetable et importable selon les règles de droit commun [3].
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Attention cependant au douanier zélé qui pourrait vouloir jouer sur les mots, à savoir le mot « canon » pour signifier une infraction ou procéder à une « visite domiciliaire » non motivée. Il en est de même pour une fraise de chambre, laquelle n’est pas un outillage spécifique à de la fabrication d’arme [cf article dédié]. En effet, l’utilisation de la fraise de chambre pour transformer le barreau en canon chambré est bien sûr interdite au particulier.
Elle doit être sous-traitée à l’armurier professionnel, seul habilité à procéder au chambrage.
Les armes imprimées en 3D sont un sujet souvent abordé. L'impression 3D s'est popularisée à partir de 2005 et très rapidement des individus, principalement du mouvement libertarien américain, ont voulu utiliser cette technologie pour fabriquer des armes.
La première de ces armes à défrayer la chronique était le Liberator. Il reprend le nom et la philosophie du FP-45 Liberator, une arme de la seconde guerre mondiale fournie par les américains pour la résistance. C'était une arme rudimentaire à un coup. Le but n’étant pas de faire la guerre avec, mais simplement tuer un soldat allemand pour ensuite prendre son arme.
Cette arme s’inscrit dans une logique de guérilla et était produit à 2,40 $, avec l’inflation cela représente 30 $ environ. Là, pour le liberator moderne, c’est la même chose, avec une arme à 1 coup fabriquée en plastique ABS ou PLA. Très simple à produire si vous avez des connaissances dans l’impression 3D. Les plans du Liberator se sont très vite diffusés sur internet. Il a fait beaucoup de bruit dans les médias car il est facile à fabriquer et est entièrement en plastique. Donc ils étaient supposés être indétectables dans les portiques de sécurité.
En réalité, si votre arme veut pouvoir tirer elle a besoin d’un percuteur métallique. Aussi, et la balle est en métal. Donc il n’est pas sensé passer les portiques de sécurité. En plus, l'arme à de très grandes chances d’exploser dans les mains du porteur. Je vous rappelle que l'arme est entièrement en plastique. Vraiment n'essayez surtout pas de tirer avec cette arme. Cela risque de mal finir.
Bref niveau sécurité, plus de peur que de mal. L'attention des médias est donc redescendue sur cette question. Mais énormément de personnes en Europe, aux États-Unis et en Asie ont essayé de développer des systèmes d’armes plus perfectionnés. Le problème étant qu’une arme 100 % plastique va poser des problèmes de sécurité pour le tireur donc il faut pouvoir rajouter des pièces métalliques.
Cela demande donc un usinage complexe et un bon niveau de connaissances techniques. C’est d’ailleurs assez courant dans l’histoire récente d’avoir des guérillas produisant eux mêmes des armes maisons comme la Borz durant la guerre de Tchétchénie, ou encore une version maison du célèbre Sten par la résistance polonaise.
Mais c’était sans compter JStark1809, un libertarien voulant permettre à tous de pouvoir s’armer facilement. Il a développé le FGC-9, littéralement le F*ck Gun Control 9mm. Là, nous changeons de catégorie. C’est terminé le petit pistolet monocoup en plastique ou à l’inverse la complexité importante des armes maison produite par les différents groupes armées.
Le FGC-9 c’est une arme semi-auto tirant des cartouches de 9 mm basé sur le Shuty AP-9. La conception des plans de l'arme à été réalisée pour permettre de fabriquer une partie des pièces via une imprimante 3D de base. Une Creality Ender 3, qui est la même que nous utilisons à La Nouvelle École en est capable. Plus une partie des pièces pouvant être achetée simplement en ligne. Pour produire cette arme, il faut environ 40 heures de travail.
Rien de très compliqué si vous savez vous servir d’une imprimante 3D et savez aller sur internet acheter les pièces nécessaires, sauf si vous ne pouvez pas vous procurer le canon sur un vieux fusil ou à l’achat comme aux États-Unis. Mais JStark1809 a pensé à tout, et c'est ça la grosse différence avec les précédentes tentatives d'armes en 3D.
Pour toute personne ayant vu au moins un James Bond, vous savez qu’un canon n’est pas lisse à l’intérieur. Il y a des rayures, permettant à la balle d’avoir plus de vélocité. Vous pourrez facilement acheter un canon métallique mais il faut réussir à la rayer. À la fin, les cartouches de 9mm sont la seule chose devant être achetée pouvant poser des problèmes légaux.
Le FGC-9 propose un très bon rapport fiabilité/prix. Pour vous donner une idée du prix pour fabriquer cette arme, c’est moins de 1000 € en prenant en compte l’outillage (imprimante 3D, perceuse, électrolyse etc…) Évidemment si vous produisez plusieurs FGC 9 vous n’aurez plus à acheter les outils, le prix décent donc entre 100 et 200 € par unité produite c’est donc très économique.
À tel point que de nombreux groupes ont décidé de produire cette arme. C’est le cas en Birmanie des People’s Defence Force, une guérilla luttant contre la dictature dans le pays. Les People’s Defence Force ont développé de véritables usines dans la jungle birmane avec plusieurs imprimantes 3D produisant des pièces à la chaîne, le tout alimenté par des générateurs électriques.
C’est aussi le cas en Europe, où désormais la police démantèle des fabriques clandestines d’armes, mais aussi aux États-Unis où le nombre d’armes fantômes a tout simplement explosé.
Évidemment, le FGC 9 n’est pas une arme de qualité militaire, le calibre reste relativement faible, nous sommes encore loin par exemple d’un HK 416. Mais cela peut être une vraie menace pour servir d’armes de deuxième ligne ou d’armes pour les gangs européens.
JStark1809 serait actuellement décédé. Mais avant de mourir, lui et son partenaire Ivan The Troll voulaient développer d’autres systèmes d’armes. Notamment un fusil à pompe. L’avantage du fusil à pompe est de ne pas avoir besoin d’un canon rayé donc cela pourrait être encore plus simple de produire un fusil à pompe via la 3D.
Nous pouvons aussi tout bêtement imaginer d’autres armes automatiques ou semi-automatiques avec des calibres plus importants. Le FGC-9 n’est qu’une étape parmi d’autres dans le développement de l’armement en 3D.
Beaucoup de personnes vont me dire qu’il sera plus simple d’acheter une AK-47 bien rustique dans une cité pour 2000 €. Néanmoins le sujet n’est pas intéressant. En réalité le FGC 9 mm montre surtout le développement des possibilités de l’impression 3D, car il y a 20 ans vous ne pouviez surtout que réaliser des prototypes. Maintenant des grands groupes comme Airbus fabriquent des pièces d’avion via l’impression 3D.
Si vous êtes intéressé à fabriquer votre propre Sten Mk 2, il existe plusieurs ressources en ligne qui peuvent vous guider dans le processus. Le site extrême précision contient un tutoriel en plusieurs parties pour vous montrer comment fabriquer et faire accepter une SAS-3 Mk2, une version semi-automatique de la Sten Mk2. Le tutoriel commence par une introduction aux lois canadiennes sur les armes à feu et indique que vous devez avoir un permis d'armes à feu pour posséder une SAS-3 Mk2.
Il fournit également des conseils sur la façon de choisir les bonnes pièces pour votre arme, ainsi que des instructions détaillées sur la fabrication du canon, du boîtier, de la culasse et du magasin, entre autres composants. Le site milsurps.com propose une traduction intégrale en français du tutoriel de stencollector et de Claven2 sur la fabrication d'une SAS-3 Mk2. Le tutoriel fournit des instructions détaillées sur les pièces et les outils nécessaires à la fabrication de votre arme, ainsi que des conseils sur la façon de travailler avec différents métaux et de créer des pièces précises.
Fabriquer une Sten MK 2 à la maison n’a jamais été aussi facile! Tout d’abord, vous aurez besoin de quelques fournitures. Vous aurez besoin d'une tige en acier de 4 pouces, d'une cloche ouverte de 3 pouces et d'une poignée de pistolet en acier. Vous devrez également vous procurer une barre d'éjection adaptée et une fenêtre d'éjection, ainsi que des vis, des écrous et des rondelles.
Une fois que vous avez obtenu toutes les pièces nécessaires, il est temps de se mettre au travail. Commencez par meuler la tige en acier jusqu'à ce qu'elle soit lisse et régulière. Vous devrez ensuite percer, aléser et tarauder les trous nécessaires pour les vis et les rivets. Après avoir percé et alésé les trous, vous devrez procéder à l'assemblage de la Sten MK 2.
C'est un véritable pistolet, qui fonctionne. Pourtant, il peut être fabriqué à la maison, avec pour seul matériel une imprimante nouvelle génération. Habituellement utilisée à des fins artistiques ou médicales, pour réaliser une maquette en relief ou des organes de remplacement, l'imprimante 3D pourrait sous peu faire de nouveaux adeptes : les armuriers en herbe.
HaveBlue, un membre du forum AR15.com, spécialisé dans l'armement, affirme ainsi avoir réussi à fabriquer les pièces qui constituent une arme à feu à l'aide d'une imprimante Stratasys, qui n'est pourtant pas un matériel de dernière génération. Cet appareil de stéréolithographie permet de fabriquer un objet en superposant des couches de plastique, de cire ou de métal afin de former un volume.
Le résultat obtenu par HaveBlue aurait été fort concluant : il serait parvenu à tirer plus de 200 fois avec l'arme qu'il a assemblée. Ce "progrès" technique est assez effrayant.
Outre les risques de conception auxquels s'expose l'apprenti armurier (le pistolet, conçu en plastique, pourrait se révéler explosif pour celui qui le manipule) se pose le problème de la libre circulation de ces nouvelles armes. Avec des plans et les notices de fabrication disponibles sur Internet, ri...
Dans le milieu de la survie et des survivalistes, le moindre moyen de gagner de la place et du poids est un atout important. Il est donc évident que le concept de la corde qui peut tenir autour du poignet est un avantage certain dans ce domaine particulier. Le paracorde fait des adeptes auprès des militaires et des pratiquants d'activités outdoor.
Pour être sûr, on parle de fronde (pochette reliée à des liens et utilisées pour donner une énergie cynétique élevée à un objet dur par rotation autour d'un axe) ou de lance pierre (fourche + matériau élastique) ... Perso, je trouve que le lance pierre, c'est déjà coton pour acquérir une vrai précision (compatible avec le chasse) alors la fronde, j'ai déjà essayer et c'est carrément un truc de ouf pour avoir un semblant de décision sur la direction générale du projectile ... bon, maintenant c'est peut-être moi qui suis une brêle
Pour construire une fronde, c'est 2 lacets (cuir ou paracorde) de la longueur de ton bras, une pochette de cuir ou de synthétique de +/- 8x4 cm et un projectile le plus dense et sphérique possible ... ensuite beaucoup de pratique ... Un lance pierre, soit on l'achète, y'a des modèles très bien pas chers (enfin en France parce qu'en Belgique c'est prohibé ... ) ... Pour une construction artisanale, c'est une fourche bien régulière, 2 morceaux de chambre à air et une pochette en cuir de la 6x3 cm ... et de nouveau un projectile idem et de la pratique ...
Moi je parlais bien de la fronde, la pure et dure, celle qui met en danger toute être vivant dans un rayon de 360° du tireur
Plusieurs méthodes. Bon après, on peut faire plus raffiné, mais comme suit, ça fonctionne :
Reste plus qu'à ajouter les ficelles, de la longueur que tu préfères. Tu fais passer le bout de la ficelle par toutes les "boucles" d'un côté du panier, tu fais un nœud de huit ou un nœud de chaise, etc bingo. Idem des deux côtés. Un autre nœud de huit pour faire la boucle de doigt, un nœud simple sur l'autre ficelle, et maintenant gaffe au chien des voisins
Mwais, ca m'a interressé, alors je me suis penché sur la question hier soir et je m'en suis fait une, longueur 1m, tout en paracord (panier tressé sur 3 brins noués d'une seule corde ). À 1m, c'est presque précis, en plus court, c'est panique totale, ca part dans tous les sens (ce qui est normal, le retard de lâcher a plus d'incidence sur la direction.
C'est toujours parti dans les 20 degrés d'angle devant moi, et une fois sur 20 je touche exactement ce que je veux (tronc d'un arbre à une certaine hauteur) à 50 pas 5 fois sur 20 dans les 50 cm autour, une fois sur 10 à 30 pas. C'est mieux pour moi avec des projectiles lourds ( 1/3 à une demi main de caillou) et avec un lancer "sous la main", qui donne un vrai tour d'accélération. (un tour vers l'avant par le haut, lancer en position basse)
Bon, c'est vrai, ca se passe plus facile la première demi-heure, après on est moins précis. De là à chasser avec, Wais possible, gros caillou et ricochets au sol, tu choppes un lapin, il est mort, pas de doute, vu les trous que j'ai fait dans l'écorce des arbres. C'est la hauteur qui me pose le plus de problèmes, pas la direction.
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