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La ceinture cartouchière est un accessoire qui a marqué l'histoire et le style du rock, en particulier dans le metal. Elle est souvent associée à une esthétique rebelle et à une image de force et de puissance.

Émergences et Contextes

Ce chapitre présente un grand nombre de genres et de sous-genres affiliés au metal. Les dénominations utilisées pour désigner ces genres, sont en usage dans le monde du metal : presse spécialisée, groupes, fans, disquaires, organisateurs de concerts, etc. Ces derniers s'accordent plus ou moins quant à ces dénominations. Certains groupes ne posent aucun problème lorsqu'il s'agit de les affilier à un genre musical.

Par exemple, les spécialistes s'accordent à reconnaître que Led Zeppelin est un groupe de hard rock et que Black Sabbath est un groupe de heavy metal. Il en va de même pour Korn que l'on classe immédiatement dans la catégorie neo-metal. Les pionniers d'un genre bénéficient du privilège d'être associés immédiatement à un courant. Mais les choses deviennent plus complexes lorsqu'il s'agit de situer les formations qui ne participent pas de cette configuration.

A quelle catégorie appartient Superjoint Ritual par exemple ? Power metal ? Death metal ? Thrash metal ? Hardcore ? Stoner rock ? Le consensus se fait moins net. J'ai essayé de m'en tenir le plus fidèlement possible aux catégories en usage et n'ai jamais cherché à en créer de nouvelles, utilisées par moi seul. En outre, le chapitre historique concernant les genres musicaux a été soumis à la lecture et aux critiques de plusieurs experts de ces genres. Ce procédé m'a permis d'affiner et d'ajuster au mieux les catégories et leurs représentants.

Ce travail classificatoire n'a aucune prétention à l'exhaustivité. Simplement, il propose un certain nombre de points de repères. L'ordre d'apparition des genres traités est fonction de leur chronologie dans l'histoire du metal. Certains pourront être surpris de voir quelques pages consacrées au glam rock, au hardcore ou au punk. Cette présence se justifie par leur proximité avec le metal et par le caractère déterminant qu'ils ont pu occuper dans son histoire. Les chapitres concernant ces genres voisins seront introduits dans cette chronologie dès lors qu'ils auront donné naissance à un genre identifiable relevant d'une hybridation avec le metal.

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A l'instar de Nathalie Heinich, je ne sais que trop bien que « toute catégorisation s'expose à la critique de ceux qui y voient, par principe, un enfermement, un étiquetage, une désignation - donc une menace pour leur liberté ». Etablir des distinctions entre les genres n'en constitue pas moins une démarche nécessaire pour structurer ma démonstration. Une démarche requérant par ailleurs la production d'un certain nombre de caractérisations.

Pour autant, je ne cherche aucunement à rigidifier, voire à rendre inviolables ces distinctions et ces caractérisations. Bien au contraire, elles ne sont jamais que de simples outils flexibles et provisoires, suffisamment souples et ouverts pour créer les conditions de leur renouvellement. De plus, ces outils ne sont pas mobilisés à des fins évaluatives, mais bien plutôt pour fournir une description logique, à partir des dénominations en usage dans le monde du metal.

Chaque fin de chapitre consacrée aux genres se clôt par un certain nombre de repères discographiques. Je n'ai retenu que les oeuvres comptant parmi les plus représentatives pour chacun des genres. Ce qui ne signifie pas qu'il n'en existe pas d'autres. Ces disques sont ceux pour lesquels les artistes sont réputés avoir atteint leur maturité ou le sommet de leur activité et de leur renommée.

Hard Rock

Les précurseurs du hard rock

L'histoire du hard rock est celle d'une radicalisation musicale. Ses prémisses rock sont à chercher du côté du blues et du rhythm'n'blues anglais du milieu des années soixante : ce que l'on appelle le British Blues Boom, représenté par des musiciens ou des groupes tels que John Mayall et les Bluesbreakers, Peter Green's Fleetwood Mac, Eric Burdon and the Animals, Chicken Shack, Spencer Davies Group, Pretty Things, Them, Rolling Stones et les Yardbirds.

La musique pratiquée par ces formations constitue un terreau favorable à l'éclosion du hard rock. Pour Patrick Mignon, « en se faisant les créateurs du hard rock, les anciens musiciens de blues permettent à leur style de sortir des sentiers déjà trop explorés à leur goût [...] le blues était un cadre d'apprentissage nécessaire, et un cadre à briser pour accéder à un nouveau statut ». Les précurseurs du genre sont incontestablement The Kinks avec leur 45 tours intitulé « You really got me » (1964), The Troggs et leur fameux « Wild thing » (1966), et plus tard, le titre « Helter Skelter » des Beatles (1968).

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Ces morceaux, que l'on peut considérer comme les pièces fondatrices du genre ont pour point commun de contenir une fureur et une brutalité inédite. Ils se déclinent sous le schéma suivant : son de guitare saturé, riff répétitif, solo incontrôlé, batterie martyrisée et chant hurlé. La sauvagerie scénique totalement originale des Who, vecteur d'expression de la frustration adolescente, a quant à elle, indéniablement contribué à façonner l'attitude rebelle des générations de hard rockers à venir.

Côté américain, c'est dans un contexte fortement empreint d'expérimentations psychédéliques que cette sauvagerie musicale prend forme, avec des groupes tels que The Amboy Dukes (1967), Blue Cheer (1968) et Steppenwolf, notamment avec son titre fondamental : « Born to be wild » (1968). On retiendra également le morceau fleuve (17 minutes) « In-A-Gadda-Da-Vida » (1969) du groupe Iron Butterfly, qui pose les bases d'un hard rock lent, dépouillé et hypnotique.

Il est communément admis que trois guitaristes ayant fait partie des Yardbirds ont contribué au développement originel du hard rock : Eric Clapton (1963-65), Jeff Beck (1965-66) et Jimmy Page (1966-68). On retiendra surtout d'Eric Clapton sa participation au groupe Cream (1966-69). Dépouillant jusqu'à l'os les lignes classiques du blues, le groupe fait tourner ses riffs de manière répétitive et hypnotique sous un déluge de décibels, tout en produisant des solos de guitare et de batterie interminables.

Jeff Beck est quant à lui, un guitariste au style très agressif. Il détruit ses guitares et ses amplis et son besoin d'expérimenter dépasse allègrement le cadre du blues et du rock'n'roll. Il est le premier à intégrer le feedback dans son jeu au même titre que les sons issus de son équipement malmené. En même temps, il développe l'usage de la fuzz-box et de la distorsion qui deviendront des effets forts prisés dans le hard rock.

Jimmy Page est quant à lui fondateur du groupe séminal Led Zeppelin. Les deux premiers albums de Led Zeppelin posent définitivement les bases d'un genre que l'on qualifie alors de hard rock. La formation réussit une synthèse musicale unique constituant une véritable valeur étalon pour le développement ultérieur du genre : une ambiance musicale d'une pesanteur incomparable accentuée par un sens aigu de la dramaturgie.

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De plus, Led Zeppelin impose l'image paradigmatique du hard rock. Dorénavant, le chanteur-hurleur - icône charismatique - partage les devants de la scène avec un guitariste flamboyant (guitar hero), tandis qu'en retrait, un batteur extrêmement puissant et un bassiste d'une efficacité métronomique assurent une rythmique imperturbable.

L'influence de Jimi Hendrix

Jimi Hendrix a eu lui aussi un impact considérable pour ce qui concerne la préfiguration du hard rock. A l'instar des trois guitaristes des Yardbirds pour lesquels il incarnera un maître, Hendrix cherche à radicaliser les conventions instrumentales et sonores en vigueur jusqu'ici. Il « surcharge son équipement de fuzz et de pédales wah wah, électrocute le blues dans une débauche d'amplis.

Mars 1967 marque une nouvelle phase dans cette radicalisation à outrance : en première partie de la tournée d'adieu des Walker Brothers, Hendrix, chauffé à blanc par un public survolté, pulvérise pour la première fois son ampli à grands coups de Strato, dans une orgie de sifflements. La guerre du feu vient de commencer. Les Stratocasters vont crépiter dans une longue agonie, partir en flammes, griller les hauts parleurs et massacrer les amplis... torturer le rock et le pousser dans ses derniers retranchements, aux cris lancinants des sirènes.

Apprenti sorcier, expérimentateur à tout crin, Hendrix est sans doute avant tout le premier grand musicien de l'ère de la haute tension, de l'électricité reine, de la suramplification ». Le titre « Purple Haze » (1967) est particulièrement représentatif de cette période. Ces préalables étant posés, nous allons maintenant envisager les développements que le hard rock a connu dans sa forme la plus « pure », depuis sa naissance à nos jours.

Généalogie du hard rock en quatre mouvements

1ère période (1969-78)

Premier groupe de hard rock reconnu comme tel en 1969, Led Zeppelin ne reste pas isolé très longtemps. Dès 1970, Deep Purple devient son premier concurrent direct. Tous les ingrédients sont présents : virtuosité des instrumentistes, chant suraigu, dimension épique et emphatique des compositions, concerts fleuves.

Ces deux groupes constituent les premiers piliers du hard rock. Leur popularité est tout aussi énorme que leur propension à faire des émules. A partir de là, on peut distinguer quatre périodes dans le développement du hard rock. La première, démarrée sur des chapeaux de roue en 1969 commence par accuser des signes de faiblesse dès l'explosion punk en 1977. Toutefois, jusqu'en 1978, véritable âge d'or du hard rock, on retiendra parmi les groupes les plus importants : Free, Wishbone Ash, Status Quo, Queen, Uriah Heep, Rainbow en Grande-Bretagne, Thin Lizzy en Irlande, Scorpions en Allemagne, Mountain, Grand Funk Railroad, Alice Cooper, Aerosmith, Kiss, Ted Nugent, Blue Oyster Cult aux Etats-Unis, AC/DC en Australie et les Variations en France, suivis par Ganafoul et Shakin'Street.

Pendant toute cette période, les attributs vestimentaires et physiques des hard rockers ne se distinguent guère du triptyque hippie : cheveux longs, jeans et t-shirts. Musicalement, l'ensemble de ces groupes restent très imprégnés d'un certain esprit blues, privilégiant le sens de la fête. Toutefois, le genre laisse progressivement transparaître des difficultés au renouvellement, au point d'en devenir quelquefois caricatural.

En outre, l'arrivée de la musique punk lui retire une partie de sa suprématie sur le public, qu'il lui sera impossible de reconquérir en raison du processus de fragmentation des genres musicaux rock qui s'amorce dès lors. Pourtant, beaucoup des groupes cités resteront très actifs dans les périodes suivantes. Certains, comme AC/DC ou Scorpions parviendront même à décupler l'intérêt qu'on leur porte, sans compter qu'une nouvelle génération de groupes est sur le point d'éclore à la fin des années 70.

2ème période (1979-82)

Alors que Led Zeppelin amorce son déclin créatif (leur carrière s'achève officiellement en 1981), cette seconde période confirme l'importance de formations telles qu'AC/DC et Scorpions et voit apparaître des groupes comme Motôrhead, Ufo, Whitesnake, en Grande-Bretagne, Van Halen aux Etats-Unis, Michael Schenker Group en Allemagne ou Rose Tattoo en Australie. Fait marquant, la France voit apparaître un nombre croissant de groupes. Citons Speed Queen, Warning, Océan et surtout Trust, qui reste à ce jour le plus grand groupe de hard rock français.

Outre une musique d'une qualité incontestable largement célébrée par le monde du hard rock, Trust est un groupe très particulier du fait de l'engagement politique de son chanteur Bernie Bonvoisin. Le centre de création de cette période reste plutôt localisé en Europe. Les américains vont progressivement inverser la tendance dans les années qui suivent. D'un point de vue vestimentaire, cette période voit s'installer en force la suprématie du perfecto de cuir, renouant ainsi avec la tradition des blousons noirs.

La Ceinture Cartouchière dans le War Metal

Les éléments de style que l’on y retrouve le plus souvent sont en fait communs avec le reste du Black Metal : bracelets à clous démesurés et ceintures cartouchières, histoire de montrer qu’on est des bonhommes. Un élément beaucoup plus remarquable est le masque à gaz. Il faut bien reconnaître que rien ne crie mieux « 3e guerre mondiale » ou « Apocalypse » qu’un soldat avec un masque à gaz. Couverture du classique « Agent Orange » de Sodom (1989).

Certains grands noms du War Metal se trouvent assez aisément : Blasphemy (Canada), Marduk (Suède), Archgoat (Finlande), Blasphemophagher (Italie)… Mais ne cédons pas à la facilité. Une caractéristique extra-musicale qu’on trouve souvent dans le War Metal est une idéologie rigoriste quant au fait de ne faire que du « vrai » Metal primitif, loin de toute notion de mélodie ou de compromission indue comme le fait de jouer deux accords différents dans une même chanson.

Mais cela va, sans surprise, souvent de pair avec un idéal viriliste centré sur la force voire la brutalité, et il n’est pas rare de tomber sur des imageries proches d’idéologies orientées à 45 degrés en direction du Reichstag.

Repères discographiques

Artiste Année Album Label Pays
The Kinks 1964 You really got me Pye Grande-Bretagne
The Who 1965 My generation Brunswick Grande-Bretagne
Yardbirds 1966 Yardbirds Columbia Grande-Bretagne
The Troggs 1966 Wild thing CBS Grande-Bretagne
Jimi Hendrix Experience 1967 Are you experienced ? MCA-BMG é-u/g-b
Led Zeppelin 1969 Led Zeppelin Atlantic g-b
Deep Purple 1970 Deep Purple in rock EMI g-b
AC/DC 1975 High voltage Atco aus
Queen 1975 A night at the Opera Emi g-b
Scorpions 1978 Tokyo tapes RCA all

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